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 "Leave While I'm Not Looking" Linerose

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MessageSujet: "Leave While I'm Not Looking" Linerose   Ven 16 Sep - 20:21



J'étais exténué, j'avais beau ne pas dormir beaucoup,cette nuit faisait partie de celles où je ne pouvais pas fermer l'œil. N'obtenant aucune seconde de répit. J'étais agité, et je ne parvenais pas à me calmer, mais le pire était que j'ignorais la raison d'un tel tourment, allongé dans mon lit, je tournais et je virais sans parvenir à laisser Morphée faire son travail... Je soupirais avant de me redresser et de m'asseoir au bord du lit, j'étendis mon bras gauche afin d'allumer ma lampe de chevet et d'attraper le verre sur ma table de nuit, je pris une gorgée d'eau espérant que cet "épisode" allait passer et que je parviendrais enfin à m'endormir. Mais ce n'était pas gagné. J'entendis un râle dans mon dos, je tournais à peine la tête que sa voix ne tarda pas à se faire entendre.

- Il est quelle heure ?

Je reposais le verre sur la table de nuit avant de baisser la tête pour voir les quelques chiffres lumineux du radio réveil. J'émis un nouveau soupir avant de me décider à répondre.

- Trop tôt, rendors-toi...

Je me levais avant de me rendre au salon, je secouais la tête, bien décider d'user du temps que je perdais à ne pas dormir pour autre chose, quelque chose qui m'avait toujours apaisé, la boxe ou plus précisément l'entraînement, je devais me maintenir au top et c'était ce que j'avais fait, frappant frénétiquement dans un punching bag. Puis j'abandonnais cette occupation pour une bonne douche et un bon café. Je relevais la tête en apercevant ma conquête de la veille vêtue dutee-shirt que j'avais porté la veille.

J'arquais un sourcil, habituellement mes conquêtes ne rester pas pour prendre le petit-déjeuner, c'était un peu ma seule règle, être parti dans la matinée, l'argent pour le taxi les attendaient sur le comptoir. Ce n'était pas que je ne voulais pas de relations sur le long terme, j'avais juste appris à faire sans. Vu à quel point mon style de vie êtait destructeur ce n'était pas une bonne idée. J'avais essayé par le passé... Ca n'avait jamais rien eu de bon.

- Laisse moi deviner. Tu avais oublié que je devais te suivre aujourd'hui afin d'écrire un article sur le bar dans lequel tu travailles.

- Coupable... Café ?

Elle opina avant de s'avancer et d'appuyer ses mains sur le dossier d'une chaise, alors que je versais du café dans une tasse que je déposais devant elle. Notre petit-déjeuner fût plutôt silencieux, Judith était une journaliste qui devait écrire un article sur le bar dans lequel je travaillais et entre deux verre ça m'était complètement sorti de la tête. C'est d'ailleurs au bar que l'on se dirigea, comme à mon habitude, j'arrivais dans ce dernier pour m'assurer que tout était en ordre, passant derrière le comptoir afin de préparer les verres. Je m'arrêtais quand les gargouillements de mon ventre me déconcentrait, en général je sortais prendre l'air et me récupérer de quoi mangé, soit je rentrais chez moi, soit je m'arrêtais dans un petit restaurant. Cette fois ne fut pas différente.

Je retournais au bar dans l'après-midi pour retourner derrière le bar, le barman récemment engagé était en retard alors en attendant son retour où il se ferait viré par le patron je le remplaçais pendant que Judith prenait des notes, assise dans un coin. Je m'installais derrière le bar afin de le réapprovisionner.


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Dernière édition par Flynn L. Thorpe le Jeu 12 Jan - 13:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Leave While I'm Not Looking" Linerose   Dim 4 Déc - 2:55


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Bonjour, lecteurs. C’est une bien belle matinée, n’est-ce pas ?

L’astre du jour, se retire dans le firmament, voilé derrière un rideau de nuages monochrome. Avec la fin de l’automne, s’en vont mes humeurs éphémères. Durant mon ancienne vie de jeune fille, je m’étais élevée telle une rose aux pétales noirs, oscillant sous les vents tempétueux de l’existence, prospérant durant les printemps et les étés, me désenchantant durant les automnes, et m’embrumant de tristesse durant les hivers. Oui, il était vrai que les saisons et la météo avaient toujours eu une influence particulière sur mon âme. Le soleil eut-il radié, je m’exultais avec mes sœurs muettes, nos émotions exaltées par les flamboiements astraux. Eut-il plut, venté, neigé, et alors ma vigueur s’en allait aussitôt. Mais je vous entends penser, lecteurs. Etais-je atteinte d’un trouble de l’humeur saisonnier ? Moi-même, je ne saurais répondre à cette question. Pouvait-on véritablement considérer cela en tant que trouble ? Bien des personnes en ce monde étaient affectées par les humeurs du ciel. Disons simplement que… à force de passer autant de temps à mon jardin, j’avais fini par considérer celles qui le peuplaient comme mes consœurs les plus proches, et ce qui les frappait finissait toujours par me frapper également.

Là, je me rendais compte de combien Madame Meadowood avait joué un rôle important dans mon ancienne vie. Je m’apercevais que cette passion pour les fleurs, je l’avais héritée d’elle. Tout comme mon intérêt pour la calligraphie et la poésie. Dès lors, on pouvait l’affirmer avec certitude, même après sa fanaison, elle vivait encore moi, à travers les amours qu’elle m’avait transmis. Et c’était exactement la même chose avec mon défunt Vladimir. Et cela m’amenait à de profondes réflexions sur moi-même et sur qui j’étais. Dès lors, qui étais-je, pourquoi vivais-je, n’étais-je qu’un simple prolongement de ces deux personnalités qui avaient été le centre de ma vie ? Ou étais-je parvenue à tout de même m’en démarquer, au fil des siècles, par mes actions et mes décisions ? Et vous savez, je n’arrivais jamais au bout de mes réflexions. Chaque fois, je partais d’une interrogation, que je pensais avoir résolue, juste avant de devoir en affronter une autre, et de me noyer dans de nouvelles pensées. J’avais fini par conclure que mon attrait particulièrement prononcé pour le sang des jeunes filles n’était pas que le fruit de mon refus de vieillir, de m’enlaidir, et de mourir. Non. Il s’agissait aussi d’une chose qui faisait mon identité, me permettait d’accéder à qui j’étais, ce qui me donnait du plaisir, et me faisait sentir que j’existais.

Lecteurs, n’écarquillez pas les yeux ainsi, voyons.

Certains trouvaient leur confort dans la littérature. Les mots leur permettaient de se défaire de la mer tumultueuse que constitue notre âme, sans cesse agitée par ces vagues violentes que nous appelons couramment « émotions ». D’autres, le trouvaient en la musique, ou en la danse. Les passions variaient, d’un individu à un autre. Mais ce qui était certain, c’est que nous connaissions tous ces petites choses qui nous permettaient de nous sentir en vie. Simplement, ces petites choses n’étaient pas les mêmes chez moi. Je vous entends penser, mes chéris, et non, aimer voir le sang couler et m’y baigner ne fait pas de moi une détraquée. Puisque comme je viens de vous l’expliquer, nous avons tous des loisirs. Les miens sont simplement différents des vôtres. Quant à la morale, elle varie tout aussi bien, d’un individu à un autre, d’une civilisation à une autre, et d’une époque à une autre. Enfin, ne nous lançons pas dans ces débats houleux, et revenons-en à notre récit.

J’achevai tout juste de me toiletter, et de me préparer pour une sortie en ville. Depuis quelques jours, je travaillais sur un repérage des éventuelles jeunes femmes qui me serviraient pour mes cures de jeunesse. Non pas que les bienfaits de la précédente commençaient à décroître, mais plutôt que je préparais chacun de mes projets avec une grande minutie. Je savais toujours à l’avance qui j’allais kidnapper. Je notais chacune de leurs habitudes, chacun des lieux où je prouvais aisément les trouver, chacune de leurs fréquentations – il le fallait bien, et bien sûr je m’arrangeais pour connaître leurs noms. Mais je retrouvais aussi leur adresse et leur passé. En soi, je cherchais à savoir tous les détails qui les constituaient. Du plus évident au plus infime. Ainsi j’en déduisais qui était une cible facile, qui l’était moins, et de quelle manière je devais procéder. Actuellement, j’avais jeté mon dévolu sur une jeune journaliste, fort pauvre d’esprit, mais toutefois, fort agréable à regarder pour la gente masculine. Elle me paraissait parfaite. Aujourd’hui, je m’apprêtais à la retrouver dans un bar assez fréquenté de la ville. Peut-être un peu trop, si je souhaitais tenter quoi que ce soit. Donc, je me contenterai de l’observer, tout simplement.

Lorsque j’arrivai à destination, une flopée de regards s’orienta vers ma personne. Etait-ce le chapeau rare décoré de roses noires apposé sur mon crâne qui leur donnait tant de surprise ? Ou mon ensemble vestimentaire, qui me donnait une allure tout-à-fait victorienne, qui attirait leur attention en ma direction ? Oh, peut-être était-ce la fragrance, de rose et de jasmin, qui émanait de moi et éveillait leur odorat ? Je n’aurais su dire. Je m’élançai sournoisement vers ma proie, sans laisser paraître qu’elle était l’objet de ma convoitise. De toute manière, son attention était visiblement trop accaparée par le barman pour qu’elle ne m’ait remarquée. Je m’arrêtai alors en face de lui, mes yeux plantés dans les siens. De ma voix la plus agréable, je le saluai :

« Bien le bonjour. » entamai-je.
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MessageSujet: Re: "Leave While I'm Not Looking" Linerose   Jeu 12 Jan - 14:31



Le bar dans lequel je travaillais avait une bonne réputation seulement en apparence, les bagarres étaient nombreuses et c'était sans doute ce qui m'avait poussé à accepter le travail, la violence ne me quitter pas que ce soit dans ma vie de chasseur du brotherhood ou dans celle de Flynn l'étudiant en art. J'avais l'habitude du bruit des personnes discutant entre elles ou se disputant, de l'odeur de l'alcool qui émanait des verres que je parvenais à servir. Des craquements s'échappant du jukebox qui semblait vouloir rendre l'âme dès qu'une personne pressait un des différents boutons, du bruit et des panières de chips en provenance directe des deux tables de billard installé au fond de la pièce. Et enfin du bruit de la sonnette qui tinter dès qu'une personne passée la porte. Toujours à l'affut, je sentais l'attention des clients se poser sur une inconnue qui venait tout juste de rentrer dans le bar.

Je comprenais pourquoi, ses vêtements donnés l'impression qu'elle s'était échappé d'un tableau peint à une toute autre époque. Victorienne peut-être ? Elle s'avança vers le bar et si sa tenue me donner l'impression qu'elle n'était pas issue de ce siècle, son air assuré sembla me le confirmer. Peut-être était-elle une vampire ? Non... Les vampires avaient tendance à se fondre dans le décor et ils s'adapter plutôt rapidement à leur époque, surtout depuis que les loups-garous gérer cette ville. Les sorcières par contre étaient plutôt conservatrice. Une chose était sûre elle n'était pas humaine. Mais comment une sorcière aurait pu survivre aussi longtemps ? Changement de corps ? Ou autre technique de magie noire ? Il faudrait que j'en parle à Vanessa. La magie noire c'était son truc en tant que leader du Coven de l'expression. J'émis un léger sourire en repensant à notre dernière rencontre, où elle avait dû user de sa magie pour guérir mes plaies.

Mon attention fut attirée par une main se posant sur mon avant-bras qui comme l'ensemble de mon corps étaient recouvert de tatouages noirs. C'était la main de Judith, qui m'adressa un sourire avant de me passer sa commande. J'avais du mal avec les sentiments, et je sentais que sa main ne c'était pas posé sur mon bras juste pour passer sa commande. Il lui aurait suffi de dire mon prénom, vu qu'elle était juste de l'autre côté du bar. J'avais été entraîné à être un soldat, pas le gendre idéal, ou le type qui se préoccupe de ses sentiments, ça ne me rendait pas triste c'était une réalité ma réalité, mais ça blesser certains et certaines de mes aventures. Je pouvais le voir dans leurs regards. Et Judith avait ce regard quand elle me demanda un cocktail "virgin" parce qu'elle voulait garder l'esprit clair pour continuer son article. Je lui servais alors que l'inconnue atteignait le bar.

- Bien le bonjour.

-  Bonsoir, qu'est-ce que je vous sers ?

Je remarquais Judith qui échappa un soupir avant de poser ses mains contre ses tempes. J'avais du mal à croire qu'elle pouvait écrire son article en toute tranquillité ici. Mais c'était sans compter sur l'intervention de Francis, l'habitué qui après quelques verres se plaisait à interpeller les personnes autour de lui. Dès qu'il s'agissait de la gente féminine en réalité. J'avais l'habitude de son comportement mais ça ne le faisait pas pour autant paraître moins lourd.

- Tu vois pas qu'elle à besoin d'aide ! Elle s'est perdue la petite dame Flynn...

-  Ce que Francis essaye plus ou moins de vous dire c'est que...

Comment dire à quelqu'un que d'après son accoutrement il n'avait rien à faire dans un bar où des bagarres étaient aussi présentes que l'alcool qui coulait à flot chaque soir. J'étais franc peut-être un peu trop mais je me voyais mal tourner autour du pot. Alors je décidais de prendre la parole, afin de la prévenir, elle faisait ce qu'elle voulait, mais elle devait au moins savoir que ce n'était pas le lieu le plus sûr de la Nouvelle-Orléans pour prendre un verre. C'était triste mais c'était comme ça.

-  D'après votre apparence, vous devriez éviter ce genre de bar. Il n'est pas très bien fréquenté. Maintenant vous faites ce que vous voulez, mais vous êtes prévenu.

Francis commença à s'approcher, je pouvais sentir les effluves des différents alcools qu'il avait commandés. Je lui jetais un regard noir et il s'arrêta de fixer l'inconnue pour plonger son regard dans le fond de son verre. Judith observa la scène avant de déposer son stylo et le petit cahier qui lui servait à écrire son article.


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MessageSujet: Re: "Leave While I'm Not Looking" Linerose   Sam 25 Fév - 4:41


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Je les observais tous, en silence, mon esprit analysant chacun de leurs mouvements, chacune de leurs expressions faciales. Ils me semblaient décidément tous plus intéressants les uns que les autres – enfin à quelques expressions près. Par exemple, dans le fond, je pus apercevoir une jeune femme, au physique presque aussi envoûteur que le mien, qui s’attelait à la séduction de quelques hommes dont le désir ardant faisait voir quelques misères. Si je n’étais pas aussi ennuyée par le sexe masculin et la facilité avec laquelle on pouvait l’échauffer, je l’aurais félicitée. L’un des trois apprivoisés attirait assez particulièrement mon attention, d’ailleurs. Ses muscles saillants, la clarté assez inhumaine de son teint et le regard carnassier qu’il adressait à la jeune femme me laissaient penser qu’il n’avait rien d’un être humain. Ce devait très certainement être un vampire, séduit par l’odeur du sang de sa proie, qui attendait encore le moment propice avant de pouvoir pleinement y goûter. Avec assez peu de discrétion, je les observais encore. Je voyais, à travers leur petit jeu de séduction, un combat acharné opposant deux consciences qui cherchaient l’une et l’autre à prendre le dessus. Rien de plus excitant ! Lequel, au final, aurait l’ascendant ? Bien que j’aurais penché pour le vampire, l’humaine semblait encore détenir dans sa manche quelques malices qui n’étaient pas à mésestimer. Cela me rappelait, d’ailleurs, la manière dont j’adorais jouer avec mes esclaves. Soit, on ne pouvait réellement parler d’affrontement, puisqu’il était tout gagné d’avance, et ma victoire demeurait à chaque fois incontestée. Oh… ce devenait ennuyeux à force… Que dites-vous, lecteurs ? Je m’éloigne… ? Ah ! Vous avez bien raison !

Je reposai mon regard d’ensorceleuse sur celui qui venait dernièrement de s’adresser, esquivant la vue de celle qui semblait pitoyablement attachée à lui. Ma pauvre, si tu savais ce qui t’attend, tu aurais déjà pris tes jambes à ton cou ! Il semblait… fort intrigué, lui aussi, par mon habit. Bien, il était vrai que la perfection de ma beauté avait toujours su donner quelques surprises à ceux qui m’entouraient, mais voyons, cessez de me regarder ainsi, cela en deviendrait presque gênant ! Je songeai, une première fois, à ôter mon couvre chef mais je me résignai au même moment. Il était encore bien trop tôt pour que je laisse pleinement apparaître ma figure. Laissons encore subsister ce voile d’ombre et de mystère qui cachait une part de mes traits. Préservons encore ce beau visage de leurs yeux désireux.

Alors que je m’apprêtais à lui répondre, je fus interrompue net dans ma lancée, par une voix grasse, qui s’exprimât derrière un ton peu élégant. Oh, lui, n’était absolument pas digne d’intérêt ! C’est pourquoi, je ne lui offris pas l'ombre d'un regard. Non, pas une once d’attention. Si nous n’avions pas été entourés de tout ce beau monde, croyez-moi lecteurs, j’aurais déjà réduit à l’état de poussière cet individu méphitique. Mais pour le moment, je devais garder encore un temps le masque de la douce et inoffensive inconnue.

« Tu vois pas qu'elle à besoin d'aide ! Elle s'est perdue la petite dame Flynn... »

Cette phrase résonnait encore en mon esprit. Présentement, je n’avais qu’un désir, c’était de le tuer. Or, il me fallait bien me maîtriser, si je ne souhaitasse pas que ma magie jaillisse et le tourmente.

« Ce que Francis essaye plus ou moins de vous dire c'est que... »

Oh ! Avec toutes ces pensées ombreuses, j’en avais oublié le barman. Je relevai le menton, signifiant que mon attention lui était toute entière attribuée, puis l’appuyai au revers de mes doigts.

« D'après votre apparence, vous devriez éviter ce genre de bar. Il n'est pas très bien fréquenté. Maintenant vous faites ce que vous voulez, mais vous êtes prévenu. »

Un sourire se peignit sur mon portrait. Apparemment, ce bar n’était « pas très bien fréquenté ». Oh, très cher, en ayant dit cela, vous n’imaginiez pas à quel point ! Pensiez-vous vraiment, jeune homme, que ces gueux, ces traine-misères, ces cloportes eurent constitué une menace pour moi, Linerose de Beauregard, l’illustre Vicomtesse Rouge ?

« Pauvre de moi, répondis-je avec ironie, me voici alors telle une frêle fleur menacée... »

J’entrelaçai les jambes et déposai mes deux mains face à moi. Je repris la parole, à voix basse et sérieuse, cette fois-ci.

« Ne vous en faites pas pour moi, bien que j’apprécie fort m’en donner l’air, je suis loin d’être une femme vulnérable, qui s’expose au danger sans en avoir conscience. »

Je marquai un silence, approchant de quelques centimètres mon visage du sien. Ma voix se fit plus suave.

« De toute manière, s’il venait à se produire un quelconque événement qui jouerait en ma défaveur, vous interviendriez. N’est-ce pas ? »





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MessageSujet: Re: "Leave While I'm Not Looking" Linerose   Jeu 9 Mar - 13:46


Je n'étais pas de personne à juger une personne sur une action, mais je me voyais mal ne pas mettre en garde la jeune femme. C'était donc ce que j'avais fait en voyant le regard un peu insistant de certains, et l'attitude de Francis. Je me fichais éperdument de l'apparence des clients à partir du moment où ils réglaient leurs notes.

- Pauvre de moi, me voici alors telle une frêle fleur menacée...

Judith me lança un regard curieux face à la réflexion de l'inconnue, ma seule réponse fut de hausser les épaules, je continuais à laver les différents verres avant qu'un serveur ne vienne me passer sa commande. J'enchaîner les mojitos pour la table du fond alors que l'inconnue prenait la parole.

- Ne vous en faites pas pour moi, bien que j’apprécie fort m’en donner l’air, je suis loin d’être une femme vulnérable, qui s’expose au danger sans en avoir conscience.

J'opinais ignorant ce que je pouvais réellement faire d'autre. Judith ne tarda pas à se lever, pour attraper un stylo, le sien ne marchant visiblement plus. Elle posa ses mains sur mes bras pour me commander un autre cocktail sans alcool, avant de reprendre sa place. La jeune femme glissa son verre dans ma direction et je le remplis rapidement. Puis l'inconnue qui me faisait face décida de se faire entendre.

- De toute manière, s’il venait à se produire un quelconque événement qui jouerait en ma défaveur, vous interviendriez. N’est-ce pas ?

L'inconnue s'était approchée de moi, son visage se trouvant à quelques centimètres du mien, avant que sa voix ne change radicalement de ton. J'arquais un sourcil, alors que je pouvais voir les joues de Judith s'enflammer. S'il devait se passer quelque chose, il était évident que j'interviendrais, je n'avais pas de problème avec la violence. Ce n'était pas pour autant que je cherchais la bagarre, du moins pas sans une raison valable.

- Je pensais que vous étiez loin d'être vulnérable. Ce n'est plus le cas ?

Je me penchais également, avant d'émettre un léger sourire en prenant le même ton enjôleur qu'elle avait pris quelques secondes plus tôt. Judith tapait frénétiquement des doigts sur son bloc note. Je me redressais avant de reprendre mon ton et mon attitude habituelle.

- Qu'est-ce que je vous sers ?


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MessageSujet: Re: "Leave While I'm Not Looking" Linerose   Dim 23 Avr - 9:19

Leave while I'm not looking - Rosaline & Flynn.

Le bar ne se réveillait qu’à l’instant. Des rires extatiques montaient aux cieux tandis que les exclamations d’ivresse se multipliaient. Les corps entamaient des danses immodestes sans crainte d’heurter la bienséance. L’atmosphère du lieu s’échauffait à mesure que les désirs insatisfaits de nombreux clients s’exacerbaient. La musique de fond, aigre de lascivité, avait graduellement haussé, entrant en querelle avec les oreilles délicates de la fleur d’épines. Le clivage entre la musique savante et celle-ci s’affirmait d’une telle manière qu’il en était indescriptible. La même cellule mélodique se répétait sans cesse, quelques percussions s’y ajoutaient, marquant les rythmiques, puis se retiraient à d’autres moments. L’esprit analytique de Lady de Beauregard ne pouvait s’empêcher d’étudier malgré lui la matière lésineuse de la pièce. Elle finit par en venir à l’évidente conclusion que cette musique n’était en aucun aspect prévue pour l’activité intellectuelle, que même bien au contraire, par sa tonalité elle se voulait uniquement suggestive, facilitatrice d’interactions luxurieuses.

Seule une clientèle modérée s’était présentée au départ, mais le faible nombre de fidèles n’avait pas demeuré bien longtemps. Des hommes et des femmes, de tous intérêts et de tous origines affluèrent par la porte, certainement attirés par les émanations tentatrices émises par la bâtisse qui s’étendaient jusqu’au finissement de la rue qui jouxtait le bar. D’un œil aussi retiré qu’observateur, la dame des roses rouges avait posé son regard sur les arrivants, examiné, puis analysé leurs traits, émit des hypothèses diverses pour enfin, déduire : Certains n’étaient que de simples humains, innocents, ignorants des secrets extraordinaires de cette ville et des créatures mythiques qui la peuplaient, si l’on en jugeait par l’air d’insouciance qui se lisait sur leurs visages. Quelques autres, en apparence moins ingénus, montraient une connaissance plus acute de leur environnement ; une lueur de lucidité brillait dans leur regard aussi bien qu’une méfiance discrète animait chacun de leurs gestes. Pourtant, ces avertis se fondaient à merveille sur le tableau. Un œil peu observateur n’aurait vu qu’une poignée d’êtres humains venus oublier pour un soir leurs tourments et la fadeur de leur existence.

Parmi eux, on distinguait aussi quelques fils de la nuit à la beauté trompeuse, à l’expérience plus ou moins étendue, certainement à la recherche d’un esprit naïf à duper. Contrairement au dessin qu’en faisaient certaines croyances populaires, on ne pouvait confondre un vampire avec un être humain ordinaire. Ils avaient une façon de se mouvoir qu’on ne retrouvait chez aucune espèce. Rosaline trouvait à leur peau un « éclat miraculeux », certainement le miroitement des rayons de l’Astre sur celle-ci. Ajoutons qu’ils n’étaient autre un amas de chair en décomposition intelligent et circulant d’où la vie s’en était allée depuis longtemps. Comment alors l’évidence même pouvait-elle se dérober des yeux ? La question resterait sans réponse.
Enfin, elle aperçut aussi un groupe de lycanthropes qu'elle avait déjà rencontrés auparavant. L'un d'eux était un alpha qui avait déjà été confronté à la sorcière. Je vous entends vous interroger, lecteurs ! Je vais répondre à vos questionnements : Disons que ceux qui avaient été maudits par la Lune n'avaient pas non plus échappés aux expériences menées par la Dame au beau regard. Ils l'avaient été fascinée à son arrivée à la Nouvelle-Orléans. Elle en avait enlevé quelques uns afin de découvrir les secrets de leurs facteurs de guérison. Autant dire que cela avait assez déplu à l'alpha de la meute. Enfin, c'est une histoire sur laquelle nous reviendrons un autre jour.

Rosaline désintéressa son regard des nouveaux arrivants et le rendit à son complaisant interlocuteur, elle en oublia presque la peuplade qui s’enfiévrait autour.  En ajoutant de la suavité dans sa voix, elle avait dit :

« De toute manière, s’il venait à se produire un quelconque événement qui jouerait en ma défaveur, vous interviendriez. N’est-ce pas ?
- Je pensais que vous étiez loin d'être vulnérable. Ce n'est plus le cas ? » Répliqua-t-il sur le même ton.

La jeune femme qui s’était posée non loin semblait fort agacée par cette articulation naissante qui liait l'enchanteresse au membre du Brotherhood. Rosaline nota qu’elle pouvait être rendue facilement envieuse dans un contexte où l’objet de ce sentiment ne lui appartenait nullement.

Leurs visages s’éloignèrent.

« Sait-on jamais, nulle femme aussi forte soit elle n’est sans faille… acheva-t-elle d’une voix toujours aussi insupportablement douce. Elle argua à la suite, plus bas : Et puis soit dit entre nous, un homme qui refuserait de secourir une dame en détresse n’est pas digne d'entre un… »

L’allure guindée, les prunelles éclipsées derrière la voilette de son chapeau, la circé, d’un geste consommé, défit l’une des mèches de sa chevelure torsadée fixée à l’arrière de son crâne par un chignon. Son index la tira jusqu’à son épaule avant que ses deux mains ne commencent à en lisser les ondulations.

« Servez-moi ce que vous avez de meilleur ! Je souhaiterais quelque chose de suffisamment fort pour oublier la tentative d’approche lamentable de votre congénère. Heureusement pour moi, il s’en est allé voir ailleurs… » médit la rose qui dardait ses épines.

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MessageSujet: Re: "Leave While I'm Not Looking" Linerose   Jeu 27 Avr - 17:19



Vu le nombre de personnes qui continuaient à affluer dans le bar la nuit allait être longue. Et si rester éveillé pendant des heures ne me posaient pas de problèmes ce n'était pas le cas de Judith qui commençait déjà à échapper quelques bâillements. Je plissais le nez en entendant une musique qui ne plaisait guère, enfin musique était un bien grand mot, c'était plutôt une série de bruit qui vous donne envie de vous taper la tête contre le comptoir plutôt que de supporter ce vacarme. J'avais déjà passé mes nerfs sur le jukebox, condamnant une touche avec l'aide du couteau qui me servait à faire des tranches de citron. Longue nuit, trop de bruit et un comportement instable avait facilité ma perte de contrôle lançant le couteau à travers la pièce. Mon regard se posa d'ailleurs sur le couteau en question.

- Sait-on jamais, nulle femme aussi forte soit elle n’est sans faille… Et puis soit dit entre nous, un homme qui refuserait de secourir une dame en détresse n’est pas digne d'entre un…

La jeune femme capta mon attention alors que mon regard c'était rivé vers un groupe qui aimait bien semer la pagaille. Ces derniers s'agitaient dans le fond de la salle, alors qu'une des serveuses me faisait parvenir ses commandes que je ne tardais pas à préparer, me laissant distraire par la personne face à moi au grand déplaisir de Judith.

- Alors rassurez-vous, je ne suis pas le genre de personne à fuir un combat. Qu'il y ait une demoiselle en détresse ou non.

Mes nombreuses cicatrices en étaient là preuve, mais on ne pouvait pas se frotter impunément à des créatures surnaturelles et s'en sortir indemne. Je m'en sortais toujours mieux qu'un chasseur de base, étant plus résistant mais je n'avais pas cette capacité à régénéré à la perfection des tissus endommager. Entre mes nombreux tatouages et les cicatrices parcourant mon corps, je passais rarement inaperçu.

- Servez-moi ce que vous avez de meilleur ! Je souhaiterais quelque chose de suffisamment fort pour oublier la tentative d’approche lamentable de votre congénère. Heureusement pour moi, il s’en est allé voir ailleurs…

- Je crois avoir ça, un Brandy ça vous va ? Ici c'est le mieux que je puisse faire.

J'arquais un sourcil face à moi, me voyant mal lui proposer l'incontournable bourbon qui étaient des plus populaires chez les vampires. J'attrapais la bouteille sur une des étagères derrière moi, avant de lui présenter la bouteille où l'on pouvait lire Hennessy sur l'étiquette.

- Sauf si vous préférez un cocktail ?



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MessageSujet: Re: "Leave While I'm Not Looking" Linerose   Jeu 3 Aoû - 9:04

Leave while I'm not looking - Rosaline & Flynn.

« Alors rassurez-vous, je ne suis pas le genre de personne à fuir un combat. Qu'il y ait une demoiselle en détresse ou non. »

Un sourire vint camper sur les lèvres de Linerose. Confiant, courageux et inifférent face à l’ampleur d’un danger, comme elle les aimait. Il commençait définitivement à lui plaire et à susciter certains questionnements chez elle. Qu’était-il et qui était-il ? Plusieurs des individus qui étaient ici présents portaient des masques. Linerose par exemple se donnait l’air d’une lady détachée amatrice de cocktails raffinés venue jusqu’ici dans le simple but de se changer les idées, alors qu’en vérité, tel une savante prédatrice s’était allongée près de sa proie, observant son comportement, étudiant minutieusement chacun de ses gestes, attendant le moment propice pour lui bondir dessus. Schéma similaire, l’un des hommes assis avec beaucoup de nonchalance à une des tables un peu plus loin, par exemple, se donnait un air aussi assuré que désinvolte, alors qu’en vérité ce n’était autre qu’un grand suceur de sang qui n’avait cessé de lorgner la sorcière depuis son arrivée –beaucoup de vampires traînaient ici, elle s’en rendait à présent compte. Considérait-il l’idée de la séduire pour ensuite plaisamment gouter à sa carotide ? Probablement. Le regretterait-il aussitôt ? Très certainement.

Toujours, la dame des roses regardait tout ce monde affluer par l’entrée –avec tant d’insistance que cela en devenait effrayant-, enjoués, riants, tous prêts à saisir la beauté et l’essentiel d’un moment rythmé par la musique du vétuste jukebox, sans se soucier de tout ce qu’il pouvait se passer à l’extérieur de cette bulle d’allégresse. Quelque part, Linerose les enviait, ces mortels qui vivaient sans peur du lendemain, sans intérêt pour les conflits de pouvoir qui se livraient à la Nouvelle-Orléans. Elle enviait aussi ces jeunes femmes qui ondulaient sensuellement sur la piste, saisissant leur jeunesse, tout-à-fait prêtes à la laisser s’en aller lorsque le moment serait venu. Jamais Madame de Beauregard ne pourrait se laisser faner. Madame de Beauregard, sa beauté, c’était l’œuvre de sa vie. Elle était bien trop effrayée par la non-admiration de ceux qu’elle rencontrait. Elle sentait que si elle n’avait plus sa beauté, elle cesserait aussitôt d’exister, que ce soit aux yeux des autres ou dans sa glace.

Elle avait fronça les sourcils et oublié le barman avec qui elle avait plus tôt entamé une discussion. Ces jeunes femmes là-bas n’étaient pas dignes d’être aussi belles… Elles ne réalisaient pas leur chance. Tiens, elle en apercevait une parmi elles qui serait parfaite pour ses cures de jeunesse : traits du visage gracieux, jolis yeux bleus, beauté sans défaut. A ajouter sur la liste.

Tranchant la conversation, Lady Linerose se tourna vers Flynn. L’animosité qui enflammait son regard plus tôt avait disparue. Elle revêtait de nouveau ce masque de délicatesse et d’innocence si parfaitement feintes que l’on aurait difficilement pu en douter. Et comme on poserait la question la plus banale du monde, elle lui demanda, après s’être penchée vers lui, exposant son séduisant décolleté au passage :

« La jeune femme qui se déhanche là-bas… très mince aux cheveux blonds, la connaissez-vous ? » demanda-t-elle étrangement.

Elle n’avait rien dit d’autre, ni prononcé la moindre justification. Une simple question, posée avec beaucoup de naturel, ce qui rendait la situation assez… déconcertante.

Puis, comme si le sujet qui avait précédé lui revenait à l’esprit dans une sorte de flash d’idées, elle lâcha un petit « Oh ! » très coquet, mit une main en face de sa bouche, puis réfléchit.

« Hum… je vous remercie de m’y faire penser. Disons plutôt le cocktail. »


Elle le détailla en battant des cils, se rappelant de sa première stratégie à laquelle elle s’était pendant un instant dérobée : accaparer l’attention du barman pour que la journaliste soit isolée.

« Mais c’est un peu dommage de boire seule lorsque l’on pourrait être galamment accompagnée, n'est-ce pas ? » Emit-elle avec une petite moue. Une proposition implicite se dissimulait derrière sa rhétorique. Alors que ses yeux verts parcouraient la silhouette de son interlocuteur qui se dessinait à travers ses vêtements, elle agréa d'un sourire « J'aime bien discuter avec vous. Vous semblez être un homme plutôt agréable.»




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MessageSujet: Re: "Leave While I'm Not Looking" Linerose   Dim 24 Sep - 21:56



Né dans une famille de chasseur classique on m'avait formé au combat à la seconde où j'avais pu tenir une arme. De la dague aux armes à feu en passant par les arbalètes et les arcs, les armes n'avaient plus aucun secret pour moi. Une fois en âge de comprendre on m'avait expliqué tout ce que je devais savoir sur les créatures surnaturelles, à l'époque ma famille ne connaissait que l'existence des loups-garous, des vampires et des sorcières. Et si en ce temps-là, je les trouvais trop nombreuses c'est en joignant le brotherhood que j'appris qu'il y avait bien plus, des banshees, des coyotes, des wendigos et bien d'autres. Apprendre les faiblesses et les forces de chaque groupe et comment s'en débarrasser rapidement. C'était devenu mon quotidien, mon rôle dans ce monde qui devenait de plus en plus étrange. Et j'avais vu l'apparition de nouvelles créatures comme les hybrides et les hérétiques.

Alors en prenant ce travail de serveur dans un bar à la réputation des plus douteuse, j'étais en réalité comme à la maison. Les bagarres étaient nombreuses l'alcool aidant, et les paris également. J'avais sauté par-dessus ce bar plus d'une fois pour arrêter une altercation. Je coupais quelques rondelles de citron vert avant d'entendre une nouvelle fois la voix de l'inconnue.

- La jeune femme qui se déhanche là-bas… très mince aux cheveux blonds, la connaissez-vous ?

Un sourcil arqué, je relevais lentement la tête en direction de la jeune femme, qu'elle m'avait indiqué quelques minutes plus tôt, il était rare qu'on me demande si j'avais vu une quelconque personne pendant mon service, d'habitude c'était des petits copains ou des petites copines qui cherchaient à savoir si leurs moitiés plus volages que d'habitude était bien passé par là. Et à chaque fois je donnais la même réponse.

- Non je ne crois pas la connaître.

Je reprenais mon occupation première, puisque ce soir je tenais le bar. Sachant qu'elle voulait ce qu'on avait de meilleur je lui avais conseillé un Brandy, avant de me rabattre pour un cocktail.

- Hum… je vous remercie de m’y faire penser. Disons plutôt le cocktail.

Je me tournais vers Judith, qui cachait les cartes à cocktail, observant attentivement notre échange. Elle me questionnait du regard, sans se douter une seule seconde qu'on n'avait pas de compte à se rendre. J'attrapais la carte que je glissais devant la jeune femme.

- Mais c’est un peu dommage de boire seule lorsque l’on pourrait être galamment accompagnée, n'est-ce pas ?

- Rien ne vous empêche d'inviter un de ses gentlemen à vous rejoindre. Je ne bois qu'en dehors du boulot.

J'émis un rictus comprenant très bien qu'elle me suggérer de prendre un verre avec elle, ce n'était cependant pas prévu au programme. Si je ne voulais pas me mélanger les pinceaux dans les commandes, j'évitais de boire pendant le service.

- J'aime bien discuter avec vous. Vous semblez être un homme plutôt agréable.

- On me l'avait jamais faite celle là.

Les personnes venant m'aborder étaient généralement beaucoup plus alcoolisés et leurs discours étaient loin être cohérent. Ce qui donnait lieu à des discussions assez surréaliste. Si toutefois, on pouvait appeler ça des conversations et non une suite d'onomatopée un peu gênant.


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