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 Retrouvaille | Scott McCall

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MessageSujet: Retrouvaille | Scott McCall   Mar 7 Mar - 11:48

Retrouvaille Mon ancienne vie était derrière moi et je dois dire que c’était difficile de me dire que je ne fréquenterais plus les mêmes amis, les mêmes cours, les mêmes lieux que j’avais habitude de vivre de bon souvenir, mais de mauvais aussi... Cette maison n’était plus notre et nous arrivions à La Nouvelle-Orléans par ma faute. Mon père avait été transféré dans la police de La Nouvelle-Orléans alors que ma mère allait ouvrir une nouvelle boutique là-bas... En entrant dans ma nouvelle chambre, je me mis à soupirer... dire que je devais retourner chez mes parents le temps de voir si j’allais me rétablir, si on allait trouver quelqu’un qui a le remède miracle ou si l’un des médecins spécialisés d’ici accepte de m’opérer. J’étais si bien en colocation avec ma meilleure amie, je mangeais quand j’en avais envie, j’allais dormir quand je le voulais et je traînais dehors jusqu’à des heures pas possibles! Maintenant, je me sentais de nouveau comme une gamine au lycée en pleine crise de liberté, mais cette fois c’était soit jusqu’à ma mort ou alors jusqu’au moment ou j’allais mieux.

Déposant une boîte sur mon lit, je m’assoyais à ces côtés et regardais les murs autour de moi. '' Camille?'' Je me tournais vers la porte et lui fit signe de rentré. '' Je t’ai inscrit à tes études...  est-ce que tu es sûr de vouloir y aller... et si tu te mettais à tomber de nouveau comme la dernière fois? Et si tu n’arrivais pas à te réveiller? Et si... '' je me levais subitement et vint déposer mes mains sur les épaules de ma mère '' Heyy... Ça va aller d’accord! Je suis encore en vie, ok. J’informerais la direction et tout va bien aller... Tu te rappelles, je t’ai demandé d’agir normalement! '' Ma mère se mit à soupirer et m’apportait dans ces bras. Je pouvais sentir sa peine, son angoisse et malgré tout, ce n’était pas à cause de son travail. Caressant mon dos, elle retenait ces larmes. Elle se mit à parler d’autre chose et m’informa que mon cousin, Scott vivait également ici pour ces études. Si ça, ce n’est pas de la chance, alors je ne sais pas ce que c’est! Au moins, je connaîtrais une personne dans ce nouveau départ.

Papier à la main, je me suis donné comme but de me familiariser avec cet endroit. Je passais devant des cafés, le prochain établissement que j’allais fréquenté et je passais près de certaine boutique en croisant le nouveau local qui appartiendra à ma mère. Elle et la mode c’est presque un amour éternel alors que pour la déco c’est totalement la même chose. Je me mis à sourire en voyant la pancarte de '' Ouverture bientôt'' et me dis qu’elle allait, encore une fois, conquérir le coup de cœur de plusieurs. Je glissais ma main sur la vitre et me remis en marche vers cette simple adresse que j’avais en main. Étrangement, je finis par trouver sans devoir utilisé le GPS de mon téléphone portable. Une personne finie par sortir alors que j’allais entré et d’une gentillesse incroyable, la personne me laissait passé sans devoir demander accès à la sonnette. Montant jusqu’au numéro de l’appartement, je regardais une dernière fois mon papier et regardais la porte pour ensuite me mettre à cogner. C’est que ça faisait une éternité que je ne l’avais pas vue, mais avec le temps, il m’avait manqué. On était si proche étant jeune, alors je ne vois pas pourquoi ça serait si différent aujourd’hui.  
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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Sam 18 Mar - 8:29

   
camille & scott

Scott n'avait plus connu une situation aussi posée et agréable depuis une éternité. Tout semblait aller pour le mieux depuis que le petit groupe était arrivé à la Nouvelle-Orléans. Certes, quelques petits couac étaient survenus mais jamais rien de suffisamment tragique pour mettre à mal l'optimisme ou l'humeur de l'étudiant. Il avait d'ores et déjà atteint presque tous les objectifs qu'il s'était fixé à son départ de Beacon Hills. Si les week-end de l'étudiant se ressemblaient tous depuis un certain moment déjà, celui qui allait commencer avait quelque peu été bouleversé par un coup de téléphone reçu le jour auparavant. Au bout du fil ? Sa tante, l'informant de la bonne nouvelle imminente. Le couple marié allait lui aussi déménager à la Nouvelle-Orléans, emmenant -évidemment- Camille avec eux. Si la nouvelle avait d'abord ravi Scott, les informations qui avaient suivi cette annonce l'avaient quelque peu refroidi : sa cousine n'allait pas bien depuis quelques temps. Sa tante était néanmoins restée assez vague sur le sujet, demandant simplement au loup de garder un œil sur leur fille lorsqu'il en aurait l'occasion. Encore une fois Scott s'efforçait ici de voir le positif ; si cela avait vraiment été grave, sa tante le lui aurait de suite dit et aurait parlé d'un traitement que Camille devait prendre.. Ici, il n'était question que d'une petite surveillance à cause d'une baisse de régime, afin d'être sûr que rien de regrettable n'arrivait. La conversation s'était finalement close sur des mots affectueux et une promesse cousue de fil d'or : il veillerait évidemment du mieux qu'il le pouvait sur celle qu'il avait longtemps considérée plus comme une sœur qu'une cousine. En plus de ça, il pourrait certainement lui faire visiter la ville et lui montrer quelques coins qu'il appréciait depuis son arrivée. Certes il était loin de connaître la ville comme sa poche et sur certains points, il allait sans aucun doute être aussi perdu qu'elle, mais découvrir les environs ensembles n'était pas une option désagréable.

« Bro, tu vas être en retard ! » S'écria Scott en jetant un regard à l'horloge accrochée au mûr. Quelques secondes plus tard à tendre l'oreille et le loup entendit des pas se précipiter et des objets se renverser. Stiles était une telle boule d'énergie que parfois, il arrivait à son colocataire de se sentir mal à l'aise dans l'appartement lorsqu'il n'était pas là et que le silence était roi. Il fallait croire que le loup n'était plus habitué à vivre seul ou tout simplement dans une demeure calme sans texture ni relief. Les deux amis échangèrent de brefs au revoir avant que Scott n'entende son meilleur ami s’éclipser par le bruit de la porte d'entrée. Il n'y eu d'ailleurs qu'une poignée de minutes de tranquillité avant que des coups retentissent contre cette même porte, obligeant Scott à remettre ses exercices et autres révisions à plus tard. Persuadé qu'il s'agissait de son meilleur ami qui avait une fois de plus oublié quelque chose en partant, c'est le sourire aux lèvres que l'étudiant avait ouvert la porte : « Ça m'aurait étonné que tu.... » Les mots restèrent coincés dans sa gorge. La bouche mi ouverte, les yeux plantés sur ce visage à la fois féminin et légèrement enfantin, Scott mit quelques instants à reprendre ses esprits et analyser sa situation. « Camille.... » Finit-il par prononcer avec difficulté. Un sourire sincère naquit enfin sur ses lèvres avant qu'il ne s'avance d'un pas supplémentaire pour serrer sa cousine dans ses bras. Ce n'est que maintenant qu'il l'avait en face de lui qu'il prenait conscience de combien elle lui avait manqué. « C'est bon de te voir. » Murmura-t-il alors qu'il la tenait toujours au creux de ses bras. L'instant perdura d'ailleurs jusqu'à ce qu'il rouvre les yeux et lui rende finalement sa liberté dans un rire nerveux. « Entre je t'en prie, bienvenue dans notre garçonnière ! » Dit-il en la laissant passer avant de la suivre à l'intérieur de l'appartement et de fermer la porte derrière eux.

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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Dim 19 Mar - 13:23

Retrouvaille Je me retrouvais de nouveau seule... Ce sentiment de solitude dans une nouvelle ville me pesait un peu trop. J’avais l’habitude de connaître bien des gens autour de moi, de croiser, au moins, une connaissance et surtout de traîner avec mes amis au parc à faire les gamins, essayer de nouvelle chose, faire du skate pour simplement passé le temps... Mais là, tout me semblait inconnu encore. La Nouvelle-Orléans était magnifique, tous ses détails qui marquent les immeubles de ces origines, les statues ou simplement les gens qui parcourent les rues semblaient bien différents. Cette ville avec cette beauté magnifique, mais elle me semblait également; bien mystérieuse... Comme si des secrets étaient enfuis au plus profond de son être, mais je me promis d’en apprendre davantage sur elle. Puis, la Nouvelle-Orléans était devenue mon nouveau refuge, donc valait mieux, d’apprendre d’elle-même.

Croisant un jeune garçon qui m’ouvrit la porte en sortant, je n’annonçai pas mon arrivée à mon cousin. Ça faisait si longtemps que je ne l’avais pas vue, que je me demandais intérieurement s’il allait me reconnaître. J’avais tout de même changé, tout comme lui j’en étais certaine... Devant la porte j’hésitais à cogner, mais pourquoi autant de crainte? C’est sûrement stupide, mais bon... le tract vient comme ça. Mais pourtant j’avais une joie immense de le revoir, mais mon cerveau à tendance à me faire imaginé plein de situations. C’est une façon de contrôler la situation, je crois?... J’observais le bois, je fermais un moment les yeux et je me disais que c’était stupide et cognait. Ça ne prit pas de temps avant qu’il ouvrit la porte. À ces premières paroles, je compris qu’il croyait que c’était évidemment quelqu’un d’autre. Normal, vu que je ne l’avais pas appelé pour signaler ma venue. Pour un moment, je restais figé sur place, me demandant si je devais lui dire qui j’étais, lui dire que c’était moi la petite cousine qui était si proche de lui autrefois, mais alors que j’allais lui dire un mot, il prononça mon prénom. Entendre sa voix si masculine qu’autrefois me donna un certain sourire sur les lèvres et puis... Wow, comme il avait changé, mais il avait encore ce même regard profond comme quand on était enfant. '' Salut Scott!'' Annonçais-je à ce garçon qui était autrefois comme un grand frère important à mes yeux. Pourtant malgré les années, je sentais que sa place dans mon coeur n’avait pas changé et je m’avançais tout comme lui pour le prendre dans mes bras. Le revoir me procura un bonheur immense. Malgré les années passées sans se voir, mis à part quelques téléphones ici et là; il me semblait comme autrefois et pendant un instant, je sentais toutes mes craintes disparaître. Je renouais sûrement avec mon cœur d’enfant. Je le serrais fort contre moi et lui dit '' Tu m’as manqué!''

Quittant ces bras après cette accolade, je lui fis face un moment et je ne savais pas trop par quoi commencer, mais il m’invita à entrer. Je m’exécutais et j’observais les moindres coins de la pièce de ou je me trouvais. Cet endroit me faisait penser à l’université que je logeais avant de me retrouver prise avec mes parents sous le bras. Cet endroit avait ce petit quelque chose d’attachant et de réconfortant. Mais c’était clair que la trace masculine faisait ses marques. Pour avoir fait colocation avec mon meilleur ami de Los Angeles, je savais quand je faisais irruption dans un endroit habité de mec. '' Très masculin! Ça me fait penser à mes collocations à l’université de Los Angeles! '' Je me retournais pour lui faire un sourire. Cet endroit me donnait un sentiment de déjà vu et me mettait totalement à l’aise. Finalement, je ne serai pas trop perdu dans cet endroit.

'' J’espère que je ne débarque pas trop à l’improvise?... Je voulais t’appeler au départ, mais bon, j’ai décidé de te faire une surprise. '' Annonçais-je subitement. Je savais que ma mère, en la connaissant; lui avait probablement téléphoné déjà. C’est sûrement à ce moment qu’elle a pris les informations pour savoir où il logeait. Les années nous ayant séparés, mais surtout la situation de ces parents, je souhaitais, d’une certaine façon; reprendre le temps perdu. '' Ta mère m’a mentionné que tu étais à l’université. Tu étudies dans quoi dis-moi? '' Curieuse comme j’étais, je ne pouvais résisté à lui demander cette question et que dire de toutes les autres qui me brûlais douloureusement les lèvres!

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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Jeu 6 Avr - 7:36


camille & scott

Heureusement pour lui, Camille avait toujours ces yeux rieurs et ces pommettes prononcées. La petite fille taquine était devenue une femme élancée et élégante. Ils étaient loin de ce temps où ils enfilaient leurs « vêtements chiffon » pour aller faire les fous dans des tas de feuilles mortes. S'ils avaient gardé un contact parfois mis à mal par le biais d'email et autres technologies, il lui semblait que cela faisait une éternité qu'ils ne s'étaient plus vus. Pire encore, qu'ils n'avaient plus été aussi tactiles et démonstratifs l'un envers l'autre. La disparition inattendue et prolongée au fur et à mesure de son père avait été la cause principale de leur éloignement que des années d'habitude avaient finit de sceller. Ou presque, jusqu'à aujourd'hui. S'il avait pendant toute son adolescence tenté de se convaincre que les choses étaient ainsi pour une raison et que les présences de sa mère et de Stiles dans sa vie suffisaient à le combler, il s'était rendu compte de son erreur dès qu'il avait entendu la voix de sa tante au téléphone. Une tante impliquée malgré elle dans un conflit qui unissait Rafael et Melissa dès lors que cette dernière l'avait mis à la porte. Mais encore une fois, Scott préférait voir du positif dans ce passé trouble : ils se retrouvaient aujourd'hui et désormais, toutes ces histoires étaient loin derrière eux. Du moins, le loup espérait qu'elle voulait elle aussi faire table rase du passé pour ne se focaliser que sur le présent. Après tout, que pouvait-elle bien faire ici si telle n'était pas son intention ? Ensemble, peut-être pourraient-ils retrouver cet état d'inconscience qui leur était propre plus jeunes et inséparables. « Et encore, une chance que Stiles et moi on ne soit pas spécialement fans de bières et de matchs de foot. » Oui, on ne pouvait pas dire que les deux étudiants faisaient partie de ces stéréotypes purement américains. La télévision ils n'avaient pas vraiment le temps de la regarder non plus. Stiles était toujours trop occupé à penser à tout et à rien, à enquêter sur x ou y quant à Scott, il avait tout de suite pris de bonnes habitudes de travail quand il ne vadrouillait pas en ville pour se familiariser avec la Nouvelle-Orléans.

« D'ailleurs en parlant de bières, tu veux boire quelque chose ? » Demanda-t-il en la regardant toujours, un grand sourire aux lèvres. Elle n'avait pas l'air si dépaysée que ça et pourtant, Scott était plus que bien placé pour comprendre combien changer de lieu de vie pouvait s'avérer difficile moralement parlant. Quitter ses amis, l'endroit qu'on a toujours connu... La sensation qu'on ne retrouvera jamais mieux, jamais un « chez-nous » aussi personnel. « Le climat te change pas trop de là-bas ?» Plaisanta Scott qui l'imaginait presque chaque jour, les pieds au bord de l'eau avec un soleil accablant au dessus de sa tête. La vie de la Nouvelle-Orléans allait sans doute lui changer malgré les festivités constantes. Ici, les traditions étaient différentes de tout ce que Scott avait pu voir mais d'une façon positive. « Non pas du tout, je ne faisais strictement rien en fait. Tu m'as sauvé d'un ennui mortel. »  Certes il exagérait peut-être mais il pensait ce qu'il disait : il s'agissait d'une très bonne surprise qu'il n'aurait troqué contre aucun calme. « T'es devenue vachement.... Enfin, tu sais...  Femme. » Finit-il par dire avec une certaine forme de nervosité, y mêlant un rire qui l'était tout autant. La situation était un peu bizarre mais c'était sans doute chose normale après ne s'être pas vus pendant si longtemps. « Asseyons-nous, on sera plus à l'aise pour parler ! »  L'invita-t-il alors à la suivre sur le canapé. Il n'y avait pas de manières ou d'hésitations à avoir ici, Scott estimait désormais que son appartement était également celui de sa cousine pour la simple et bonne raison qu'en famille on partage tout. Ou presque. « Oui je suis en première année de médecine spécialisation vétérinaire ! Ce n'est pas exactement ce à quoi je m'attendais mais ça me plaît, j'aime les défis. » Il fallait bien qu'il relativise même s'il croulait déjà presque sous les manuels à lire et à apprendre par cœur pour les futurs examens. « Et toi alors ? Quand ta mère m'a appelé elle n'a rien voulu me dire, seulement que je vous verrai bientôt. » Répondit-il avec une moue un peu boudeuse qu'il ne tarda pas à troquer par un nouveau sourire.

ps: pardon pour l'attente. I love you

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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Sam 8 Avr - 18:24

Retrouvaille Toutes ces années perdues... Ce n’est que face à Scott que je me rends compte que nos souvenirs remontaient à un lointain moment. Nous qui était si proche, nos parents qui ne cessaient de se voir peut importe le moment et tout ça, même si nous n’étions pas à la porte à côté. Nous avions toujours une occasion quelconque pour nous voir, dîner ou alors souper ensemble. On avait l’habitude de se voir depuis que nous étions en couche et c’est de façon impuissante que nous avons eux un arrêt sec, une coupure entre nos activités familiales. À cette époque, je ne comprenais pas le pourquoi et ça m’avait affecté à un point tel que mes parents ne savaient plus trop comment aborder le sujet! En grandissant, j’avais mieux compris la situation, mais je n’avais réellement jamais accepté leur refus de s’imposer, de déranger; surtout que Scott restait avec Melissa. Nos mères avaient toujours eu une belle relation, mais faisant partie de la famille des McCall’s, mes parents ne désiraient pas enfoncer davantage le couteau dans la plaie. C’était une mauvaise idée oui... Mais vu que le père de Scott avait fait un mal fou à Melissa, c’était sûrement préférable de rester comme ça à leurs yeux. Tous parents ne peuvent avoir entièrement raison et même eu peuvent faire des erreurs. Ça faisait environ un an que ma mère s’était remise à appeler Melissa et assez régulièrement depuis l’annonce de mon cancer. Peut-être souhaitait-elle faire la paix avec ces dernières rancunes... Quand un de vos enfants à une date pour sa mort, ça force certaines personnes à réaliser que la vie n’est que de courte durée et qu’on ne sait jamais quand celle-ci peut s’effondrer à tout moment... Tout comme mon cas, telle était ma venue ici.
Sa référence aux typiques loisirs des jeunes adultes de notre génération m’arracha un sourire et j’approuvais en ajoutant '' Crois-moi, tu ne veux pas t’embarquer dans ce genre de soirée! Après, le ménage est atroce! '' Étant à Los Angeles en collocation, j’avais vécu ce genre de situation et mon ton de voix laissait comprendre que c’était plus épuisant qu’autre chose... Mais qu’est-ce que j’ai ri dans ce genre de soirée! Comme toute soirée, c’était surtout la fin qu’on regrette le plus! '' Ha non, merci ça va! Tu connais ma mère, je n’ai pas pu sortir de chez moi après avoir avalé nourriture et liquide! Elle n’a toujours pas changé... '' Dis-je en faisant référence à son don de la prévention. Elle avait toujours tout ce qu’on avait besoin peu importe la sortit qu’on faisait!

Plus sérieuse un peu, elle lui dit en pinçant légèrement les lèvres '' La température, ça va, mais je dois avouée que quitté notre nid familial a été... difficile, j’ai eu l’impression de tromper ma propre naissance, mais bon. Mes amis me manquent ainsi que tous ces souvenirs que je laisse derrière, mais c’est sans doute pour le mieux. Je crois que ce qui est le plus difficile c’est de revenir dans la même maison que tes propres parents après avoir goûté à la liberté! '' Dis-je en affichant un nouveau sourire en coin. C’est vrai que les parents peuvent se montrer lourds après avoir fait soit même nos propres habitudes. Ce couché quand on veut, travaillé et revenir quand bon nous semble, manger ce qu’on souhaite... Bref, tous ces petits plaisirs qui font en sorte qu’on se sent bien. '' Ça n’a pas trop été difficile de quitter Beacon Hill pour toi?'' Demandais-je curieuse. Sachant que plusieurs amis peuvent se suivre dans les universités, je me demandais également s’il avait fait son choix en fonction de suivre ces amis... Quoique j’imagine que ce Stiles était une personne importante pour lui d’ailleurs vu qu’il en parlait ouvertement.

J’avais souvent entendu parler de la Nouvelle-Orléans, les traditions, les fêtes qui pouvaient se dérouler dans cette ville à multiple facette. J’avais d’ailleurs hâte de voir un de ceux-ci afin de constater à quel point cette ville était unie les uns envers les autres comme tous me le disaient. Rassuré de ne pas l’avoir dérangé dans un de ces travaux ou autre, je laissais voir un sourire des plus heureuses. Baissant par la suite la tête sous sa flatterie et échappant un petit rire, je lançais une légère taquinerie en ramenant mon regard à lui '' C’est que je ne peux pas resté jeune toute ma vie non plus! Et que dire de toi; tu es fantastique. J’ai peine à croire que tu étais si petit à l’époque! '' C’est que j’ai toujours eu ce comportement taquin depuis ma plus tendre enfance donc je n’aurais pas pu abandonner ce côté de ma personnalité! Puis, pour détendre l’atmosphère, rien de mieux que rire un peu! Juste pour appuyer mes dires je m’approche d’un pas, glissa ma main sur ma tête tout en l’apportant vers lui et dit '' Oui, tu m’as, définitivement, dépassé! Dis merci à ta croissance! '' Il était plus grand que moi ce n’était guerre un secret, mais jeune, tous pensaient que j’allais devenir de la même hauteur que Scott! La vie en a décidé autrement faut croire!

Accompagnant son cousin jusqu’à son canapé, je m’assoyais à ces côtés afin d’être davantage plus confortable. C’est qu’on avait bien des choses à se dire et je dois avouer... que je souhaitais l’informer de mon état. Il est quand même de la famille et il a droit de savoir. Mais au moins, j’étais sur qu’il sera confortablement assis et je ne redoutais pas qu’il tombe cul au sol sous ce choc. C’est sur que ce n’est pas une bonne façon de renouer nos retrouvailles... mais je faisais cela par prévoyance, au cas ou qu’il arriverait quelques choses, que je tombe subitement ou alors vous imaginez s’il apprend mon entrer à l’hôpital sans connaître d’avance la raison? Je savais qu’il en serait, d’un côté, contrarié par le fait que je ne lui ai rien dit, c’est sans doute de cette façon que je me sentirais... Mais bon, pas tout de suite. Ce n’était pas le bon moment, mais en même temps, ce n’est jamais dans un bon moment qu’on apprend ce genre de chose.
Tout d’abord, je souhaitais en savoir un peu plus sur lui, sur ce qu’il faisait, sur ce qu’il était devenu et surtout sur quoi son choix s’était arrêté comme étude. Jeunes, on se disait souvent des bêtises, souhaitant être astronautes, médecin ou alors chanteur ou actrice! C’était que des rêves d’enfants, mais sur ce qu’il me dit, je voyais parfaitement Scott dans ce rôle de vétérinaire. J’affichais un sourire sincère et totalement fier de lui. '' Je te vois tellement dans ce domaine! Mais tu sais, toutes études son lot de devoir et de manuelle, mais je suis persuadé que tu vas y arrivé! L’important c’est que tu te visualises et tout se fera tout seul! Je tente d’aller dans le domaine de médecin légiste, donc je comprends parfaitement ce que tu veux dire! '' Puis viens le moment où il m’ouvrait cette porte.... Je me mis aussitôt à pincer des lèvres ne sachant comment informer une telle chose, lancer une telle annonce. Je me raidis un moment et tenta de me détendre en penchant légèrement ma tête sur un côté. Mon regard se déposa sur mes mains et je tentais de rassembler un certain courage. '' Disons que... '' ramenant mon regard à lui je finis par dire '' Je suis ici pour la réputation de l’hôpital de la Nouvelle-Orléans. '' Je marquais une pause et ressentit un certaine traque. Cette sensation de hauteur comme quand ils m’ont annoncé le résultat de mes examens. Je demandais soudainement. '' Ma mère t’a sûrement parlé de '' soucie de santé'' j’imagine?''  

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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Mer 19 Avr - 10:18


camille & scott

L'étudiant se mit rapidement à rire en voyant l'expression de sa cousine lorsque cette dernière parlait des fêtes et ménages interminables qui les suivaient. Heureusement pour lui Scott n'avait jamais eu ce problème... Toutes les fêtes auxquelles il avait participé jusqu'à là étaient organisées par d'autres et avaient, en plus, la fâcheuse habitude de se terminer en catastrophe. Le bal de promo, la fête chez Lydia, la distraction dans le loft de Derek.. Il en gardait un souvenir suffisamment amer pour se dire que finalement une petite fête californienne ne pouvait pas être si terrible que ça. Évidemment il n'en dit rien et se contenta de hocher la tête pour appuyer les dires de la jolie brune. « Redis moi ça quand tu verras ce que la ville organise pour la fête du Mardi Gras, là tu comprendras ta douleur du ménage. » Répondit-il simplement avant de rire à nouveau. Il ne l'avait lui-même pas encore vécu n'étant pas arrivé en ville à la bonne période mais la réputation de cette fête à la Nouvelle-Orléans n'était plus à faire. Il avait visionné des photos, regardé des vidéos de toutes sortes sur le net pour y voir des chars fabriqués par des passionnés, des centaines de personnes déguisées et des pluies torrentielles de colliers de perles, entre autres. L'alcool coulait à flot et les festivités ne cessaient plus du matin au soir, une musique entraînante de fond résonnant de rues en rues. Qui sait, peut-être pourraient-ils participer au défilé ensemble ? Depuis le temps qu'ils n'avaient pas célébré une fête quelconque ensemble comme la famille qu'ils étaient censés former, ce serait une bonne occasion de renouer officiellement le lien. « Oui elle a toujours été la plus maman poule ! » Se souvint Scott en se remémorant différents anniversaires où sa tante s'inquiétait de la moindre petite chute de sa fille que ce soit dans du sable ou de l'herbe. Après tous ils étaient tous les deux enfant unique et pouvaient comprendre l'anxiété de leur parent à l'idée qu'il leur arrive quelque chose. Un sentiment mis bien trop souvent à mal concernant la mère de Scott depuis qu'il s'était transformé et avait failli y passer une à deux fois. Heureusement l'irréparable ne s'était jamais produit et il prenait aujourd'hui toutes les précautions nécessaires pour que cela n'arrive plus. Presque. « Tu te souviens de l'anniversaire de mes six ans ? Quand on s'est cachés dans le grand chêne là pour avoir la paix des adultes et que ta mère nous a découvert en haut ? J'ai bien cru qu'elle allait perdre connaissances ! » A nouveau l'étudiant parti dans un rire qu'il eut cette fois du mal à maîtriser. Il voyait encore les yeux grands ouverts de sa tante et pouvait entendre ses suppliques pour qu'ils descendent au plus vite. C'était le bon vieux temps, celui où tout n'était pas encore si compliqué ; celui ou l'un comme l'autre vivait encore préservé des querelles adultes.  Enfin calmé, le loup essuya le coin de son œil ou une larme se préparait à dégringoler pour avoir trop ri. C'était ce genre de souvenirs qu'il voulait recréer avec Camille : des choses heureuses et insouciantes. Il voulait qu'ils redeviennent les deux enfants qui pensaient à l'époque ne jamais pouvoir être séparés. Les yeux brillants de bons souvenirs et le cœur plein de tendresse, le garçon serra un instant la main de sa cousine dans la sienne. Il n'avait pas besoin de dire quoi que ce soit, parfaitement conscient qu'elle lirait le message subliminal dans ses prunelles : elle était la cerise sur le gâteau de cette nouvelle et agréable vie qu'il commençait seulement à mener.

« Je vois ce que tu veux dire ! C'était aussi la première fois que je quittais Beacon Hills et la maison familiale par la même occasion. Je sais que ça ne va sans doute pas suffire à te rassurer mais je suis sûr que tu vas t'en faire plein ici d'amis ; tu as toujours eu un très bon contact avec les gens. » Camille était bien moins maladroite que Scott dans sa façon de faire et de s'exprimer également. Elle dégageait quelque chose de naturellement chaleureux et amusant, quelque chose qui donnait envie de la connaître davantage et qui poussait les gens à l'apprécier quasi instantanément. « Concernant la liberté, sache juste que si tu as besoin de faire une pause avec tes parents ou quoi que ce soit d'autre, l'appartement t'est grand ouvert. » Répondit Scott dans un nouveau sourire bienveillant. Certes il aurait peut-être du en parler à Stiles avant de le proposer mais il était certain que cela ne poserait aucun problème à son meilleur ami. Camille n'était pas du genre à se faire remarquer ou faire des histoires alors la supporter ne devrait pas être d'une grande difficulté bien au contraire. Et puis cet appartement était bien assez grand pour trois alors même si elle y passait plusieurs jours d'affilée, ils ne se marcheraient définitivement pas dessus. La chose à laquelle il faudrait certainement faire le plus attention serait certainement de ne pas toucher aux affaires de Stiles que ce soit pour les ranger ou simplement les changer de place. Ce dernier avait une organisation bien à lui et par miracle, se retrouvait assez aisément dans son fouillis ce qui ne manquait jamais de surprendre son colocataire. Haussant les épaules à sa question, l'étudiant répondit après quelques secondes de réflexion : « Si mais ce n'est rien à côté du manque de ma mère du coup, je n'y pense pas trop tu vois. Enfin j'essaie. Comme toi c'est surtout les gens que j'ai du laisser derrière qui me manquent. » Et pour qui il ne peut s'empêcher de s'inquiéter même s'il n'y a à priori plus de problème d'ordre surnaturel là-bas. Il l'aurait forcément su par sa mère dans le cas contraire ou encore Liam qui avait pris les commandes depuis son départ. « Heureusement j'ai le noyau dur ici, avec moi pour ne pas trop me perdre en nostalgie ! » Reprit-il sur un ton plus enjoué. Il n'avait aucune envie de parler de choses tristes ou de l'être, le jour où ils se retrouvaient enfin. Lydia, Stiles, Malia, Kira et les autres.... Ils jouaient tous un rôle énorme dans le fait qu'il vivait cette première expérience de façon positive sans se focaliser sur le passé. Cela renforçait d'autant plus leur lien déjà bien soudé par les épreuves et les mois passés côtes à côtes. « Je te les présenterai à la prochaine occasion, je suis sûr que tu t'entendrais très bien avec eux. » L'étudiant partagea un nouveau regard avec sa cousine et lui offrit un autre sourire. Certes il faudrait d'abord qu'il parle avec eux pour faire un debrief de ce qu'ils pouvaient dire ou non devant elle mais ce n'était pas une mauvaise idée en soi. Quoi de mieux pour qu'elle comprenne la personne qu'il était devenu et qu'il était aujourd'hui qu'en rencontrant les gens qui lui avaient permis de le faire ? Après tout ils étaient également comme une famille pour lui. D'une certaine façon ce serait un peu comme si deux de ses vies se rencontraient enfin pour ne faire qu'une et le compléter entièrement. « Tu as raison, même si je vois encore quelques mimiques de la petite Camille que tu étais. » Rectifia-t-il en souriant. Il fallait bien qu'il se base sur les souvenirs qu'il avait d'elle or, la plupart dataient en effet de l'enfance puisque les querelles étaient survenues assez tôt dans leurs vies. « Oui t'as vu ça ? Tu ne peux plus faire la fière en me disant que tu es plus grande que moi maintenant !» Lâcha-t-il en se remettant à rire et en faisant lui aussi quelques pas pour se placer face à elle et lui faire prendre conscience de la différence qui sévissait désormais clairement entre eux. C'était ce qu'il aimait le plus entre eux. Cette connexion qui leur donnait au même moment, la même idée idiote. Peu à peu il sentait qu'ils retrouvaient leur lien d'antan et leurs côtés taquins qui s'accordaient si bien.

A l'époque cela n'avait pas perturbé le garçon qu'elle soit plus grande et élancée que lui au contraire. Il avait toujours été très fier d'avoir une cousine -ou une 'sœur' comme il avait eu l'habitude de l'appeler à l'époque- au physique aussi harmonieux. Il n'était d'ailleurs pas le seul à l'avoir remarqué puisque la plupart de ses copains d'école avaient tous eu pour habitude tomber comme des mouches devant elle, amusant et agaçant en même temps le McCall. Non pas qu'il ne voulait pas la voir s'entendre avec les garçons de leurs âges à l'époque, seulement qu'il savait pertinemment combien ils étaient bêtes et qu'ils ne la méritaient pas. « A la croissance et aux gênes ! » Même s'il n'aimait pas spécialement parler de lui, il fallait admettre que son père était un demi géant et que c'était sans doute grâce à lui qu'il avait tant gagné en hauteur avec les années jusqu'à dépasser sa mère dès l'adolescence d'ailleurs. Enfin installés, les cousins se renseignèrent sur les études de l'autre et c'est avec plaisir que le loup découvrit que Camille voulait également progresser dans le domaine de la médecine. « Prestigieux de famille ! » Rigola Scott en pensant à sa mère qui travaillait également dans le corps médical. Il divagua même un court instant en plaisantant intérieurement du fait que Camille était peut-être en réalité sa sœur jumelle qu'on lui avait arraché à la naissance pour la donner à sa tante incapable de concevoir. Cela expliquerait sans doute tous leurs points communs et la la manière dont il l'avait toujours considérée naturellement comme une sœur plutôt qu'une cousine. « On va pouvoir s'aider si l'un ne comprend pas quelque chose pour un cours ou quoi ! Et si ça se trouve on en aura peut-être même en commun, t'imagines ?! » Son enthousiasme crevait les yeux, comment pouvait-il en être autrement dans ces circonstances ? Mais cela ne dura qu'un petit laps de temps avant que son visage ne recouvre une mine plus sérieuse. Camille avait soudainement changé d'attitude après sa question ; elle semblait nerveuse et embarrassée comme si elle ne savait pas par où commencer ce qui ne présageait rien de bon. Connaissant sa cousine en plus, il en fallait beaucoup pour lui faire perdre sa bonne humeur habituelle. « L'hopital ? Mais... Comment ça ? » Répondit Scott en fronçant légèrement les sourcils. Wow. Qu'était-il en train de se passer ? Il y a deux minutes encore ils rigolaient de leurs tailles et les voilà assis, discutant d'un air grave. Sans qu'il ne le veuille les sens de Scott se mirent en éveil, certainement dû au fait que son rythme cardiaque avait accéléré du tout au tout à cause de l'angoisse. Il pouvait maintenant sentir de façon certaine qu'elle ressentait de la peur, de l'hésitation mais aussi une forme de détermination un peu moins forte que les deux autres. « Euh oui, oui, elle l'a fait mais.... Il s'agit bien d'une petite grippe ou d'un virus de pacotille comme ça n'est-ce pas ?» Demanda le jeune homme les yeux écarquillés et le visage fendu par l'incompréhension. « Tu as attrapé froid, un bon rendez-vous chez un médecin généraliste et ça ira. » Reprit-il comment pour s'auto-persuader que tout irait bien. Elle ne pouvait pas avoir quoi que ce soit de plus, sa tante lui en aurait forcément parlé. Et puis... C'était sa cousine. Il ne pouvait pas lui arriver quoi que ce soit de mal, c'était inconcevable.

PS: franchement j'ai déconné sur la longueur omg. pardon encore.  


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Dernière édition par Scott McCall le Jeu 8 Juin - 12:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Mar 25 Avr - 14:04

Retrouvaille '' C'est drôle que tu parles de ça! Sur le chemin en direction de la Nouvelle Orléans, je suis tombé sur un article sur ça. Sincèrement, ça semble tellement épique comme fête, mais heureusement que la ville font leur possible pour épargner les habitants de tout ramasser après! '' Vous imaginez les habitants ramasser les multitudes de déchets autant causés par les bouts de papier arc-en-ciel, les paillettes et autre surplus des chars affriolant et costumes divers. Puis ça c'est sans parler du reste de la soirée de débauche qui se déroulait poursuivant la fête dans toutes les rues jusqu'au matin. Ce genre de fête, m'avait toujours incité, toujours fascinée et peu importe ce qui devait m'arriver... Je souhaiterais la vivre, voir tout ça, ces couleurs, vivres une simple et unique fois une de ce genre de soirée, même si je voulais vivre beaucoup plus ce que j'avais vécu ces 18 années... Peut importe, ce qui devait m'arriver, je me promie intérieurement d'au moins vivre ce genre de chose et si possibilité, le faire avec Scott pour immortalisé nos sortent de retrouvailles après autant d'années loin l'un de l'autre.
Terrible de pensé de cette façon, je sais... Même moi j'avais cette difficulté à y croire... Mais malgré mon envie de me battre, je devais regarder toutes les possibilités et ce genre de promesse intérieure, je savais que ça pourrait me faire prolonger la vie.
Je me mis à ricaner de plus belle en pensant à ce souvenir qui resurgissait dans ma tête. Je revoyais le regard de ma mère totalement apeuré de nous voir aussi haut et pourtant on ne faisait rien de bien grave, on s'amusait tout simplement! Sous ces supplications, on rigolait un peu, mais ces mots nous incitaient à redescendre, même si on savait qu'on allait se faire, probablement grondé. '' Oui! Elle a toujours été très expressive et un peu trop surprotectrice! Autant pour toi que pour moi d'ailleurs. C'était toujours la première à nous surveiller, peu importe ce qu'on faisait.'' De bons souvenirs nous réunissaient qui marquait notre enfance et ce lien de frère et sœur que nous avions autrefois. Bien entendue, ce genre de lien me manquait et malgré ces années séparées, je sentais qu'il avait encore cette place pour moi, il était encore bien important pour moi. Nous pouvions avoir de nouveau souvenir de la sorte, nous pouvions balayer ces années de distances causées par nos parents et surtout prises dans cette routine. Puis d'une façon, ce n’était sûrement pas pour un rien que nous nous retrouvions tous deux à la Nouvelle-Orléans. Serrant sa main tout comme lui, je lui affichais un sourire comprenant qu'en fait je n’étais pas la seule à croire que cette distance était terminée pour de bon!

Les nouvelles paroles de mon cousin m'étiraient un sourire. Il avait raison, j'avais toujours eu le don de créer de belle relation avec les gens. J'avais cet aspect social très ouvert et peu importe si c'était un ami ou alors un individu que je me mettais à parler avec lui pour une raison diverse. J'adorais communiquer, écouter les autres et j'allais certainement me refaire de belle relation, mais sur le moment, quand on arrive dans une nouvelle ville on se sent tous seul... Sauf pour Scott vu qu'il était venu avec un ami à ce que j'avais bien compris. '' Tu as raison, je vais certainement me refaire une vie ici et je n'ai guère peur d'un tel changement, mais changer les routines c'est ce qui nous fait un peu peur, je crois! On n'est habitué de connaître les moindres endroits, les gens qui y entour et les souvenirs se développe par multiple peu importe ou on va et up! Le retour à la casse départ, on ne cesse de ce perdre, on change nos habitudes et je crois que c'est plus ça qui me trouble! '' Dis-je en finissant par faire un léger sourire malgré tout. Ce n’était pas la fin du monde, loin de là, en fait c'était excitant de changer du tout au tout, mais la nostalgie nous prend malgré tout. Sous le détail de son appartement, je me mis à pousser un léger rire et dit '' Tu as une autre chambre au cas ou?! '' Vivre avec mes parents de nouveau, c'était totalement l'enfer! J'avais l'impression de me retrouver à la période d'adolescence ou tu rêves de quitter le nid familial alors que tes parents, malgré ton âge mature, cherchent constamment à t'énerver, à regarder ce que tu faisais et c'était encore pire quand les problèmes de santé rentrent dans l'inquiétude de ceux-ci. Ça faisait à peine quelques jours et je me sentais dépasser par eux et le manque de soufre de liberté. Ils étaient abusifs! '' Sérieusement... Merci, Scott, j'apprécie vraiment que tu m'ouvres la porte comme ça!... Et tu risques de me voir venir ici à quelques moments maintenant! '' La mère de Scott avait toujours été une femme aimante et je l'adorais même petite. Le garçon lui ressemblait beaucoup, l'aspect calme avec ce brin de courage dans les yeux ou ils peuvent surmonter des montagnes. D'ailleurs, en y pensant, elle me manquait beaucoup... '' Hooo il n'a pas que ton colocataire qui t'a suivi? '' Demandais-je un peu curieux. Il en avait de la chance d'avoir son groupe d'ami qui l'avait suivit, ou en fait qu'ils se sont tous suivit, car au moins tu n'arrivais pas seul dans une ville aussi grande que la Nouvelle-Orléans. Un sourire amusé se déposa sur mes lèvres et je lui dis par plaisanterie '' S'ils sont capables de t'endurer, je ne vois pas pourquoi je ne les aimerais pas! '' Je lui donnai un léger coup de coude pour lui faire comprendre que c'était une plaisanterie. Il fallait bien renverser le moment un peu triste de notre discussion de déménagement. Scott était tout sauf difficile à vivre. Il avait cette joie de vivre tout comme moi et peu pouvait le classifier dans ennemie ou quelque se soit. J'étais persuadé qu'il était du genre aimé de tous autour de lui, s'assurant du bien-être des autres. '' Sérieusement, ça me ferait plaisir de les rencontrer, je suis persuadé qu'ils sont tous géniaux! ''

Je roulais des yeux, non par ennui, mais sous son agacement qui me ramenait le sourire. Évidemment, je n'avais que vieilli, mais j'avais encore toutes ces manies et expressions qui n'avait qu'évolué avec moi-même. Tout comme lui d'ailleurs. Dire qu'il y a un temps, la famille croyait que j'allais être bien plus grande que lui et en le voyant, je ne pouvais faire autre que surligner l'efficacité de sa croissance. On ne peut pas toujours rester gamin non plus, mais ça aurait été assez drôle de le titiller avec ça. Je me redressais sur le sofa, leva le menton pour essayer de le dépasser et sous mon échec je lâchais un '' haaa merde!'' Ba quoi?! Une fille s'essaie quand même! Je me mis à éclater de rire sous mon amusement de gamine.
Ce fut amusant de constater à quel point les McCall avaient une belle tendance de se diriger vers l'alignement de la santé. Que ce soit pour les humains ou alors pour les animaux, il fallait le dire, on était tous du même sang. Ce désire d'aidé était dans nos gènes et sa me rendait heureuse de voir qu'en fait, moi et Scott nous étions toujours aussi semblables. C'est peut-être pour cela que nous avions toujours eux cette facilité à se supporter. À ma connaissance, les prises de tête n'avaient guère surgit et de toute façon, qui serais capable d'en vouloir à Scott avec son regard de petit chiot? Certainement pas moi et même nos parents n'arrivaient pas à nous en vouloir bien longtemps! Sous sa remarque, j'eus une illumination! '' Bonne idée, pareille, si tu as un problème n'hésite pas... Ho mon dieu! Mais ça se pourrait tellement en plus! Nous devrions vérifier ça, car si on n'a des cours en commun, je te réserve comme coéquipier et c'est non négociable. '' Attention, la possessivité. J'affichais un grand sourire sous mon étiquette que je lui avais posé et puis, j'avais toujours eu de la facilité pour les études donc je ne serai certainement pas un poids pour lui et les délires qu'on pourrait se taper en pleine classe.

Vient la cause de ma venue à la Nouvelle-Orléans... Évidemment, comme toute discutions sérieuse, on ne sait pas trop comment abordé, commencé le sujet. Encore pire... Comment dire à une personne que nos jours étaient comptés, combien ce moment de retrouvailles avait une date d'expiration? Ce n'était guère facile à dire et surtout à entendre, surtout qu'à la base à mon âge, on n'a toute la vie devant soi. Je sentais que mon coeur s'accélérait sous le stresse que je pouvais ressentir et je passais par toute sorte de sentiment à l'intérieur. Tristesse, rage, totalement dépassée et surtout... d'injustice. Tout ça se mélangeait et le deuil, j'avais du mal à le faire passer, car je voulais vivre, je voulais exploré, surpassé mes rêves et les obtiendras tout au long de ma vie... Mais c'était qu'une trop belle histoire.
Ne sachant pas comment amené ça, Scott me dépassait, me questionnant et allégeait la situation. S'il savait à quel point je souhaitais avoir que le rhume ou alors une bonne bronchite... Au moins, je savais que ça pouvait se guérir. Baissant la tête un moment, je soupirais pour me donner un certain courage de lui avouer une telle chose. '' Si tu savais à quel point je préférerais avoir ça!'' Je relevais mon visage pour prendre une grande respiration et finis par me retourner vers lui serrant un moment les lèvres. '' Je... Enfin... '' Je glissais ma main à celle de mon cousin pour me donner un certain courage et je la serrais doucement. Peut-être essayais-je de le rassuré autant que j'essayais de le faire pour moi et je finis par lui dire '' Je suis venu ici pour un miracle. Les médecins de Los Angeles nous ont vendu les prouesses de leur pratique hospitalier qui ont aidé bien des gens. Mais on ne sait toujours pas si ça pourrait changer quoique ce soit à mon état. '' Je marquais une légère pause et avalait cette boule que j'avais dans la gorge. '' Il y a quelques semaines, j'étais en visite chez mes parents et je me suis mise à perdre connaissance. J'ai bien fait flipper mes parents et les médecins m'ont découvert un cancer au cerveau... '' les larmes me venaient aux yeux, mais je tentais de les chassés, je t'entais de montré ce côté forte que j'avais, mais à chaque fois j'arrivais presque à me mettre à pleuré. Je soupirais pour pouvoir gardé ce côté de contrôle, ce qui réussit à marcher. Pinçant les lèvres de nouveau, je le laissais digérer la nouvelle, même si ce morceau pouvait passer aussi mal à lui qu'à mes parents ou à moi-même. '' Je suis désolé de t'annoncé ça alors que je suis si heureuse de te revoir, mais... Tu es ma famille, comme un frère et te cacher une chose pareille serait une belle erreur... Et c'est le pourquoi que ma mère t’a appelé. '' J'amenais une main rassurante sur son épaule et tel que j'étais, j'essayais toujours de rassuré les autres avant moi, de pensé à eux avant mon propre bien-être, mais je ne pus retenir une larme en ce moment.
  

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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Dim 7 Mai - 16:35

   

camille & scott

« C’est clair ! Sur Google on voit même des chiens mieux déguisés que des hommes. » Il fallait croire que personne n’échappait à cette fête, pas même les animaux. Et puis après tout ça ne manquait pas tant de sens que ça: peut-être aimaient-ils eux aussi être vêtus de petits tutus roses et violets et porter des colliers de perles en défilant au rythme de la musique. Ou alors, autre hypothèse tout aussi probable: ils ne comprenaient strictement rien à ce qui pouvait bien se passer et se disaient intérieurement que les humains étaient définitivement fous. C’est certainement ce que Scott se dirait à leur place. Heureusement certaines personnes lui rappelaient jour après jour qu’il fallait garder foi en l’humanité et les gens de façon générale comme Lydia, Derek et aujourd’hui, Camille. Un petit sourire nostalgique apparut sur les lèvres du McCall alors que sa cousine renchérissait à propos de l’anecdote dont il avait parlée. Bien qu’il était content d’avoir gagné sa liberté en rejoignant l’université, cette époque de jeunesse et d’entente lui manquerait toujours. Il était vrai qu’ils pourraient certainement retrouver ce lien et cette complicité qui les avaient autrefois liés mais qu’en était-il du reste ? De leurs parents ? Des grandes fêtes printanières ? Des films avec du chocolat chaud en hiver  serrés les uns contre les autres pour se tenir chaud ? Il voulait retrouver tout ça même s’il avait bien conscience que cela n’arriverait jamais. Son optimisme avait des limites et cette pensée suffit à faire douloureusement ralentir son cœur. « Et en sachant qu’aucun de nous ne laisserait jamais quoi que ce soit arriver à l’autre. » Ajouta Scott en souriant un peu tristement à la jolie brune. Des casse-cous mais solidaires. Si Scott avait été capable de déplacer des montagnes pour la protéger et s’assurer qu’elle allait bien, il savait que l’inverse était tout aussi vrai. Ils étaient deux pièces d’un tout et lors des vacances d’été, ne formaient presque plus qu’une âme dispatchée dans deux corps. L’un avait un début d’idée et l’autre la complétait instantanément. Bonnie and Clyde, des durs à cuir des bac à sable.  Un instant, Scott détourna le regard pour se cacher d’elle et plus précisément afin qu’elle ne remarque pas son émotion. Il n’allait tout de même pas fondre en larmes comme l’enfant qu’il était… Pas tant qu’elle serait là. Il avait un minimum de fierté malgré tout et aucune envie de lui infliger des retrouvailles larmoyantes.

Prenant une grande inspiration et se grattant la nuque, il la regarda à nouveau et lui offrit un sourire. L’émotion n’était pas passée mais elle était moins puissante. Il avait retrouvé sa contenance et se sentait à nouveau d’attaque pour faire face à n’importe quel souvenir. « Et bah, dis toi qu’on le fera ensemble alors! Moi non plus je n’ai pas encore pris vraiment mes marques et au moins la moitié de la ville m’est encore inconnue si ce n’est le campus et les restaurants… Tu me connais, ventre sur pattes que je suis, c’est les premières adresses que j’ai cherché sur Google.  » Plaisanta-t-il afin qu’elle ne pense plus à toutes ces choses qui se dressaient encore entre elle et la vie agréable qu’elle pourrait mener en Nouvelle-Orléans. De plus, Scott n’avait menti qu’à moitié sur ce sujet. Il s’était renseigné avant de partir afin de s’assurer qu’il y trouverait au moins un restaurant mexicain où il pourrait se refugier pour manger des tacos. L’air de rien, lui aussi avait besoin de retrouver quelques repères non seulement de sa vie passée mais aussi de ses origines hispaniques. « D’ailleurs si tu cherches une bonne adresse pour manger thaï, je connais le chemin pour y aller par cœur. » Ajouta l’étudiant avant de se mettre à rire. Il était comme ça: il fallait qu’il en rajoute pour la voir encore sourire et rire. Il ne s’en lassait pas, jamais, surtout alors qu’il apercevait les vestiges de la petite Camille dans ce visage si harmonieux. « Hm non mais.. Je suis un gentleman, je te laisserai le canapé et je prendrai le lit. » Commença-t-il avant de froncer les sourcils et de partir dans un nouveau rire après avoir réfléchi à ce qu’il venait de dire. « Euh non c’est l’inverse: je te donne le lit, je prends le canapé. » Se rectifia-t-il entre deux rires étranglés. Posant une main sur l’épaule de sa cousine lorsqu’elle le remercia de l’accueillir chez lui, Scott secoua lentement la tête pour lui faire comprendre que ce n’était nullement nécessaire. « La famille c‘est la pour ça et ça me fera très plaisir de te voir. » Un éternel sourire toujours scotché aux lèvres, il retira sa main de son épaule pour saisir un verre d’eau qui trônait sur la table basse et soulager sa gorge trop sèche à force de rire. Il avait presque oublié à quel point c’était tordant et revigorant de passer du temps avec elle. En sa présence il n’était plus que Scott McCall, le cousin maladroit et trop protecteur sans autre priorité que celle de la voir heureuse par n’importe quel moyen.

Hochant la tête de gauche à droite à sa question, Scott reprit avec un grand sourire: « Non, il y a tout le reste de ma meu… » Ses yeux s’agrandirent et devinrent rond comme des soucoupes à ce moment précis. Bordel de Dieu. Un instant il se tut l’air complètement ailleurs. Comment rattraper ça ? Que faire ? Surtout alors que les secondes passaient, qu’il fixait Camille d’un air bizarre et ne disait toujours rien ? « …..meule de foin. Ma bande quoi. Je pense pas que ce terme est utilisé en Californie mais à Beacon Hills c‘était  ‘’ma meule de foin’’  par ci, ‘’tu connais ma meule de foin ?’’ par là.. » Ok ce rattrapage de la mort qui tue était définitivement nul à chier mais il avait été incapable de faire mieux. « Au final on est six. Enfin plus en fait parce qu’on a retrouvé des connaissances de Beacon Hills ici. » Se corrigea-t-il en songeant à Derek, Cora, Isaac mais aussi Allison entre autres. Cachant son inquiétude du mieux qu’il pouvait, il continuer de fixer sa cousine avec un sourire maladroit en priant pour qu’elle l’ait cru concernant cette histoire de meule de foin. Dans le pire des cas, il avait changé de sujet suffisamment rapidement pour qu’elle n’y songe même plus, n’est-ce pas ? « He! C’est pas très gentil ça!  » Répondit-il d’un air effaré puis triste, prenant une mine de chien battu afin qu’elle se sente encore plus coupable malgré le coup de coude complice qu‘elle lui avait donné. Heureusement pour eux deux, Scott ne perdit pas davantage de temps à faire semblant de bouder. Ils avaient trop de chose à rattraper pour se perdre dans ce genre d’âneries trop longtemps. « Oui ils le sont. Par contre je te préviens tout de suite, il y a une fille qui s’appelle Malia et qui est un peu… Comment dire… Franche. Très franche. Trop franche. Faut pas lui en vouloir c’est dans sa nature et elle est très drôle ! » Il ne voulait quand même pas qu’elle angoisse à l’idée de les rencontrer tous seulement, à mesure de précaution, Scott avait préféré la mettre au courant tout de suite afin qu’elle ait le temps de se faire à l’idée et de ne pas être surprise le jour où la rencontre se ferait. « Je vais organiser ça alors et je te tiendrai au courant. » Finit-il par conclure le sujet en souriant à nouveau.

Ils étaient maintenant tous les deux debout sur le canapé, cherchant à dépasser l’autre de par sa taille. Malheureusement pour Camille, même les coussins qui y étaient disposés ne pourraient lui venir en aide pour la faire sentir plus grande. L’écart qui les départageait était flagrant et la victoire, d’autant plus savoureuse. Eclatant de rire avec elle, Scott finit par perdre l’équilibre et se vautra en toute beauté première sur le canapé en question puis sur le sol de l’appartement. Pas de « aie » ou de plainte qui tiennent: il avait encore plus rigolé, couché sur le dos comme un parfait imbécile. La chute avait du être énorme à voir mais certainement moins qu’à la vivre. « Bon ben là t’es plus grande, c’est clair! » Disait-il alors que des larmes parlaient aux coins de ses yeux. Dans un mouvement, il se redressa en position assise puis rampa jusqu’au canapé où il se hissa sans grande peine. « Merci hein, c’est ta faute tout ça ! »  Lâcha-t-il en la regardant d’un air sérieux et accusateur avant de rire à nouveau. Une fois qu’il était lancé dans les blagues nulles, il était difficile à arrêter…. En fait, c’était surtout qu’il préférait en rire. Tout comme Camille, ses yeux s’illuminèrent au moment où la prise de conscience les frappa tous les deux. Ils étudiaient la médecine même si c’était pour des formes et des causes différentes…. Les spécialisations se faisant au cours d’autres années, la première étant réservée à l’obtention des bases, il y avait effectivement de grandes chances pour qu’ils partagent des cours. « T’imagine comme ce serait énorme ?! J’en reviens pas ! Ouaaais!  » Oubliant les barrières et les codes de conduite, le loup se rua sur sa cousine pour la serrer dans ses bras et fêter la nouvelle. Certes ils n’en étaient pas certains mais l’hypothèse suffisait à le combler de joie. Retrouvant ses bonnes manières, Scott finit par lâcher sa cousine et reprendre sa place initiale sans pour autant en perdre son large sourire. « Je vois déjà le professeur faire l’appel : ‘’Les McCall ? -Présents!’’ »  Un nouveau rire mutin s’extirpa de ses lèvres avant que la conversation ne prenne une allure plus sérieuse et bien moins agréable.

La première réponse de Camille concernant sa santé glaça instantanément le sang du loup. Il tenta même de dire quelques mots pour lui demander ce qui se passait réellement mais ses lèvres entrouvertes restèrent muettes. Peut-être sentait-il que la suite qui l’attendait n’allait pas lui plaire, qu’il dégringolerait de ce petit nuage sur lequel il s’était posé dans une chute des plus vertigineuse et douloureuse. « Dis moi ce que c’est. »  Murmura-t-il le cœur lourd et les yeux braqués sur elle. Il avait besoin de savoir, que ça sorte une fois pour toute et qu’il puisse y réagir. Ce suspens était insoutenable et son rythme cardiaque qui s’accélérait peu à peu dans sa poitrine pouvait en témoigner. Mais il n’était pas le seul. Il pouvait entendre les battements de celui de Camille prendre de la vitesse également. Encore moins rassurant. A nouveau leurs mains se trouvèrent naturellement comme pour se donner du courage: elle pour cracher le morceau et lui pour faire face. S’il avait déjà l’impression que le sol se dérobait à présent sous ses pieds, les premières déclarations de sa cousine ne firent qu’empirer cette sensation désagréable. Sans l’interrompre, Scott se contentait de boire ses mots. Il ne voulait rien manquer, rien retarder. Elle marchait toujours sur des œufs alors pour l’encourager un peu plus, il finit d’entourer la main de la brune avec celle qu’il avait auparavant toujours de libre. Elle parlait de miracles, de changement encore incertain. Mais de changement à quoi au juste ? Que fallait-il changer et pourquoi avait-elle besoin d’une aide divine ? Puis avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, la réponse a toutes ses questions était tombée. Cancer du cerveau. Un dernier souffle s’échappa de ses lèvres juste avant qu’il ne sente son cœur se serrer douloureusement dans sa poitrine. Un cancer du cerveau. Scott n’était pas bête: sa mère travaillait à l’hopital et il allait lui aussi étudier la médecine, ce n’était pas la maladie la plus douce loin de là. Incapable de dire quoi que ce soit après cette nouvelle, ses yeux se baissèrent d’eux-mêmes pour fixer le sol.

« Non c’est pas… »  Commença-t-il alors complètement perdu. Il avait beau ne plus souffrir de son asthme depuis qu’il était devenu un loup garou, là tout de suite, il sentait que l’air s’échappait difficilement de ses poumons. Peut-être était-ce le choc ou la peur, mais le fait était qu’il était incapable de retrouver son calme. « Non c’est impossible! Ta mère m’a dit que c’était un truc de rien du tout. » Répondit-il la voix troublante sous l’émotion. En réalité il ne parvenait pas à réaliser ce qu’elle venait de lui dire. C’était trop dur, trop brutal. Retrouvant un souffle, les yeux rougis par la crainte, il continua sur sa lancée : « Tu me fais une blague c’est ça ? Franchement t’es nulle, c’est pas drôle.  » Gardait-il toujours espoir, un sourire qui ressemblait plus à une grimace sur le visage et une première larme dégringolant sur sa joue droite. Il retrouva néanmoins une mine stoïque en l’observant et en l’écoutant: non, elle ne plaisantait pas. Loin de là. « Tu…..  » Il n’en croyait pas ses yeux. A plusieurs reprises, il secoua la tête. Il y avait forcément quelque chose à faire. Il ne pouvait pas la perdre alors qu’il la retrouvait juste. Le visage qu’il avait maintenant sous les yeux avait définitivement changé. Il ne voyait plus la Camille intrépide qui se faisait des petits bobos et n’avait peur de rien. Aujourd’hui il voyait une Camille adulte et vulnérable. Une Camille il aurait voulu garder pour le restant des siècles dans ses bras si cela avait signifié qu’elle était préservée de tout danger. « Il y a forcément quelque chose à faire. »  Reprit-il la voix enrouée par la tristesse et les larmes qui se pressaient de plus en plus dans ses yeux. « Tu peux pas…. Tu es ma sœur bordel.  »  Deux larmes suivirent la première alors qu’il baissait à nouveau la tête. Il ressentait la douleur jusque dans les tréfonds de ses entrailles. Scott sans Camille, ce n’était pas vraiment Scott. Il s’était façonné grâce à elle, grâce à l’image qu’elle avait eu de lui. Il avait toujours voulu qu’elle en soit fière, qu’elle l’admire, ce qui l’avait poussé même très jeune à vouloir devenir un garçon meilleur.

« Il y a forcément quelque chose à faire…»  Se répétait-il comme un slogan. Il ne pouvait pas imaginer après tout ce qu’il avait vu et vécu que rien ne pouvait la sauver. Il se fichait de la logique, des sciences ou même du bon sens. « Je vais appeler ma mère, je suis sûr qu’il y a une solution, un traitement efficace. »  Sur ces mots il lâcha les mains de sa cousine pour se saisir de son téléphone posé sur un meuble. Son visage était maintenant couvert de larmes et lui, complètement sur une autre planète. Il faisait les cent pas complètement paniqué et encore plus en se rendant compte que sa mère ne répondrait pas : « C’est pas LE MOMENT ! »  S’échauffa-t-il en raccrochant et en retapant le numéro comme dans l’espoir complètement saugrenu que la deuxième serait la bonne. Déception encore une fois. « Putain de…»  Dans l’empressement et la colère, Scott tenta de lui écrire un sms mais ses mains tremblaient tellement et sa vision était si floue du aux larmes que son texte était incompréhensible, même pour lui. « Elle est occupée là mais elle va me rappeler et on trouvera quelque chose.  »  Il n’arrivait même pas à la regarder tant il s’acharnait sur son téléphone, représentation de dernier espoir ou presque. « Tu vas pas mourir. Tu peux pas.  »  Murmura-t-il avec ce qui semblait être de la fureur mais était en réalité une façon maladroite d’exprimer son infinie tristesse. « Si ça se trouve ils t’ont mal diagnostiquée. Il faut un autre avis médical.  » La panique, la colère et la tristesse eurent bientôt raison de lui. Manquant de souffle et sentant son cœur battre dans sa poitrine à trop vive allure, il s’agenouilla sur le sol. Son cœur se déchirait en mille morceaux sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit. Une douleur psychologique et physique tellement minime face à celle qu’il ressentirait en perdant Camille. Elle était bien plus qu’une cousine pour lui. Elle faisait partie de lui et était indéniablement, après sa mère, la personne la plus importante dans sa vie. « Je peux pas te perdre alors qu’on a perdu tant d’années à cause de bêtises….  »  Dit-il les yeux perdus dans le vide alors qu’il s’effondrait totalement psychologiquement. Il ne parvenait plus à retenir ses larmes. Le poids de la vérité pesait sur ses épaules et lui lacérait le cœur.


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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Lun 8 Mai - 1:27

Retrouvaille Scott avait éperdument raison! Les images qu'on pouvait retrouver sur le net étaient tellement décorées, tellement festives que c'était presque abusif, mais tout de même entraînant. Toutes ces couleurs, toute cette extravagance rendait ce moment encore plus grandiose que tout ce qu'on pouvait en dire. Sans cette vie et cette exagération, je crois que ça n’entraînerait pas autant les gens et puis... Faut quand même faire la fête dans tout ça. Les gens sont si piégé dans leur routine, dans leur boulot qu'on ne prend pas assez de temps pour se détendre, lâché notre fou alors quand on doit le faire, pourquoi ne pas mettre le paquet?! Kit à déguiser ces pauvres chiens qui deviennent tout aussi colorés qu'un arc-en-ciel. '' Déguiser?! Il n'a pas que ça! Il en a qui sont baigné dans la teinture tellement ils abusent!'' C'était vrai, mais bon, c'était le seul moment que les gens se lâchaient alors faut en profiter! Mis à part ce détail qui me fait penser à l'émission pour enfant de My little poney, mais version canine, j'avais cette envie de vivre cette expérience, de vivre au moins une seule fois cette journée entièrement consacrée à la musique, à l'alcool et au plaisir fulgurant qu'on pouvait avoir entre amis.
Il était évident qu'autant de distance entre nous suite aux années, nous avait privés de tous ces bons moments qu'on aurait pu partager ensemble. Développant notre lien fraternel en une alchimie déjà bien complète, semblable à deux jumeaux de naissance, j'étais heureuse de constater qu'en fait, ce lien n'était guère abîmé, mais encore bien présente. Alors que j'avais peur qu'avec le temps nous devenions si différents, ça me rassurait de le voir tel que je l'avais imaginée, de le voir tout aussi souriant qu'autre fois et de constaté qu'en fait nous étions toujours la copie conforme de l'autre... Enfin, si Scott était une fille, il me ressemblerait autant que moi je lui ressemblerais étant un mec... Mais bref, vous avez saisi non?! Ces mots étaient bel et bien vrais, résumant clairement ce que nous pensions et que nous tenons, tel le pacte d'une vie. Son sourire triste titilla le mien et je lui affichais, le même malgré mon regard des plus sincères et totalement d'accord. C'est dans ces retrouvailles des plus inattendues et anodines, que nous redevinrent un tout complémentaire. J'apportais ma main à la sienne en tant qu'approbation, liant mes doigts aux siens, je lui dis '' Faisant face ensemble, ou aucun de nous deux. '' Un petit plus, un commentaire qui semblait si simple, mais qui désignait qu'en fait, comme autrefois, nous faisons face ensemble sans laisser l'autre; tel un frère et une soeur, tels le yin et le yang ne pouvant être séparé. Mais cette allusion me fit penser qu'en fait... cette séparation pourrait être nettement plus brutale que je le voudrais... Venant plus vite que je le voudrais et cette pensé me fit un pincement, me donna cette pointe de tristesse qui me ramenait à cette dure réalité, car... Même si ça ne pouvait être éternellement dans cette vie, je veillerais sur lui, j'en serai son ange gardien s'il le fallait, mais jamais je ne le laisserais être séparé de moi une seconde fois... du moins, entièrement. Tel était mon pacte, dans cette vie ou dans une autre, Scott ne sera plus jamais seul.

Un ventre sur patte... Au mon Dieu, oui! Oui je me rappelle! Tout ce qu'il pouvait engloutir c'était abusif, voire le limite de l'impossible. Je me rappelais qu'on essayait souvent de faire ces courses pour voir qui mangerait le plus rapidement, mais à tous les coups, avec mon ventre plus sensible que le sien, je finissais par vomir. Mes parents ont même pensé que j'avais chopé un virus à la longue, mais quand ils ont appris nos petites courses ce fut terminé! D'ailleurs, on sait tellement fait grondé qu'à chaque fois on se le rappelait! De toute façon, Scott à toujours terminé mes assiettes par la suite et une heure après il était déjà dans l'armoire à tenté de chopé en cachette des trucs... Bon avec mon aide évidemment, car il en avait toujours un qui faisait le guet, puis après on entendait Melissa se questionner sur le vole de nourriture. ' Sûrement une sourit!' finissait-elle par se dire! Surtout que les biscuits étaient déjà bien hauts, mais déjà tout jeune on était diplômé Ninja, donc rien ne nous résistait! '' Moi qui avait pensé qu'avec les années, ton estomac se sera stabilisé, mais je vois qu'il te mène encore par le bout du nez! '' Je me mis à rigoler sous cette référence et sincèrement, ça me donnait presque envie d'aller explorer à savoir s'il y avait une boutique de dessert! '' Génial! Et après avoir mangé Thaï on cherche une boutique de cornet pour faire tout descendre ça! '' Attention les maux de ventre ici! Mais je sentais que notre influence sur l'un et l'autre allait nous apporté à réellement abusé sur les restaurent de la Nouvelle-Orléans. Puis à peine l'aire retrouvée dans mes poumons qu'il me lançait une autre blague en pleine figure et je me mis à bouffer de rire sur ces mots, mais surtout face à cette expression dans son visage. Je sentais que j'avais de la difficulté à reprendre mes esprits face à cet éclat de rire incessant, impossible à cesser. Je n’avais pas ri de cette façon depuis un moment et sincèrement ça me procurait un grand bien. '' Ça dépend, si tu as encore ta satanée couverture de petite voiture, je te laisse le lis! '' Cette couverture... Elle en avait des péripéties! Nos cachettes secrètes avaient été créées avec elle, nos premières gastros partager, installer sur les sièges arrières de la voiture pour le cinéma en plein air ou alors pour simplement pas mouillé tout l'arrière suite à nos sorties au parc aquatique . Elle avait passé par tout, vomissement, pleure, morve, eau de piscine, odeur de pop corn sans oublier quelle renfermait un univers de souvenir imaginaire. En fait, je disais ça, mais j'appréciais sa couverture, moi c'était la même, mais en fleur, du coup, les deux fond la paire comme on dit! J'appréciais son invitation et s'il savait à quel point cette simple invitation me faisait du bien. C'est à ce moment qu’elle lui vola un câlin des plus sincères... C'est qu'avec ces années, elle devait se reprendre!

Ces mots cessèrent alors qu'il était parti dans un lancer. Le regardant se figer, j'arquais légèrement un sourcil et avançait légèrement ma tête afin de l'encourager à finir sa phrase '' Ta quoi?'' Dis-je incertaine d'avoir manquer tout simplement le reste de sa phrase, mais pourtant c'était si concentré sur lui que c'était limite impossible. Ces paroles me donna comme réaction d'écarquiller les yeux alors que mon sourire limite amusé se présentait sur mes lèvres incertaines '' Ta meule de foin?! Tu n'es pas sérieux?! '' Il m'expliquait le terme, mais je partis dans un second fou rire. '' Désoler, j'ai imaginé des jeunes pris dans une boule de foin! '' L'image était assez marrante, voire même tirée de la plus totale des imaginaires, mais c'était toute foi bien amusant. '' C'est sans doute la première fois que j'entends cette remarque des plus farfelus! Mais bon, si vous dites ça à Beacon Hill, je veux bien te croire! '' Je devais noter ça quelques parts pour faire la remarquer aux amis à Scott surtout que j'ai grande mémoire pour ce genre de connerie. Puis, partie sûre m'a lancée, je le taquinais pour simplement le voir réagir. À ce moment précis, je me sentais revenir en arrière, comme si je faisais face de nouveau à ce petit garçon qui essaie de me montrer qu'en fait, ma blague était tout sauf amusante, mais avec un regard persistant, un large sourire et même une grimace, il finissait par rire. Je ne perdis pas de temps à dévier mes iris vers mon nez embrouillant aussitôt ma vue et tira la langue pour pencher légèrement ma tête. Petit moment de fou rire simplement pour lui faire oublier cette ''peine'' qu'il essayait de me faire avaler.
Reprenant notre sérieux, je l'écoutais me parler de cette Malia et simplement pour le rassurer je lui dis '' Scott... je suis sûr quelle est méga attachant malgré tout... Et puis, vaux mieux quelqu'un de direct que quelqu'un qui nous joue dans le dos, non?'' J'avais tendance à voir tout sur le bon côté et ça depuis que j'étais jeune, mais c'était vrai. Si elle était l'amie de Scott, c'était évident que j'allais l'apprécier... Ok, je serai sûrement frappé par sa franchise, mais que voulez-vous, c'est la vie non?! Ce bonheur me prit quand il m'annonçait qu'il tenterait de me les présenter, peut-être que mon entré à l'université sera moins dépriment que je le croyais après tout.

Me faire dépasser par mon cousin alors qu'autre fois c'était moi qui l'agaçais, ne pouvait resté comme ça et on ne cessait de se redressé, allant d'une façon et d'une autre pour tenté de voir qui était le plus grand des deux. Pour voir, une nouvelle fois, ce sourire sur ces lèvres, je tentais de l'enfoncer davantage dans le coussin du sofa sous nos fesses, mais rien ne fonctionnait. Nos fous rires s'agençaient de nouveau jusqu'au moment ou il perdit bien et tomba. Apportant ma main à ma bouche sous sa culbute, je ne pus retenir ce rire des plus sincère et franc. J'étais incapable de m'arrêter, me foutant totalement de sa gueule même si en réalité je me demandais s'il allait bien. Mais comme la bonne amie que j'étais, enfin cousine, je ne pouvais retenir ce foutage de gueule. Ca remarque fut bien accueilli et je finis par lui demander entre deux respirations '' Ça va?! Rien de casser?! '' De toute façon, ce n’était pas comme s'il avait eu une énorme chute, un pied et demi tout ou plus! Il regrimpa à mes côtés et je lâchais un '' Pufff!'' pour ensuite ajouté un '' Au moins, la marche n’était pas trop haute! Tes fesses ont toutes absorbé! '' Connaissant Scott, si ça avait été moi, il aurait sûrement réagi pareil, donc pourquoi me priver?!
Sous notre excitation en réalisant qu'on allait probablement avoir des cours en commun, nous nous ruâmes l'un vers l'autre instinctivement, comme si nos deux cerveaux se mettaient, de nouveau, à communiquer entre eux. Ça si on n’appelle pas ça le don de la communication mentale, je ne sais pas c'est quoi! En fait, nos parents nous on mentit et on vit tous deux du même foutu placenta... Même si nous n’avons pas la même date de fête, un a été congeler jusqu'à ce que l'autre finisse par sortir! Car oui! Ça existe des bébés accouchés de différente date! Cours de bio, c'est à vous de ne pas vous endormir dans vos livres bon! Mais ça expliquerait énormément de choses... Ou alors... l'un vient d'une dimension parallèle en lien avec des extra-terrestres! - Comment introduire le mot extra-terrestre dans un moment comme celui-là cours 101! - Me lâchant, je partis dans son délire en faisant cette référence à un film totalement sorti de nulle part intitulé '' RRRR'' '' Ou alors - McCall... Scott McCall?!... Évidemment encore absent celui-là. J'imagine que McCall n'est pas là non plus? Comme par hasard! Toujours ensemble ces deux-là! '' ok, abusé, mais ça enclenchait un second rire complice.

Puis... vient ce moment difficile... Totalement déchirant, car je savais pertinemment qu'il allait mal réagir. Mais peu importe les scénarios qu'on tente de se créer... on n’en peut pas réellement prévoir ce qui allait arriver. C'était difficile pour moi, car une seconde fois, parler de ça me ramenait instantanément face à ce mur glacial, réveillant ce tic tac incessant qui signifiait qu'en fait, le temps m'était compté. J'avais du mal à lui dire... Par quoi commencer?! C'était si soudain pour moi-même alors que j'étais encore... si jeune. Baissant la tête, je cherchais mes mots, ces mots parfaits pour peut-être rendre ce moment beaucoup moins tragique... Mais il n'a pas de façon douce et délicate d'apporter une telle nouvelle. Pinçant mes lèvres alors que j'arrachais une seconde fois, une partie de mon propre coeur, je finis par commencé. Miracle fut le seul mot sur lequel je me rattachais, car c'était sans doute la seule chose que j'avais besoin, malgré que d'un côté plus réaliste... Je savais pertinemment que ma maladie était incurable. Chacun de mes mots m'était douloureux, comme si je me faisais, comme à toutes les fois, déplumer de mes ailes sans pour autant être encore morte. Cette douleur vive qui me martelait le cœur déjà beaucoup trop sensible et serrait ma poitrine semblable à un coup trop fort m'empêchant de respirer convenablement. En fait... je ne sais même pas comment je faisais encore pour laisser passer ces mots de ma bouche. Ma voix se cassait de plus en plus, enrouée par cette blessure, par cette tristesse incurable, en détresse. Cancer du cerveau... un simple mot facile à dire, mais si difficile à vivre. Chaque jour, la douleur devenait plus forte, ces maux de tête intense et persévérant qui dégradait mon état d'une façon brutale, mais par chance... je réussissais à dissimuler assez bien... Juste assez pour ne pas rendre cette nouvelle encore plus douloureuse pour mes parents, qu'elle était déjà .
''Je lui ai demander de ne pas t'inquiété... Elle a été vague par ma faute.'' finis-je par dire. Ça réaction était des plus normaux... Voire même totalement normal. J'avais sens doute semblé pareille la première fois, disant que c'était qu'une erreur, qu'en fait, ils me faisaient un foutu poisson d'avril et que tout allait revenir à la normale. Mais non... Cette vie est vache, à un point tel quelle me donnait mal à mon âme, comme si quelqu'un souhaitait me faire souffrir d'une façon que je ne pouvais comprendre. Moi qui avais toujours été gentille envers tous, moi qui voyait cette vie telle une jolie mélodie d'oiseau de si bon matin, était devenue un air triste au piano... Ma peine à moi... je pouvais la contenir, j'arrivais à la dissimuler avec peine et misère simplement pour montrer que j'étais forte, pour envoyer foutre la mort en plein visage... mais la sienne, celle de Scott, fut un second coup en pleine gueule, comme si je ne pouvais le supporter, comme si à travers lui, je revivais cette tristesse, ma souffrance, mon deuil de la vie. À ce moment, j'aurais tellement voulu lui dire qu'en fait... C'était une mauvaise blague, mais suite à son regard perdu dans le mien, je ne fis que le fixer, tristement, laissant mes yeux se remplir davantage d'eau et il nu... que des larmes déboulant le long de mes joues en guise de simple réponse. Tel était mon véritable état, tel était mon véritable visage. Cette jeune fille fleurissante et forte se mourrait, se décomposait d'une façon que je ne pouvais lui expliquer.

À ces côtés, j'aurais voulu lui trouver les mots pour le rassuré, pour simplement lui dire que tout allait bien aller. Mais ça aurait été d'un terrible et affreux mensonge. Ma tristesse se mélangeait à cette douleur incessante que je pouvais ressentir à longueur de journée, mais ces mots, le fait de me dédier en soeur fut des mieux accueillis. Mon coeur se déchirait. Je lui faisais du mal et j'aurais tant voulu éviter cela. Je me sentais si impuissante face à cette destiné qui m'était tombé dessus, mais aussi face à sa douleur, à sa tristesse et personne au monde ne pouvait mieux la comprend que moi-même. Je sentais mon coeur caresser la douceur de ce lien de soeur qui munissait à lui, mais aussi je ressentais au creux de mon ventre cette barre de tristesse. J'apportais ma main au derrière de sa tête et par un geste simple, mais remplit de tendresse, je collais mon front au sien tel qu'on avait l'habitude de faire jeune pour se promettre un truc quelconque. D'une voix, semblable à un chuchotement je finit par lui dire '' Et je le resterai à tout jamais Scott... '' Je parlais déjà comme si j'étais morte, comme si c'était déjà fini, mais comment faire autrement? Comment me dire que tout allait bien avec ces radios qui ne cessaient de montrer ma dégradation.

Tel le cousin que je connaissais, il ne voulait baisser les bras et pendant un instant, j'ai trouvé ça totalement attachant, si gentil de sa part, mais le cerveau est l'endroit le plus fragile, le plus vulnérable et je sais que Scott en avait conscience. Alors qu'il tentait d'attraper son téléphone et d'appeler sa mère, je fermais les yeux sous un soupir douloureux. Cette boule dans la gorge ne voulait me quitter, tout comme ce point au plus profond de mes entrailles. L'entendant prendre colère sur l'indisponibilité de sa mère je laissais entendre un '' Scott...'' Un peu faible, mais par espoir de le ramené sur terre. Finissant par ouvrir les yeux, je le voyais tenté d'envoyer un sms et je laissais entendre son prénom un peu plus fort cette fois pour le ressaisir, pour ravoir son attention, car ces efforts n'arriveraient à rien et il le savait intérieurement. Je crois que son propre état étant sans doute toute. C'était ce que je reniais le plus, c'était ce que je voulais fuir, voir ceux que j'aime blesser, en pleure sous la furie de l'impuissance. Je m'étais fait une raison, malgré mon envie de trouver cet espoir cacher quelque part. « Tu ne vas pas mourir. Tu ne peux pas. » J'apportais à ce moment, une main tremblante à ma bouche pour m'empêcher de gémir de douleur, sous le serrement persistant de mon coeur; pour ne pas faire entendre mes pleures malgré qu'ils étaient nettement voyants. Le fait qu'il s'agenouille au sol, je vins instinctivement le rejoindre ayant peur qu'il se fasse le moindre mal au sol. C'était stupide, je sais... Mais ma mère c'était déjà évanoui sous cette nouvelle alors tout était possible. Le voyant qu'il s'était seulement effondré sous la peine, je vins le prendre dans mes bras afin de le serrer fort contre moi, comme si cette moindre marque d'affection allait le rassurer. Mais je persistais, le serrant contre moi le laissant pleuré à mon épaule alors que je faisais pareille. Sous la voix étranglée par la peine, je finis simplement par lui dire. '' Je sais... C'est injuste.'' Et le mot était trop faible pour décrire ce moment, ce ressentiment. ''Je suis désolé... Si désoler, je... J'aurais tellement voulu que se soit faut, que se soit qu'une erreur.'' Persistant à me montrer malgré toute forte, je finis par céder et me mit à pleuré davantage, laissant entendre se soufflement venant des plus profonds de mes poumons. La première fois que je me mettais à craquer de cette façon, même devant mes parents je n'avais que laissé passer ce silence, mais cette fois, c'était trop lourd. J'aurais rêvé de le voir vieillir, d'avoir une famille à lui, voir ces enfants et le voir fleurir dans cette vie qu'il l'épanouira, mais j'allais que le voir, sans qu'il puisse me voir en retour, sans que je puisse lui dire à quel point j'étais heureuse de l'homme qu'il allait devenir. Sous ces pensées, je restais un moment blotti contre mon frère de coeur n'évaluant pas réellement les minutes qui défilaient. Me retirant de lui, je rivais mon regard rougi et gorgé par les larmes. Amenant mes mains à ces joues, j' essayais d'essuyer les perles qui marquaient ces joues. '' Je te promets que je vais me battre! Tu sais, comment je suis, je ferais ce que je peux, jusqu'au dernier instant. Je cherche cette solution, mais si... '' Je ne pouvais poursuivre ma phrase à l'instant présente, mais il pouvait comprendre les mots que je tentais de lui dire. Je repris une respiration afin de me donner le courage de poursuivre ''... S'il arrive quoi que se soit... S'il te plaît, promets-moi de prendre soin de mes parents et surtout... De toi. '' Je marquais un léger sourire sur mes lèvres malgré ma peine qui me contenait. Je ne savais pas de quelle façon j'allais tout simplement m'éteindre et quand, donc sur le moment, je ne pus me retenir de lui demander cette faveur cruciale, car d'une certaine façon, c'était ma plus grande crainte... De laisser ceux que j'aimais derrière moi.


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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Dim 25 Juin - 6:35

   

camille & scott

« Ouais ça, je suis pas vraiment pour non plus. » Admit-il dans une grimace tout en haussant les épaules. Après tout il étudiait pour devenir vétérinaire et avait toujours été un ami des bêtes alors comment pouvait-il en être autrement ? Sans parler forcément de mauvais traitements, ces maîtres qui peignaient leurs chiens n'avaient sans doute pas conscience de toute la cochonnerie chimique qui se trouvait dans ces colorants à but festifs. Cela pouvait occasionner une gêne, une allergie ou pire encore, ingéré par l'animal les toxines pouvaient certainement s'avérer mortelles. Heureusement Scott n'avait jamais rien lu à ce sujet et gardait espoir que ce ne serait jamais le cas. Ses doigts maintenant liés à ceux de sa cousine, la tristesse qu'il avait pu ressentir l'espace de quelques instants s'évapora dans l'air comme si elle n'avait jamais existé. Déjà enfants, Camille avait toujours su comment apaiser ses peines ou encore ses colères et il semblait que c'était une chose supplémentaire qui n'avait pas changé entre eux malgré l'éloignement. Même si l'étudiant ne savait pas de quoi l'avenir serait fait et ce qu'il adviendrait lorsqu'il serait finalement diplômé, ils auraient au moins plusieurs très belles années devant eux durant lesquelles ils pourraient en profiter pour renouer le lien et peut-être même être plus encore. Après tout ils s'étaient quittés enfants lorsqu'ils ne connaissaient rien de la vie que ce que leurs parents acceptaient de leur montrer. Maintenant la question ne se posait plus : ils avaient grandi, expérimenté de leurs côtés et connaissaient les différents aléas qui sévissaient dans une vie d'adulte. Ils pouvaient alors partager bien plus de choses qu'à l'époque, être d'autant plus sincères... A commencer peut-être par lui révéler ce qu'il était vraiment. Il ne s'en sentait pas capable de suite pour la simple et bonne raison que leurs retrouvailles se passaient si bien qu'il ne voulait y instaurer une ambiance dès plus étrange entre eux mais il le ferait. Après tout il avait tout le temps de lui expliquer en temps voulu, tous deux en première année de faculté et partis pour au moins cinq ans d'études côtes à côtes. Cela ne signifiant évidemment pas qu'il attendrait autant de temps avant de lui en faire la confidence, juste qu'il voulait profiter encore un peu du calme et de la douceur qui avaient toujours reflété leur relation avant de n'abattre le ciel sur la tête de Camille en lui apprenant qu'il était un loup-garou.

Si l'émotion l'avait sur le moment empêché de répondre quoi que ce soit, ses yeux le faisaient pour lui. Oui il serait la pour elle tout comme elle le serait pour lui, dans n'importe quelle circonstance. Ils avanceraient à deux quitte à tirer l'autre dans son sillage si ce dernier faisait du sur place. Quittant ses pensées, les sourcils de Scott se froncèrent alors que ses yeux se posaient sur le visage neutre et tendre de Camille. Elle ne montrait rien mais il pouvait ressentir la tristesse qui émanait d'elle, lui pinçant à son tour le cœur une nouvelle fois. Quasi instantanément après cette prise de conscience il resserra la main de sa cousine dans la sienne et déposa un bref baiser sur sa tempe afin qu'elle oublie ce qui lui était passé par la tête, peu importe ce que cela pouvait bien être. S'il y avait bien une chose, un spectacle qui ne pouvait que lui briser le cœur c'était de la voir triste. Elle, l'enfant toujours souriante, riante et espiègle. Elle qui avait nuancé sa vie avec des couleurs chaudes et toujours attrayantes. Elle était la plus intrépide des deux ou du moins, l'avait été à l'époque où ils étaient gamins. Elle était celle qui l'avait poussé à quitter peu à peu son introversion pour s'ouvrir davantage au monde. Une partie de lui, la meilleure de toutes en somme. « Chaque homme a sa faiblesse.... Moi ce sont les tacos et la nourriture au sens large du terme. » Répondit le loup dans un grand sourire satisfait. Une chance qu'il ait eu de bons gênes et ait été un gamin suffisamment énergique pour ne pas s'engraisser et devenir une boule de bowling humaine. A l'heure qui l'est ce serait sans doute Stiles le loup et lui l'acolyte humain si cela avait été le cas. « Tu sais comment me parler ! » Avait-il ajouté avant de rire, l'esprit déjà loin, dans cette boutique de glaces dans laquelle ils finiraient leur repas. Il pouvait déjà sentir toutes les saveurs, imaginer la sensation de froid... Jusqu'à ce que Camille ne le ramène à la dure réalité : celle où il n'y avait rien à manger devant lui. Dur retour à la réalité. « Eh ! » S'offusqua finalement Scott en prenant un air sévère. « Comment ça 'satanée' ?! Elle était super cool ma couverture ! Et pour information c'était pas une couverture de petite voiture mais de motos. » Faisant mine de bouder il détourna le regard, bomba le torse et croisa les bras. A elle de trouver comment se faire pardonner de cette fausse prise de tête.

Le McCall lui rendit sans hésitation son étreinte lorsque celle-ci se blottit contre lui l'espace de quelques secondes. En la tenant dans ses bras il avait l'impression de mélanger passé, présent et futur. Ils étaient là tous les deux avec les années qui étaient passées et pourtant, plus aucun problème du présent ne semblait avoir quelconque importance. En réalité, c'était comme s'ils n'existaient même plus. Et le futur parce qu'il savait que désormais, ils pourraient faire ça autant qu'ils le voudraient parce que leurs chemins n'étaient plus près de se délier. Se relâchant et prenant leurs places initiales, l'étudiant put sentir une goutte de sueur fictive perler sur son front. Si elle n'était pas réelle, le stresse qu'il ressentait à cet instant, lui, l'était. A avoir été trop confiant et abaissé toutes ses barrières il avait failli commettre l'irréparable. Remarque, ne l'avait-il pas fait au final ? Camille n'avait pas l'air de comprendre un traître mot de ce qu'il disait et ses yeux devenus ronds comme des billes n'avaient rien de plus rassurant. Les lèvres pincées et se mordillant l'intérieur des joues, le brun pria pour qu'elle passe outre cette remarque et ne pose pas davantage de questions. S'il avait déjà l'air fin présentement quelque chose lui disait que cela ne faisait que commencer. Heureusement pour lui Camille se contenta de rire aux éclats mais sembla croire à ce qu'il disait, aussi bête que cela pouvait paraître. Grand ouf de soulagement, l'étudiant esquissa alors un sourire qui ressemblait plus à une grimace qu'autre chose. Stresser ce n'est définitivement pas pour lui. « La meule oui, oui, j'te jure ! » Renchérit-il en faisant mine de partager son hilarité alors qu'en réalité, il espérait juste qu'ils passeraient rapidement à autre chose. Son rythme cardiaque retrouva finalement une allure normale lorsque sa cousine lui fit savoir qu'elle le croyait bien qu'elle trouvait cela plutôt étrange. Si cela n'avait pas pu paraître trop bizarre compte tenu de la conversation qu'ils venaient d'avoir, Scott l'aurait certainement à nouveau embrassée et serrée dans ses bras. Sans le savoir elle lui rendait les choses tellement plus faciles.

« Exactement et tu peux te rassurer, tous mes amis sont de confiance. Comme je l'ai dit, ils sont géniaux tu verras. » Scott n'en mènerait pas large sans eux et il savait combien il était chanceux de les compter parmi les membres de sa meute. « Je te remercie quand même pour ton inquiétude hein. » Répondit-il en levant les yeux au ciel après l'épisode salto / voltige qui l'avait piteusement envoyé au sol. En réalité il ne lui en voulait pas, entendre le son de son rire était la plus belle chose qu'il pouvait espérer en retour de cette cascade de l'extrême. C'est finalement à sa référence à un film que Scott partit à nouveau en fou rire ou presque. S'il ne se souvenait pas de l’œuvre entière, certains passages lui revenaient aisément en tête, renouvelant son rire encore et encore. Cela faisait partie des films cons qui n'avaient aucun autre but que de faire rire et faire disparaître les maux pendant quelques longues minutes. Il n'y avait pas de morale à en tirer, pas de remise en question possible. Simplement et purement du rire encore et encore. « 'Il va faire tout noir -ta gueule !' » Renchérit-il alors en repartant dans un rire au même titre que sa cousine. C'était certainement deux des phrases les plus cultes du film et sur le moment, cela lui avait surtout donné envie de le visionner encore une fois. Dommage que ce moment n'ait pas duré et qu'encore une fois, une réalité trop dure soit venue bouleverser cet espoir. Il savait pertinemment ce qu'elle cherchait à faire et cela le rendait d'autant plus fou. Elle ne le rassurait pas, non, elle le préparait à ce qu'elle pensait être une finalité fixée. Ce qu'elle ne savait pas c'est qu'il n'était pas prêt à lâcher prise ou encore à accepter. S'il avait ces pouvoirs incroyables, s'il avait combattu des créatures mythiques il était inconcevable pour lui qu'il n'y ait rien à faire pour la préserver, lui offrir la vie dont elle rêvait et qu'elle méritait. Bouleversé, il n'avait pu prononcer que quelques mots d'une voix cassée et sèche à la fois : « Ne parles pas comme ça. » Comme si elle était déjà partie, comme s'ils ne pouvaient rien y faire. Pourquoi était-elle aussi radicale ? Elle qui avait toujours été la plus optimiste des deux. Pourquoi maintenant qu'elle se devait de l'être, elle baissait les bras ?

En plus de tout ça et comme si ce n'était pas suffisamment difficile à gérer, Scott pouvait sentir la peine et la douleur de Camille se mêler à la sienne le rendant d'autant plus confus. Il n'était déjà pas capable d'agir en conséquence de la sienne alors en en éprouver deux, aussi puissantes et déchirantes instantanément.... Il n'avait tout simplement pas la force qu'elle soit physique ou mentale. Alors il lâcha prise et s'effondra tout simplement. Les genoux plaqués sur le parquet froid de l'appartement, le regard perdu dans le vide et troublé par les larmes. Il avait du mal à respirer comme à l'époque de ses crises d'asthme à la différence qu'il n'était aujourd'hui plus censé en faire et qu'il ne savait pas comment s'en sortir. L'inquiétude de sa cousine se mêla à son tour à ce cocktail détonnant et le loup se sentit perdre tout contrôle. C'en était trop. Cette nouvelle, cette foule de sentiments trop intenses, trop rudes qui ne demandaient qu'à exploser en lui. Serrant la mâchoire et tremblant de colère au même titre que la peur, il fut incapable de lui rendre l'étreinte qu'elle lui donna finalement après l'avoir rejoint. Elle était maintenant à sa hauteur, le serrant le plus fort qu'elle pouvait contre elle. Mais contrairement à d'habitude cela ne suffit plus à apaiser sa peine et ses maux. Au contraire, ils ne firent que redoubler en prenant conscience qu'ils ne pourraient peut-être plus faire ça dans un futur pour ou moins proche, si sa maladie l'emportait. Il secoua alors la tête pour effacer ces pensées douloureuses de sa tête mais c'était trop tard. La colère, la tristesse et le stress avaient réveillé le côté animal, celui qu'il avait toujours un peu de mal à contrôler depuis qu'il avait du devenir sa propre ancre. Il respirait plus bruyamment et il pouvait sentir ses crocs se déployer petit à petit. La tristesse n'était plus le sentiment prédominant non, la rage l'était. Contre cette maladie, contre les médecins et le reste du monde. Ce n'est que lorsqu'il sentit Camille se briser complètement et fondre en larmes contre lui que son humanité reprit le dessus sur la colère. Sa poitrine se souleva avec moins de peine et il avait retrouvé une respiration plus discrète tout comme son visage qui était à nouveau normal, simplement défiguré par la peine. Prenant une grande inspiration il avait serré sa cousine contre lui aussi fort qu'il avait pu, veillant à ne pas lui faire mal. « On va.... trouver un moyen.. » Sa voix avait été un murmure déchirant à l'image d'une vague se brisant sur des roches contre lesquelles elle ne pouvait rien.

Si Scott s'était toujours débrouillé pour ne pas craquer devant qui que ce soit, il se devait ici de lâcher prise. Premièrement parce qu'essayer de se contenir l'aurait certainement poussé à se transformer et deuxièmement, parce qu'il ne pouvait laisser Camille sombrer seule dans cette abyme. Ensemble ou rien du tout, ils se l'étaient promis. Et si c'était dans l'obscurité qu'elle vivrait dans les semaines à venir alors il le ferait également, soutien sans faille et bras droit jusqu'à la fin. L'espace temps suspendu, Scott n'aurait su dire avec précision combien de minutes s'étaient écoulées -parce qu'avec tout le bon sens du monde il n'était pas question de secondes- au moment où ils se détachèrent enfin et s'observèrent. Ils purent alors voir les effets de la peur et de la tristesse sur leurs visages devenus bouffis et malheureux. Était-ce la maladie en elle-même ou simplement la peur de se perdre à tout jamais, il n'osait pas plancher sur la question. Il aurait été égoïste de sa part de ne penser qu'à la perte qu'il subirait alors qu'elle risquait de perdre tout ce pour quoi elle avait vécu toutes ces années. Néanmoins, il en gardait le cœur en miettes. Il avait connu des peines physiques comme mentales mais après la perte d'Allison, il n'aurait jamais cru être capable de ressentir une telle douleur, un déchirement aussi radical. C'était comme s'il s'apprêtait à perdre une part de lui-même. Incapable de regarder davantage sa cousine et ses pleurs, Scott ferma alors les yeux en pinçant les lèvres pour s'empêcher de craquer à nouveau. « Non... Pas de 'mais si' , je t'en supplie... Tais-toi. Tais-toi Cam... Je veux rien entendre.... » La supplia-t-il en sentant de nouvelles larmes quitter ses yeux pour s'écraser sur les mains de sa cousine qui tentait tant bien que mal d'effacer chacune d'elles. Mais ses suppliques restèrent sourds puisqu'elle lui donna la réponse qu'il redoutait tant. Hochant la tête frénétiquement de gauche à droite comme pour empêcher vainement l'information d'entrer dans ses oreilles, il finit par se briser à nouveau.

« Ca n'arrivera.... pas. » Il fallait qu'il garde espoir, il le devait. Parce que dans le cas contraire il ne pourrait plus continuer, ne pourrait plus vivre normalement. Alors quoi ? Devait-il considérer chaque entrevue avec Camille comme potentiellement la dernière ? Chaque moment comme un moment précieux plus à observer qu'à vivre pour bien s'en souvenir s'il arrivait quelque chose ? Les mains de Scott attrapèrent finalement celles de sa cousine et les serrèrent. Il fallait qu'il se calme, qu'il réunisse ses esprits et surtout qu'il retrouve un rythme cardiaque convenable. C'est vrai quoi, ce qu'il disait allait en total contradiction avec sa réaction. Pourquoi s'effondrer et fondre en larmes si on croyait éperdument pouvoir faire quelque chose pour l'en empêcher ? A cette pensée, l'étudiant émit un sourire et rouvrit les yeux. Oui, il était bête. Il y avait une solution, forcément. Et peu importe les efforts, le temps et les sacrifices qu'il devrait faire il la trouverait. Rassuré et à nouveau maître de lui, il avait à son tour lâché l'une des mains de Camille pour essuyer les traces de larmes sur ses pommettes et ses joues. S'il semblait plus détendu cela ne signifiait pas pour autant que la tempête était passée. En réalité, elle était juste remise à plus tard. Il ne pouvait tout simplement pas se permettre de s'effondrer devant elle qui faisait déjà tant pour ne pas y céder elle-même. Elle n'avait pas à assister à ce spectacle, s'infliger sa peine en plus de la sienne. Alors il patienterait. Tous ces sentiments refoulés finiraient par sortir à l’abri des regards indiscrets et inquiets et cela irait mieux ensuite, d'une certaine façon. « Je suis désolé, je n'aurais pas du réagir aussi brutalement. » Répondit-il d'une petite voix mais moins affectée que précédemment. Tout était question d'apparence. S'ils ne s'étaient jamais menti auparavant, si ce n'était concernant sa nature bien que cela était plus du domaine de l'omission, Scott se disait que ce n'était peut-être pas plus mal de commencer si cela pouvait la préserver. « On trouvera quelque chose, tu m'entends ? » Les yeux plantés dans les siens il finit par retirer sa main de sa joue pour se reposer contre celle qu'il avait lâché plus tôt. « Et tout va bien se passer. Et dans tous les cas je prendrai toujours soin de vous. » La rassura-t-il néanmoins. Certes il n'avait pas dit 'je promets que' mais son ton et son sérieux suffisaient à faire comprendre à Camille qu'il y mettait sa parole d'honneur.

Soufflant encore une fois -parce que lui mentir aussi effrontément en lui faisant croire qu'il était calme alors que ce n'était pas le cas n'avait rien de facile- il s'assit finalement sur le sol et tira légèrement sur les mains de sa cousine pour l'inciter à venir se blottir contre lui une nouvelle fois. « Ca va aller. » Murmura-t-il une nouvelle fois comme pour les rassurer tous les deux. Et alors qu'elle se serrait contre lui, il l'entourait de ses bras et fermait les yeux. Si le geste en lui-même lui faisait un bien fou, ce qui allait suivre, définitivement un peu moins. Un cancer du cerveau devait être douloureux même si elle n'en montrait et n'en disait rien. Que se soit par une simple gêne constante ou des douleurs, Scott voulait lui offrir un instant de répit qu'elle n'avait que trop mérité. Alors il la serra davantage et, la mâchoire serrée, il commença à lui enlever de sa douleur. Sur ses mains et ses bras ainsi que son cou, ses veines étaient devenues noires charbon, signe que cela fonctionnait. Il tentait alors de ne pas bouger et de n'émettre aucun son afin de ne pas trahir la douleur qu'il ressentait lui même au fur et à mesure qu'il ne lui en enlevait. Le manège dura quelques secondes durant lesquelles les sensations devinrent de plus en plus douloureuses. Il savait qu'il poussait trop loin son pouvoir et que cela allait finir par se retourner contre lui mais ne pouvait se résoudre à s'arrêter, conscient qu'à ce moment même elle devait se sentir ne serait-ce qu'un tout petit peu mieux. Ce n'est que lorsqu'il sentit sa tête commencer à lui tourner qu'il s'arrêta enfin, rouvrant les yeux et observant une goutte de sang tombée sur l'épaule de sa cousine. A bout de force ses bras se desserrèrent et son corps sembla légèrement vaciller quelques instants. Sûrement en avait-il trop usé mais le résultat en valait la peine.


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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Mar 4 Juil - 18:00

Retrouvaille Je réalisais qu'en fait, sa présence m'avait terriblement manqué et pas que lui-même, mais je réalisais qu'il était une partie de moi, une partie de mon âme que j'avais perdue au cours des années. C'est difficile à expliquer, mais je crois que notre lien est beaucoup plus que cousin et cousine, en fait, il est beaucoup plus profond, semblable à ce qu'un frère et une soeur puissent ressentir l'un envers l'autre, un amour fraternel, mais aussi, le fait d'être complet l'un avec l'autre. Nous avons toujours eux cet agissement entre moi et Scott et je me rends compte que tout ça, nos rires, notre complicité unique, étaient beaucoup plus importante dans ma vie que j'aurais pu le croire. Je sentis mon coeur se serrer et devenir douloureux, alors que je me laissais vagabonder sur cette pensée, je sentis sa main se serrer dans la mienne et je me retournais pour chasse cet air neutre par ce petit sourire doux. Ces lèvres déposa un baiser sur mon front et je me dis aussitôt que son signe de protection envers moi, c'était sans doute une preuve qu'il ne quitterait plus ma vie, qu'il ne sera plus qu'un simple décor d'arrière-plan dans les souvenirs lointains, mais qu'en fait, il deviendra aussi présent qu'un meilleur ami et qu'un frère de cœur. Ce fut le message d'une douce promesse que ça allait changer.

Scott est un parfait estomac sur pâte et peu importe le temps qui avait passé, cette partie de lui ne le quittait guère, même que, avec sa grandeur et sa puberté, j'étais quasiment sur que Mélissa avait bavé sur son passage au frigo. Je le savais, sans réellement le demander et la réponse de mon cousin ne se fit pas attendre, je me mis à ricaner aussitôt! C'était presque évident, les tacos tremblaient de peur à sa vue et savent que peut importe... ils finiront dans son estomac! '' Dis-moi! Quand tu rentres dans les restaurants mexicain, ta table est déjà prête et les serveurs ont déjà commandé pour toi? '' C'était qu'une simple plaisanterie! Vous savez cette allure qu'on voit que dans les films, le client vient presque qu'à la même heure, à tous les mercredis et tout le personnel du restaurent connaissent le client!... Je me demandais réellement si ça se pouvait. Les films restent les films, évidemment, mais mon esprit créatif me disait que si Scott restait un moment à la Nouvelle-Orléans, cette image pourrait en devenir une réalité. Lui c'était les tacos et moi, j'adorais les frites et la glace! En fait, la nourriture au grand complet est une faiblesse dans cette famille, mais par chance, nous sommes évidemment bien sportifs pour pouvoir dépenser toutes ces calories! Puis, c'est si bon de manger, ça nous fait ressentir cette hormone sécrétée pour le bonheur, ce petit bien intérieur et cette chaleur dans le coeur... Bon... j'ai faim maintenant! Je me mis à rire de nouveau avec lui, il faut dire que cette possibilité de terminer dans toutes les boutiques de glaces de cette ville risque d'être plus que possible, puis j'ajoutais '' Hoooo et j'ai entendu dire qu'il y avait une boutique de pâte à biscuit! Il en a fait avec de la glace et en boisson aussi... '' je réfléchissais un moment et conclut '' Bon... On va devoir faire une liste de boutique et restaurant à essayer sinon on va en oublier. ''

Je vis le changement sur son expression et je trouvais ça presque comique. L'aurais-je réellement vexé pour une simple couverture? Je ne crois pas, il tentait, évidemment, de me faire réagir et ça ne fit qu'étiré davantage je sourire que j'avais. J'amenais le regard au ciel d'amusement et dit '' Hooo pardon! J'avoue que les motos c'est nettement différent des voitures! '' Je laissais entendre ma voix sarcastique, mais non de la mauvaise façon, mais plus par plaisanterie. C'est vrai que cette couverture était plutôt enfantine, mais malgré son apparence, comme la mine en version fille; nos couvertures nous avaient temps servi. Ces couvertures avait du vécu, nos diverses cabanes, toutes les fois ou nous avions pleuré pour une blessure simple qu'on ne se souvient plus, mais qui nous paressait si important autrefois... Je le regardais faire cette mine contrarier et je me retenais pour ne pas rire de sa fausse allure et comme quand j'étais enfant, je l'encerclais de mes bras et déposa ma tête sur son épaule. Ce n’était pas prêt à partir et des fois, ça avait le don de l'énerver, mais son sourire apparaissait toujours. '' Mais nonnnnnn! Elle est super ta couverture... Puis j'ai encore la mienne quelques parts! '' Je me détachais de lui et en voyant qu'il tentait de résister, j'apportais un doigt à ces lèvres et le passa de bas en haut. Vous savez ce qu'on fait aux enfants qui sont fâchés et qu'on tente de faire rire? Ba exactement ça! '' Hooooo Scotty! Tu résistes... et si je te chatouillais?!'' Mes mains étaient à bonne distance, mais il savait très bien que je pourrais clairement le faire, mais le plus drôle c'était de voir si l'autre se mettait à rire sans que je le chatouille réellement! Les enfants ont cette facilité à rire, mais même si on grandit, on ne peut résister aux rires!

Scott était un garçon fantastique, déjà bien jeune il était si gentil, prenant soin des autres avant son propre bien et malgré sa petite timidité, quand je l'incitais, il devenait tout aussi extraverti que moi. J'avais confiance qu'il était devenu un jeune homme tout aussi extraordinaire et malgré tous, ces amis étaient tout aussi géniaux que lui. Nous étions presque la réplique d'un et de l'autre au sexe opposé, donc je ne sais pas ce qui pourrait faire en sorte que je ne les apprécierai pas... Mise à part leur expression bizarre de Beacon Hill, j'étais persuadé que ça allait cliquer entre nous. Puis nous dévions sur ce film totalement stupide, mais si drôle. J'avais l'habitude de trouver des films catégorisés de ridicule ou n’ayant aucun but à retenir. C'était sans aucun doute, meilleur pour rire aux éclats surtout quand on est en peine. Le plus hilarant dans tout ça, c'est que malgré mes conneries dites, Scott embarquait dans ceux-ci sans grand mal. Mais comme tout beau moment, on dit souvent que l'équilibre se voit de nouveau troublé, car malgré ce moment de retrouvailles sympa, j'allais tout gâcher ça... En réalité, je m'en voulais d'avance d'arriver comme ça et tout chambouler alors que tout me semblait parfait, joyeux et surtout, comme je l'avais imaginé. Mais ce monde est difficile, la vie est souvent vache et avec un brin de bonheur, vient souvent les mauvaises nouvelles juste pour refaire un équilibre... quoi que, je voyais la mort comme une forme difficile, un mur beaucoup trop grand et je savais que tous allaient s'en sortir oui, car ainsi va la vie, mais sans blessure, ça... C'était tout un défi. Chaque étape nous rend plus grands comme on dit, sauf qu'y croire pour moi c'était impossible, mise à part cette faible lueur qui brillait au loin. Comment préparé à une telle annonce?... Rien ne peut bien passer à l'annonce d'une maladie venimeuse telle un serpent rependant son venin d'une journée à un autre.

Cet espoir, je semblais ne plus y croire... Essayant d'un côté et de l'autre un moyen de m'en sortir, je commençais tranquillement à me dire quand fait... Aucune chance n’était de mon côté. C'était franc, douloureux à se l'avouer moi-même, mais comment guérir quelque chose qui ne peut l'être par des spécialistes. Si seulement on l'aurait su avant, si seulement se cancer ne serai pas malin, si... tant de si, mais peu de chance. Malgré cette poigné que mes parents et mes proches semblassent s'accrocher, je commençais à ne plus y croire. Peut-être avais-je fait quelque chose de mal? Refuser cette danse à ce garçon de la première année de lycée? Aurais-je manqué, dit quelques choses de si atroces que dieux seuls désirait me faire punir?

Le voir réagir de la sorte, je m'y attendais oui, qui serait heureuse d'apprendre une telle information, mais malgré que je m'étais endurci avec l'agissement de mes parents, le voir, lui; Scott McCall, mon cousin, mon frère de coeur, en peine, ressentir cette douleur c'était trop pour mon courage, trop pour mes épaules. Je ne pus le laisser s'effondrer seul et je le fis moi aussi. Moi qui semblais si solide devant mes parents, n'ayant pas permis une seule de mes larmes, je me laissais allé, liant ceux-ci à la véritable douleur que je ressentais, mais seulement pour encourager, ma belle et mon envie de le réconforté, mon mal de crâne se fit plus présent, prenant de l'expansion malgré cette légère pique présent depuis plusieurs jours, mois...
J'entendais son souffle et pendant un moment, j'eux peur qu'il fasse une crise d'asthme. C'est d'une voix déchirée par la peine que je lui dis '' Respire Scott... Respire... '' stupide, je sais, mais malgré la peine et l'effondrement que je ressentais, je me préoccupais de lui. Malgré que j'aurais aimé reprendre le dessus sur cette vague qui me submergeait, je n'y arrivais pas. J'étais sûrement trop fatigué de me retenir à ce point, fatigué de ce mal constant que je sentisse autant mentalement que physiquement et... je le sentisse reprendre le dessus. Son entrain et son soutient fit en sorte d'accentuée ma peine, mes pleures les plus profonds, mais malgré tout, ça me faisait du bien, j'en avais besoin. Il tentait de me rassurer lui aussi, je ne sais pas pourquoi, mais ces paroles me semblaient prendre une nouvelle importance. Peut-être parce que je semblais réellement l'écouter et non balayé de la main ces paroles que je ne cessais d'entendre.

Je me séparais de lui et pour la première fois, je le laissais voir les ravages de ma tristesse. C'était comme si... je sentais que je disparaissais, l'effaçant doucement de ce monde beaucoup trop tôt, ce monde que j'aurais tant aimé découvrir davantage. C'est sur le bord de la mort qu'on se rend compte de tout ce que nous n'avons pas fait. J'aimerais temps vivre ce métier qui me fascinait tant, j'aimerais tant avoir pris le temps de voyagé, voir Rome, l'Italie, l'Australie... Vivre aussi ce grand amour qu'on nous parle tant depuis que nous sommes jeunes. Non pas ces amourettes du lycée qui nous semble peu important, mais un vrai, un amour pur avec ce brin de fantaisie. Mon désir d'avoir ma propre maison, de m'installer, d'avoir une petite famille et grandir avec Scott, le regardant avoir lui aussi une famille, des enfants et ils pourront faire des soupers de famille grandiose... Pourquoi penser à de telle chose si c'est pour autant faire du mal de nouveau? Et bien, car ce genre de rêve est sans doute sur ce que je me rattache.

C'était trop pour Scott et je pouvais le comprendre, mais cette seule et unique chose qui me chicotait était le bien de mes parents et le sien tout simplement, le pourquoi de mon si... Si je dois quitté cette terre, j'avais besoin d'être rassurée, de savoir qu'en fait, si je donne mon dernier soupire, ils seront tous les trois accompagnés, soutenues d'une façon ou d'une autre... c'était mon seul et unique vœu.
Je chassais de mes doigts, ces larmes, telle l'attention d'une soeur face à son frère, essayant de les retirer même si elles étaient beaucoup trop nombreuses. Mais, c'est malgré les pleures et son regard rougis par la tristesse que je vis ce petit éclairci apparaître. Ce petit sourire sur ces lèvres semblait essayer de calmer la tempête. Essayant d'essuyé à son tour les larmes qui dégringolait sur mes joues, j'écoutais ces mots qui semblait beaucoup plus contrôler que les précédant et son allure plus sure me fit soufflé doucement. N'étant pas encore capable de dire quoi que se soit, je secouais vivement la tête de bas en haut afin de laisser entendre un '' D'accord'' un peu étouffé par ces pleures et cette tristesse que j'avais trop voulu caché. Je savais qu'il s'assurerait de prendre soin de nous. C'était une sorte de promesse de sa part et j'y croyais, c'était ce que j'avais besoin d'entendre.

Me retrouvant dans les bras de celui qui se rapprochait davantage d'un frère qu'un simple cousin, je l'encerclais de mes bras comme pour m'en accrocher. Je respirais de nouveau plus normalement et ces moments d'allaitements devinrent de plus en plus distants. Je sentais que j'allais bientôt immerger, regagnant la terre ferme. J'allais reprendre le contrôle de moi-même, même si je n'avais guère tendance à flanchée, c'est avec son rassurèrent que j'allais réussir. Comme nous nous l'étions promis, ensemble tout simplement... Yeux fermés, je reprenais mes esprits et je ne sais pas si c'est par sa compassion, la chaleur humaine de Scott, mais je ressentis une légère pause, comme si le temps avait figé subitement. Je sentais cette douleur constante semblablement s'évaporer un bref instant à l'intérieure de moi, je constatais que cette sensation de légèreté m'avait beaucoup trop manqué. Je ne sentais plus rien, cette douleur me quitta petit par petit et je pus laisser passé un profond soupir. C'était... tout simplement indescriptible. Mais ce fut bref, car la douleur revint à grands pas et ma tête se remit à être douloureuse, je retrouvais mon état normal. Je me séparais doucement de mon cousin ne sachant aucunement ce qu'il venait tout juste de faire simplement pour mon propre bien, mais ces quelques secondes avaient suffi pour que je puisse reprendre le dessus sur la noirceur de mes pensées. Un sourire vint presque effleuré mes lèvres et lui dit doucement '' On va... chercher un moyen... '' C'était simple, des mots similaires à ceux qu'il avait utilisés pour me rassurer, mais cette fois, je semblais plus y croire... J'essuyais mes yeux du revers de la main et remarquais son regard légèrement trouble... Je déposais une main à son épaule et lui demanda '' Ça va?'' Ce n'était pas un moment facile et ces mots sont limites ironique dans de telles situations, mais quelque chose m'échappait presque vis-à-vis son regard du moment, il semblait limite fatigué quoi que c'était normal... mais quelques choses... '' Scott... tu saignes!'' Dis-je surprise et surtout davantage en alerte en voyant son nez laissant échappé une goûte rouge foncé. Instinctivement, je me retournais, trouva la boîte de papier mouchoir et lui apporta. '' Pince ton nez et avance-toi légèrement vers l'avant. '' Dis-je par habitude, même si Scott devait probablement le savoir, surtout avec sa mère infirmière. '' Certaines fois, les ... '' chocs'' peuvent provoquer des réactions du corps, mais tu sais ce qui aide le plus après tout ça... Quelque chose à boire. '' Un sourire s'était réfugié à mes lèvres et sous un air mal habile, je me redressais pour aller à la cuisine de son appartement. Ayant dit que cet endroit était comme chez moi, je pris l'initiative de prendre le jus d'orange et faire un verre à mon cousin. C'est que la vitamine C à beaucoup plus de bienfaits qu'on peut bien le croire et surtout après des pleures incessants. Lui donnant la boisson orangée, je vins m'asseoir à ces côtés et lui dit '' Désoler pour ça, encore!'' Dis-je en désignant le mot ça pour bien moins pire que le moment avait été. Je pinçais les lèvres m'en voulant d'avoir aussi bien gâché ce moment de retrouvailles qui allait si bien. Je repensais à ce qu'il avait dit sur le restaurant mexicain et une idée illumina mon visage aussitôt. '' Du coup, pour me faire pardonner d'avoir dévié nos super retrouvailles en période de pleurnicherie, je t'invite à ce fameux restaurent Mexicain!... Et je te promets de ne dire à personne que tu as chialé comme un bébé!'' Ce moment était tout sauf marrant, il faut bien ce l'avouée, mais je ne serai pas Camille sans cette légère plaisanterie... Il fallait bien dévier cette mine triste à une mine plus joyeuse même si la plaie n'était pas entièrement fermée. '' ALLLERRRR! Et après, on va à la crémerie!!!'' Dis-je en faisant cette mine de supplications.


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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Mer 26 Juil - 12:59

   

camille & scott

A la question qu'elle lui pose, Scott réprime un sourire et hausse les épaules. « Si, ils doivent être télépathes et voir dans les pensées de leurs clients ce qu'ils veulent ! » Il n'allait tout de même pas admettre que si ça avait souvent été le cas à Beacon Hills, c'est tout simplement parce qu'il était un client suffisamment régulier et sans surprise. Ancré dans ses habitudes, il laissait peu de place à la surprise et ce dans tous les domaines. Il ressemblait beaucoup à sa mère sur ce point là : pas très bon cuisinier, seulement quelques rares recettes de famille apprises par coeur et surtout, pas vraiment le temps de passer un long moment derrière les fourneaux. Dans sa ville natale c'était déjà un miracle s'il avait le temps de dîner entre ses cours, ses obligations d'alpha et le travail à la clinique de Deaton. Mais il avait maintenant tout le temps d'apprendre et de combler ses lacunes ou du moins, il espérait qu'il le pourrait. Après tout, n'était-il pas venu ici en partie pour s'éloigner de l'amas de surnaturel qui sévissait à Beacon Hills ? « Mon ventre est vide est tu me parles de glace... » Autrement dit: mauvaise idée. Oui bon, certes, 'vide' était un très grand mot mais ça, elle ne pouvait pas le savoir. « Oh pas que les restaurants, élargissons les choix aux bonnes adresses tout simplement. » C'est vrai, s'ils devaient se voir cela ne devait pas forcément se faire uniquement autour d'un verre, d'un cornet de glace ou d'une assiette. Scott avait entendu parler de magasins intéressants comme par exemple une sorte de salle de jeux et d'arcades loin du vieux quartier français qui n'avait pas l'air d'avoir pris une ride depuis sa construction. « Tout à fait ! Les motos c'est beaucoup mieux... » Heureusement que Stiles était absent et n'entendait pas ça. Ils avaient beau être les meilleurs amis du monde, il se battrait corps et âme pour sauvegarder l'honneur de sa Jeep. Tout comme Scott le ferait pour sa moto. La laissant l'enlacer, l'étudiant resta stoïque faisant mine que cela ne l'atteignait pas. Elle avait toujours eu cette facilité déconcertante à s'en sortir avec un claquement de toi, avec lui. Il fallait qu'il lui avait toujours tout laissé passer; il l'aimait trop pour lui en vouloir. « Chatou.... Même pas en rêve !! » Ses yeux étaient ronds et stupéfaits. Si la grimace n'avait rien donné, la menace de le chatouiller, elle, avait suffit à faire apparaître un sourire sur le coin de ses lèvres. « C'est bon, c'est bon! Je boude plus. Heureuse ? » Demandait-il en souriant toujours.

Malheureusement pour eux deux, ce moment d'accalmie ne dura pas. Ils semblaient loin, les rires, presque comme s'ils n'avaient même jamais existé en fait. La seule chose que Scott pouvait sentir c'était ce poids qui avait l'air de lui écraser la cage thoracique. Il n'avait plus ressenti ça aussi brutalement depuis sa transformation en loup, lorsque ses problèmes médicaux avaient disparus au même titre que son humanité. Un mélange de panique, de peine, d'incompréhension.. De haine ? Certainement. Malgré lui et tous ses efforts pour ne pas y céder, il en voulait à sa tante de n'avoir rien dit. Pas seulement au cours de cet échange téléphonique qu'ils avaient eu, mais plutôt ceux qu'ils auraient du avoir après qu'elle ait été diagnostiquée. Certes leur famille avait eu leurs différents; suffisamment forts pour les déchirer en somme mais cela n'était pas une nouvelle anodine que l'on gardait pour soi pendant des semaines. Il en voulait aussi au sort qui avait voulu que cela tombe sur Camille, à des Dieux auxquels il ne croyait même pas en temps normal. Il se haïssait lui pour ne pas se montrer plus fort alors que cela devait rendre les choses encore plus difficiles pour sa cousine. Maintenant plus que jamais, ses espoirs pour une nouvelle vie tranquille s'effondraient et laissaient son monde se dérober sous ses pieds. Avec difficulté, Scott tenta de redevenir mettre de lui-même. Il faisait comme on le lui avait appris en cas de crise : il comptait les secondes, retenait sa respiration puis la relâchait en temps fixe. Mais ce n'était pas suffisant... Parce que le problème ne se trouvait pas dans sa respiration mais bien au sein de l'organe qui lui permettait de respirer jour après jour. On dit qu'un coeur brisé n'est qu'une métaphore, une figure de style et pourtant, à l'instant il aurait juré l'avoir senti se scinder. Et les larmes qu'il vit sur les joues de Camille ne firent qu'aggraver ce constat. La tenant à nouveau dans ses bras, Scott put sentir un instant le corps de cette dernière se détendre et ses émotions se tempérer. Son coeur battait moins vite comme si elle était libérée de quelque chose qu'elle avait trop longtemps porté. S'il avait voulu faire durer le moment son corps lui, le rappela à l'ordre l'empêchant bien malgré lui de continuer. Il aurait l'occasion de le refaire mais là de suite, il lui fallait retrouver ses forces. D'autant plus que la dernière chose dont il avait besoin était une Camille inquiète à son sujet.

« O-oui je... Ca va. » Il savait qu'il ne devait pas être franchement convainquant mais il ne pouvait faire mieux compte tenu des circonstances. La tête lui tournait encore, manquant de le faire définitivement tomber sur son flan contre le sol de l'appartement. « C'est rien ! » Assura-t-il en portant sa main à son nez pour empêcher les gouttes de se répandre où que ce soit. Bien joué Scott McCall. Attrapant des mouchoirs que Camille lui tendait, l'étudiant mit en pratique ses conseils. Quelle chance avait-il qu'elle lui expose sur un plateau d'argent une excuse toute trouvée pour expliquer ce phénomène inattendu ? Si elle savait... Ce qu'il était, ce qu'il pouvait faire. Ce qu'il avait fait par le passé. « Heureusement que j'ai passé le balai ce matin. » Dit-il en référence au fait qu'ils étaient maintenant installés par terre comme deux hippies alors qu'un canapé confortable se trouvait à quelques pas d'eux seulement. Une tentative idiote de distraire Camille, de la faire rire après ces pleurs qu'ils avaient tristement partagé. Il ne voulait plus voir cette peine sur son visage, seulement ce même amusement et peut-être, cette tendresse qu'elle lui vouait quand il faisait ou disait quelque chose de totalement stupide. « Aide moi, je vois rien avec les mouchoirs... Cam je vais m'en mettre partout ! » Il rit alors de bon coeur tentant de viser juste avec son verre alors qu'il ne voyait rien de ce qui pouvait bien se passer sous son nez et les trois mouchoirs qu'il y tenait de sa main de libre. Avec l'aide de Camille il réussit enfin à boire quelques gorgées puis reposa le verre. « Merci et ne t'excuse pas. » Sa main de libre vint effleurer celle de sa cousine dans un geste affectueux juste avant qu'il ne reporte son attention sur les mouchoirs. Son étourdissement commençait à passer mais il ne se sentait toujours pas prêt à se lever, malheureusement. « J'ai pas chialé comme un bébé ! » Répondit-il du tac au tac avant d'hocher la tête de gauche à droite en levant les yeux au ciel. « Bon peut-être un peu... » Personne n'est parfait et pour Scott, ressentir, se laisser envahir par ses sentiments n'est pas forcément une mauvaise chose. Au contraire. « D'accord, d'accord on y va ! Mais il faut que je m'habille d'abord. Aide-moi à me lever tiens, au lieu de me regarder là ! » Dit-il en riant et en tendant sa main de libre à Camille.


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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Mar 8 Aoû - 21:39

Retrouvaille Au départ de cette journée, je me voyais si angoisser. Se revoir après autant d'années laisser aller mes pensées dans toute direction, car malgré tout, il avait une fine possibilité que ça se passe dans la gêne et la timidité. Mais je sentais que tout allait bien aller. En réalité, c'était ce moment qui m'angoissait. Depuis la découverte de cette masse, j'étais devenue en quelque sorte ce pied de soutien sur le toit de mes parents et de tous ceux qui m'entouraient. Je ne laissais pas voir une larme, essayant d'avaler, comme je le pouvais, la pilule difficilement, mais à quoi ça donnerait de pleurer, de m'effondrer comme mes parents? J'avais habitude de pensé plus aux autres qu'à moi-même, ce qui expliquait, sans aucun doute; le pourquoi je n'autorisais pas une larme. Voir ma mère si détruit, mon père dans tous ces états ferait en sorte d'aggraver la situation vis-à-vis eux, alors je ne pouvais me permettre une telle descente. Dans les hauts et les bas, j'avais toujours été cette jeune fille positive envers eux et cela, même si leur couple a eux beaucoup de péripéties, ils ont réussi à passer à travers grâce à moi. Sans réellement le savoir, ma mère m'avait mis se poids sur les épaules, car elle me remerciait temps d'être si heureuse malgré les journées difficiles, alors pourquoi ça serait autre aujourd'hui? J'étais prise, mais, entre nous, le dire à Scott, lui qui a toujours gardé cette place de frère, lui avec qui je pouvais tout partager... je savais que j'allais dégringoler cette falaise que je t'entais de monté désespérément...  La peine fut que trop difficile à garder surtout en voyant mon cousin aussi affecter par cette nouvelle. Je ne pus contenir cette peine et cette colère qui faisait rage depuis déjà trop longtemps.

Suite d'un moment émouvant qui ressemblait à une sorte de raz de marée d'émotion. Je pouvais sentir que nous remontions la pente malgré que tout me semblait si noir depuis cette annonce. C'était un moment difficile à surmonter, mais je me sentais beaucoup plus en paix sachant que je sentais mes parents sous l'aile protectrice de mon cousin. Il ne m'avait pas promis dans cesdits mots, mais je savais que peu importe ce qui arriverait... Ils ne seront pas seuls dans tout ça, car peu importe, ils auront besoin de lui d'une façon ou d'une autre. Dans un bref moment, je voyais tout ça s'éclaircir. Comme si pendant un léger moment, le temps avait cessé m'épargnait cette douleur qui ne cessait de m'écraser, s'évaporer. C'est peut-être ce qui m'a aidé à reprendre le dessus sur ce surplus d'émotions? Mais je me disais qu'en réalité, je ne devais pas perdre ce temps si précieux en compagnie de mon cousin. L'horloge ne cessait de tournée et tout moment pouvait être mes derniers alors valait mieux en prendre bien soin, mais cela ne voulait pas dire que cette douleur en resterait en arrêt... Comme j'aurais voulu me sentir de nouveau aussi légère plus de quelques secondes, mais il me rattrapait aussi rapidement qu'un frisson.

Dur retour à la réalité, autant par la douleur de nouveau présente, mais aussi face au sang qui coulait doucement du nez de mon cousin. C'est sous une, presque, attaque de mouchoir que Scott fit exactement ce que je lui dis et... Je me mis soudainement à rire sous sa blague concernant leur allure du moment. Une image belle, ce souvenir va resté gravé dans sa mémoire! Le moment ou Scott prit entre les papiers mouchoirs et l'envie de boire assise aux sols comme des gamins ça semblait presque peu probable à croire. Envahi par un fou rire impossible à arrêter, je tentais de l'aider entre mes ricanements presque étouffés.'' En espérant que ton ami ne se pointe pas sinon il va vraiment se demander ce qu'il arrive!'' Scène tirée presque d'un film, je crois que son colocataire ferait certainement la grimace en voyant ça ou alors, il exploserait de rire, c'est un des deux ou autre pour les indécis.
Après ce moment de bouffonnerie, je vins m'excuser une nouvelle fois, car la culpabilité me rongeait sous nos retrouvailles qui avait tourné au vinaigre, et la je ne parle pas de vinaigre sur les frites hein! Son geste doux et tendre fit disparaître toute trace de regret et je tournais cette situation à une blague une nouvelle fois. C'est qu'on n’en a jamais assez et en voyant sa tête, il étira un sourire sur mes lèvres. Toutes personnes à doit de pleurées, les sentiments c'est ce qui nous rend humains alors je ne reniais pas le fait qu'il avait raison d'avoir agit de cette façon, mais c'était seulement pour le taquiné, une petite preuve d'amour pour mon frère de coeur.

Sincèrement, si Scott avait refusé d'aller manger, je me suis clairement inquiété sur ma blague de mauvais goût, mais il eut cette réaction que j'espérais '' Je t'aide, mais pour t'habiller, tu m'oublies par contre! '' Dis-je seulement pour embarquer dans ces dires. Prenant sa main tendue vers moi, je tentais de l'aider à se relever. Glissant son bras derrière mon cou, je réussit à le remettre sur ces pieds et l'aidait doucement à le rendre jusqu'à sa chambre. C'est à la porte que je le laissais et pris ces papiers mouchoirs tâcher de rouge et alla le porté à la poubelle de la cuisine. J'en profitais pour jeter un coup d'œil plus détailler sur l'appartement et observais les photographies. Tombant sur une de Scott et de Stiles, la vue de notre ami d'enfance me fit sourire tout bonnement. Aux bruits de pas de mon cousin, je lui dis '' Est-ce que c'est vraiment Stiles sur la photo? C'est fou à quel point il a changé!... Est-ce que c'est lui qui vit ici avec toi?'' Demandais-je curieuse à souhait de savoir si ce jeune garçon totalement marrant l'avait suivit jusqu'ici. Ou alors, c'était peut-être la vie qui faisait en sorte que nous nous retrouvons tous dans la même ville... Drôle de circonstance.

Replaçant cette photographie ou elle était, je m'apprêtais à le suivre vers la sortit de l'appartement avec un creux au ventre en pensant à toute cette nourriture Mexicaine et à cette fameuse glace qui nous attendrais à notre sorti. '' Jespère que tu te souviens du chemin, car moi je ne m’y connais pas. Si on se perd, ce sera donc de ta faute. '' Lui dis-je pour l'avertir et partir sur le ton d'une blague fraternelle. Je lui faisais entièrement confiance, mais surtout.... C'était génial de le retrouver, lui qui m'avait tellement manqué.

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MessageSujet: Re: Retrouvaille | Scott McCall   Jeu 17 Aoû - 11:26

   

camille & scott

Toujours assis sur le sol, Scott se met à sourire en imaginant son colocataire franchir la porte de leur appartement pour les trouver ainsi. Stiles était une personne observatrice et qui faisait beaucoup plus rapidement que son meilleur ami le rapprochement entre 'a' et 'b'. Il serait certainement plus surpris de remarquer que les deux cousins avaient l'air d'être dans un état lamentable que le fait qu'ils soient installés par terre comme si l'appartement était vide de meubles. Celui qu'il considérait comme un frère l'avait déjà vu dans des situations beaucoup plus critiques, gênantes ou au contraire amusantes... Mais émotives ? Peu. L'un des meilleurs et seuls exemples que Scott avait d'ailleurs en tête était celui de Stiles à l’hôpital, lorsqu'on avait soupçonné ce dernier d'avoir hérité de la maladie de sa mère. « J'en suis pas si sûr, il m'a déjà vu faire des trucs plus bizarres que ça. » Il avait répondu sans réfléchir en haussant les épaules. Se transformer en loup-garou était un exemple assez criant mais pas seulement. Remettre l'un de ses os en place sur le terrain de lacrosse après un contact un peu trop brutal, courir à une allure inhumaine, hurler à la nuit. En fait, être assis par terre dans leur appartement avait presque l'air d'être la chose la plus normale qu'il avait pu faire depuis la morsure qui l'avait transformé. « Tu me connais, j'ai toujours des idées un peu farfelues alors ça.... C'est rien à côté de ce que je lui ai déjà fait voir. » S'était-il repris de justesse esquissant un nouveau sourire innocent. Il n'aimait pas mentir, aucun moins aux membres de sa famille mais il n'avait pas d'autre choix. Rien que pour la protection de Camille. Les esprits toujours un peu vagues, Scott s'était redressé avec l'aide de sa cousine tant bien que mal. Il avait beau avoir essayé de ne pas faire le poids complètement mort, il n'avait pas récupéré suffisamment de force pour compter seulement sur lui-même. « D'accord, mais tu ne te plaindras pas si je suis mal habillé alors. » Il plaisante alors qu'ils arrivent devant la porte de sa chambre.

Une fois à l'intérieur l'étudiant fouille dans son armoire et met le t-shirt tâché de sang de côté afin de s'en occuper plus tard. Il valait mieux le laisser ici que le laisser traîner dans l'appartement où Stiles pourrait tomber dessus et s'imaginer mille choses plus graves les unes que les autres. Après tout ce qu'ils avaient vécu à Beacon Hills, cela aurait paru normal. Scott lui-même avait parfois du mal à imaginer que le hasard existait encore et que tout n'arrivait pas parce que quelqu'un en voulait à leurs peaux. « La photo... Sur le meuble de l'entrée ? Oui c'est lui ! Tu trouves ? Je ne sais pas, je dois pas m'en rendre compte puisque j'ai grandi avec lui. » Avoue-t-il suffisamment fort pour qu'elle puisse l'entendre avant d'enfiler le premier haut qui lui tombe sous la main. A nouveau il vérifie dans un miroir que son nez s'est arrêté de saigner puis prend une inspiration. Agir ainsi, rigoler avec elle inconsciemment comme si rien n'était, n'était pas une chose aisée pour lui. Il ne voulait pas avoir la même réaction que tous les autres ou avoir ce regard de pitié pour elle mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter maintenant qu'il était dans la confidence. « C'est mon coloc oui, tu risques d'autant plus de le croiser souvent ! » Fin prêt il était sorti de la chambre pour aller à la rencontre de Camille qui l'attendait devant la porte de l'appartement. « C'est toujours ma faute de toute façon. » Ironisait-il en levant les yeux au ciel avant de rire. Heureusement pour lui son sens de l'orientation s'était un peu amélioré avec ses capacités de loup. « Mais à priori, trouver un restaurant devrait être dans mes cordes. » Il avait ajouté avant d'ouvrir la porte et de sortir, suivi de sa cousine. Les conversations étaient allées de bon train, partagées entre souvenirs du passé et anecdotes du présent. Un peu comme s'ils ne s'étaient jamais perdus... Ce qui n'arriverait jamais plus.

FIN. I love you


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Retrouvaille | Scott McCall

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