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 Just a shame we haven't met yet ft. Happy

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MessageSujet: Just a shame we haven't met yet ft. Happy   Jeu 6 Juil - 2:14


JUST A SHAME WE HAVEN'T MET YET
happy & hélios

Dossiers sous le bras et téléphone à l'oreille, Hélios dévale lentement la rue pavée. Il n'écoute que d'une oreille distraite l'homme qui se trouve au bout du fil, pour ne pas dire aucunement. Il a beau lui avoir expliqué vingt fois qu'il ne pouvait prendre aucune nouvelle affaire pour le moment, ce dernier continue d'insister en lui faisant part de montants exorbitants qui peuvent miraculeusement se retrouver sur son compte bancaire du jour au lendemain. Après plus de dizaines de minutes de marche à pied Hélios s'arrête pour se désengourdir le bras duquel dépend la survie de ses dossiers. Il n'a jamais eu pour habitude de porter de sac car bien qu'ils soient pratiques, l'accord avec les costumes habillés qu'il aime mettre depuis toujours serait certainement fâcheux. A choisir il préfère garder cette fière allure d'homme plutôt que l'image d'un homme travailleur désintéressé des tendances. Si l'on peut vraiment appeler ça comme ça. Lui ne coure pas après les dernières modes, il ne fait même pratiquement jamais les magasins -seulement lorsqu’il est en manque de chemises ou de vestes de costumes- mais il tient à rester propre sur lui et à donner cette image qui correspond bien à sa personnalité : classe, ambitieux.. prétentieux ? Certainement. Et après tout pourquoi en aurait-il honte ? Cet endroit fait partie de ceux qu'il n'aime pas fréquenter à la Nouvelle-Orléans. Peu importe à quel moment de la journée on y passe on ne s'y retrouve jamais seul et les gens qui le connaissent peuvent en témoigner : la sociabilité ne l'intéresse guère. Et comme pour ajouter un peu plus à sa torture psychologique, il faut qu'une école y soit installée. Faisant craquer sa nuque il se risque à un regard dans la direction du grand bâtiment avant de soupirer. S'il y a bien une chose qu'il déteste plus que les adultes et leur bêtise, ce sont leurs stupides progénitures. Les grands esprits de demain, et puis quoi encore. Tous aussi inutiles les uns que les autres, pleurnichards, bêtes, crasseux, têtes en l'air, je-sais-tout. Des poupées dont il rêve de pouvoir écraser la tête pour faire cesser les cris perçants sortant de leurs minuscules bouches. Un regard seul vers eux suffit à lui donner la nausée à ce moment même alors qu'une frisson accablant lui caresse l'échine. Comment un acte aussi exaltant que se donner à l'autre peut-il être la cause de la création de tels monstres ?

Décidé à reprendre sa route et oublier ce qui venait de lui procurer un profond dégoût le plus rapidement possible, il tourne les talons mais s'arrête net. Son dernier regard vers cette école s'est d'abord hasardé puis attardé pour finalement rester accroché à quelque chose ou plutôt, quelqu'un. Sous la surprise sa main s'abaisse d'elle-même oubliant complètement l'homme qui lui parlait toujours au bout du fil et son étreinte se desserre, faisant tomber au sol les deux dossiers dont il avait pris grand soin jusqu'à là. Parmi tous ces monstres, ces créatures affligeantes venues tout droit de l'enfer pour semer le chaos, s'en trouve une tout à fait ravissante. Plus âgée -évidemment- avec une cascade de cheveux blonds légèrement tirés vers l'arrière. Son sourire fait alors apparaître celui de l'irlandais dont l'esprit réactif vient de trouver -ou plutôt inventer- la raison parfaite pour l'aborder. Rapidement il se baisse pour réunir ses feuilles en un tas et les glisse à nouveau sous son bras tout en reposant son téléphone contre son oreille. Il n'a rien écouté des dernières secondes de la conversation et bien que l'homme se soit mis à crier pour se faire entendre, Hélios est trop occupé à savourer la vue pour y prêter attention.

- « Je dois y aller. »

Non seulement il lui a coupé la parole, mais il n'a ni pris la peine de le saluer, ni laissé le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'il a déjà raccroché. Le wendigo se fiche bien de ce que cet homme peut vouloir ou encore ce qu'il aurait pu lui offrir parce que tout ce qu'il peut désirer à ce moment là se trouve juste sous ses yeux, de l'autre côté de la rue. Il prend alors une inspiration, passe une main assurée sur sa chemise pour vérifier qu'elle n'est pas froissée puis traverse après avoir vérifié par deux fois. Entrant directement dans le rôle qu'il vient tout juste de se créer, Hélios s'approche de ce qu'il suppose être une enseignante ou au moins une membre du personnel de l'école. Il se ravit alors de constater que sa beauté fulgurante n'était pas due à un simple mirage et qu'à cette distance, son visage semble encore plus lumineux. Son sourire dénote complètement de l'allure sévère que pourraient lui donner ces lunettes plus ou moins voyantes qui reposent sur son nez. Elle est tout simplement craquante à souhait.

- « Bonjour, je suis navré de me présenter à vous de façon aussi incorrecte...  commence-t-il alors une fois face à elle, prenant un air volontairement et faussement désolé avant de lui tendre la main, ... Je m'appelle Hélios, Hélios O'Brady et je cherche à contacter quelqu'un pour obtenir quelques informations concernant l'école. »

Il laisse quelques secondes s'écouler durant lesquelles il ne la quitte pas des yeux. Derrière les verres, il peut voir son reflet se dessiner dans ces sublimes nuances de bleu. Son sourire s'intensifie alors et il reprend plus sûr de lui :

- « Mon neveu, Jacob, fera sa rentrée en septembre prochain et comme ses parents travaillent beaucoup... Tonton a eu la lourde tâche de se renseigner sur les établissements du coin, un rictus amusé apparaît sur son visage. Rien de tout ça n'est vrai mais si cela avait été le cas il aurait certainement eu cette même réaction, j'ai eu une personne du secrétariat au téléphone hier matin et elle m'a assuré que le mieux si j'avais des questions était de m'adresser aux professeurs eux-mêmes ou un membre de l'équipe pédagogique... Pourriez-vous m'aider ?  »

école, fin d'après-midi.
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MessageSujet: Re: Just a shame we haven't met yet ft. Happy   Dim 9 Juil - 20:55





HAPPY & HÉLIOS


JUST A SHAME WE HAVEN'T MET YET


Lorsque la sonnerie retentit, je serre légèrement mon poing, tournant sur moi-même pour voir tous les élèves ranger leurs affaires alors qu'ils quittent la salle. J'étais pile en train d'écrire les devoirs au tableau, heureusement que j'avais fini. C'est presque une victoire d'avoir survécu aujourd'hui. Il faisait chaud, Angelika était insupportable et qu'est-ce que je pouvais détester c'est deux heures de maths l'après-midi ! Surtout que le petit brun du fond ne comprend rien. Habituellement, je garde toujours le sourire. J'aime mes élèves, c'est un fait. Mais il y a des jours avec et des jours sans, aujourd'hui c'était sans. J'ai déjà prévu mon programme de la soirée : glace, film, pizza et chocolat chaud pour finir. Cliché mais efficace. On pourrait croire que je sors d'une rupture et non ! Depuis combien de temps n'ai-je pas eu de relation durable ? J'aimerais dire trop longtemps mais ce n'est pas le cas. Je me sens bien seule, pour le moment. Je me dis que je ne suis jamais à l'abri du coup de foudre.

Voyant les derniers élèves sortirent de la classe, je prends moi aussi mon sac, ma veste et sors, fermant la porte à clé derrière moi. Je pousse un soupir, souriant aux petits qui passent derrière moi pour sortirent de l'école à toute vitesse. Une collègue à l'autre bout me fait un signe de main que je lui rends. Je galère un peu avec la porte, comme d'habitude, remets mes cheveux en place et fait tomber ma veste. Je la ramasse comme si de rien n'était et sort enfin, prête à danser tant l'air frais m'a manqué. J'avais ouvert toutes les fenêtres durant l'après-midi, trouvant que l'air manqué vraiment dans la classe.
Alors que je vérifie dans mon sac si j'ai tout, y compris mes clés de voiture, un papa vient m'interpeller. Plutôt beau, blond, avec son gamin que j'ai en plus dans ma classe, point positif ce ne sera pas la dernière fois que je le verrais du coup. Il a l'air un peu plus vieux que moi mais tant pis. Après m'avoir expliqué qu'il est nouveau en ville, ce qui est vrai vu que son fils est arrivé il y seulement quelques semaines, il me pose certaines questions, n'ayant pas été présent au début de l'année lors de la fameuse réunion parents-professeurs. Je fais tout de suite une croix sur ce monsieur après une réflexion quasi logique : s'il a un gosse, c'est qu'il est en couple et probablement marié. Je baisse les yeux vers sa main, une alliance, il est marié, mon sourire disparaît petit à petit.

Enfin je peux rejoindre ma voiture, enfin ma soirée de femme célibataire va pouvoir commencer. Sauf que non. Elle s'éloigne encore un peu plus lorsqu'un autre individu vient m'interpeller. Lui aussi est carrément beau, sauf que sur le coup je m'en fiche totalement. Je veux juste rentrer ! Pourquoi les mauvaises journées sont remplies de mauvaises choses qui allongent encore plus ces mauvaises journées ? Je souris, gentiment quand même, lui n'a pas d'alliances, ça commence bien. Je l'écoute, beaucoup, un peu, plus du tout. Son sourire, ses yeux. Il sait y faire ! Je ne dois probablement pas être la première qui plonge dans son regard, il ne faut pas que je me fasse d'illusions donc ! En plus il est là pour son neveu Jacob. Sacré Jacob, il a un oncle magnifique.

«Eh bien, étant professeur, oui je pense pouvoir vous renseigner.» répondis-je en souriant. «Je plains d'ailleurs tonton d'avoir à s'occuper de ça...» chuchotais-je avec assez peu de discrétion. Ce n'était pas vraiment pour rire, c'était juste moi. J'avais beau être fatigué, je me devais d'être présentable devant ce genre de personne. «En quoi puis-je vous aider monsieur O'Brady ?»






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MessageSujet: Re: Just a shame we haven't met yet ft. Happy   Mar 15 Aoû - 16:23


JUST A SHAME WE HAVEN'T MET YET
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Un nouveau sourire faussement intimidé s'empare de ses lèvres. Il se réjouit intérieurement mais n'en laisse rien paraître. Jackpot : elle avoue elle-même être la personne qu'il lui faut pour répondre aux questions qu'il pourrait avoir. L'irlandais s'autorise quelques secondes de silence pour apprécier le sourire qu'elle lui rend et la façon dont cela illumine son visage. Pour être professeure, surtout avec des enfants en bas âge, ce doit être une personne dotée d'une infinie patience, de gentillesse également et sans doute d'une grande générosité. Elle n'a pas de bague au doigt et selon ce qui se trouve dans sa voiture le wendigo peut supposer qu'elle est seule. Non pas que cela l'aurait forcément empêché d'aller plus loin, la compétition ne l’effrayant pas le moins du monde mais il est toujours agréable de remarquer que finalement tout n'est pas devenu si compliqué dans sa vie. Pour une fois il profite juste de l'instant sans mauvaise arrière pensée... Même si les jolies fossettes creusées dans les joues de ladite blonde ne l'y aident pas forcément.

-« Finalement je ne trouve plus ça si dérangeant, maintenant. »

Avoue-t-il sur un ton détendu comme s'il s'agit d'une banalité. Il aime cet art des mots, de toutes ces différentes façons de dire les choses sans forcément y aller de façon franche les yeux fermés. Lui apprécie d'autant plus la subtilité et ici, la poésie de l'instant. Une rencontre certes forcée par ses siens mais qui n'en reste pas moins une nouvelle expérience pleine de possibilités. Il n'a écouté que son bon vouloir d'aller à sa rencontre et pour le reste, ils devront s'accorder afin de mieux avancer. Un peu comme une danse dont chacun s'approprie le contrôle tour à tour. Elle a tout d'une femme séduisante bien qu'elle soit cachée par ses lunettes et maquillée de façon très discrète. Une force calme peut-être ou alors une image qu'elle aborde aux yeux de tous en tant que professeure. Et si tel est le cas, l'irlandais est pressé de découvrir ce qui se cache derrière cette silhouette irréprochable. Les premiers instants qu'ils passent côte à côte ne dégagent que de bonnes ondes et présagent un avenir encore meilleur. Si elle lui tend la main pour instaurer une sorte de complicité entre eux, nul doute qu'il la saisira sans une once d'hésitation.

-« Je vous en prie, appelez moi Hélios. »

Et sa tête s'incline légèrement vers le bas comme dans une volonté de révérence mais surtout à ses yeux, de respect. C'est la moindre des choses alors qu'il l'a dérange après ce qui a du être une longue journée. Puis, d'une pierre deux coups : il fait lui aussi un pas vers elle pour tenter d'effacer définitivement la gêne d'une première rencontre ainsi que la formalité d'une conversation à but professionnel.

-« Et vous êtes.... ? »

Car pour le moment à ses yeux elle reste la jolie maîtresse blonde aux yeux bleus dont il a eu la chance de croiser le chemin. En quelque sorte. Comment va-t-il s'en sortir avec ce mensonge de neveu inventé d'ici septembre lorsque les cloches de la rentrée sonneront ? Il n'en a aucune idée. Sur le moment cela ne lui semble pas particulièrement important tout ce qu'il désire étant de la connaître davantage. Dire que les parents de ce gosse imaginaire avaient choisi une autre école était une possibilité mais dans ce cas, il n'aurait plus aucune raison de la revoir. Ou plutôt : elle n'aurait plus aucune raison de discuter avec lui. A moins qu'il n'ait déjà bien avancé d'ici là et qu'elle apprécie sa compagnie au-delà de ce contexte bidon. Le pari est lancé.

-« Je vois que vous étiez sur le départ... Peut-être pourrions nous en discuter confortablement autour d'un café ? Ou d'un cocktail d'ailleurs, si vous préférez. »

Propose-t-il en toute simplicité avant de vérifier que tous les dossiers qu'il portait encore se tenaient bien. Tout en les observant ses yeux se plissent légèrement avant que ses traits ne se détendent à nouveau. Il tient à faire passer cela pour une invitation innocente un peu comme s'il souhaitait la remercier de lui accorder du temps en dehors de ses heures de travail. Si elle comprenait qu'il avait une autre idée derrière la tête, sûrement trouverait-elle quelque chose pour se défiler ou pire, le coller dans les pattes d'une ou d'un collègue. Mais il ne veut personne d'autre, l'irlandais. C'est de son sourire dont il veut se ravir les pupilles un peu plus longtemps.

-« Ce serait plus facile pour moi de prendre des notes avec une table à disposition vous voyez... C'est que ses parents sont plutôt exigeants sur la précision des réponses qu'ils attendent.  »

Il espère que cet argument suffira à la convaincre d'accepter et le suivre. Après tout qu'aurait-elle à perdre ? Dans un lieu public, entouré de plusieurs personnes il ne peut rien lui arriver. D'autant plus que le wendigo ne lui veut aucun mal, bien au contraire. Il ne sait pas si la réciproque est vraie mais il se laisse facilement charmer par la beauté silencieuse et non extravagante de son interlocutrice. Ses yeux ne la quittent plus et son esprit se vide de songes. Il en arrive même à oublier tous les enfants qui courent autour d'eux pour rejoindre leurs parents à la sortie de leurs cours. Ces petites choses qui le répugnent et dont les répercussions sonores percent les tympans. Il s'autorise finalement un regard vers quelques uns d'entre eux retenant avec difficulté une grimace de dégoût et de mépris. Si cette professeure aime les enfants alors il fera comme si c'était son cas aussi.

-« Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit mais j'ai beaucoup de respect pour les gens de votre profession. Je crois que je ne pourrais pas faire ça tous les jours...  »

Et il se tourne à nouveau vers elle, un sourire compatissant sur les lèvres. Pour une fois il est honnête : une journée entière avec eux et la classe terminerait probablement en véritable bain de sang.

PS: I love you
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