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 Bloody friendship. William & Helios.

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MessageSujet: Bloody friendship. William & Helios.   Mar 6 Juin - 21:03



Bloody friendship.

William & Helios


Jackson Square. Sans doute l'endroit le plus tranquille de la Nouvelle-Orléans. Généralement, ce sont de nombreuses familles qui viennent se détendre ici, après avoir récupéré leur enfants à la sortie de l'école. De plus, il était très touristique étant donné que ce quartier était sur un itinéraire très prisé des voyageurs. Enfin, ce n'est pas à moi de faire la description de ce quartier. Je n'étais pas venu pour le visiter, loin de là, j'étais simplement venu pour un rendez-vous avec un ami à moi. Oui, j'en ai, chose étonnante, mais, il était quelque peu comme moi. Observateur et solitaire. Nous formons le duo typique et parfait.

Si j'avais un mot pour décrire mon amitié avec Hélios, je dirais sans doute, sanglante et folle. En effet, je l'avais rencontré il y a une dizaine d'années, et j'ai su que j'allais très vite m'entendre avec lui. Les soirs, après les longues journées d'été, j'allais pratiquer mon activité favorite avec lui, c'est-à-dire, chasser. Nous aimons tous les deux, effrayer les jeunes humains pour qu'ils courent le plus vite possible, atteignant leur limites. Quant à nous, nous nous séparons pour les rattraper et constatons qui était le plus rapide. Cependant, au bout du compte,
chacun avait sa victime et chacun savourait son repas avec plaisir. La ville entière parlait de ces meurtres à répétitions, et bien souvent, les enquêteurs,
perdus dans des hypothèses impossibles, élucidaient l'affaire en prétextant une attaque animale.

Je m'avançais donc dans les rues, en marchant dans la même position que d'habitude, les mains dans les poches de ma veste. Je longeais les bâtiments, évitant la foule au plus possible. Il était clair que je n'allais pas m'avancer sur la place publique, trop exposée au monde. Etre sur les côtés permettait d'avoir une vue d'ensemble sur les différentes rues qui étaient en face de moi. Arrivé dans un quartier plus calme, je m'adossais contre un réverbère pour sortir mon téléphone, en ayant préalablement regardait autour de moi. Je devais envoyer un message à Rose, ma soeur, pour lui demander si elle était libre ce soir, afin que elle et moi puissions passer la soirée ensemble.

Après avoir envoyé le message, je repris ma petite balade et je cherchais Hélios du regard, sachant que je devais le retrouver à cette heure précise. Pas facile de le trouver étant donné qu'il se comportait de la même manière que moi. Cependant, mon regard se posa sur un homme, dos à moi, posé contre un arbre, un peu plus loin. Evidemment c'était lui, je pouvais le reconnaître de très loin. Ayant l'esprit joueur en ce début d'après-midi, je ramassais une petite pomme de pin qui traînait au pied d'un autre arbre et la fit rebondir dans ma main en le regardant. Un léger sourire malicieux naissait au coin de mes lèvres, et s'agrandit lorsque je lançais la pomme de pin sur son épaule. Je m'avançais vers lui, l'air tout à faire innocent.

-Tu devrais apprendre à surveiller tes fesses camarade ! Dis-je, accompagné d'un petit rire. .Je te pensais bien plus expérimenté que ceci   
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MessageSujet: Re: Bloody friendship. William & Helios.   Mar 27 Juin - 21:48


BLOODY FRIENDSHIP
william & hélios
Quoi de mieux pour commencer l'après-midi qu'une petite entrevue sanglante ? Toutes ces recherches et ces missions secrètes dans lesquelles est embourbé l'irlandais commencent à l'épuiser. S'il a toujours eu un sommeil perturbé, on ne peut pas dire que cela se soit arrangé depuis son arrivée à la Nouvelle-Orléans bien au contraire. Le jour il observe, fait diverses filatures et le soir venu, il n'a pas d'autre choix que de rédiger ses rapports afin que tout soit retranscrit clairement noir sur blanc. S'il le voulait il pourrait certainement s'éviter tant de peine mais ce perfectionnisme et cette organisation ayant toujours faits partie de lui, il y est habitué. A vrai dire le plus dur à supporter ne sont pas vraiment les courtes nuits qu'il passe tant bien que mal mais plutôt sa faim. On ne peut pas vraiment dire que ces dernières semaines ont été les plus amusantes de sa vie et de loin. Il a le nez plongé dans les dossiers et lorsque ce n'est pas le cas, toujours en train de faire des repérages pour ses enquêtes. La menace qui plane sur la ville et sur une personne en particulier est trop dangereuse pour qu'il ne perde trop de temps à vadrouiller à droite et à gauche inconsciemment. La fête, il la fera lorsque le sorcier dont il redoute l'arrivée sera hors service et ce, pour de bon. D'ici là il se doit de garder la tête froide et les yeux ouverts. Aujourd'hui est juste la journée de ''trop'', celle où il atteint sa limite de tolérance. Affaibli par son manque de nourriture il est bien obligé de mettre ses travaux en stand-by afin de récupérer quelques forces qui ne lui feront sans aucun doute pas défaut pour les jours à venir. Mais il a beau ressentir un manque, la pensée seule du festin qui l'attend suffit à éveiller ses papilles ainsi que ses sens. Son regard est vif et ses gestes, comme à leur habitude d'ailleurs, plutôt nonchalants. Un regard à sa montre lui apprend qu'il est légèrement en avance ce dont il n'a pas vraiment l'air de se soucier. Il ne veut pas avoir l'air pressé ou mal au point, lui qui a toujours joué en toutes circonstances la carte de l'impassibilité. Après tout il s'en est toujours sorti et jusqu'à preuve du contraire il est invincible ou du moins, c'est ce qu'il aime à croire. Personne ne lui a encore donné suffisamment de fil à retordre pour qu'il n'ait à en douter, pourquoi commencerait-il aujourd'hui ?

Aléas de la vie de détective : le wendigo observe, analyse et imprime tout ce qui se déroule autour de lui en s'adossant à l'arbre le plus proche. Bien qu'il soit habillé de l'un de ses fameux costumes il ne se soucie pas de la salissure. Dans quelques minutes lorsque le jeu sera lancé, sa chemise aura à se préoccuper de tâches bien plus coriaces que de la sève d'un vieux chêne malade. Il sait déjà exactement ce qu'il fera des vêtements qu'il porte présentement quant au reste, un joli costume tout neuf et dans les tons qu'il affectionne le plus l'attend patiemment dans le coffre de sa voiture, garée à quelques mètres de là. Comme à chaque nouvelle chasse, tous les détails sont étudiés au peigne de fin afin de ne commettre aucune erreur. Ce serait quand même un comble d'être finalement arrêté après tant d'années alors qu'une certaine rouquine commençait seulement à lui redonner goût à une vie restée fade trop longtemps. Sans compter que c'est un professionnel et que l'organisation, ça le connaît. C'est d'ailleurs sûrement ce qui fait de lui un homme libre en dépit de toutes les vies qu'il a arraché sans aucun remord. Perdu dans ses pensées, Hélios tente alors d'en faire le compte mais sans succès. Les visages eux-mêmes sont devenus flous avec le temps alors se remémorer des noms, des endroits et de combien ? Impossible. C'est à ce moment précis qu'il entend finalement siffler dans ses oreilles. Quelque chose perce l'air et la petite brise qui s'est levée. Quelque chose qui arrive à trop grande vitesse pour qu'il ne puisse l'esquiver. Aucun doute : son coéquipier est arrivé.

- « C'était donc les fesses que tu visais cher ami ? Je me disais bien que tu n'avais pas pu atteindre ta véritable cible, tu n'es pas suffisamment doué. »

Tout sourire l'irlandais, se tourne en direction du vampire. Entre eux les plaisanteries vont toujours de bon train. Il fait d'ailleurs partie des seules personnes qu'Hélios autorise -jusqu'à un certain point- à se payer sa tête sans lui briser la colonne vertébrale ensuite. Après tout il les lui rend bien, ces piques qui ne rendent l'avant-chasse que plus excitante.

- « Je ne sais pas toi mais moi, je meurs de faim. »

Entre eux les échanges de banalités étaient rares. Conscients de leur folie commune, de ce qu'ils s'apprêtaient à commettre et du fait qu'ils recommenceraient bien assez tôt, ils n'ont pas besoin de prendre de gants. Ce sont des prédateurs, des animaux. Parfois, juste avant qu'ils ne mettent fin à leurs misérables vies, certaines de leurs victimes allaient jusqu'à leur cracher aux visages qu'ils étaient des monstres. Alors l'irlandais caressait affectueusement leur joue ensanglantée et il les remerciait ; parce que pour lui il en allait du compliment et pas d'une insulte. Être faible et se laisser marcher dessus ou prendre le contrôle en décimant, il y a bien longtemps que le wendigo avait fait son choix et il ne comptait pas en changer.

- « Alors, est-ce que l'une de ces personnes est à ton goût ?  »

Demande finalement l'irlandais en incitant son compère à marcher à ses côtés dans l'herbe verte qui s'étendait face à eux. Évidemment il prendrait des nouvelles de William mais pour le moment, il est trop tenté par tous ces amuse-bouches qui se baladent à tous les coins du parc sans mesurer le danger planant au dessus d'eux. Entre autre l'irlandais aperçoit une femme dans la trentaine et plutôt dodue. Un choix de qualité pour se remplir le ventre mais moins intéressant sur le plan de la chasse. A coup sûr elle serait beaucoup trop facile à attraper, à imaginer seulement qu'elle était capable de courir. Alors ses yeux bleus continuèrent à balayer le paysage à la recherche de la proie idéale. Il a besoin d'un peu de challenge, d'adrénaline.

HJ: pardon pour l'attente.  

parc, après-midi.
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Dernière édition par Hélios O'Brady le Mer 5 Juil - 23:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bloody friendship. William & Helios.   Sam 1 Juil - 20:32



Bloody friendship.

William & Helios


Cela me faisait bien plaisir de le revoir, et c’était plutôt rare que je dise ça. Hélios était l’un de mes plus anciens amis et plus fidèle ami, c’est évident. Pourtant, notre première rencontre était pour le moins spéciale.. Etant un wendigo qui essayait de mener sa vie à bien en résolvant des enquêtes les plus compliqués les unes après les autres, il s’était bien entendu, penché sur mes crimes que j’avais l’habitude de faire, quand j’étais plus jeune. En général, c’était principalement des chasseurs ou parfois, des loups-garous qui voulaient marquer un peu trop fermement leur territoire.
On s’était donc rencontré, à la veille de l’automne, dans l’état du Kansas, étant voisin du Nebraska. Les feuilles des arbres commençaient à jaunir, à se dessécher, à mourir, et les journées commençaient petit à petit à raccourcir. Plus vite la nuit tombe, mieux c’est.
Je dois bien avouer que cela faisait longtemps que je n’avais pas croisé un homme aussi futé, et aussi malin. Il m’avait observé durant des jours entiers, sans que je ne remarque la moindre chose, ce qui était plutôt fort.

Il m’avait surpris, alors que j’allais tuer ce gamin qui poursuivait sa formation de chasseur, pour faire perdurer la tradition de sa famille. Etrangement, je n’ai pas eu envie de le tuer. Hélios dégageait quelque chose comme de la confiance, et, à l’époque, je n’étais pas aussi méfiant que je le suis maintenant. Cependant, à ma grande surprise, il a tué ce gamin devant moi, sans même avoir de regrets. Il ne ressentait presque rien. Il m’a alors invité à le suivre, alors que j’étais comme perplexe par ce qu’il venait de faire. Etonnement, nous nous sommes très vite entendus et j’ai rapidement découvert qu’Hélios avait des pulsions quelques peu meurtrières, quand la nuit tombait…

Il m’avait presque tout appris. La discrétion, les différentes méthodes pour tuer très lentement et discrètement. Il m’avait surtout conseillé de ne pas s’attacher trop vite, et de ne pas donner sa propre confiance à l’aveugle…

Sa petite pique à propos de mon lancer foireux me fit décrocher un léger rire. Hélios avait ce don de sortir des piques à la fois fines et très bien placées. J’aurais voulu en faire autant, mais cet art n’était pas donné à tout le monde. Il me confiait qu’il avait faim, chose qui ne me surprit pas. Hélios avait toujours l’habitude de manger un petit en-cas avant de commencer une réelle conversation, sans doute, pour se mettre dans le bain…

-Tu pourrais dévorer les 7 milliards d’humains sur Terre, tu aurais encore faim, dis-je en me dirigeant à une vitesse modérée vers le parc, où de nombreuses personnes se détendaient entre amis ou en famille.

Je dois avouer que je me laisserais bien tenter par un petit casse-croûte. Je pouvais entendre les battements de cœur des personnes aux alentours et languissait d’avance de goûter leur sang. Nous nous arrêtons ensuite, pour avoir une vue d’ensemble de ce parc, et Hélios en profitait pour me demander si j’avais fait mon choix. Bien sûr que oui, depuis le début de mon arrivée même. Assise près d’un arbre, se trouvait une petite jeune femme brune, qui lisait Les Faux-Monnayeurs, d’André Gide. Oh, une française me dis-je. Mon français n’était pas parfait, mais les quelques années passaient dans ce pays avaient enrichi mon vocabulaire.

-Celle-ci me semble convenable. Dis-je en pointant la jeune fille du doigt. Elle semble bien trop timide, littéraire, trop obnubilé par son livre, elle ne verra rien venir, pauvre fille. Finis-je en laissant mon sourire sarcastique apparaître.

Je m'avançais déjà vers elle, sans attendre la réponse d'Hélios. Après tout, il saura se débrouiller sans moi, il l'a fait durant de nombreuses années. Je me dirigeais à présent vers cette jeune fille, qui tournait les pages à une vitesse excessive. Elle semblait lire incroyablement vite. Elle était tellement hypnotisé par son roman qu'elle ne remarqua à peine que je m'étais assis à côté d'elle.

Au bout de quelques secondes, elle releva le regard sur moi, fermant son livre presque inconsciemment. Elle se tournait vers moi, d'un air très interrogateur. Je la salua avec mon peu de français que je possédais, et laissais place à mon accent américain prononcé. Elle lâchait un léger rire à la fois amusé, mais également gêné. Étrangement, je l'a trouvé mignonne, attachante...

Enfin, ce n'était pas le moment de faire place à mon côté sentimental. Je l'hypnotisais, lui demandant de rester calme et de ne pas crier. Je répétais exactement le même discours aux autres victimes que je pouvais croiser...Je laissais donc apparaître mes canines pointues, blanches, et les enfonçaient dans sa douce et fragile peau. Mes canines perçaient ses veines qui étaient aussi fragile qu'une bulle qui éclate quand elle touche le sol. Son sang jaillissait de toute part dans ma bouche. Son sang était chaud, doux et terriblement bon. Après chaque gorgée, je puisais un peu plus dans ses veines pour avaler le plus de sang possible, sans penser à cette pauvre victime qui allait mourir...Voilà, j'étais dans mon élément, j'étais fait pour tuer...
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MessageSujet: Re: Bloody friendship. William & Helios.   Jeu 27 Juil - 21:14


BLOODY FRIENDSHIP
william & hélios
Un sourire en coin se dessine sur ses lèvres lorsque William énonce une vérité qu'ils ne savent que trop bien.  Deux prédateurs surtout rencontrés dans des circonstances telles que les leurs ne peuvent que se comprendre... Et s'entraider pourquoi pas, s'ils parviennent comme ils l'ont fait il y a bien longtemps à mettre leur ego de côté. Une chose suffisamment rare chez le wendigo qui ne regrettait à l'heure d'aujourd'hui aucunement son choix. Un partenaire de chasse aussi sadique et sans scrupules que soi, ça n'a pas de prix. Qui plus est quand ce même allié est doté d'un sens de l'humour aussi affûté.

- « C'est vrai. Ca me fait toujours rire de les entendre se plaindre et craindre qu'ils vont bientôt manquer de ressources ainsi que de viande... Alors qu'ils continuent de se multiplier. »

En même temps, que faut-il attendre de plus de cette race décevante ? Ce ne sont que des idiots et c'est d'autant plus vrai ici, sur le continent américain plus que partout ailleurs. Pour avoir perdu sa soeur très jeune, Hélios n'est que trop bien placé pour savoir qu'un accident est vite arrivé et que la vie d'un enfant, encore plus que celle d'un adulte conscient des dangers qui l'entourent, ne tient qu'à un fil. Que ce soit en Angleterre, en France, en Italie ou même en encore Chine pour ne citer que quelques unes de ses anciennes destinations, il n'avait encore jamais vu un pays autorisant des enfants non seulement à avoir mais également tirer avec des armes à feu. Combien de gros titres a-t-il déjà eu l'occasion de lire concernant un “accident malencontreux” ? Cette frénésie, cette palpitation que l'on ressent lorsque l'on a la vie d'un homme entre ses mains il ne peut que les comprendre pour les ressentir souvent. On ne peut pas en vouloir à un gamin de tirer sans le vouloir une balle dans le thorax de sa soeur alors qu'il la nettoie mais aux parents complètement abrutis qui lui ont mis ladite arme dans les mains. Une partie de la race humaine est en perdition, l'autre en paie tout autant les pots cassés. Hélios va parfois même jusqu'à penser qu'il leur rend service en les tuant et en les empêchant de voir le monde décliner. Pour autant, cela ne lui sert pas d'excuse afin d'avoir bonne conscience. Il dort parfaitement sur ses deux oreilles et tout ce sang sur les mains.

- « Hm... »

Il répond sans plus d'enthousiasme en voyant son camarade aller à la rencontre de sa proie. William n'a pas tort: rien qu'à regarder cette fille on comprend qu'elle ne sera pas difficile à duper voire charmer. Perdue dans un mon de féerie, elle prendra même peut-être cette rencontre pour un signe du destin. Quelque chose d'infiniment romantique. Et pourtant, elle n'a rien de particulièrement si ce n'est des veines pleines de sang frais et chaud. S'il a voulu ricaner quelques secondes plus tôt ses lèvres se pincent finalement dans une grimace. Une littéraire aux airs rêveurs. Ses pensées n'ont pas eu besoin de plus de détails pour quitter ce parc et rejoindre ce batîment qu'il connait si bien : la librairie de Mr Green... Donna. Un nouveau sourire naît sur ses lèvres, effaçant presque ce ressenti de faim qui lui a jusqu'alors taquiné l'estomac. Pour l'instant il préfère surveiller les alentours et laisser tout le temps à son coéquipier de longue date pour se rassasier. Non pas que penser à la libraire lui a coupé l'appétit, loin de là, cela a juste permis de refréner ses envies animales... Pour le moment. Tout en sachant que l'effet ne durera pas très longtemps, tel qu'il se connait. William dans sa nature de vampire à quelques avantages que l'irlandais se regrette de ne pas avoir -pour autant, il n'échangerait en rien la nature qu'est la sienne. Il peut hypnotiser ses proies, les empêcher d'hurler et de prendre la fuite. Entre eux, s'en servir à ses fins doit être beaucoup moins amusant. Ce n'est pas vraiment de la chasse si la proie est incapable de prendre ses jambes à son cou. Mais dans un lieu public tel que celui-ci, c'est un avantage considérable et une assurance de pouvoir se nourrir en toute tranquillité. Aussi il n'a pas besoin de dévorer ses victimes, seulement de les mordre. Et qu'est-ce qu'une morsure après tout ? Deux troues que l'on peut aisément camoufler sous un pansement ou un vêtement. Hélios lui peut voir de nuit comme de jour mais son repas se fait beaucoup plus... mouvementé. Et comme si le sort s'acharne, alors qu'il ne demande rien à personne c'est une femme de la quarantaine qui vient à lui l'air inquiet. Et donc vulnérable. L'irlandais chasse toutes les pensées capables de le ralentir et adopte cette même attitude à la fois accessible et bienveillante. Il n'en évidemment rien. La seule chose qu'il voit en la regardant c'est sa peau profondément rongée et sa chair mise à nue. Soit elle est vraiment perturbée par la perte de son animal soit elle est naturellement idiote et dans les deux cas, Hélios ne laissera pas cette nouvelle occasion lui échapper. Jackpot, elle est en plus légèrement dodue.

- « Evidemment que je vais vous aider à trouver votre chien madame. Comment s'appelle-t-il et dans quelle direction l'avez-vous vu partir ? »

Il pose une main rassurante sur son épaule alors que, sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, il oriente maintenant la marche qu'ils entreprennent en direction d'arbres plus massifs et un bout de forêt dense. L'arène de jeu parfaite pour une chasse improvisée... Mais pas sans son coéquipier. Il ne lui a fallu que quelques minutes pour tout mettre en place et retourner à la rencontre de William, l'interrompant dans son processus.

- « Laisse le rat de bibliothèque, j'ai un jeu plus amusant pour toi. Pour nous. »

Il annonce fièrement en essuyant une goute de sang qui pend à sa lèvre inférieure. Il se pourrait qu'il ait pris un petit avant gout de la récompense.... Mais c'est bien son droit après tout, non ? Pour avoir organisé cette compétition qui sera la leur pour les minutes qui suivront.

- « Une proie, deux prédateurs. Elle fuit par là-bas et le premier de nous deux qui l'attrape gagne le droit de la garder et de s'en nourrir jusqu'à ce que mort s'en suive. Qu'en penses-tu ? »

Chaque seconde qui passe est une possibilité que cette femme finisse par trouver la sortie de ces arbres imposants et trouve quelqu'un à qui raconter cette histoire morbide. Heureusement pour lui, ce que l'irlandais croit déceler dans les yeux de son ami n'a rien pour le décourager. Un sourire mauvais étire une nouvelle fois ses lèvres alors qu'il reprend le chemin de la zone où il a laissé sa proie, paniquée.

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MessageSujet: Re: Bloody friendship. William & Helios.   Sam 5 Aoû - 14:38

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La chasse…L’activité la plus relaxante, la plus mystérieuse, la plus incertaine. Incertaine car on ne peut pas prédire ce qu’il se passera par la suite. Nous ne savons pas si nous arriverons à attraper notre proie, si nous échouions, si nous rencontrerions des adversaires, ou des alliés…Relaxante car, notre fixation sur notre objectif premier nous envahit complètement, nous envoie dans un autre monde, et nous fait presque oublier la vie autour de nous. Certaines personnes préfèrent courir, peindre, chanter pour s’évader de la société et rentrer dans leur monde, nous, des tueurs expérimentés, préférons nous divertir en installant l’un des jeux les plus difficile. Chasser.

Oui, c’était difficile. Il fallait repérer la bonne proie parmi des milliers de passants dans les rues. Pas trop sportive ni trop lente pour faire durer la course poursuite. Assez intelligente pour ne pas se pétrifier sur place, et attendre qu’un miracle se produise. Ensuite, une fois trouvée, il fallait l’emmener sans que personne ne s’en rende compte, sans qu’aucune personne ne nous suive. Ces deux étapes clés permettent une bonne dégustation. A l’abri des passants, à l’abri d’éventuels secours pour notre proie…Nous étions que les maîtres du jeu, les humains étaient les pions.

Je ne savais pas où Hélios était parti, à vrai dire, ce n’était pas dans mes préoccupations. Je finirais bien par le retrouver après mon petit en-cas. Je me contentais de savourer chaque goutte de sang de cette littéraire. Quelques gouttes tombèrent sur la première de couverture des Faux-Monnayeurs, rendant un côté plus dramatique à cette scène.

J’étais bien parti pour tuer ma proie, rajoutant un nom de plus à ma collection de défunts, lorsque j’entendis l’accent irlandais de mon cher camarade, me faisant sortir de mon action. Il était plutôt rare qu’il m’arrêtât en plein dîner, je supposais donc qu’il avait quelque chose d’assez urgent à me dire.

J’essuyais délicatement le sang sur mes lèvres avant de me relever, laissant ma victime inconsciente au pied de l’arbre. Je n’avais pas envie de l’hypnotiser, cela prendrait trop de temps. Quelqu’un finira bien par la trouver et l’emmener aux urgences, après tout, elle n’était pas morte. Je rejoignais Hélios en arquant un sourcil, l’interrogeant du regard. Il gardait toujours une part de mystère sur son visage, qui me fit poser plusieurs questions. Il avait un jeu pour nous. Il faut savoir que, en général, quand Hélios avait un jeu, ce n’était pas de bon augure. Le meilleur moyen de s’amuser était de devenir cruel, sans pitié, presque sadique. Pour ce côté-là, il était exactement comme moi. Les meilleures journées sont celles où on ne voyait pas le temps passer, où on a plus ri que parler. Et, je savais que cette après-midi allait être l’une des meilleures de mon éternité.

« Une proie, deux prédateurs. Elle fuit par là-bas et le premier de nous deux qui l'attrape gagne le droit de la garder et de s'en nourrir jusqu'à ce que mort s'en suive. Qu'en penses-tu ? »

J’avais donc eu raison, il venait d’inventer un jeu cruel et sans pitié que seul lui pouvait créer aussi facilement. Je laissais sortir un léger rire, froid, sans émotions qui faisait office de réponse. J’étais prêt à redevenir le monstre que j’étais. Il avait osé me demander mon avis, vraiment ? Lui seul savait que j’étais toujours partant pour une escapade sanglante que ce soit au matin, dans l’après-midi ou en plein milieu de la nuit.

Je fixais la forêt d’un air joueur. Le terrain de jeu parfait, à la fois vaste, ombragée et tortueux. C’était l’endroit parfait pour une chasse. Alors qu’Hélios était déjà en route vers la forêt, je choisissais d’emprunter un autre chemin que lui. Il fallait d’abord encercler cette proie pour pouvoir ensuite élaborer une stratégie afin d’arriver avant Hélios. Dans ce genre de jeu, la règle d’or était d’être discret. Si j’avais une chance d’attraper cette proie avant lui, il fallait que je passe inaperçue, il fallait que je sois comme invisible. Je m’engouffrais alors dans l’immense végétation, regardant d’un œil attentif ce qui m’entourait.

-Ne deviens-tu pas trop vieux pour ce genre de jeu mon cher Hélios ? » Demandais-je en laissant apparaître un léger rire.

Même si Hélios n’était pas dans mon champ de vision, je savais pertinemment qu’il avait entendu ma remarque plutôt humoristique. Ce jeu n’avait pas de restriction d’âge. En fait, plus on était expérimenté, plus on avait de chance de le remporter. Un bon point pour Hélios.
Je ne parlais plus après ceci. Il fallait être le plus discret possible pour ne pas révéler sa position à l’autre. Cela tombe bien, car, la discrétion et moi, nous sommes plutôt meilleurs amis.

Après quelques longues minutes de marche dans cette immense verdure, j'aperçus au loin cette fameuse proie. Elle marchait plutôt lentement, regardant très souvent autour d'elle, comme ci elle cherchait quelque chose, ou se méfiait de quelque chose...Il fallait donc être méfiant pour s'approcher d'elle, sans qu'elle prenne peur et s'enfuie. A mon tour, je regardais autour de moi pour observer si Hélios était lui aussi là. Apparemment non. Un bon point pour moi. Cependant, alors que je m'avançais plutôt rapidement vers cette proie, je marchais sur une branche d'arbre au sol, cachée par un consistant mont de feuille, qui se brisa. Un oiseau s'envola à la suite de ce bruit sec et soudain. Je me stoppais, levant les yeux au ciel en m'insultant intérieurement pour mon inadvertance. Je voulais gagner, et j'y croyais toujours.


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