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 Facing demons | Abigaëlle Atkins

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MessageSujet: Facing demons | Abigaëlle Atkins   Jeu 1 Juin - 17:02

Facing demonsWhy is there evil? How many angels can dance on the head of a pin? How do we make love stay? ( Scylla → Tout a un sens )
Monsieur...
Je bouge légérement. Assez pour me rendre compte que j'ai dormis dans une position trés inconfortable. Je reste pourtant endormi, comme ci mon propre corps ne voulait pas se réveiller. Plus se réveiller. Je suis bien ici. Dans les bras de ma mère. Elle m'a pardonné, c'est tout ce qui compte. J'avais oublié cette sensation. Celle qui nous promet d'être toujours en sécurité dans le creux de ses bras. J'ai peut être trouvé la paix.
Monsieur, vous allez bien ?
Je gémis dans mon sommeil. J'ignore si cette voix fait parti de mon rêve mais il est en train de réveiller de cuisantes douleurs dans mon corps. Et puis, il l'a fait fuir. Il n'a pas le droit de la faire fuir.
Cette voix masculine semble plus cohérente au fur et a mesure que le temps passe. J'assiste déséspérément a son départ. Je vois ma mére clairement disparaitre alors que mon cerveau se remet doucement en marche. Pas encore. Pas cette fois. Pitié...
...Vous saigner...
J'ouvre un oeil puis deux. Le coeur déchiqueté. Il n'avait pas le droit de la faire fuir. Alors, je voudrais pleurer, hurler, exprimer ma douleur mais je n'en ai pas la force. Plus la force.
J'essaie de tourner la tête pour repérer ou je suis ce qui m'arrache instantanément une grimace de douleurs. Non pas parceque ma voiture n'est pas confortable en position assise mais plutôt parceque j'ai l'impression de m'être fait passer dessus par un camion. Je ne tarde pas a me remémorer la raison. Mon échec cuisant contre Raphael, mon ennemi de toujours. Cuisant. Comme la douleur que provoque mes blessures.
Rapidement, une envie de vomir s'empare de moi. L'envie de mourir, aussi. Pourtant quelque chose m'en empêche. Cette minuscule frontière entre l'humanité et le vampirisme. Oui. Le sang de Raphael en moi. Je ne survivrai pas a une éternité de souffrance. Une éternité de malheur. De désespoir. De solitude. Une vie humaine était déjà bien assez. 27 ans de tortures mentales semblait déjà une éternité a mes yeux. J'avais eu le temps de les analyser une par une dans mon sommeil. Comment avais je pu sombrer dans une telle fièvre meurtrière...
Je gémis. Plus personne ne me sauvera. Pas même moi.
Moi...
J'ai presque l'impression que mon coeur va s'arréter.
... Je ne ferai que me détruire. Encore. Un peu. Plus...
J'ignore si ce sont mes douleurs physiques qui me font le plus mal. Ou bien mes douleurs mentales. Un mélange des deux. Une parfaite bombe prête a exploser.
Ou peut être quelle avait déjà explosé. Surement.
Certainement.
Je tente de changer de position, les larmes me montent aux yeux. J'ignore depuis quand je croupis ici. Je n'ai même pas remarquer la présence d'un homme au dessus de la vitre de ma voiture qui semble s'inquièter pour moi. Avec son air suscpicieux, il doit me prendre pour un fou.

- Vous saigner, vous devriez allé a l'hopital, vous ne voulez pas que je vous emmène ?

Vous saigner ?
Son regard passa de l'homme a son corps. Son sang avait déjà taché le siège de sa voiture. Les soins de Raphael n'avait probablement pas suffit. La blessure de son cou avait presque cicatricé laissant d'affreuses croutes rougeatres mais les saignements de son torse et probablement de son dos avait reprit.
Xander essaya de s'imaginer a quoi pouvait bien ressembler son corps avec ses scarifications bien visible. Le nom d'un vampire écrit en lettre majuscule.
Pensée qui lui donna instantanément un haut le coeur qu'il tenta de maitriser, ou bien était ce l'odeur de sang mélangé a la sueur qui emplissait sa voiture.
Les mots de Raphael vinrent alors se répercuter a l'intérieur de sa tête.
...Quand tu auras passé la porte de chez moi, tu te souviendras toujours de ce qui s’est passé ici. Tu sauras toujours que tu as perdu contre moi. Tu sauras toujours que tu as été battu à ton propre jeu par un Vampire…
Nouveau haut le coeur sous le regard horrifié de l'homme qui ne l'avait pas quitté des yeux.
Le vampire l'avait hypnotisé et cet affreuse pensée ne quittait plus son cerveau, tournait en boucle, bourdonnant dans ses oreilles tel un disque cassé.
Comment avait il pu en arriver là...

- J'appel les urgences.

Xander s'aggripa a son volant dans un grognement animal puis démarra la voiture. Il fallait qu'il rentre chez lui. Maintenant.Suivre l'ordre du vampire quoi qu'il arrive. Comme si il n'était plus en mesure d'agir par lui même. Il trouva la force de s'adresser a l'homme qui avait déjà composé les premiers numéro.

- Ca va.

Sur ses mots, il passa la première vitesse, non sans mal, puis conduit jusqu'a chez lui.
...Quand tu auras passé la porte de chez moi, tu te souviendras toujours de ce qui s’est passé ici. Tu sauras toujours que tu as perdu contre moi. Tu sauras toujours que tu as été battu à ton propre jeu par un Vampire…
Etait ce ça la folie ? La vrai ? La pur ? Probablement.
Certainement.
Sur la route les larmes coulent a nouveau. Il n'y avait rien de pire que de sombrer dans la folie et d'en être conscient. Rien de plus douloureux aussi.
...Quand tu auras passé la porte de chez moi, tu te souviendras toujours de ce qui s’est passé ici. Tu sauras toujours que tu as perdu contre moi. Tu sauras toujours que tu as été battu à ton propre jeu par un Vampire…
Sonnait comme une symphonie du désespoir dans chaques recoin de sa tête. Chaques recoin de son corps. De son coeur. Cette mélodie qui nous oblige a nous questionner. Quand est ce que tout ça va s'arrêter...
Jamais.
Un mot. Une signification. Un coup de tambour. Un déchainement de souffrance. Il n'y a jamais de limite a ce genre de chose. On peut sombrer encore et encore, le puit n'a pas de fond.
Jamais.
Le chasseur avait a peine remarqué qu'il venait de se garer devant chez lui. Ses yeux embués de larmes l'empêchait de voir correctement, pourtant il rentra chez lui tel un zombie sous les ordres du vampire. Il trouva encore la force de soigner ses blessures. Ses scarifications atroces qui le secouait de milles et un tremblements. Puis il finit par s'endormir dans les bras de Morphée. A vrai dir, ce n'était plus vraiment Morphée mais Lucifer. Chaques caresses maternelles sur ses cheveux l'obligeait a affronter chacun de ses démons dans ses nombreux cauchemars. Sa propre prison corporelle. Mieux valait ne jamais y être enfermé. Ne jamais affronter chacun de ses geoliers.
Jamais.
La plus grande ruse du diable était de nous faire croire qu'il n'existait pas. C'était faux. Il existe. En chacun de nous. Parfois dans les décision que nous prenons. Dans nos actes. Dans nos cauchemars. Partout.

Xander dormit pendant deux jours, comme l'avait recommendé Raphael. Deux jours. Assez pour faire face a chacun de ses démons intérieurs. Son procès mental, en d'autre terme. Affublé d'un avocat qui n'avait pas vraiment les cartes en main pour le défendre. Difficile de défendre un meurtrier. Un psychopathe. Il n'y avait pas de rédemption pour les gens comme lui. Il pouvait essayer de changer, ça n'y changerait rien.
Jamais.
Alors, a son réveil, il sauta dans sa voiture et fila tout droit jusqu'a Philadelphie, a quelques heures de La Nouvelles orléans.
Fuir cette ville ? Non.
Visiter une vieille connaissance. Peut être la seule qui pouvait lui pardonner ses actes. La seule qui lui avait, un jour, donné de l'amour. Cependant, difficile de pardonner lorsque l'on est mort...
Depuis son décé, le chasseur n'avait jamais osé faire face a la vérité. Celle qui hurlait au monde entier qu'il n'était rien d'autre qu'un monstre. La vérité blesse. La vérité fait mal. La vérité tue. Parfois.
Il traversa le cimetière avant de s'arrêter devant une tombe, éloignée des autres. Particulièrement morne et peu entretenue. Personne n'avait déposé de fleurs ni quoi que ce soit. Seulement une vieille photo abimée par le temps au dessus du nom gravé dans la pierre.
Estéphania Syrus.
Xander tomba a genoux devant la pierre tombale et explosa de mille et une douleurs, ne cachant plus ses larmes.

- Maman...pardonne moi...tu me manques...

Il resta là a exterioriser son mal être et sa souffrance quelques heures, jusqu'a assécher ses larmes. Jusqu'a ce que plus rien ne deigne couler. Alors, il lui parla. Longuement. Espérant quelle lui pardonne de là ou elle était. Quelle ne le juge pas trop sévérement.
Puis il parti, laissant comme seul cadeau, l'humidité de ses larmes sur la pierre.
Son corps était encore douloureux mais il avait choisit de l'ignorer. Il ne pouvait pas dire, réellement, si il se sentait mieux d'avoir visité sa mère et extérioriser tout ce qu'il avait sur le coeur mais il sentit, seulement, que cela l'avait peut être un peu apaisé. Un peu.
En franchissant les grilles du cimetière, il vit avec horreur que quelqu'u l'attendait pret de sa voiture. Un visage connu.
Abigaelle...
Il l'a dévisagea de ses yeux rougis. Cette chasseuse qu'il avait enfermé dans sa cave de torture parcequ'il l'avait prit pour un vampire. Elle était comme lui. Presque. Et elle n'était clairement pas ici pour jouer aux échecs.
Son coeur s'accéléra quand il passa a coté d'elle pour rejoindre sa voiture. Il évita soigneusement son regard avant de lui adresser quelques mots.

- Je crois que j'ai eu mon compte en matière de vengeance...

Mais il savait pertinnement que la jeune femme n'avait pas fait toute cette route pour rien. Il savait aussi qu'il ne supporterait pas une vengeance de plus. Non. Pas aprés avoir été sur la tombe de sa mère.




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MessageSujet: Re: Facing demons | Abigaëlle Atkins   Mar 13 Juin - 12:59

Hello, i'm the dead.



Je n’étais pas aussi forte que je le pensais. A chaque fois que je refermais mes yeux, je voyais le point de Xander s’abattre sur moi et la douleur que ça provoquait. Je sentais le sol me réceptionner, provoquant une douleur moins forte que le coup qu’il venait de me donner avant de sentir une violente douleur, le genre de douleur qui vous fait hurler parce qu’il avait cru bon de me faire rencontrer à nouveau le sol, avec toute sa force.
J’avais beau dire ce que je voulais, montrer ce que je voulais, j’avais la haine naissante à son égard et j’avais peur de me laisser consumer par celle-ci et finir par craquer, reniant ce que j’étais et ce contre quoi je me battais depuis que mon père nous avait quitté.
Et pourtant, quand j’ouvrais les yeux, j’avais l’impression de revoir son arme pointé sur moi et dans mes pires cauchemars, il appuyait sur la détente et mettais un terme à ma vie. Et chaque réveil était douloureux, je pouvais sentir encore la trace de son attaque dans le dos, parfois, j’avais l’impression que mon visage brulait là où son poing avait rencontré mon visage.
J’étais sûre de ne jamais avoir peur, plus après avoir perdu ma mère et pourtant, il avait réussi à me faire douter de moi-même, réussit à me faire scruter les environs quand je sortais, consciente qu’il m’avait prise en traite et qu’il pourrait le refaire, lui ou un autre. Il avait réussi à fissurer ma confiance en moi et je n’aimais pas. Il fallait que je résolve ce problème, que je récupère ma confiance en moi, mon aplomb, que je rétablisse ma fierté.
Il n’assurait pas plus ses arrières que moi j’avais assuré les miennes le soir de notre rencontre. Cela faisait deux jours que je campais devant chez lui et plus les heures passaient, plus ma colère grondait. Dans ma tête, il n’y avait que la vengeance qui sonnait comme solution et il souffrirait autant que j’avais pu souffrir. J’avais rapidement inspecté sa voiture et vu la tonne de sang, j’avais vite compris que quelqu’un avait fait souffrir cette vermine et je n’avais ressenti aucune compassion, sauf si ce n’est de savoir qu’il était mort. Personne n’était passé le voir pendant deux jours, comme si sa vie n’avait aucune importance aux yeux des autres. J’avais prévu d’aller enfoncer sa porte pour voir son cadavre quand enfin, je vis sa silhouette sortir de chez lui. J’étais contente qu’il ne soit pas mort, dans le sens où je pourrais mettre un terme à sa vie moi-même, mais j’étais presque triste qu’il ne soit finalement pas mort, vidé de son sang, comme la plupart dans sa voiture.
Je n’avais pas attendu et j’avais mis en route pour la voiture et pour le suivre, restant à bonne distance pour ne me vois pas. L’excitation montait en moi quand je rattraper sa voiture, jouant sans qu’il ne le sache, avec sa vie. Je voulais qu’il paie, mais j’étais curieuse de savoir pourquoi il partait. Sa perte de sang avait-elle eu raison de lui et il partait de cette ville ? Alors pourquoi le suivre ? Ah oui, par fierté.
Il commença à ralentir à Philadelphie et je me garais un peu plus loin de sa voiture, ne perdant pas une goute dans mon rétroviseur de ces faits et gestes. Il venait vraiment d’entrer dans un cimetière ? Je ne voulais et ne pouvais pas sortir de la voiture, aussi, j’usais mon double pour venir l’observer et la scène en aurait été déchirante si il ne me donnait pas tant envie de vomir. J’avais entendu grâce à cette ouïe plus perfectionnée que les humains, qu’il venait voir sa mère. Qu’elle lui pardonne ? Qu’avait-il fait ? A elle où un d’autres ? J’aurais pu compatir, ayant perdu ma mère, moi aussi, mais rien ne sortait de positif quand mes yeux étaient posés sur lui.  La scène en aurait été plus bouleversante quand il se laissa presque tombé sur la tombe, pleurant sans aucune retenu, mais une fois encore, mon cœur ne ressentais rien pour lui.
J’avais fait disparaitre la deuxième moi, parce que le voir pleurer était d’un ennui, aussi, j’étais resté là, en l’attendant, jouant nerveusement sur mon volant, l’impatience se lisant dans mon regard. J’envoyais parfois la deuxième moi vérifier qu’il était bien là, quand enfin il bougea, pour mon plus grand plaisir. J’avais, entre temps, garer ma voiture devant la porte et adosser à la carrosserie, les bras croisés, un rictus de mauvais présage perlait mes lèvres. Il sorti, il croisa mon regard et en moi, mon cœur ne fit qu’un bon. Il allait payer et j’allais profiter de sa faiblesse, ses yeux, eux le trahissaient.  Il passa devant moi et ce manque de respect soudain me fit voir rouge. Ses paroles me firent sourire, ainsi, quelqu’un s’était vengé de lui ? C’était donc ça se sang dans la voiture et cette visite soudaine à sa mère défunte ?
Je me décollais de ma voiture, avant de me saisir de sa main, l’obligeant à le retourner avec cette force qui était mienne et qui me faisait beaucoup plus forte que lui. Mon sourire était mauvais et ses yeux virent se lever mon poing avant qu’il ne s’abatte violemment sur lui, le faisant tomber à mes pieds dans une victoire presque jouissive. J’approchais, mon pied rencontrant son visage pour qu’il perde connaissance, comme la dernière fois. Aussitôt fait, je pris de le poids mort qu’il était avant de le jeter dans le coffre de mon SUV et de reprendre la route. Il croyait sincèrement qu’il allait échapper à ma vengeance ? Je comprenais presque son besoin de torturer, j’avais le même à l’instant.
La route fut rapide jusqu’à la découverte d’un endroit près du fleuve, à l’abri des regards. En moi naissait toutes sortes de sentiments tellement différent de d’habitude que je serais coupable de meurtre aujourd’hui. Je serrais les dents en le faisant tomber à nouveau au sol, sans ménagement aucun pour cette vermine qu’il était. Je pris sa tignasse noire dans mes mains avant de plonger son visage quelques longues, trop longues secondes dans l’eau pour tenter de le réveiller. Une fois que je le sentis se débattre, je le laissais tombé au sol avant de venir m’assoir dans le coffre de ma voiture.
- Alors, la belle au bois dormant, c’est seulement maintenant que l’on se réveille ?
Je sortis mon couteau de ma botte avant de jouer avec la lame, amusée de sa faiblesse, appréciant d’autant plus ma force. Non, je ne ferais aucun effort pour lui.
- Alors, dis-moi. Par quoi veux-tu que je commence ? Quelle extrémité n’a aucune importance ? Je dirais bien ton entre jambe, parce qu’à passé deux jours devant chez toi, j’ai vu que tu ne manquerais à personne et qu’aucunes donzelles n’avaient envie de toi.
Mon rire se fit froid et fort avant que je ne rebaisse mes yeux sur lui, les yeux noirs de haine et envieux de la suite des événements.



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MessageSujet: Re: Facing demons | Abigaëlle Atkins   Ven 16 Juin - 22:27

Facing demonsWhy is there evil? How many angels can dance on the head of a pin? How do we make love stay? ( Scylla → Tout a un sens )
Je crois que j'ai eu mon compte en matière de vengeance.
Ma propre voix résonne tel un écho mortel et glacial a l'intérieur de ma tête. Je n'arrive pas a y croire. Je ne peux pas. Est ce réellement moi qui ai dit ça ?
Intérieurement je plonge d'un immeuble de dix étages. C'est violent. Rien de plus brutal que faire face au passé. J'ai la force mental d'un gamin de quatre ans et ça n'a l'air de poser problème a personne. Car ils ne me connaissent pas. Personne ne me connait.
Moi, je me connais.
Assez pour me rappeler que cet état, ce n'est pas la première fois. Assez pour comprendre que ça ne vient pas d'eux mais de moi. Raphael n'a pas fait le plus gros des dégats.
C'est moi.
La mort de ma mère n'a pas été le plus difficile a supporter.
Mais ce que j'ai du endurer a l'intérieur de ma tête.
Et...Abigaëlle... finira le travail. Non...
Je finirai le travail.
Tout se brise en moi. Toutes mes convictions. Tout mes repères.Parceque, partout ou je souhaite me cacher, ils sont là. Jusqu'a l'intérieur de mes paupières lorsque je ferme les yeux. Ils sont là. Toujours là. Mes démons intérieurs.
Ce duel que je menais contre moi même.
Un duel en enfer.

Le contact de la chasseuse sur mon bras m'oblige a serrer mon poing droit, me préparant a cette vengeance inévitable qui allait me tomber sur le coin de la figure d'une seconde a l'autre. J'avais vu son regard. J'avais vu son rictus. Oui, c'était inévitable. Au point, que je ne fut pas assez rapide. Elle avait cette capacité hors du commun que je ne possédait pas.
J'avais déjà perdu conscience avant de toucher le sol. Flou. Flou total.

Quelque chose de frais et léger a la fois me plonge dans un demi sommeil. Je n'ai pas encore reprit conscience, je me sens pourtant apaisé.
Un étrange bourdonnement dans mes oreilles monte en intensité. L'air se raréfie. Et cette sensation d'apaisement qui s'évanouit lentement.
Le manque d'air secoue, soudain, mon corps courbaturé. J'ouvre les yeux. Panique. Elle est en train de me noyer.
Je grogne sous l'eau. Quelque chose de pourtant cohérent dans ma tête, que l'eau prend plaisir a déformer au milieu de quelques bulles d'airs qui remontent a la surface pour venir mourrir a l'air libre.
Mes poumons se contractent. Enfin, je sens la pression disparaitre. Je sors la tête de l'eau prenant une grande bouffée d'air bruyante. M'étouffe. Comme ci mes organes ne pouvait plus engranger cet oxygène qui s'était raréfié.
Je m'éloigne tant bien que mal de cette femme qui a tenté de me tuer. Je tiens debout par je ne sais quel miracle. Plié en deux, les mains sur mes genoux, je crache un peu d'eau, en reprenant mes esprit.

- Alors, la belle au bois dormant, c’est seulement maintenant que l’on se réveille ?

Je me tourne vers la voix, reméttant mes cheveux en place qui, dans l'affolement, s'était collé a mon visage, la bouche entrouverte, a la recherche du maximum d'oxygène possible.
Je repère un banc a quelques centimètre de moi. Sentant mes jambes fragile, je m'y laisse tomber sans lacher la chasseuse du regard. Du moins, le couteau quelle avait entre les mains. Encore quelque chose qui n'annonçait rien de bon.

- Alors, dis-moi. Par quoi veux-tu que je commence ? Quelle extrémité n’a aucune importance ? Je dirais bien ton entre jambe, parce qu’à passé deux jours devant chez toi, j’ai vu que tu ne manquerais à personne et qu’aucunes donzelles n’avaient envie de toi.

Je reste de marbre, laissant se dessiner un petit sourire sur le bord de mes lèvres. Non pas que je trouvais cela amusant mais plutôt quelle avait raison.
Je ne manquerais a personne.
Douloureux. Je n'étais plus a ça prés.
Je croise son regard. Je crois retrouver cette même intensité qu'a notre dernière rencontre. Ce petit quelque chose qui faisait que nous n'étions pas si différent elle et moi.
Je finis par prendre la parole, choisissant mes mots.

- Je sais ce que ça t'apporte. Ce sentiment de puissance, d'être au dessus de tout. J'avale ma salive. Intouchable. Je guette une quelconque réaction de sa part. On s'y habitue. On y prend gout. Silence. Jusqu'a toucher le point de non retour.

Le point de non retour.
Je l'avais touché. Depuis longtemps.
Je sens les gouttes d'eau perler dans mon cou jusque dans mon dos. Jusqu'a cette blessure encore fraiche et vive que m'avait faite Raphael. Mon regard se voile. Ma voix se fait plus douloureuse.

- Quelqu'un a essayé de me tuer. Il n'a pas réussit...je crois.

Quelque chose résonne dans ma tête. Quelque chose aux airs de malédiction. Cette malédiction c'était la mienne.
Quand tu auras passé la porte de chez moi, tu te souviendras toujours de ce qui s’est passé ici. Tu sauras toujours que tu as perdu contre moi. Tu sauras toujours que tu as été battu à ton propre jeu par un Vampire...

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