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 Paint it, Black

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MessageSujet: Paint it, Black   Mar 13 Juin - 22:00

Donna & Álvaro + Paint It, Black


Il était déjà la fin de l’après-midi alors qu’il commençait gentiment à s’activer dans la pièce. Même si la ventilation tournait à fond – et lui avait valu une bonne crève les premiers jours – Álvaro était tout simplement en train de suffoquer sous la lourdeur de l’atmosphère de la Nouvelle-Orléans. L’humidité est omniprésente et se faufilait partout, rendant le moindre effort plus conséquent. Malgré cela, une douce brise sillonnait les rues, faisait virevolter quelques feuilles solidement accrochées à leur branche. Brise qui venait tout droit du Golfe du Mexique, de la mer. L’air marin ne venait cependant pas lui chatouiller les narines. Il arrivait à l’artiste de sortir quelques instants pour profiter de prendre un bol d’air marin similaire à celui qu’il y avait à Barcelone. C’était la petite touche qui lui rappelait son chez-lui, qui lui mettait le sourire aux lèvres. La ville et le quartier français n’avait rien à voir avec la très colorée cité catalane, bien que toutes les deux soient remplies de couleurs, tout y était différent et il arrivait que l’Hispanique ressente un peu de mélancholie malgré son plaisir à vivre ici. Tout était baigné dans un univers artistique fou, les rues étaient remplies de petits bars jazz ou soul. Les joueurs de rues se plongeaient dans des ragtimes à s’en damner.

Non, Álvaro n’était pas malheureux à la Nouvelle-Orléans. Il y vivait un second souffle et il s’y sentait comme chez lui. Même s’il se disait que l’on avait qu’une seule racine, l’Hispanique commençait à prendre pied dans la ville ravagée par l’ouragan Katerina quelques années plutôt. Il avait d’ailleurs la chance de vivre dans les zones bien reconstruites qui avaient pu profiter des aides en premières. Il y avait une seule chose qui inquiétait le tout juste trentenaire : des événements inexplicables qui devenaient de plus en plus fréquents dans son quotidien. Rien de tout ce qu’il se passait pouvait être possible, il en était convaincu en tant que bon catholique. Toute personne dotée de bon sens pouvait le confirmer. Mais ces illusions devenaient de plus en plus fréquentes et surtout de plus en plus réelles. Et si seulement elles ne l’habitaient que dans le monde réel… Mais non, ces fourbes le poursuivaient jusque dans ses rêves les plus profonds. L’idée d’en parler à quelqu’un lui avait déjà frôlé l’esprit, mais qui ? Qui ne le prendrait pas pour un fou ? Et que Dieu prenne soin de sa mère, car si cette dernière apprenait par un moyen ou un autre que son fils était habité par le démon et était frappé par des pouvoirs maléfiques et des hallucinations elle en ferait une syncope dont elle ne se remettrait sûrement jamais !

Ce fut alors qu’il était en train d’y penser tout en continuant de ranger quelques pièces qu’il entendit la sonnette retentir pour annoncer l’arrivée de quelqu’un. Une magnifique rouquine débarqua dans l’exposition, une demoiselle comme il les aimait. Sa crinière rousse était longue et redescendait dans son dos telle une cascade de feu. Tout son être s’enflamma, l’Espagnol était épris d’une fibre qu’il n’avait pas goûté depuis des lustres. Il lui adressa un « Bonjour » charmant sans être trop oppressant et il la laissa faire son petit tour, ne la lâchant pas des yeux alors qu’il se mordait la lèvre inférieure. Que pouvait bien faire une aussi charmante créature ici ? Et surtout seule ? La belle demoiselle avait réussi à piquer la curiosité de l’artiste. Il se mit alors debout et sans un bruit alla la rejoindre alors qu’elle s’était perdue dans la contemplation d’une pièce. Une fois à ses côtés, il se pencha légèrement dans sa direction et regarda son beau profil du coin des yeux. « A quoi vous fait-elle penser ? » Lui demanda-t-il doucement pour ne pas la tirer de ses pensées trop brusquement.  
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MessageSujet: Re: Paint it, Black   Mar 27 Juin - 15:50

Paint it, Black.



Il y a de ces jours où la fatigue est plus intense que d’autres. Un savant mélange entre les nuits entrecoupées d’insomnies et la chaleur des journées. La chaleur rendait l’ambiance pesante, mais ressentir à nouveau la pesante lourdeur du soleil n’était en rien un frein et me rappeler la sensation du soleil irlandais sur ma peau. Soit, le soleil n’est pas assez mon ami pour qu’il m’ait octroyé une peau halée, préférant la laisser aussi blanche d’une peau d’albinos. Je n’étais pas peur fière de la couleur de ma peau pour la simple et bonne raison que la couleur de mes cheveux paraissait encore plus étincelante à la lumière du soleil. J’avais apprit, au cours des années à me trouver des points positifs en moi, m’y accrochant pour ne pas souffrir des paroles de Jack. Je n’étais pas qu’une femme faible, un fantôme inintéressant. C’est ce que je voulais croire.

Je voulais penser que ma culture était un plus, que ma curiosité ne me mettrait pas en péril. Aussi, après avoir passé une journée à travers les livres, je voulais m’accorder le temps de rentrer, enfin, dans une galerie que j’avais pu apercevoir. Chaque jour je passais  devant et je n’y étais jamais rentré. Ayant du temps pour moi, je me laissais poussée par l’envie de me perdre dans la contemplation d’un art qui parlait sans avoir besoin d’une quelconque parole, d’une quelconque explication.

Je voulais aussi et surtout oublié les étrangetés qui se déroulaient autour de moi et qui devenaient de plus en plus récurrentes. J’avais eu cette habitude de choses qui bougent, qui changent de place, qui semble d’étonner encore plus que dans un monde ancré de fiction que je me créais en lisant. N’était-ce pas pour ça d’ailleurs que je voulais, encore et toujours, trouver de nouvelles choses qui me rappelaient que je voulais échapper à ce monde dans lequel je vivais ?

Je poussais la porte de la galerie, un frisson parcourant la longueur de mes jambes avant le changement de température entre l’extérieur et l’intérieur. Je tournais ma tête vers la voix qui venait à l’instant de ma saluer, avec un de ces sourires de façades dont j’étais devenu experte.

- Bonjour.

Je me mêlais à la faible populace qu’il y avait dans cette galerie, tentant de me faire à cette fraicheur qui caressait mes jambes nue, mon regard se posant de peinture en peinture. Chacune avait ce petit quelque chose qui pouvait nous faire voyager, nous laissant imaginer une histoire qui venait de se dérouler devant les yeux du peintre qui avait réussi à capturer cette essence avant que finalement, mon regard ne se pose, ébahi, par la beauté d’un paysage ensoleillé. La chaleur rappelait la chaleur étouffante de la Nouvelle Orléans et pourtant, une pointe discrète me fit tiquer le cœur. En face de moi, devant mes yeux qui voyaient plus loin que la peinture, je me retrouvais en Irlande, le vent qui soufflait dans mes cheveux, mes pieds nus qui glissaient sur le sable chaud et cette douceur tranquille que représentait le silence. Je ne remarquais la présence du jeune homme que quand sa voix me ramena à la réalité. J’esquissais un sourire poli avant de tourner une seconde mon regard sur lui et, finalement, de revenir vers la toile en face de nous.

- Elle me rappelle mon pays…

Mon accent chanta doucement mes paroles, dans un ton assez fébrile, avant que je ne me reprenne.

- L’Irlande est souvent vue comme sa cousine l’Ecosse, comme un pays où il pleut souvent, où il n’est pas agréable de vivre et pourtant, c’est un pays de verdure à la culture intéressante et où la tranquillité des bourgades près des grandes villes dénote complètement avec ce que l’on trouve ici…

Je me trouvais un peu sévère dans mes paroles me rendant compte que si je parlais à un américain de pure souche, si je venais à parler à un habitant originaire de la Nouvelle-Orléans, je venais de me montrer moins sympathique que je le voulais.

- L’on dit aussi que les irlandais manquent cruellement de tact quand leur cœur n’est pas en Irlande. Excusez-moi si je vous ai brusqué.

J’étais presque sûr d’avoir entendu un léger accent dans sa voix, mais peu habituée à discuter avec les autres, je n’avais fichtrement aucune idée si je l’avais imaginé où si son accent n’était qu’un accent de plus, américain. Je me tournais vers lui, lui faisant face avant de glisser mes cheveux sur le côté de ma nuque.

- Pour résumer, c’est un tableau magnifique. Je trouve que l’artiste à su capturer ce petit quelque chose de bouleversant. Et pourtant, ça n’est qu’un paysage.

Il fallait que je me rattrape comme je pouvais et si je venais à flatter le tableau, peut-être serait-il moins enclin à se vexer d’une visible incompréhension de la culture américaine.





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