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 "Leave While I'm Not Looking" [LIBRE]

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MessageSujet: "Leave While I'm Not Looking" [LIBRE]   Ven 16 Sep - 20:21



J'étais exténué, j'avais beau ne pas dormir beaucoup,cette nuit faisait partie de celles où je ne pouvais pas fermer l'œil. N'obtenant aucune seconde de répit. J'étais agité, et je ne parvenais pas à me calmer, mais le pire était que j'ignorais la raison d'un tel tourment, allongé dans mon lit, je tournais et je virais sans parvenir à laisser Morphée faire son travail... Je soupirais avant de me redresser et de m'asseoir au bord du lit, j'étendis mon bras gauche afin d'allumer ma lampe de chevet et d'attraper le verre sur ma table de nuit, je pris une gorgée d'eau espérant que cet "épisode" allait passer et que je parviendrais enfin à m'endormir. Mais ce n'était pas gagné. J'entendis un râle dans mon dos, je tournais à peine la tête que sa voix ne tarda pas à se faire entendre.

- Il est quelle heure ?

Je reposais le verre sur la table de nuit avant de baisser la tête pour voir les quelques chiffres lumineux du radio réveil. J'émis un nouveau soupir avant de me décider à répondre.

- Trop tôt, rendors-toi...

Je me levais avant de me rendre au salon, je secouais la tête, bien décider d'user du temps que je perdais à ne pas dormir pour autre chose, quelque chose qui m'avait toujours apaisé, la boxe ou plus précisément l'entraînement, je devais me maintenir au top et c'était ce que j'avais fait, frappant frénétiquement dans un punching bag. Puis j'abandonnais cette occupation pour une bonne douche et un bon café. Je relevais la tête en apercevant ma conquête de la veille vêtue dutee-shirt que j'avais porté la veille.

J'arquais un sourcil, habituellement mes conquêtes ne rester pas pour prendre le petit-déjeuner, c'était un peu ma seule règle, être parti dans la matinée, l'argent pour le taxi les attendaient sur le comptoir. Ce n'était pas que je ne voulais pas de relations sur le long terme, j'avais juste appris à faire sans. Vu à quel point mon style de vie êtait destructeur ce n'était pas une bonne idée. J'avais essayé par le passé... Ca n'avait jamais rien eu de bon.

- Laisse moi deviner. Tu avais oublié que je devais te suivre aujourd'hui afin d'écrire un article sur le bar dans lequel tu travailles.

- Coupable... Café ?

Elle opina avant de s'avancer et d'appuyer ses mains sur le dossier d'une chaise, alors que je versais du café dans une tasse que je déposais devant elle. Notre petit-déjeuner fût plutôt silencieux, Judith était une journaliste qui devait écrire un article sur le bar dans lequel je travaillais et entre deux verre ça m'était complètement sorti de la tête. C'est d'ailleurs au bar que l'on se dirigea, comme à mon habitude, j'arrivais dans ce dernier pour m'assurer que tout était en ordre, passant derrière le comptoir afin de préparer les verres. Je m'arrêtais quand les gargouillements de mon ventre me déconcentrait, en général je sortais prendre l'air et me récupérer de quoi mangé, soit je rentrais chez moi, soit je m'arrêtais dans un petit restaurant. Cette fois ne fut pas différente.

Je retournais au bar dans l'après-midi pour retourner derrière le bar, le barman récemment engagé était en retard alors en attendant son retour où il se ferait viré par le patron je le remplaçais pendant que Judith prenait des notes, assise dans un coin. Je m'installais derrière le bar afin de le réapprovisionner.


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MessageSujet: Re: "Leave While I'm Not Looking" [LIBRE]   Dim 4 Déc - 2:55


Leave while I'm not looking
(Baudelaire) ▽ De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou sirène, qu'importe si tu rends - fée aux yeux de velours, rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! - l'univers moins hideux et les instants moins lourds ?  
Bonjour, lecteurs. C’est une bien belle matinée, n’est-ce pas ?

L’astre du jour, se retire dans le firmament, voilé derrière un rideau de nuages monochrome. Avec la fin de l’automne, s’en vont mes humeurs éphémères. Durant mon ancienne vie de jeune fille, je m’étais élevée telle une rose aux pétales noirs, oscillant sous les vents tempétueux de l’existence, prospérant durant les printemps et les étés, me désenchantant durant les automnes, et m’embrumant de tristesse durant les hivers. Oui, il était vrai que les saisons et la météo avaient toujours eu une influence particulière sur mon âme. Le soleil eut-il radié, je m’exultais avec mes sœurs muettes, nos émotions exaltées par les flamboiements astraux. Eut-il plut, venté, neigé, et alors ma vigueur s’en allait aussitôt. Mais je vous entends penser, lecteurs. Etais-je atteinte d’un trouble de l’humeur saisonnier ? Moi-même, je ne saurais répondre à cette question. Pouvait-on véritablement considérer cela en tant que trouble ? Bien des personnes en ce monde étaient affectées par les humeurs du ciel. Disons simplement que… à force de passer autant de temps à mon jardin, j’avais fini par considérer celles qui le peuplaient comme mes consœurs les plus proches, et ce qui les frappait finissait toujours par me frapper également.

Là, je me rendais compte de combien Madame Meadowood avait joué un rôle important dans mon ancienne vie. Je m’apercevais que cette passion pour les fleurs, je l’avais héritée d’elle. Tout comme mon intérêt pour la calligraphie et la poésie. Dès lors, on pouvait l’affirmer avec certitude, même après sa fanaison, elle vivait encore moi, à travers les amours qu’elle m’avait transmis. Et c’était exactement la même chose avec mon défunt Vladimir. Et cela m’amenait à de profondes réflexions sur moi-même et sur qui j’étais. Dès lors, qui étais-je, pourquoi vivais-je, n’étais-je qu’un simple prolongement de ces deux personnalités qui avaient été le centre de ma vie ? Ou étais-je parvenue à tout de même m’en démarquer, au fil des siècles, par mes actions et mes décisions ? Et vous savez, je n’arrivais jamais au bout de mes réflexions. Chaque fois, je partais d’une interrogation, que je pensais avoir résolue, juste avant de devoir en affronter une autre, et de me noyer dans de nouvelles pensées. J’avais fini par conclure que mon attrait particulièrement prononcé pour le sang des jeunes filles n’était pas que le fruit de mon refus de vieillir, de m’enlaidir, et de mourir. Non. Il s’agissait aussi d’une chose qui faisait mon identité, me permettait d’accéder à qui j’étais, ce qui me donnait du plaisir, et me faisait sentir que j’existais.

Lecteurs, n’écarquillez pas les yeux ainsi, voyons.

Certains trouvaient leur confort dans la littérature. Les mots leur permettaient de se défaire de la mer tumultueuse que constitue notre âme, sans cesse agitée par ces vagues violentes que nous appelons couramment « émotions ». D’autres, le trouvaient en la musique, ou en la danse. Les passions variaient, d’un individu à un autre. Mais ce qui était certain, c’est que nous connaissions tous ces petites choses qui nous permettaient de nous sentir en vie. Simplement, ces petites choses n’étaient pas les mêmes chez moi. Je vous entends penser, mes chéris, et non, aimer voir le sang couler et m’y baigner ne fait pas de moi une détraquée. Puisque comme je viens de vous l’expliquer, nous avons tous des loisirs. Les miens sont simplement différents des vôtres. Quant à la morale, elle varie tout aussi bien, d’un individu à un autre, d’une civilisation à une autre, et d’une époque à une autre. Enfin, ne nous lançons pas dans ces débats houleux, et revenons-en à notre récit.

J’achevai tout juste de me toiletter, et de me préparer pour une sortie en ville. Depuis quelques jours, je travaillais sur un repérage des éventuelles jeunes femmes qui me serviraient pour mes cures de jeunesse. Non pas que les bienfaits de la précédente commençaient à décroître, mais plutôt que je préparais chacun de mes projets avec une grande minutie. Je savais toujours à l’avance qui j’allais kidnapper. Je notais chacune de leurs habitudes, chacun des lieux où je prouvais aisément les trouver, chacune de leurs fréquentations – il le fallait bien, et bien sûr je m’arrangeais pour connaître leurs noms. Mais je retrouvais aussi leur adresse et leur passé. En soi, je cherchais à savoir tous les détails qui les constituaient. Du plus évident au plus infime. Ainsi j’en déduisais qui était une cible facile, qui l’était moins, et de quelle manière je devais procéder. Actuellement, j’avais jeté mon dévolu sur une jeune journaliste, fort pauvre d’esprit, mais toutefois, fort agréable à regarder pour la gente masculine. Elle me paraissait parfaite. Aujourd’hui, je m’apprêtais à la retrouver dans un bar assez fréquenté de la ville. Peut-être un peu trop, si je souhaitais tenter quoi que ce soit. Donc, je me contenterai de l’observer, tout simplement.

Lorsque j’arrivai à destination, une flopée de regards s’orienta vers ma personne. Etait-ce le chapeau rare décoré de roses noires apposé sur mon crâne qui leur donnait tant de surprise ? Ou mon ensemble vestimentaire, qui me donnait une allure tout-à-fait victorienne, qui attirait leur attention en ma direction ? Oh, peut-être était-ce la fragrance, de rose et de jasmin, qui émanait de moi et éveillait leur odorat ? Je n’aurais su dire. Je m’élançai sournoisement vers ma proie, sans laisser paraître qu’elle était l’objet de ma convoitise. De toute manière, son attention était visiblement trop accaparée par le barman pour qu’elle ne m’ait remarquée. Je m’arrêtai alors en face de lui, mes yeux plantés dans les siens. De ma voix la plus agréable, je le saluai :

« Bien le bonjour. » entamai-je.
(c) AMIANTE



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