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 Now more than ever ft. Linerose

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MessageSujet: Now more than ever ft. Linerose   Sam 7 Oct - 20:07

       
something keeps pulling me back to you
Linerose & Scott.
A bout de souffle, sa course effrénée s'était terminée contre le sol rugueux. Une chute qui avait par ailleurs été suivie de près par un râle déplaisant qu'il n'avait pas su contenir davantage. Sa jambe le lançait atrocement et pourtant il savait que s'il ne se relevait pas maintenant pour se mettre à l'abri, il n'aurait aucune chance de leur échapper. Ses plaies cicatrisaient certes plus rapidement que celles d'un humain mais cela n'enlevait en rien la douleur qu'elles provoquaient. Une douleur qui ne lui facilitait pas la tâche pour songer aux différentes options qui s'offraient à lui. S'il se relevait maintenant et courait plein Nord sans se retourner il atteindrait certainement sa moto et pourrait s'éloigner de la menace. Ainsi il laissait à ses blessures le temps nécessaire pour se refermer et, plus tard, tirer toute cette histoire au clair avec le reste de la meute. Il prendrait toute de fois le risque d'être suivi ou au contraire, qu'on l'y attende de pied ferme. Jusqu'ici il ne s'en était pas trop mal sorti : capuche enfoncée sur la tête et noir de la nuit aidant, il restait persuadé que son visage et de ce fait son identité se résumaient à un point d'interrogation pour ceux qui s'étaient jetés à ses trousses. Il avait été pris par surprise comme cela ne lui était plus arrivé depuis longtemps. Perdu dans sa bulle, son ouïe surnaturelle elle-même n'avait pas été suffisante pour l'alerter des -trop- nombreux battements de cœur qui approchaient de lui. Il était pourtant venu plus d'une fois dans ce coin de forêt à l'abandon et bordant l'autoroute mais n'y avait jamais croisé personne. C'était l'endroit idéal pour s'entraîner, se défouler ou dans son cas, s'isoler totalement de cette réalité qui commençait à l'étouffer petit à petit. La façon dont ces hommes s'y étaient introduis et avaient terni ce peu de calme qu'il s'octroyait alors ne plaidait pas en leur faveur... ni en la clémence de l'alpha qui s'avérait déjà bien entamée. Ces nerfs étaient suffisamment mis à l'épreuve depuis quelques semaines sans qu'il n'ait besoin qu'on lui donne une raison supplémentaire de perdre son calme. En effet les moments d’accalmie se faisaient de plus en plus rares et ces chasseurs venaient de piétiner l'un d'eux.

Sa deuxième option – et celle qui lui plaisait le plus sur l'instant – était de rester et leur faire face. Ils étaient certes plus nombreux mais lui avait l'avantage de sa rapidité, sa force et son expérience. Cette dernière se faisait autant extérieure, en les ayant combattu, qu'intérieure puisqu'il avait bénéficié grâce aux Argent de quelques informations de base à propos de la formation des chasseurs. Leur façon de penser, d'avancer ensemble sans oublier leur but premier : éliminer la menace. Mais leur plus grande faiblesse restait néanmoins celle commune à chaque être foulant cette terre : la peur. Si Scott réussissait à identifier quel était le chef de bande et parvenait à le désarmer ou le neutraliser, les autres penseraient peut-être que le jeu n'en valait pas la chandelle – pour cette fois au moins. L'alpha était de toute manière livré à lui-même : par souci de quiétude il n'avait pas voulu indiquer l'endroit où il se trouverait faisant simplement savoir à son colocataire qu'il sortait « prendre l'air ». Et dans ce coin perdu où il avait quelques jours plutôt invité Malia à se joindre à lui pour extérioriser tout ce qu'il gardait au quotidien au fond de lui, il était on ne peut plus conscient que le réseau n'était pas au rendez-vous. Autrement dit, aucun moyen d'appeler à l'aide. Se dressant péniblement sur ses deux jambes il se dit que ce n'était pas plus mal. Il ne voulait pas inquiéter ses amis inutilement surtout alors que leurs vies semblaient bien plus paisibles depuis qu'ils avaient quitté Beacon Hills. Se concentrant autant que la douleur lui permettait de le faire, il avait usé de ses capacités pour capter le bruit de leurs pas. Ils s'étaient apparemment scindés en plusieurs groupes certainement dans le but de ratisser plus largement la zone et de ne pas le manquer. Une aubaine pour lui dont la blessure à la jambe l'handicapait plus qu'il ne voulait bien l'admettre.

Accroupit devant le tronc d'un arbre juste assez épais pour le préserver des différents faisceaux lumineux pointés dans sa direction, Scott s'empara d'une pierre qu'il fit volontairement ricocher sur le chêne gigantesque qui se trouvait juste en face de lui. Comme il l'espérait les chasseurs pointèrent à l'unisson leurs armes sur ce dernier et l’encerclèrent rapidement, se disant qu'il y avait certainement grimpé pour trouver refuge. Peut-être était-ce la peur ou au contraire, une excitation malsaine à l'idée de capturer ce qu'ils considéraient comme un monstre pour abréger sa vie mais leurs rythmes cardiaques étaient devenus complètement fou. Aux aguets et certainement un peu nerveux à l'idée que la chose leur échappe, ils s'étaient tous mis à tirer en rafale en direction des différentes branches permettant au loup de quitter sa cachette sans plus de crainte. Le bruit couvrait ses pas et ils étaient tous si focalisés sur une cible invisible qu'il lui fut facile d'atteindre le premier. Premier qui s'écrasa en fracas contre ses deux partenaires de gauche dont les cris furent eux-aussi camouflés. Ce n'est qu'au bout de quatre chasseurs immobilisés au sol pour certains et inconscients pour d'autres que les coups de feu cessèrent enfin, laissant raisonner l'éclat de voix du chasseur à qui Scott liait alors les pieds. Les trois qui restaient debout le prirent rapidement dans leur ligne de mire, l'obligeant à se jeter derrière cet arbre magistral suffisamment coriace pour le protéger. Ce n'était qu'une solution temporaire mais cela lui permit au moins d'avoir un effet de surprise lorsqu'il en ressortit et se jeta sur l'un d'eux pour lui retirer son arme des mains. Ils avaient pour la plupart des petits calibres ou des fusils à pompe qui, à courte distance, feraient bien plus de dégâts que ce à quoi l'étudiant voulait bien penser. La plupart, oui. Sauf celui à qui il n'avait eu le temps que d'attacher les pieds, oubliant d'en faire de même avec les mains au moment où il avait été repéré par les autres. Celui-ci qui avait profité de la distraction du loup pour ramper jusqu'à l'un de ses camarades évanoui et se saisir de son arme. Celui-ci qui, au même instant, appuya sur la gâchette faisant déferler l'enfer.

Scott venait tout juste de se débarrasser du dernier chasseur lorsque le cliquetis bien significatif de la détente avait raisonné jusqu'à ses oreilles. Le temps avait semblé être suspendu lorsqu'il s'était retourné vers son bourreau, ses yeux d'un rouge étincelant s’écarquillant à la vue de l'arme pointée dans sa direction. Il avait bien essayé de se jeter hors de la trajectoire mais il était déjà trop tard. Une balle, une seule, s'était logée en plein abdomen le faisant s'effondrer dans un cri de douleur. Il avait porté ses mains à la plaie cherchant à retirer cette dernière qui n'était visiblement pas ressortie mais s'était une nouvelle fois tordu de douleurs quelques instants plus tard. Son poing avait rageusement rencontré le sol alors qu'il crachait une traînée de sang trop nourrie pour être « normale ». Il n'avait pris qu'une balle et pourtant il avait l'impression qu'une quinzaine d'entre elles le tiraillaient de part en part. Il pouvait sentir sa chair brûler à leur contact, ses tissus tenter de cicatriser sans succès à leur passage. Car il s'agissait bien d'une balle spéciale dont Scott avait entendu parler et qu'il avait redouté jusqu'alors. Son explosion volontaire une fois tirée et plantée dans sa cible en permettait la dissolution afin de n'avoir non plus un seul corps étranger mais bien plusieurs dizaines de minuscules fragments rendus quasiment impossibles à retirer. Prenant son courage à deux mains il avait planté ses griffes dans la plaies, laissant ses grognements de douleur secouer le calme inquiétant de l'endroit. Aucun résultat. Ils étaient trop enfoncés et bien trop petits pour qu'il ne s'en charge lui-même à l'aveuglette. Cette fois il ne s'en sortirait pas tout seul et s'il ne se dépêchait pas, il disparaîtrait ici aussi secrètement qu'il n'y était arrivé.

Sa main bien serrée contre son abdomen afin de ne pas perdre davantage de sang, il se redressa tant bien que mal et attrapa le chasseur qui tentait de recharger son arme de sa main de libre. Malheureusement pour lui il était bien trop affaibli pour le maintenir plus longtemps, le faisant simplement s'écraser contre ce même tronc qui l'avait protégé plus tôt et qui suffit à lui faire perdre connaissance. Il ne savait pas comment mais non seulement il avait réussi à retrouver son chemin mais également à se hisser sur sa moto – non sans douleur cependant. Sa vision commençait à devenir floue lorsqu'il mit finalement les gaz pour s'éloigner de cet endroit qui avait manqué de lui coûter bien plus qu'il ne lui avait offert. Il savait très exactement où il allait, prenant le risque que la route soit plus longue et qu'il essuie un refus une fois à sa destination. Il aurait pu décider de rentrer en ville et de monter à son appartement où il retrouverait certainement son colocataire. En fait, cela aurait été l'option la plus judicieuse. Mais quelque chose lui disait que le risque valait la peine d'être pris. La route fut longue avant qu'il n'atteigne son but et on ne peut pas dire que son arrivée fut des plus délicates : n'ayant pas eu la force de freiner davantage il avait laissé la moto s'arrêter d'elle-même sur les derniers mètres et n'avait même pas été en mesure de la maintenir debout. Talent ou simple chance, il avait néanmoins réussi à en descendre et s'en éloigner maladroitement suffisamment tôt pour ne pas être emporté avec elle dans sa renversée.

Sa main de libre tremblait de plus en plus et ne réussit à retirer le casque qui séjournait sur sa tête qu'avec beaucoup de mal. Ce dernier finit sa course dans le même fracas que l'engin sur lequel il était venu, devant le portail de la grande demeure. Son autre main elle, compressait la plaie bien que l'espoir que les choses se terminent bien s'échappait peu à peu de son esprit. Quelle bêtise avait-il eu de venir ici ? Pourquoi elle alors qu'il avait une meute entière derrière lui pour lui apporter son aide en cas de besoin ? Au fond de lui, une voix bien trop envoûtante lui susurrait qu'il y trouverait tout ce qu'il cherchait, qu'elle aurait la solution à ses problèmes. Elle. Cette beauté fascinante qui semblait sortie de l'un de ces tableaux de grands peintres italiens. Elle dont les battements de cils avaient dirigé la cadence effrénée de son cœur tel un maître d'orchestre avec sa symphonie à leur première vraie rencontre. Elle autour de qui sévissaient tant de mystères, d'euphorie et de fantasmes. Elle, à qui appartenait ce jardin à qui il n'avait prêté qu'une brève attention la première fois qu'il était venu et dont il se retrouvait aujourd'hui quasiment face contre terre. Elle, chez qui il s'effondrait définitivement et lamentablement devant l'entrée après avoir tapé le plus fort que son bras le lui permit deux coups. Elle, dont le visage lui ravit enfin les yeux lorsque la porte s'ouvrit. Quel étrange sentiment que celui de la douleur devenue sourde l'espace de quelques instants. Ceux d'un regard, d'un souvenir, d'une ivresse. D'un désir.

Oubliés l'odeur et le goût du sang dans sa bouche, perlant sur son visage et son abdomen. Il n'y avait plus que cet arôme fleuri qu'il avait fini par assimiler à sa personne à chaque fois qu'il la rencontrait en ville. « J-J'ai be..besoin....» Une nouvelle traînée de sang s'extirpa de ses lèvres avant qu'il ne reprenne : « ….aide... » avant que son monde ne se mette à vriller dans tous les sens et qu'il manque de ne s'y laisser emporter. Et si c'est ici qu'il passait ces derniers moments alors soit, auprès d'elle et sa passion fleurissante, le châtiment ne lui serait que plus doux.




☆☆☆ Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'été pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils innocents.
.: awards .:
 
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