Les Top

Leatherland
Blazing Star
Fearwood
Chicago Dreams



 

Bienvenue sur le forum ♥

Nous manquons de membres du brotherhood et d'hérétiques.

Partagez | .
 

 Who the hell are you ? - Wiliam

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar
▬ Messages : 174
▬ Points : 857
▬ Date d'inscription : 26/04/2017
▬ Emploi/loisirs : Editrice / Chasseuse à temps plein
MessageSujet: Who the hell are you ? - Wiliam    Jeu 8 Juin - 16:03

You're not the hunter...



Tout ce ne se passait pas comme prévu depuis mon arrivée ici. A croire que j’aurais dû choisir une autre ville plutôt que de m’établir dans cette cité. Les tensions montaient, je pouvais le sentir et j’assistais, parfois impuissante à la mort de certains.
Assise sur mon canapé, je regardais, sans réellement le faire, le pull qu’avait oublié Aleksander à la salle de sport. Je l’avais récupérer, plus tard, pourquoi ? N’aurais-je pas pu simplement le laisser là et qu’il aille le rechercher seul ? Et pourquoi son odeur m’interpellait ? Et pourquoi ma main venait de se lever pour se saisir de se vêtement, le rapprochant de moi, me forçant à me souvenir de sa force, de sa puissance, de sa voix, de ses yeux et de tout ce qu’il dégageait ? Je pouvais lui montrer qu’il m’agaçait, force est de constater, que ça n’est que ça.  Comme je ne peux qu’admettre qu’il n’est pas juste le musclor que je laisse penser. Il est plus que ça. Une partie de moi veut le découvrir, une autre veut le fuir.
Pourtant, c’est son odeur que je respire et qui m’enveloppe, m’obligeant presque à fermer les yeux.
Je reposais rapidement ce bout de tissu sur la table basse avant d’aller vaquer à mes occupations, tentant de me le faire fuir de mes pensées. Il n’y avait aucune raison pour qu’il me hante de cette manière, il n’y avait aucune raison pour que son odeur déclenche quelque chose de si étrange en moi. Et pourtant, c’est bien quelques minutes plus tard que j’enfourche ma moto pour me rendre chez lui. Pas besoin d’une quelconque hypnose pour trouver l’adresse de quelqu’un, un jeu de rôle, se faire passer pour qui l’on est pas et j’arrivais en bas de son immeuble, regardant l’édifice à travers mon casque, avec cette soudaine envie de repartir, mais si je suis là, autant ne pas fuir, n’est-ce pas ? Je n’ai jamais fuis devant le danger, alors je ne vais pas fuir devant un homme.
Anxieuse, pour aucune raison apparente, je montais les escaliers, tenant mon sac à dos bien fermement. Son pull y trônait, entouré de mes armes défensives, parce qu’après tout, une chasseuse ne quitte jamais ses armes, non ? C’est ce qu’on mon père m’avait toujours répété et c’était un précepte que je suivais à la lettre. Mon casque dans une main, mon sac dans l’autre, j’approchais enfin de la porte et je m’obligeais à faire ralentir mon cœur avant de porter quelques coups discret à la porte.
J’attendis à peine quelques secondes et alors que je tournais le dos à la porte, elle fit par s’ouvrir. Si j’avais pu sourire, celui-ci disparut en voyant la tête d’un homme qui  n’était de toute évidence pas celui que je cherchais.
- Je…Excusez-moi, on m’avait donné cette adresse pour Aleksander Dawson et de toute évidence, vous n’êtes pas lui…
Je regardais les  autres portes d’appartement avant de reposer mon regard sur ce blondinet. Si je n’avais aucun sourire à faire perler sur mes lèvres, je n’étais pas encore hostile.
- Vous savez où il se trouve ? Il a oublié son pull à la salle de sport et on m’a demandé de lui ramener.
J’étais déçue et en colère contre moi-même qu’il ne soit pas ici, que je me sois visiblement trompé. Le plus rageant encore ? Que je ne puisse pas à nouveau poser mes yeux sur lui.




lumos maxima

_________________
On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 105
▬ Points : 555
▬ Date d'inscription : 13/05/2017
▬ Localisation : Nouvelle-Orléans
▬ Emploi/loisirs : Etudiant en étude de cardiologie // Aime chasser, voyager
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Ven 9 Juin - 16:30


Who the hell are you ?

William & Abi


Enfin une journée de repos. Oui, j'avais enfin un jour off, un jour où je n'allais pas dans ce bloody hôpital où tout le monde me prenait pour un souffre douleur, un jouet. Je ne doute pas qu'un jour, aux news, il y aura une édition spéciale sur un massacre à cet hôpital...Enfin, passons. Je me réveillais donc, pour une fois tard et décidais d'aller faire un tour en forêt, pour prendre mon petit-déjeuner. L'air était frais, moins qu'à l'aube, en effet, mais le soleil ne tapait pas fermement sur la ville.
Cette forêt était un endroit de plaisance pour les touristes et les promeneurs, mais elle était un vrai piège pour les créatures surnaturelles, comme moi. Je suis fortement convaincu qu'un chasseur attend sa proie à chaque croisement. Il était vrai que je risquais gros en allant me nourrir là-bas, en plein jour, mais une vie sans prise de risque est une vie très monotone non ? J'aimais être dans le danger, dans l'action.

Après ma petite balade meurtrière, je décidais de rentrer à l'appartement pour le ranger étant donné que le lieu ressemblait de plus en plus à une déchetterie chaque jour. Aleksander était déjà parti vaquer à ses occupations, comme à son habitude. A vrai dire, je ne le connaissais pas tellement, étant donné que l'on passait peu de temps ensemble. Je ne connaissais qu'une partie infime de sa vie et il faudrait que je change ceci car j'ai l'impression de vivre avec un total étranger.
Après avoir ramassé la dernière canette de bière au sol, je pris une petite pause pour aller au balcon, afin de prendre l'air. Je fermais les yeux pour profiter de la petite brise qui venait chatouiller mes cheveux. Cependant, je fus agacé lorsque j'entendis une moto arriver rapidement dans la rue. J'ouvrir alors mes yeux, et agrippait fermement la barrière du balcon en me penchant, pour observer mon semeur de tranquillité. Je contractais ma mâchoire lorsque je vis cette personne relever la tête pour regarder l'immeuble. Je voulais voir son visage mais il, ou elle, gardait son casque bien en place. Je n'attendais pas de visite, tout comme Aleksander, enfin, je pense...

Je me faisais vite des idées, c'est vrai. Après tout cette personne n'était peut-être pas venu pour venir dans mon appartement, mais j'étais presque sûr qu'elle avait regardé chez moi. Je quittais alors mon balcon, refermant fermement ma fenêtre et soupirait un grand coup. Il est clair que je détestais les visites à l'improviste. Je détestais ne rien contrôler, ne rien posséder.
J'avais donc raison, c'était bien mon appartement qu'elle regardait car après quelques secondes d'attentes, j'entendis toquer. J'étais déjà prêt à bondir alors je mis peu de temps pour ouvrir ma porte d'entrée. Devant moi, se trouvait une femme, brune, tenant son casque de moto dans sa main, son sac de l'autre. Mon doute se confirmait, je ne connaissais pas cette femme. Je gardais mon air froid, pour lequel je suis bien connu, attendant qu'elle se présente.

-Je…Excusez-moi, on m’avait donné cette adresse pour Aleksander Dawson et de toute évidence, vous n’êtes pas lui… 

Oh, donc elle était venu pour Alek, non pour moi, voilà qui me "rassurait" quelque peu.
-Vous savez où il se trouve ? Il a oublié son pull à la salle de sport et on m’a demandé de lui ramener. 

Je ne pus m'empêcher de laisser apparaître un fin sourire sur mes lèvres. Alors comme ça, Alek avait des fréquentations que je ne connaissais pas, intéressant. Cependant, je n'allais pas donner la localisation de mon ami si facilement. Après tout, cela pouvait être un piège pour lui, bien que je sentais que cette fille était humaine. Je croisais mes bras sur mon torse, observant la jeune fille de haut en bas, avant d'ancrer mon regard froid dans le sien.


-Et je peux savoir qui demande ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 174
▬ Points : 857
▬ Date d'inscription : 26/04/2017
▬ Emploi/loisirs : Editrice / Chasseuse à temps plein
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Mer 21 Juin - 13:28

You're not the hunter...



J’avais été aimable, je m’étais même excusez, alors pourquoi ce gugusse me regarde avec…finalement la presque même expression que moi. Je n’avais pas aimé ne pas contrôler, être obligé de venir comme ça, sans réellement le vouloir, du moins, en trouvant une excuse qui n’était pas la simple envie de le revoir. Je n’avais pas aimé ne pas savoir que ça n’était pas l’adresse et tomber sur le rouquin avec cet air complètement apathique me donner juste une furieuse envie de le frapper. A dire vrai, la seule raison qui me mettait dans cet état, c’était que je ne verrais visiblement pas celui que j’avais, finalement, envie de voir. Il y avait quelque chose chez ce chasseur qui me donnait envie d’en savoir plus, de creuser, de le connaitre et de l’éloigner de tout le mal de ce monde. Une envie presque…protectrice.
Son attitude changea du tout au tout. Il s’arma d’un sourire léger, un petit rictus sur ses lèvres avant de se redresser, de croiser les bras comme s’il voulait se montrer supérieur et son regard, une fois de plus. Il n’avait pas peur, non, il ancrait bien son regard dans le mien et s’il pensait de moi que j’étais une de ces filles faibles qui se font toutes petites, il allait voir qu’il s’était lourdement trompé.
J’arquais un sourcil, pour lui montrer que son attitude machiste ne fonctionnait aucunement avec moi, avant de croiser les bras, à mon tour, casque d’un côté, sac de l’autre, pour le toisait du regard, un rictus sur les lèvres.
- Tu peux, mais ce n’est pas dit que je le dise.
Je levais les yeux au ciel, agacé par l’attitude antipathique de cet homme qui détonnait clairement avec l’attitude d’Aleksander. Il était d’un naturel souriant et presque adorable, alors que lui, était aussi agréable qu’une porte de prison. Je risquais un regard derrière lui, avant de planter mon regard dans le sien, bien décidé à ne pas me laisser démonter par lui.
- On en revient au sujet initial. Il habite ici ? Il est ici ? J’ai autre chose à faire que discuter avec son chien de garde.
Je ne voulais pas montrer de respect, mais je n’aimais pas que les choses ne se passent pas comme je veux, déjà que c’est assez exaspérant que l’on ne met pas donné la bonne adresse où qu’il ne soit visiblement pas là. Je décroisais les bras, jouant nerveusement avec mon casque et la furieuse envie de lui envoyer en plein crâne, laissant à la vue ma bague frappé de « BH » et la garde de mon couteau à ma ceinture. Je soupirais grandement avant de poser sac et casque au sol et me pencher en avant pour ouvrir mon sac, sortant le pull d’Aleksander, cette odeur qui fit accélérer mon cœur sans que je ne puisse avoir un quelconque contrôle dessus. Un pieu s’était même prit dans les mailles du pull et je pris soin de ne pas arracher le bout de tissu, me moquant de montrer le pieu de bois à l’autre énergumène, parce que s’il était comme nous, il saurait, s’il était humain, je trouverais une explication s’il venait à me poser une question. Il ne pouvait être que chasseur ou humain, n’est-ce pas ? Je finis par me relever et lui tendre le pull, malencontreusement, imbibé de verveine quand je l’avais posé sur ma table que je n'avais pas bien ressuyer quand j'avais mis de la veine de venus sur mon couteau.
- C’est à lui.
J’étais profondément agacée de baisser les armes, mais j’étais venu pour rendre le pull, alors pourquoi ne pas le faire ? Ah oui…Pour tenter de le revoir. Non, ça c’était couru d’avance, ça faisait deux fois qu’on se croisait par hasard, il y aurait forcément d’autre fois. J’aurais aussi bien pu me rendre à son travail…Et croiser Raphael ? Non, c’était impossible, je n’en étais pas capable.





lumos maxima

_________________
On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 105
▬ Points : 555
▬ Date d'inscription : 13/05/2017
▬ Localisation : Nouvelle-Orléans
▬ Emploi/loisirs : Etudiant en étude de cardiologie // Aime chasser, voyager
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Sam 24 Juin - 18:44

[quote="William Henkom"]

Who the hell are you ?

William & Abi


Voilà enfin une fille potentiellement intéressante qui se présente devant chez moi. Je comprenais pourquoi Aleksander avait quelques liens avec elle, c’était exactement le type de fille qu'il aimait (aussi bien en amitié qu’en amour). Dotée d’un fort caractère, mais également d’une extrême sensibilité, ces filles-là étaient sans doute les meilleures. Enfin, assez ironisé, elle me mettait sur les nerfs. Lorsqu’elle arqua un sourcil de manière presque arrogante, je compris qu’elle me renvoyait la balle dans mon camp, actant de la même façon que moi. Eh bien..si elle veut jouer à ce jeu, voyons voir qui fatigue le premier, sachant que je possédais ce type d’attitude depuis ma transformation….

Bien évidemment, elle n’a pas voulu se présenter, et gardait pour l’instant son identité bien au chaud. Ce n’était pas vraiment mon problème, à vrai dire, elle avait plus besoin d’aide que moi. Elle pouvait donc jouer à ce petit jeu longtemps, cela ne me pénalisait guère.

-On en revient au sujet initial ? Il habite ici ? Il est ici ? J’ai autre chose à faire que discuter avec son chien de garde.

Chien de garde ? Je baissais la tête en dévoilant le son grave de mon rire. C’est bien la première fois que l’on m’appelait comme ceci. Je pense qu’Alek était sans doute la dernière personne qui avait besoin de protection. Pour être honnête, il m’aurait déjà eu des centaines de fois si je n’étais pas son ami tellement il est expérimenté. J’avais surtout l’impression que cette fille devenait de plus en plus impatiente au fur et à mesure de son….eh bien, monologue. Je n’avais pas dit un mot depuis quelques minutes à vrai dire. Je regardais juste le spectacle qu’elle m’offrait avec amusement. J’avais encore une humanité, et je me retenais de lui dire qu’elle était très pathétique. Alors que j’observais le sol durant quelques secondes, je relevais le regard vers elle. La jeune fille décroisait ses bras, révélant sa ceinture accompagnée de son couteau. Je perdais instantanément mon sourire, me disant pour moi-même…que j’avais sans doute affaire à une chasseuse en face de moi. Je sentais comme mon sang bouillir à l’intérieur de moi. En général, je ne tuais que lorsque que mes proches étaient menacés ou lorsqu’on me menaçait moi en personne. Et, personnellement, venir frapper à la porte de mon appartement, en prétextant connaître Alek, pour me tendre…une sorte de piège ?...était vu comme une menace de ma part.

Mon regard se fit encore plus noir que d’habitude, et, en général, certains chasseurs très faibles, courraient à ce moment-là lorsqu’ils rencontraient mes sombres pupilles. Je m’apprêtais à intervenir lorsqu’elle s’abaissait pour fouiller dans son sac. J’eus à peine le temps de me « mettre sur mes gardes » qu’elle me montra volontairement ou involontairement un pieu coincé dans un pull. Il n’y avait plus de doute, elle était bel et bien une chasseuse. J’observais alors chacun de ses gestes, ne pouvant pas la tuer immédiatement sachant qu’un groupe d’adolescentes hystériques venaient de passer derrière cette fille.

Elle me tendit alors un pull, et, je dois bien avouer que j’étais confus. Elle m’avouait qu’il appartenait à Alex, et je peux le confirmer…Je l’avais vu sur lui la semaine dernière, ayant même renversé du café dessus. Je devenais de plus en plus confus et troublé. Connaissait-elle vraiment Alek, ou avait-elle volé ce pull pour me piéger ? Dans un geste presque inconscient, j'attrapais le pull d'une main ferme. Une belle erreur de ma part.
N'ayant pas senti la veine de vénus, je n'avais pas remarqué que le vêtement était imbibé de ce poison. Je sentais alors la paume de ma main brûler comme si on venait de me déposer un plat sortant du four dans ma main. Je lâchais donc un cri en faisant tomber ce que je vais appeler dès à présent, ce maudit pull.

Je relevais des yeux meutriers sur elle et utilisait ma vitesse surnaturelle pour la claquer contre le mur du couloir, derrière elle, faisant trembler légèrement la cloison. Je serrais ma main droite autour de son cou, sentant sa jugulaire si frangile s'affoler. Je murmurais d'une voix glaciale à son oreille :

-Tu oses venir devant mon appartement, avec tes lamentables armes, en prétextant connaître Aleksandre ? Pauvre fille, tu as eu tord. En ce moment, j'entends chaque goutte de sang de ton corps faire des vas et viens dans tes veines et dans tes artères, et je me demande, si...tu sais...je ne vais pas percer tout ça avec mes canines...

Je fis tourner sa tête violemment, assez violemment pour faire craquer fortement quelques os de sa nuque, sans pour autant la tuer. Je me demandais encore, de quel manière j'allais commencer sa mise à mort...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 174
▬ Points : 857
▬ Date d'inscription : 26/04/2017
▬ Emploi/loisirs : Editrice / Chasseuse à temps plein
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Mer 28 Juin - 16:00

You're not the hunter...



Tout ceci m’apprendra à ne plus rendre service. J’avais voulu, faire un effort pour Aleksander, ce qui me permettrait de le retrouver, de le voir, de tenter quelque chose autre que le frapper, mais dans cette histoire, c’était moi qui était bloqué contre le mur, la main d’un vampire qui m’asphyxie, me rendant plus que nerveuse et pourtant…Si mon cœur trahissait la vérité, mon visage, lui, ne transpirait aucune émotion.
J’étais loin d’imaginer que j’étais tombé face à un vampire. Je ne pensais qu’à un crétin qui préférait la tranquillité aux relations sociales, un peu comme moi. J’avais suivi les babillages des filles, de leurs rires de crécelles et la tension avait comme monté d’un cran.
J’avais vu un changement dans l’attitude de l’homme en face de moi, quand je lui avais tendu le pull. Il avait comprit que je n’étais pas juste une idiote et que ce que je venais de lui n’était que la stricte vérité. J’avais pensé qu’une fois qu’il l’aurait dans la main, je partirais. J’étais prête à partir, d’ailleurs, quand une réaction du pull sur sa main me fit m’arrêter net. Je l’entendis crier en regardant sa main mal supporter le pull, c’est là que je me souvins où je l’avais posé. La veine de venus. Je relevais mon regard, noir, vers lui. Dans ma tête, je comprenais mieux pourquoi je n’avais pas pu trouver Aleksander. Ce suceur de sang lui avait fait du mal.
Je n’eu, malheureusement, pas le temps de réagir que je me retrouvais une fois de plus adossé contre un mur, ma tête tapant à nouveau. Un pic de douleur me fit grimacer avant que je ne perde toutes expressions. Je manquais légèrement d’air et si je faisais le moindre geste pour prendre un couteau, par exemple, il resserrait sa prise, je devais être plus intelligente que lui.
Pourtant, ses paroles m’étonnèrent, sans que je ne le montre. Son appartement ? Prétextant connaitre Aleksander ?  Ils ne pouvaient pas se connaitre, encore moins partager la même adresse, c’est impossible. Il ne pourrait pas faire l’erreur de vivre avec un vampire alors qu’il travaillait déjà pour un autre.
Sa menace me fit l’effet d’une gifle et si je n’avais pas peur, j’avais l’appréhension de ne pas être assez rapide pour l’empêcher de me blesser avant que je ne puisse le tuer. Après tout, il était un danger pour les autres vu qu’il venait de s’attaquer à moi. Je poussais un soupire de douleur quand il brusqua mon cou, profitant pour faire apparaitre la deuxième Abby. Celle-ci se saisit de lui avec violence, l’arrachant littéralement de moi avant de le jeter dans ce qu’il appelait son appartement.
Contre le mur, je passais ma main sur ma nuque, prenant de profonde respiration, le regard mauvais. Ma fierté avait été touchée, une fois de plus. Mon double fit rempart entre lui et moi, ce qui me permettrait une seconde de repos. Je restais dans le couloir, me reposant alors que ma tête et ma nuque me faisait mal, laissant mon double prendre le relai.
- Ca va se jouer à huit clos maintenant.
La copie avait visiblement réussi à lui faire penser qu'ils étaient deux, mais je rodais, il allait me payer cet affront. Je jetais en l’air le pieu, qui retombait directement dans ma main, le regardant avec une lueur sombre dans le regard. J’effectuais ce geste encore et encore, bien décidé à faire de lui ma cible de fléchette.
- Pauvre idiot. Tu crois vraiment que tu t’attaques à une novice ?
Joueuse, un rictus étira mes lèvres avant de lui lance un premier pieu, suivi à la seconde d’un deuxième. S’il rattraperait le premier, il y avait peu de chance qu’il ne rattrape le deuxième. J'assistais, de loin à la scène, prête à agir quand il baisserait sa garde et il le ferait. Ils le font tous.
- Moi qui pensais tomber sur un Brotherhood, je tombe sur un vampire ? Ca serait trop beau… Dis-moi où se trouve Aleksander ! Et si tu as lui fait le moindre mal, tu vas vite comprendre que le bois ne fait pas si mal que ça.
La copie avança d’un pas, sa main sur la garde de son couteau, le toisant d’un sourire moqueur et d’un regard noir. Il était évident que si ça continuait ainsi, l’appartement subirait une nouvelle décoration.





lumos maxima

_________________
On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 105
▬ Points : 555
▬ Date d'inscription : 13/05/2017
▬ Localisation : Nouvelle-Orléans
▬ Emploi/loisirs : Etudiant en étude de cardiologie // Aime chasser, voyager
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Lun 3 Juil - 11:34


Who the hell are you ?

William & Abi


Je pouvais à présent constater que la petite chasseuse n’était plus aussi confiante qu’elle ne l’était, quand elle est venue toquer à ma porte. Je conclus donc que j’avais gagné mon petit jeu, enfin notre petit jeu puisqu’elle était bien incapable de jouer l’arrogante dans cette position. Je voyais sans difficulté qu’elle manquait d’air, et là voir suffoquer me satisfaisait grandement. Je resserrais donc ma prise, pour accentuer encore plus ma puissance sur elle. Il est vrai que j’aimais avoir le contrôle sur tout et sur n’importe qui, surtout quand celui-ci venait personnellement m’attaquer. Il était pour moi presque impossible de laisser ma victime en vie, et cette chasseuse, allait mourir, tôt ou tard (je dois avouer que c’est absolument bien parti pour le moment).

Lorsque je tournais brusquement son cou, je pus remarquer que son regard changea. Je n’eus pas le temps de réagir que je sentis qu’elle attrapait ma chemise noire avec violence, pour me tirer à l’intérieur de mon appartement. Il était clair qu’elle semblait bien plus forte et bien plus confiante en elle qu’à son arrivée. Une fois dans mon appartement, je reculais de quelques pas pour arriver au centre de la pièce, sans quitter cette chasseuse des yeux. Cependant, je n'avais pas remarqué qu'elle avait usé d'un tour, presque de magie, pour faire apparaître son sosie parfait..Moi qui pensais me battre qu'avec qu'une seule personne, j'avais faux.

Celle-ci s’avança dans la pièce après avoir fermé la porte, me disant que cela se jouait à « huit clos » comme elle venait de dire. Je croisais mes bras sur ma poitrine, lâchant un énième rire froid et dépourvu d’émotions. Elle pensait vraiment mener la danse dans mon propre chez moi, dans mon propre appartement ? Je pense qu’elle vise un peu trop haut. Je la regardai s’avancer vers moi, avec amusement, ses deux pieux dans ses deux mains. Si elle pensait m’impressionner avec ce jonglage qu’elle faisait, elle avait absolument tout faux.

Cependant, restant toujours sur mes gardes, comme j’avais l’habitude de faire, je me reculais encore de quelques mètres, pour garder une distance convenable entre nous deux. Mes yeux ne quittèrent pas le premier pieu qu’elle venait de lancer en ma direction. Je le rattrapais sans hésitation, et sans difficultés. Chasseuse est-elle ? Je pense que même un enfant de 10 ans aurait fait un meilleur lancer. Je lui lançais alors un regard moqueur, mais ma fierté ne dura que quelques secondes. En effet, je sentis une pointe me transpercer les abdos. Une assez forte douleur remontait jusqu’à mon cerveau et je fus contraint de me courber, par réflexe.

Elle qui venait de me dire à l’instant qu’elle n’était pas une novice…Peut-être…mais elle n’était pas une experte non plus. J’avais rencontré des chasseurs beaucoup plus cruel et pire qu’elle. Je retirais mon pieu de mon estomac, laissant mon propre sang couler sur le parquet de mon appartement…comme s’il n’était pas assez sale comme ceci. Quant à elle, elle tournait autour de moi, menant la danse à présent, et voulait savoir où était Alek…

Je prenais une grande inspiration, me remettant droit. Elle n’avait sans doute pas pensé à une chose…Je possédais les dieux pieux qu’elle m’avait jetés, et je les tenais fermement dans mes deux mains. Experte se croyait-elle ? Tout bon chasseur professionnel sait parfaitement qu’il ne faut pas donner de cadeaux à l’ennemi, encore moins à un vampire…

-Tu sais…Je regardai ses pieux tout en avançant à mon tour vers elle. Je ne sais pas quel lien tu entretiens avec Alek, et crois-moi, je m’en fiche pas mal, mais je pense que tu aurais dû lui dire adieu la dernière fois que tu l’as vu, car la prochaine fois qu’il te verra…je relevais mon regard sur elle, en haussant les sourcils…ça sera certainement au cimetière ma chère.

Après mes dernières paroles, tout droit sorties de films américains, je ne perdis pas de temps et enfonça le pieu dans le ventre de la chasseuse sans perdre son regard qui devenait comme triste, blessé, et qui effaçait presque toute trace de noirceur. J’aimais la regarder s’agenouiller au sol, et j’aimais particulièrement voir son sang couler sur ses vêtements et finir sa route sur le parquet. C’était…relaxant…

Je finis par m’éloigner d’elle, gardant mon autre pieu en main et partit prendre un tabouret pour m’asseoir devant elle, pendant qu’elle agonisait. On pouvait m’appeler un sadique, un monstre, peu importe le nom que l’on me donnait, je n’y prêtais pas attention. Après tout, être transformé par une Mikaelson n’est pas sans conséquence…A croire que je deviens pire qu’eux…Je regardais la chasseuse, en arquant un sourcil.

-Et pourquoi pas inverser les rôles ma chère ? Je pose les questions, tu y réponds, simple non ? Qui es-tu et surtout…Qui est pour toi Aleksander ?


Malheureusement pour lui, William pensait qu'il avait déjà gagné ce combat, mais il n'était pas au courant que la véritable Abby se trouvait encore dans le couloir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 174
▬ Points : 857
▬ Date d'inscription : 26/04/2017
▬ Emploi/loisirs : Editrice / Chasseuse à temps plein
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Lun 17 Juil - 23:04

You're not the hunter...



J’avais l’impression de pouvoir lire en lui avec tant de facilité. J’avais l’impression de ressentir son extrême confiance en lui, de sentir qu’il ne voyait en moi qu’une enfant. Aucun besoin d’avoir un quelconque pouvoir, il suffit simplement d’avoir de l’expérience. Les vampires arrogants qui se croient supérieurs aux chasseurs, j’en ai connu pleins et beaucoup d’entre eux ne peuvent pas en témoigner. Seule l’absence et les mots sur une stèle, si jamais ils en avaient une, trahissent la fin d’une vie, abrégée par mes soins, un sourire satisfait d’avoir su les surprendre, pour la dernière fois.

J’essaie de ne tirer aucune satisfaction de la violence, même si exterminer les vampires me donne l’impression de rendre fier mon père, mais quand je le vis se courber, après ne pas avoir vu le deuxième pieu, j’en fus satisfaite. Dans le couloir, je massais toujours ma nuque, l’impression d’avoir été faible un peu trop présente. Je me vengerais, je ne supporte pas que l’on touche à ma fierté, que l’on puisse ainsi m’attaquer. Néanmoins, cela me donne encore et toujours une excuse pour frapper la seconde.

Je pouvais ressentir la tension entre mon double et le vampire, je pouvais entendre, avec mon ouïe plus performante que les humains, tous les battements de cœurs et les paroles. Cet imbécile n’avait rien remarqué. Lui qui me prenait pour une idiote allait remarquer son erreur. Trop tard. Il pensait donc que je finirais au cimetière ? Lui qui n’avait pas remarqué la supercherie ? Arrogant et crétin. Un vampire typique.
Mon double me sert encore aujourd’hui de parfait bouclier et pourtant, sentir qu’elle souffre me donne l’impression de souffrir avec elle. Après tout, elle est moi, je suis elle. Non, je n’allais pas simplement répondre à ses questions, non, je ne dirais pas qui je suis. Pourtant, je devais admettre que quelque chose clochait dans cette histoire. Il semblait s’intéresser à Aleksander, comme s’il le connaissait. Un vampire de son bar, peut-être.

Il tournait dos à la porte, il ne s’attendait surement pas à ce que quelqu’un entre. La porte n’étant pas fermé complètement, je n’eus qu’à la faire bouger d’un doigt et j’avançais lentement vers lui, mon couteau sorti de son fourreau.  Quand je fus derrière, un sourire illumina mon visage.

Mon double, baignant dans son sang, releva son visage vers le vampire, un sourire sur les lèvres avant de pencher la tête sur le côté.

- Pauvre fille, tu disais ? Surveilles tes…

Le sourire du double ensanglanté devint plus grand avant qu’elle ne disparaisse, comme par magie. A ce moment même où mon couteau, baignée dans de la veine de vénus se planta dans son épaule

- Arrières.

Ma voix s’était faite tel un murmure à son oreille alors que j’appuyais la lame plus profondément dans sa peau.

- Tu parlais de cimetière ? Ne t’en fais pas, je t’y renvois !

Il ne pouvait pas retirer le couteau, il lui était impossible de le toucher, alors, puisant un peu plus dans mes forces, je fis apparaitre un double de moi-même, qui s’abaissa pour prendre le pieu qui avait servi à blesser l’autre double. Une fois dans ma main, le double disparut, encore, le laissant spectateur de ces pouvoirs que je maitrisais à la perfection. Si mon cœur avait réussi à ne pas battre de façon saccadée, parce qu’entrainée à lutter, cette fois-ci, il s’emballa.  J’étais épuisée, depuis ma rencontre avec Xander et cette plaie qui ne résorbait pas, ces combats avec d’autres vampires, cette rencontre avec Shayne, revoir Aleksander. Tout à dire vrai m’épuisait et je n’arrivais pas à récupérer ma pleine énergie. Alors à présent que j’avais retrouvé mon souffle, de l’air dans mes poumons, usé de ma capacité magique m’épuisait d’avantage. Ma vue se troubla un petite seconde, mais je me forçais à penser que tout irait bien. Je ne pouvais pas lui donner une de mes faiblesses pour qu’il s’en sorte.

J’appliquais le pieu contre sa peau, collant mon buste à son dos, ma bouche toute proche de son oreille. Un couteau dans l’épaule, un pieu sur sa peau, j’avais un petit avantage.

- Je suis…une amie d’Aleksander. Une collègue. Je fais partie des Brotherhood, comme lui et mon but était réellement de lui rapporter ce pull. Alors tu vas me dire pourquoi je viens voir un chasseur et que je trouve un suceur de sang dans son appartement, où je t’enfonce ce pieu, maintenant.


Je fis glisser la pointe du pieu de son torse à l’endroit où se situait son cœur, appuyant un peu plus, assez pour que le bois ne déchire sa peau, un mince filet de sang coulant à nouveau sur son torse.

- Tu vois, enfin, tu sens ce couteau ? C’est un cadeau de mon père, lui aussi brotherhood, la lame a tué de nombreux vampires, si tu ne veux pas les retrouver, tu vas me dire ce que je veux savoir. Qui es-tu ? Que fais-tu ici ? Qu’as-tu fais à Aleksander !?

J’avouais, si enfin il n’avait pas comprit, que je n’avais rien contre lui et que la surprise été partagée. Je lui laissais une chance de parler, avant de le tuer, pour la simple et bonne raison que je me refusais de tuer un proche à Aleksander. Comme un code d’honneur de ne pas détruire un peu plus la vie compliquée d’un brotherhood. Et pourtant, ça aurait pu être plus simple. Le tuer, se mettre dans le canapé et se reposer, se soigner. M’avoir claqué contre un mur avait rouvert la plaie que Xander m’avait faite et si je sentais le liquide vermeil coulé dans mon dos, il était évident que le vampire devait le sentir.





lumos maxima

_________________
On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 105
▬ Points : 555
▬ Date d'inscription : 13/05/2017
▬ Localisation : Nouvelle-Orléans
▬ Emploi/loisirs : Etudiant en étude de cardiologie // Aime chasser, voyager
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Ven 21 Juil - 17:18

Who the hell are you ?

William & Abby




Gagner était facile, il suffisait juste de taper, de blesser au bon moment, au bon endroit. C’était d’autant plus facile lorsque l’adversaire était d’une force et d’une intelligence minable. Ces derniers temps je trouvais que les chasseurs n’étaient plus aussi puissants qu’avant, ou alors…étais-je trop fort pour eux ? Je n’avais pas un égo surdimensionné loin de là, mais je n’avais jamais mis une chasseuse aussi rapidement à terre. Je n’éprouvais presque plus de joie, de plaisir à tuer, étant donné qu’il n’avait pas de résistance, ou de lutte de sa part. Je voyais cette chasseuse se vider de son sang, sur mon parquet.

Je n’étais pas âgé, ça absolument pas. A peine une centaine d’années d’existence mais pourtant je donnais du fil à retordre à la plupart des chasseurs des Etats-Unis. L’âge ne comptait qu’une partie infime du % de victoire. En effet, la tactique, la stratégie et l’intelligence étaient beaucoup plus importants que l’âge. Si on était discret, sur ses gardes il y a avait peu de chance de se faire prendre…sauf si on tombait sur une chasseuse très spéciale…comme moi.

Ma victime me regarda, retrouvant son sourire sadique et cruel. Je plissais les yeux car elle semblait ne plus sentir le pieu incrusté dans son ventre, elle ne semblait plus subir la douleur. Elle commençait un début de phrase qui me laissait perplexe, mais je n’eus pas le temps de lui parler qu’elle…disparaissait, comme par magie. Je fronçai les sourcils, cherchant à donner une explication à tout cette supercherie.

Je tournais alors ma tête sur le côté, sentant une présence derrière moi. Je n’eus pas le temps de réagir que je sentis une pointe transpercer ma peau, au niveau de mon épaule. Le picotement qui commençait à bruler tous les muscles de cette région-là, me signifiait que la veine de vénus avait fait effet. Je ne pouvais pas bouger mon bras droit, il était comme paralysé par ce couteau et ce poison. Par conséquent, je ne pouvais pas retirer cette bloody arme de mon corps, chose que je n’appréciai guère.
La question que je me posais était de savoir qui était cette personne qui avait réussi à me surprendre, et à me déstabiliser. Je n’avais toujours pas compris cette disparition plus qu’étrange de cette chasseuse et je me demandais bien qui pouvais être derrière moi. Cependant, lorsque le murmure d’une femme se fit entendre à mon oreille, des frissons firent leur apparition. (C’était la voix de cette chasseuse qui venait de disparaître sous mes yeux). Qui était-elle ? Une sorcière chasseuse ou quelque chose comme ça ? Je devais avouer que je n’avais jamais rien vu de tel avant.

Je fus alors pris au piège. Piégé dans ces supercheries, dans ces tours de magies qu’elle savait très bien maîtriser. Le couteau, planté dans mon épaule déchirait chaque veine, chaque artère, chaque nerf, chaque partie de muscle dès que je faisais un mouvement trop brusque, me rendant ainsi moins puissant. Je sentis son piège se refermer quand elle colla son buste à mon dos, et s’amusa à faire glisser un pieu sur ma peau. Ne pas avoir le contrôle me mettait dans un état de colère et de rage extrême car je détestais me faire manipuler par les volontés d’un autre. Non, il fallait que ce soit MOI qui dirige le tout, qui fasse les choses à ma manière.

Je décidais alors de lui donner un coup de coude dans ses côtes, mais une douleur brutale et violente se fit apparaître à mon épaule, me rappelant qu’elle avait un avantage sur moi. Ce fut sans doute le dernier geste de violence que j’avais envers elle, puisqu’elle venait de me dire qu’elle était une amie d’Alek…Une amie ? Une amie ? Vraiment ? Alors comment se fait-il qu’elle n’avait jamais entendu parler de moi, si elle était une « amie » d’Alek ? Gardait-il vraiment ce « secret » pour lui-même ? Mes pensées furent interrompue lorsque je sentis la pointe du pieu fendre ma peau..au niveau de mon cœur, le point le plus sensible d’un sensible. Je sortis un petit cri mêlant surprise et douleur alors que je serrais les dents pour ne pas crier davantage, et lui donner plus de satisfaction. Des rapides veines noires parcoururent mes bras, aussi rapide qu’un jaguar qui chasse sa proie, signe que ma rage était à son maximum. Elle était vraiment chanceuse d’être une amie d’Alek. Lui et moi s’étions fixé une règle primordiale. Il ne traquait pas mes amis, je ne traquais pas les siens. Etant plus que fidèle en amitié, je n’ai jamais brisé cette règle, et je n’allais pas le faire maintenant. (Comme quoi, même un vampire pouvait avoir un cœur).

Il était évident que j’allais lui répondre, comme elle le voulait. Cependant ma voix, davantage glaciale que d’habitude, lui fit comprendre que je n’étais pas d’humeur. Je tournai ma tête sur la gauche, pour apercevoir le début de son visage et place une main sur son poignet, pour éviter qu’elle n’enfonce davantage ce pieu.

-Si tu es une amie d’Alek, étonnant que tu ne saches pas que je suis son colocataire. (Je me doutais qu’elle n’allait pas me croire, et montrait d’un mvt de tête la chambre, d’Alek dont la porte était ouverte) Comme tu vas douter, j’en suis certain, sa chambre est là, va voir par toi-même. Il est en ce moment en chasse.

Je lâchais son poignet pour lever légèrement mes mains en l’air, signe que j’avais fini mon combat avec elle. A présent vas-tu ranger tes armes pour que l’on discute de ce…malentendu ?
J’espérais secrètement qu’elle accepte. Son pieu et son couteau me faisait saigner, rendant mon tee-shirt plus que rouge foncé que sa couleur de base. Je sentais également son dos saigner, et j’étais prêt à l’aider. Que ne ferait-on pas pour les amis de ses amis ?
Gardant mes mains en l’air, en attendant qu’elle rabatte sa garde, je continuais d’une vois moins froide.


-Aussi étonnant soit-il, je travaille à l’hôpital du coin en tant de médecin. Je peux soigner ton dos avant que tu ne te vides de ton sang sur mon parquet.

made by guerlain for bazzart
[/quote]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 174
▬ Points : 857
▬ Date d'inscription : 26/04/2017
▬ Emploi/loisirs : Editrice / Chasseuse à temps plein
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Mer 26 Juil - 15:16

You're not the hunter...



Je mentirais si je disais que je n’avais pas aimé reprendre le dessus sur lui, lui faire comprendre en peu de mouvement que je gagnerais, que je n’étais pas si stupide, encore moins faible. J’aurais pu le tuer du premier coup, mais cette fois, c’était bien plus grave. Je voulais savoir pourquoi un vampire se trouvait chez un chasseur. Je voulais savoir ce qu’il était arrivé à Aleksander et faire souffrir cet homme, ce vampire, si jamais mon compagnon de travail était mort ou blessé.

Je pouvais ressentir la douleur qu’il supportait et moi, je n’avais aucun remord. Pourquoi en avoir envers quelqu’un qui avait levé la main sur moi, directement. Facilement. Rapidement. Il était à ma merci, il ne pourrait rien faire avant que je ne retire mon couteau et très clairement, je n’avais pas prévu de le faire maintenant.
Je devais lui faire peur, le faire crainte de la suite des évènements et je savais qu’à l’instant, j’avais atteint mon but. Il lâcherait les armes, il ne se battrait plus, il ne pouvait pas et moi, avec la fatigue grandissante, la santé déclinante, j’espérais clairement qu’il ne se trouve pas un deuxième souffle où une poche de sang…A moins qu’il ne se serve de moi comme poche de sang.

Il m’accorda un coup de coude qui me fit reculer, griffant sa peau de la pointe du pieu alors que je me retrouvais, quelques secondes sans le souffle. Il avait pris le risque de souffrir pour se battre ? Il avait beaucoup de ressource. Un peu trop à mon sens.

Il tourna son visage vers moi, mon regard planté dans le sien, anormalement proche. A dire vrai, j’étais assez faible, un peu trop ces derniers temps et je prenais aussi appuie sur lui. Il s’empara du poignet qui tenait le pieu, j’étais prête à lui enfoncer mon arme, rapidement, quand je vis, finalement, aucune menace.

Quand enfin, il parla, il brisa le silence instauré, je restais bouche bée. J’aurais pu ne pas le croire, mais connaissant le sujet Aleksander, finalement, c’était plus que probable qu’il vive avec un vampire, alors qu’il travaillait déjà pour un autre suceur de sang. Colocataire avec un vampire… Je n’arrivais déjà pas à comprendre comment il pouvait travailler avec ce vampire, alors vivre avec un autre. Peut-être serait-il temps que j’ai une discussion sérieuse avec ce brotherhood. Je tournais la tête vers la porte la pièce qui se livrait à moi avant de reposer mon attention sur le vampire. Je n’irais pas vérifier et prendre le risque de perdre la vie.

Un petit rire moqueur passa mes lèvres. Aleksander était un homme à part, aujourd’hui encore, je le constatais. Un homme qui avait souffert et qui pourtant, ne s’était pas engagé dans une vengeance dévastatrice, comme moi. Sa main lâcha la mienne, ses mains se levèrent, comme en signe de paix. Moi, je voyais une chance de détruire sa vie, d’en finir avec la vie d’un énième vampire. Et détruire un ami d’Aleksander et de le blesser davantage.

Je retirais mon pieu de sa peau, le levant, prête à l’abattre et d’en finir, quand sa voix résonna à nouveau, me coupant dans mon élan. Un vampire…médecin ? Soigner mon dos ? Je secouais la tête, ma vue se brouillant un instant. Je baissais ma tête, la posant sur son épaule, le temps de reprendre mon souffle avant de voir ma main qui tenait le pieu trembler.

Qu’étais-je en train de faire ? Je risquais ma vie en ce moment. Je me mettais en danger, dans le but de sauver la vie humaine et pourtant, c’était ma vie que je ne sauvais pas. Comment sauver le monde, si je n’arrive pas à me sauver ? Je baissais ma main, le pieu n’étant plus un danger quelconque pour lui à présent.

- Un médecin ? Un vampire médecin ? Et un chasseur qui travaille et vit avec des vampires…

Je laissais tomber le pieu au sol avant de me relever, glissant ma main sous mon maillot, dans mon dos, constatant que mes doigts revenaient rouges de sang. Je soupirais avant d’approchais du vampire, de glisser ma main sur la garde de mon couteau.

- Tente quoi que ce soit et ça sera ta fin…Tu sais que tu perdras face à nous.

Bien évident, je voulais parler de moi, de ma capacité à faire apparaitre une deuxième moi qui pourrait le tuer avant qu’il ne fasse ou ne tente quoi que ce soit sur moi.

Je retirais la lame, rapidement, pour ne pas lui faire un peu plus de mal avant de reculer de quelques pas, la main hésitante, le visage déjà bien blanc.

- Je…n’ai pas besoin de ton aide. Je n’ai pas besoin de l’aide d’un vampire.

Je reculais, lui tournant dos, lui laissant apparaitre, un t-shirt baignant dans le sang alors que j’allais rechercher mes affaires, près de la porte. Je ne voulais pas admettre que j’avais besoin de d’aide, pas à un suceur de sang alors qu’un loup m’avait déjà soigné. Ma fierté en prenait un coup. Je me penchais, remettant mon couteau dans son fourreau, prenant mon sac alors qu’un léger grognement passa mes lèvres quand mon dos se trouva courbé, dû à la blessure.

- Maudit Syrus.

Xander allait mourir, je le devais. Je ne pouvais pas le laisser en paix après ce qu’il m’avait fait. Loin d'imaginer que celui qui avait brisé Xander se trouvait derrière moi.

- Dit à Aleksander que je suis passée et qu’il faut vraiment qu’il revoit son mode de vie…

Dans ma tête sonnait une alarme « Retourne toi et demande lui de t’aider ! » Pourtant, je savais, par une certaine logique qu’un vampire n’aiderait jamais un chasseur et inversement. Ma vue se brouilla, ma tête commença à me faire souffrir et je soupirais. Attendant quelques secondes que la douleur ne passe.





lumos maxima

_________________
On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 105
▬ Points : 555
▬ Date d'inscription : 13/05/2017
▬ Localisation : Nouvelle-Orléans
▬ Emploi/loisirs : Etudiant en étude de cardiologie // Aime chasser, voyager
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Lun 31 Juil - 10:21

Who the hell are you ?

William & Abby






Il était clair que cette chasseuse était extrêmement chanceuse. Si elle n’était pas une amie d’Aleksander, je l’aurais déjà sans doute tué, même avec un couteau dans l’épaule. J’avais déjà assez d’ennemis comme ça, je ne pouvais pas me permettre de « trahir » Alek. Certains diront que j’ai agi impulsivement, comme d’habitude, mais à la vue de son pieu, devant ma porte d’entrée, il était clair que j’avais vu rouge. J’aurais tout simplement pu lui demander qui elle était, mais ma maladie d’être constamment sur mes gardes, d’avoir constamment un coup d’avance sur l’autre, me rattrapait. Et me voici maintenant, presque à la merci d’une amie à Alek…Il se fichera bien de moi quand il entendra ça, j’en suis persuadé.

J’espérais secrètement que cette situation allait changer. Je ne voulais plus lui faire de mal, mais si elle s’avisait à me tuer, je n’aurais pas d’autres choix que de la blesser, du moins, au minimum. Je ne savais pas ce qu’elle pensait, ni ce qu’elle comptait faire, mais je voulais lui dire d’abandonner, de laisser tomber ce combat qui ne mènera nulle part hormis au chaos. Mais, après réflexion, je déclinais mon idée. Elle pouvait voir cela comme une marque de faiblesse de ma part, et il n’était pas question que j’offre ce plaisir à elle.

Je sentis sa tête se poser contre mon épaule, et je devais avouer que j’étais plutôt surpris de son geste. Pourquoi faisait-elle ceci ? Jouait-elle avec moi ou perdait-elle tout simplement pied ? Je tournais ma tête pour apercevoir un bout de son visage lorsque je vis sa main trembler. Cette fille me semblait bien désespérée. Lorsqu’elle baissait sa main, je baissais mes bras, pour les étendre de nouveau le long de mon corps. Comme j’avais secrètement voulu, elle avait abandonné, et elle avait fait le bon choix. Je ne voulais pas combattre une amie de mon plus proche confident, je ne pouvais pas lui faire ça.

Je décidais de me tourner un peu plus vers elle, sans « oser » lui demander d’enlever ce bloody couteau qui paralysait toute mon épaule droite. Cela allait être difficile de la soigner en ayant cette lame plantée profondément au milieu de mon muscle. Alors qu’elle passait une main dans son dos, ressortant des doigts ensanglantés, je pris la parole.

-Oui, je suis médecin, ça paraît impossible comme ça mais crois-moi, je peux faire quelque chose pour ton dos, dis-je en la pointant du doigt.

Sa seule réponse était un simple soupir qui me fit arquer un sourcil d’incompréhension. Cette fille était vraiment un mystère. Mon aide ne semblait pas vraiment lui faire plaisir. Après tout, c’était son problème. Je voulais juste qu’elle quitte l’appartement pour être enfin tranquille. Alors qu’elle s’approchait vers moi, j’eus un mouvement de recul. Maudite maladie…Elle n’était pas armée, mais son avancée vers moi ne me présageait rien de bon.

Cependant, je me « détendis » lorsqu’elle retira d’un coup sec le couteau planté dans mon épaule, me provoquant un léger rauquement.

-Je…n’ai pas besoin de ton aide. Je n’ai pas besoin de l’aide d’un vampire.

Je levais les yeux au ciel, en sentant ma blessure guérir rapidement, face à sa remarque. Cette fille était vraiment idiote après tout. Partir dans les rues, pour aller je ne sais où, avec son dos en sang était la pire idée de tous les temps. Sa blessure pouvait s’infecter avec la pollution, l’air de la ville, bien qu’elle était « protégée » par son tee-shirt, mais c’était loin d’être suffisant. De plus, elle perdait une faible quantité de sang, certes, mais elle en perdait tout de même.

Je la regardais ranger ses affaires, en croisant mes bras contre mon torse, observant cette tâche de sang sur son tee-shirt. Vraiment idiote…Cependant, comme précédemment dit, je n’allais pas m’obstiner à proposer mon aide alors qu’elle était la pire têtue de cette ville. Etre un vampire ne voulait pas dire que je ne pouvais pas la soigner. Je partais donc dans la cuisine, dans laquelle je pouvais toujours voir l’entrée, et donc elle. Je lui tournais le dos pour aller dans mon frigo, afin d’en sortir un verre de sang déjà préparé. Je me figeais d’un seul coup, fixant le liquide rouge qui bougeait lentement. Avais-je bien entendu ? Ou venais-je juste de rêver ? Syrus…Nul doute, on parlait bien du même chasseur qui me traquait depuis plusieurs années. Je me retournai vers elle, alors qu’elle changeait de sujet en parlant d’Alek et posa mon verre sur le plan de travail, avant de venir presque rapidement devant elle.

-Syrus ? Tu parles de Xander ? C’est lui qui t’as fait ça ? Est-il en ville ?


Devinant alors les réponses, je passais ma main dans mes épais cheveux roux en jetant un coup d’œil rapide au plafond. Etait-il là pour moi ? Savait-il que j’étais ici ? Tant de question auxquelles je ne pouvais pas répondre pour l’instant. Je revenais vers elle, en fronçait les sourcils, tout ceci n’était pas logique. Pourquoi Xander voulait attaquer une fille de son même « camp » ?

-Pourquoi t’a-t-il fait ça ? Tu es une pure chasseuse comme lui.
Je la regardais, attendant sa réponse avec impatience, pour comprendre ce qu’il se passait vraiment.


made by guerlain for bazzart[/size]
[/quote]
[/quote]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 174
▬ Points : 857
▬ Date d'inscription : 26/04/2017
▬ Emploi/loisirs : Editrice / Chasseuse à temps plein
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Mer 9 Aoû - 11:58

You're not the hunter...



Comment avais-je pu me retrouver dans une situation si dangereuse alors que mon simple but, était de le revoir ? J’avais voulu qu’il voit une femme différente de celle qu’il avait vu et finalement, la situation avait tourné et ni lui, ni moi n’en sortions indemne. A la seule différence qu’un vampire se régénère et qu’une humaine, car je le reste, ne se soigne pas avec autant de rapidité. La vie d’Aleksander me semblait être un chaos monstre et l’espace d’une seconde j’en venais à me dire que je n’avais rien à faire dans sa vie. Non pas que j’étais effrayer par ce qui l’entourait, mais je ne voulais surtout pas rajouter une dose de chaos supplémentaire.

La décision avait été dure à prendre et sans doute que sans le facteur « Aleksander », notre rencontre avec ce vampire, aurait été un bain de sang. Il était là et visiblement, aucun de nous deux ne voulait le priver d’une personne dans sa vie. Qu’un vampire aussi imprévisible que celui en face de moi, veuille défendre, aidé, soutenir un chasseur me paraissait tellement étonnant.

- Et combien en as-tu saigné ?

C’était sans doute déloyal, mais admettre qu’un vampire travaillait dans un hopital me semblait si étonnant. Le visage de cette jeune humaine malade se posa devant mes yeux. Etait-elle toujours en vie ? Avait-elle trouvé une solution ? Se pourrait-il qu’un vampire puisse la sauver ? Ou au contraire, qu’on se serve des gens en fin de vie comme poche de sang ? Le monde tournait assez mal pour que tout soit possible.
Refuser son aide, alors que j’étais blessée me rappeler la première vraie rencontre que j’avais pu faire ici. Dans une situation à peu près similaire, de par une rencontre avec un vampire, j’avais failli y laisser la vie pour sauver, ce qui était maintenant, mon chat. Et ce loup, celui qui avait su avoir un sang froid, dépasser mon stade de chasseuse pour me soigner et me sauver la vie. Ca ne pouvait pas être identique avec un vampire. J’avais préféré me taire et me mettre en danger. Une fois encore, visiblement, je refaisais la même erreur.

Mon sac presque fait, j’allais partir et trouver une solution qui ne mettrait pas ma vie entre les doigts d’un vampire qui avait tenté de me tuer. Pourtant, alors que j’allais partir, je trouvais le vampire en face de moi, il avait usé de sa vitesse et moi, j’étais surprise. Son regard avait changé et qu’il sache de qui je parle, m’intrigué. Comment pouvait-il connaitre cet abruti ? Habituellement, je n’aurais pas répondu, et pourtant, mon visage mouva pour hocher la tête, répondant par la même à ses questions. Il semblait, maintenant, nerveux. Je connaissais très bien la folie de Xander pour l’avoir subit à mes dépends, je pouvais comprendre que ce vampire ne soit pas rassuré. Ce lâche qui frappe dans le dos, sans aucun honneur.

Je fermais les yeux, revoyant la scène de mon emprisonnement chez lui, de sa torture, de sa haine, de ses coups. C’était sans doute la première fois que l’on s’amusait autant à me briser. Et Xander, avait réussi à briser ma fierté, à me rendre encore plus sombre. Si je déraillais en ce moment, c’était aussi par sa faute.

- Je ne suis pas comme lui ! Je t’interdis de m’insulter !

Mes yeux étaient presque devenus noir face à ce que je considérais être comme une insulte. Je n’étais pas lâche comme lui. Je suis une combattante, une guerrière, une chasseuse qui défend la vie et qui, oui, certes, veut se venger, mais qui n’est en aucun cas semblable à ce misérable insecte.

- Il… Pensait que j’étais un vampire, sans doute parce qu’il ne connaissait pas les Brotherhood. Je n’ai rien à voir avec ce genre de chasseur, de psychopathe ! Je n’attaque pas dans le dos pour me donner une chance !

Je n’allais clairement pas lui raconter tout ce qu’il m’avait fait et lui faire plaisir d’imaginer la scène que j’avais vécut. Ma main se posa sur le mur, ma respiration filante. Le même courage qu’il m’avait fallut pour remercier Scott, j’allais l’utiliser à l’instant et il était hors de question que je le regarde dans les yeux en lui demandant, en acceptant.

- Je ne le répéterais pas. Fais…quelque chose. D’accord…

J’acceptais son aide pour me soigner, parce que j’avais conscience que je ne pouvais pas faire cette erreur deux fois de suite. Je devais apprendre de mes erreurs. J’espérais ne pas me tromper et lui donnais une chance de me tuer, dans le dos, comme Xander avait tenté de le faire. Je laissais tomber mon sac à mes pieds, avant de tourner le dos, retirant mon maillot d’un geste rapide. La situation était étrange, par le simple fait de ma tenue, à moitié-nue face à celui qui avait tenté de me tuer, mais parfois, il faut accepter l’aide des autres, non ?

Je dévoilais ainsi à ses yeux la blessure faite par la flèche. Elle s’était infectée, un peu. Refusée de se guérir, beaucoup. J’avais une vague idée de ce que à quoi cela pouvait ressembler et surtout, de l’effet de brulure qui entourait cette plaie. Il n’avait pas juste tiré, il avait versé du thé brulant sur ma peau et je savais que mon dos pouvait trahir cette affreuse brulure. Cicatrice que j’aurais, sans doute, jusqu’à la fin de ma vie.

- Aussi furieuse que je sois dans mon travail, on n’est pas tous pareil. On a fait un serment, nous, on ne se bat pas par vengeance, du moins pas que. On protège. On ne choisit pas.

Je pris à nouveau appuie sur le mur. Je baissais les armes, je lui laissais une chance de me tuer, j’en avais conscience, mais s’il voulait réellement me tuer, il l’aurait déjà fait, non ? Je ne savais pas quoi faire à cet instant précis. J’étais dans une sorte de stase où je voulais oublier que je laissais ma vie entre les mains d’un vampire. Je laissais, aussi, par la même, sur mon ventre, dévoiler la trace des points de sutures que m’avait parfaitement fait Scott.






lumos maxima

_________________
On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 105
▬ Points : 555
▬ Date d'inscription : 13/05/2017
▬ Localisation : Nouvelle-Orléans
▬ Emploi/loisirs : Etudiant en étude de cardiologie // Aime chasser, voyager
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    Hier à 20:40

Who the hell are you ?

William & Abby




La confiance était une chose rare et précieuse, comme chaque grain d’or. Elle était un bien personnel qui nous servait à croire une personne, ou non. Elle était également très dangereuse car, une fois accordée, elle pouvait nous amener à faire des choses stupides, inimaginables mais aussi magnifiques. Quelqu’un nous a tous déjà dit « Fais-moi confiance » un jour ou l’autre. Il mentait peut-être, ou il disait la vérité, le destin choisira. Comment alors, une chasseuse pouvait faire confiance à un vampire, en l’occurrence moi ? Je n’en ai absolument aucune idée, outre le fait de proposer de l’aide comme je l’avais fait. Pour un médecin, qu’il soit humain, loup-garou ou vampire, voir une femme blessée ne nous laissait pas indifférent, du moins, ceux qui avaient une humanité. Je ne pouvais pas me permettre de la laisser partir, bien que, elle ne semblait pas coopérer, mais à l’extérieur, avec le danger de la ville, elle pouvait facilement aggraver son état.

Je ne le faisais pas confiance, mais je ne la détestais pas. Je devais avouer, même si j’avais du mal, que c’était entièrement ma faute si elle avait dû sortir les armes face à moi. J’avais jugé trop vite, n’ayant pas assez réfléchi à sa venue. J’avais rapidement compris qu’elle ne me connaissait pas, et n’était absolument pas venu pour moi. Elle n’avait fait que son « job » après tout, et je ne lui en tenais pas vigueur. Cependant, je n’accordais pas ma confiance à cette chasseuse. Ma confiance était pleinement donnée à Hélios et Rose, personne d’autre, pour le moment. Qui sait, elle pouvait très bien me tuer, juste avant de partir, après tout, elle était imprévisible.
Adossé au mur près de la porte, je l’écoutais parler, enfin, plutôt s’énerver à propos de Xander. C’est bien la première chasseuse que je rencontre qui éprouve une haine immensurable envers lui. Intéressant.

- « Je ne suis pas comme lui ! Je t’interdis de m’insulter ! » Eh bien, elle est chasseuse, imprévisible, méfiante...exactement comme lui.

Son regard sombre me fit décrocher un rictus d’amusement. Je venais de toucher un nerf sensible apparemment.

- « Il… Pensait que j’étais un vampire, sans doute parce qu’il ne connaissait pas les Brotherhood. Je n’ai rien à voir avec ce genre de chasseur, de psychopathe ! Je n’attaque pas dans le dos pour me donner une chance ! »

Mon rictus disparaît, pour laisser place de nouveau à mon visage neutre et froid. Xander qui confondrait une humaine et un vampire ? Il est tombé bien bas. Très bas. Je pensais immédiatement à ma sœur, ma petite sœur chérie…Elle aussi était une brotherhood…elle aussi pouvait devenir sa cible. Enfin, ne voyons pas toutes les choses si mauvaises, ne soyons pas pessimiste, mais plutôt optimiste.

Je fus sorti de mes pensées lorsque j’entendis une nouvelle fois la voix de cette chasseuse, résonner dans mon esprit. Je relevais mon regard vers elle, qui semblait s’affaiblir de minutes en minutes. Appuyée sur le mur, elle allait sans doute s’effondrer dans quelque temps. Son maillot à terre…je pus distinguer l’origine de cette odeur de sang que j’avais senti, peu de temps auparavant. Clignant plusieurs fois des yeux pour me « réveiller » quelque peu, je me plaçais derrière elle, posant ma main droite sur sa hanche. Étrangement, sa peau qui frissonna à mon contact ne me fit ressentir aucunes émotions. Non, j’étais comme hypnotisé, inquiet par la gravité de cette blessure.

Mon cœur loupa quelques battements, plusieurs battements. Je n’avais jamais vu une blessure aussi profonde et infectée. Elle ne m’avait pas racontée les détails de cette attaque, mais pas besoin de les connaître pour comprendre que Xander s’était amusé avec son jouet. J’exerçais inconsciemment une faible pression sur sa hanche en baissant les yeux. J’étais inquiet qu’il fasse la même chose, voir pire à Rose…Je ne pourrais pas le supporter si elle souffre de ses mains. Mais..soyons optimiste non ? Rose n’était pas la seule chasseuse de cette ville, il pourrait se défouler sur quelqu’un d’autre…Ou non.

Je fermais les yeux, effaçant ses idées qui m’étaient venues à l’esprit, pour me concentrer sur cette chasseuse. Sa blessure pouvait être guérie, fort heureusement, même si la cicatrice restera à vie, jusqu’à la décomposition de son corps.

-Il ne t’a pas loupé je vois. Dis-je d’une voix qui essayait de cacher toute inquiétude. Cependant, elle peut être soignée. Tu peux t’asseoir sur le canapé si tu veux, ce sera plus confortable.

Sans attendre sa réponse, je partis chercher ma trousse de secours rangée dans ma salle de bain, avant de revenir, m’asseyant sur le canapé, avec elle, derrière. J’humidifia une compresse imbibée de désinfectant et l’appliquait doucement sur sa blessure.

-Oui, ça pique, je sais, pas besoin de me haïr encore plus. Plaisantais-je quelque peu pour détendre l’atmosphère.

Je n’avais pas envie qu’elle me voie comme un pur suceur de sang à abattre, mais plutôt comme un simple « homme » qui possède du bon sens malgré sa nature. Contrairement à d’autres créatures, j’avais un but dans la vie : Sauver le plus de personne possible. Ironique pour un gars comme moi, on me l’a déjà dit, merci. Alors oui, il m’arrivait de tuer et de me nourrir pour le plaisir, mais cela devenait extrêmement rare. 2 fois par an maximum. Mes autres meurtres étaient des pauvres abrutis qui ont voulu m’éliminer de cette Terre. Au fond de moi, j’essayais de paraître le plus « bon » possible.


made by guerlain for bazzart[/size]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Who the hell are you ? - Wiliam    

Revenir en haut Aller en bas
 

Who the hell are you ? - Wiliam

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Welcome in Hell... [Ali & Ysi ]
» 05. What the hell are you waiting for.
» Welcome Hell
» Drag Me To Hell
» Gates Of hell " La porte des Enfers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kill or be Killed :: A place to hide :: Les Appartements-