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 Sound like a ghost - Rosaline

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MessageSujet: Sound like a ghost - Rosaline   Lun 15 Mai - 23:07

Hello blondie !



La douleur. Cette sensation qui nous rend vivant et qui nous rend un peu plus mort à chaque fois. La culpabilité qui s’installe, qui s’immisce, petit à petit jusqu’à détruire un être.
Devrais-je réellement me sentir coupable d’avoir été, plus ou moins, la responsable de ma mère ? Si j’avais eu le choix, j’aurais sans doute donné ma vie pour elle, mais une mère qui se respecte aurait fait le même choix, non ?
Aujourd’hui, un jour un peu différent, un peu plus difficile d’un autre jour, un jour où le soleil ne se lève pas, un jour où mon cœur saigne un peu plus. J’aurais aimé lui offrir les cadeaux louffoques et enfantins que l’on offre à une mère pour sa fête, j’aurais aimé lui chanter des chansons, simplement par amour pour elle et son sourire. J’aurais aimé ne pas passer chaque anniversaire à m’en vouloir de célébrer une mort et non juste ma venue au monde. Et j’aurais aimé, que le jour de son anniversaire soit un jour resplendissant où une mère et une fille, bras dessus, bras dessous s’amusent, juste entre filles.
J’ai passais deux décennies à imaginer ce que je pourrais faire avec cette femme qui aurait su me protéger des coups de Jack, qui aurait su m’apporter de l’amour, qui m’aurait appris à être une femme, à me maquiller, à m’habiller, à avoir des valeurs et qui m’auraient appris à aimer un homme, qui aurait récolté mes larmes quand les ruptures se feraient sentir.
Les choses auraient pu être tellement différentes avec l’amour d’une mère pour me porter dans chaque pas que j’avais à faire dans cette vie. Etait-elle, elle aussi, une sorcière ? Ce que j’avais en moi, était-il le seul héritage que j’avais d’elle ? M’aurait-elle apprit à me contrôler ? Aurait-elle eu les mots pour me rassurer quand ce que j’aurais été capable de faire m’aurait terrifié ?
Assise, sur les genoux, un peu à l’écart des tombes alignées, je fixe cette simple bougie blanche qui reste allumée, les yeux peuplaient de larmes que je refuse de faire couler. Ai-je le droit de pleurer quelqu’un que j’ai tué ? Comment peut-on vivre décemment avec une mort, dés son plus jeune âge, à son actif ?
Mon regard voilé se pose sur mes mains, tremblantes. J’ai l’impression qu’elles sont couvertes de rouge, de ce sang qui appartenait à ma mère. Est-il possible, un jour de trouver le pardon ? Qui est réellement capable de se pardonner ? Qui est sensé nous donné l’absolution ?
Je suis restée, une bonne heure durant, sans bouger, sans mouvoir un seul geste si ce n’est mes mains qui vienne recueillir les larmes qui coulaient doucement sur mes joues. La bougie, enfin éteinte, je me lève, lentement, difficilement avec des membres ankylosés.
Tout aussi lentement, j’esquisse des assouplissements de mes genoux, tentant de faire partir cette raideur qui m’empêche de marcher convenablement. Je ne quitte pas le reste de cire qui représentait mon cadeau d’anniversaire, ma pensée plus qu’annuelle à ma mère, remettant ma longue chevelure rousse en forme avant d’entreprendre de quitter cet endroit maudit qui me rappelle tant ma perte.
Tête basse, comme portant le poids d’années plus longues que ma pauvre existence, je tente d’occulter une fois de plus, chaque pensée qui peuple ma pauvre cervelle de sorcière. Ce terme que je me force à prononcer pour ne pas qu’il m’effraie, pour m’y habitué, pour m’habitué à cette condition toute nouvelle.
Tête en l’air, maladroite, benêt, ne regardant simplement pas ses pas, comme si ma vision était brouillée, je bute dans quelque chose qui semble surtout être quelqu’un qu’une simple chose. Je relève mon regard vers une femme blonde dont la beauté et surtout, un petit quelque chose me coupe la respiration. Elle a ce quelque chose qui inspire le respect d’un simple regard. Une larme, l’éternelle résistante, finit par couler de mon regard, mais mes yeux, eux ne voie qu’elle.
- Je suis…Désolée.
Ma voix tremble. J’aurais pu rajouter l’évident : Je ne vous avez pas vu, je suis tête en l’air, je suis un peu idiote de rentrer dans la seule personne présente dans un cimetière ? Je recule d’un pas, puis d’un autre, presque impossible de bouger, son regard en est presque hypnotisant.



lumos maxima

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C'est juste un mauvais jour, pas une mauvaise vie.

   
   
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