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 Does my heart scares you ? | Donna Holloway

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MessageSujet: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Jeu 1 Juin - 22:39

Does my heart scares you ?Well, it took me stepping outside of myself to figure out who I really was. To stop defining myself by other people. ( Robin Schultz → OK )
Elle me rendait faible. Je le savais. Pourtant je persistais. Encore et encore. J'en étais presque venu a remercier ce vampire qui avait tenté de la tuer quelques semaines auparavant. Ce vampire qui m'avait mené jusqu'a elle. Jusqu'a cette possible source de bonheur.
Cette femme a la chevelure de feu qui avait anesthésier le monstre en moi dés les premiers instants passés a ses cotés. C'était dingue. C'était fou. C'était...tout ce que j'avais besoin, finalement. Je crois. J'espère.
J'espère.
J'avais cessé d'espérer jusqu'a cette rencontre. Oui, elle me rendait faible. Mais heureux. Du moins, elle me donnait, peut être, une chance de l'être. Cette chance que j'avais lachement piétiné en tuant ma mère, le destin me permettait peut être d'y toucher a nouveau. Pourtant, j'avais peur. C'est bien lorsque l'on touche le bonheur du bout des doigts, l'effleurer du bout de son coeur, que tout pouvait sombrer a nouveau. La chute était d'autant plus douloureuse. La vie était vicieuse. Cruelle et malsaine. Je l'avais appris a mes dépends.
Comment pouvais je ne pas me méfier de ce sentiment qui s'enflamait dans le creux de mon ventre, faisait s'emballer mon coeur, me faisait perdre la tête, lorsque j'avais déjà goutter au gout amer des conséquences ?
J'essayais de me résonner. Que c'était un simple passage a vide. Un instant de faiblesse. Que je finirai par passer a autre chose. Mais non.
Donna. Qu'avait elle fait de moi ? Etais je réellement en train de tomber amoureux ?
J'essayais de me pérsuader que non alors que mon corps entier me criait le contraire. Peut être plus fort que les signaux d'alertes qui tembourinait a l'intérieur de mon cerveau. Celui qui me disait...
Méfis toi de l'amour...méfis toi de l'amour...
J'essayais. En vain. Elle avait crée une faille en moi. S'y était insinué. N'y était jamais parti.
Ces dernieres semaines avait été particulièrement éprouvante pour moi. Aprés la torture de Raphael, j'avais revu Abigaelle. J'avais beau me dire que tout ça était derrière moi je n'en arrivais pas moins a tourner la page. Foutu livre. Un livre du record de faiblesse.
Alors, je l'avais revu, pensant pouvoir passer a autre chose en me plongeant dans ses yeux. Ah, j'étais passé a autre chose. Dans un tout autre registre. De faiblesse en faiblesse, je m'étais attaché a elle. Peut être plus qu'il ne le fallait.
Je haïssais les sentiments. Je vomissais les émotions. Pourtant impossible de déconnecter mon cerveau a nouveau. Pas tant que son visage était gravé a l'intérieur de mon esprit.
Se pouvait il qu'une jeune sorcière fébrile telle que Donna puisse me faire changer ? M'éloignait du tueur psychopathe qui sommeillait en moi ? J'avais peur de la réponse. J'étais si différent avec elle. Si différent...
Et maintenant, j'étais là. Assis a une table de restaurant, seul avec mes faiblesses, attendant son arrivée.
J'avais cédé. J'avais fini par l'inviter au restaurant. Ma nervosité était a son comble, je ne montrai pourtant rien. Assailli de question mais une plus imposante se cognait a la paroi de mon cerveau. Et Donna, que ressentait elle pour moi ?
Et si ce n'était pas réciproque ?
Elle me permettait peut être de enfin sortir du tunnel, je craignais que l'issue de ce diner ne m'y renvoit.
A vrai dire, j'ignorai moi même si je devais lui faire part de ce début de sentiment qui naissait en moi. J'ignorai beaucoup de chose.
Beaucoup trop...




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MessageSujet: Re: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Lun 12 Juin - 15:05

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Etait ce un rencard ? Venait-il de m’inviter à plus qu’un restaurant ? Il avait presque hésité en me le demandant et pourtant, ma réponse été évidente. Il était ce rempart qui connaissait tout de ma vie, qui savait cette part d’ombre que j’avais en moi, lui qui en avait une bien plus forte et plus terrible encore. Ses yeux pouvaient tellement paraitre noirs et si froids, pourtant, quand je croisais son regard, quand la naissance d’un sourire naissait sur ses lèvres, il me paraissait plus comme un enfant que l’on veut protéger. Et pourtant, la situation était bien différente, bien inversée. C’est lui qui m’avait fait resté ici, me mettant sous le nez un espoir tant attendu que je n’avais pas combattu pour lui dire que je restais. Je lui faisais confiance, parce que ses yeux m’avaient indiqué de le faire, que son attitude m’avait fait rêver d’un monde meilleur. Que j’avais envie que l’on me sauve de la fin funeste que me promettais Jack.
Il était venus quelques fois dans la boutique, la première fois pour récupérer mon maillot et mes joues s’étaient empourpré de l’avoir laissé ainsi, mais surtout parce que finalement, il m’avait vu presque nu. Il avait été gentleman, n’en avait pas parlé, comme si ça n’était rien et je l’en avais silencieusement remerciée. Je ne voulais pas me souvenir de cette soirée et pourtant, les traces que j’arborais trahissaient la vérité. Et à chaque fois, j’avais plaisir de parler avec lui, de sentir ce regard bienveillant sur moi arrivait à me faire sourire, presque naturellement, presque sans mentir. Je me sentais presque naturelle de savoir que je pouvais compter sur quelqu’un, de savoir que je pouvais parler à une personne si l’envie m’en prenait.
Assise sur le lit, je regardais les possibles tenus en soupirant. Comment devais-je agir ? Pourquoi venais-je à penser que c’était plus ? J’étais stupide, il n’était qu’un ami, du moins, si nous étions amis alors pourquoi penser différemment ? Une sortie entre amis…Une première. C’était ça le plus perturbant. Dans cette ville je ne connaissais que des premières fois et ça me terrorisait. J’avais une forte envie d’annuler, de prendre cette valise qui n’attendait que moi et de partir, prendre un avion, comme quelques mois plus tôt et pourtant, l’idée même de lire la déception dans les yeux de Xander m’était intolérable.
J’avais étonnamment opté pour une robe verte. Pourquoi le vert ? Parce que j’étais irlandaise et que ma rencontre avec Hélios me poussait à me rapprocher de mes origines. Le col en V n’était pas assez outrageux à mon sens et le tissu caché ma blessure à l’épaule et pour ne rien montrer, un foulard plus clair que le vert de ma robe trônait à me coup. Je commençais à aimer les foulards, finalement.
Devant le restaurant, j’hésitais à entrer. Une sorte de boule au ventre s’installa, me faisant hésiter. Pourquoi hésiter à ce point ? Il était pourtant devenu quelqu’un de proche, lui avec qui j’avais passé une nuit, dans ses bras, finalement. A ce souvenir, mes joues se rosirent avant que je ne pousse la porte du restaurant. Ma main vient accrocher à ma pochette, je reconnus aussitôt la tête brune qui m’attendais et un fin sourire traversa mes lèvres. Je posais ma main sur son épaule pour lui annoncer ma présence.
- J’espère que tu ne m’attends pas depuis longtemps…
Presque naturellement, sans penser, sans réfléchir, je baissais mon visage au niveau du sien avant que mes lèvres ne se posent sur sa joue, un petit sourire, à nouveau perla mes lèvres. J’esquissais un plus grand sourire avant de m’excuser et de frotter mon doigt sur sa peau.
- Tu avais une trace de rouge à lèvre…
Je posais la pochette sur la table avant de prendre place en face de lui, mon regard se perdant dans le sien quelques secondes avant de remettre ma crinière rousse un peu plus en place.
- Tu es très élégant, Xander. Et tu choisi fort bien les restaurants… Tout va bien ?
J’en vins à poser mon coude sur la table, ma tête soutenue par ma main, on regard porté sur mon interlocuteur, un sentiment se rapprochant du bonheur de passer un instant avec lui.





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MessageSujet: Re: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Sam 17 Juin - 11:29

Does my heart scares you ?Well, it took me stepping outside of myself to figure out who I really was. To stop defining myself by other people. ( Robin Schultz → OK )
Je jette un coup d'oeil discret a ma montre. Elle n'est pas en retard, c'est moi qui suis en avance. Seulement de quelques minutes, a vrai dire. Donna n'allait pas tarder. J'en suis sur.
J'en suis sur.
Ca, c'était ce que je me disais pour me rassurer. L'autre part de mon cerveau me frappait, me heurtait a coup de "elle t'as peut être posé un lapin", "elle ne viendra peut être pas". Rien de plus déstabilisant qu'un événement basé sur des "peut être".
Je regarde une nouvelle fois ma montre. Idiot puisque en si peu de temps, l'heure n'avait avancé que d'une seule minuscule minute. Je soupire. Cette horrible impression que les minutes se changent en heure qui me colle aux basques. Plus je m'impatientais plus le temps paraissait long. Plus le temps paraissait long, plus je stressais. Je découvrais en même temps cette nouvelle facette de ma personnalité. Ces derniers jours se révélait être plein de...nouveauté, pour moi.
Je balaye la salle du regard. Le restaurant commençait a se remplir. C'est en observant ces hommes et ces femmes que me vint une question existentielle. Pourquoi croise-t-on des milliers de personnes et ne s'éprend-on que d'une seule ?
La magie des sentiments, me direz vous. Pour moi ce n'était pas de la magie. C'était un poison. Une maladie mentale aux multiples ravages. Les conséquences ? J'étais là, attendant quelqu'un qui ne viendrait peut être pas. C'était déjà assez.
J'espérais. J'espérais...
J'espère.
Je savais pourtant que je cesserai d'être décu quand j'aurai cessé d'espérer. N'était ce pas le propre humain d'espérer ? Je ne pouvais rien y faire.
Un peu de Donna était entré en moi et m'avait contaminé comme un poison. Un poison si délicieux pourtant.
Je vivais maintenant chaques minutes dans un sentiment d'urgence. Je relève la tête et enfin...je la vois. Je reste bloqué sur sa silhouette quelques secondes, le temps quelle arrive devant moi tel un ange. Elle est magnifique.
J'ignore si mon esprit me joue des tours a force d'attendre, si cette déesse rousse est un mirage crée par mon cerveau. Si s'en est un je prie pour qu'il dure pour toujours.
Je me lève pour l'accueillir, reprenant mes esprits, ignorant les battements de mon coeur qui avait fait un bond dans la zone rouge.

- J’espère que tu ne m’attends pas depuis longtemps…

La présence de sa main sur son épaule me fit sourire. Je sens son parfum délicat m'envelopper. Sans bouger, je la vois se rapprocher de mon visage m'offrant un baiser sur la joue. Comme si mon coeur ne battait pas assez vite. Je suis maintenant certain que ce n'est pas un mirage crée par mon imagination tordue. Je résiste a l'envie soudaine de la serrer dans mes bras et la dévorer des yeux. Plus tard...peut être.
Son doigt passe sur ma joue pour effacer la trace de rouge a lèvre. Le chemin de son doigt sur ma peau m'électrifie.
Je la voit s'installer en face de moi, je fais de même. Je viens essuyer mes mains moites sur mon pantalon smoking noir.

- Tu es très élégant, Xander. Et tu choisi fort bien les restaurants… Tout va bien ?

Je souris a nouveau, jettant un rapide coup d'oeil a ma tenue comme si l'arrivée de Donna m'avait fait tout oublier jusqu'aux vétements que j'avais choisis. Une chemise blanche qui collait a mon corps, allant parfaitement avec mon pantalon. J'avais exclue la cravate, pensant que cela aurait été de trop.
Je la sonde du regard.

- Tu es magnifique Donna.

C'est tout ce qui me vient a l'esprit. Je me rappelle quelle m'a demandé si tout allait bien.
Tu es là...tout vas bien.
Je me racle la gorge.

- Tout va bien. Je...suis content que tu ais accepté mon invitation.

Un serveur s'approche et me cache momentanément Donna en me tendant une carte des menues. Je le remercie d'un signe de tête avant de lever les yeux vers la jeune femme qui faisait de même.




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MessageSujet: Re: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Mer 28 Juin - 0:52

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Un léger sourire perle mes lèvres quand je fini par entrer dans le restaurant, heureuse de trouver si facilement. Un sorte de boule de nerf grandi en moi à mesure que mes pas me rapprochent de lui et je n’en connais pas la cause. Qu’il soit déjà là me rend nerveuse, moi d’un naturel à l’heure, préférant arriver avant l’heure que tout pile, me voilà trouver face à mon maitre. D’un certain point de vue, je suis heureuse qu’il soit présent avant moi, je n’aurais pas me recroquevillé évitant les regards des inconnus qui se demande pourquoi je suis seule. Évitant surtout de me demander, sans cesse, s’il viendrait.
Quand je souligne son élégance, je vois son regard qui le survole. Ne me croit-il pas ? Et pourtant, s’il a du charme au naturel, il est clair que ce soir, il s’est surpassé. Son regard affronte le mien, je ne détourne pas, à dire vrai, j’aime la douceur que je peux y lire, elle me rassure et me rappelle sans cesse que malgré mes doutes et mes peurs, il est là. Il me l’a prouvé, l’a promit et je l’ai cru avec tellement de naturel que ça en est effrayant et pourtant. Il est ce petit quelque chose que j’avais besoin.
Sa bouche s’ouvre, des mots s’échappent et viennent s’envelopper autour de moi, dans une caresse si intime que mes joues s’empourprent. Mon regard dévie, un sourire se lit sur mes lèvres et cette sensation en moi… Je n’aurais pas pensé de moi que l’on dirait ça. Je pense correspondre au terme social d’une femme non repoussante, mais de là à être…magnifique. Je penche la tête sur le côté et même si au fond de moi, j’ai quelques peu du mal à le croire, mon instinct féminin, que je découvre de plus en plus en étant ici, dans ce pays, dans cette ville, est ravit. Il n’y a qu’ici que l’on m’est réellement regardé et ce regard…Je comprends qu’il soit important. Il n’est que le cadet de mes soucis et pourtant, savoir que l’on est trouvé joli offre une certaine confiance que je ne soupçonnais pas.
- Merci Xander…
Ma main glisse naturellement sur la sienne dans un geste improvisé et qui est somme tout naturel alors que tout nouveau. J’ai l’impression de le sentir nerveux et pourtant, je me rappelle qu’il voit en moi, plus que la sorcière. Je lui suis reconnaissante d’être ici et pourtant, je ne veux en aucun l’embarrasser d’un tel laïus. A quoi bon faire un étalage de sentiment, d’émotions, de paroles quand le regard le dit ? Ah oui, sans doute parce que je ne l’ai jamais fait et que cet exercice m’effraie. Il parait, dans la théorie sociale, qu’il faut un jour où l’autre, passer par l’exercice d’avouer l’amitié que nous avons pour l’autre. Si je pouvais reculer cette phase, j’en serais la plus ravie.
Ma main sur la sienne, donc, il reprend et si mon regard se fronce une micro seconde, mon sourire, lui, ne s’évade pas. A la vue de tous, sans me cacher. Il en serait presque sincère. J’ai d’ailleurs cette impression que mes émotions prennent un pas sur moi, prennent le dessus sur ma méfiance habituelle et mon instinct me hurle de ne pas céder. Sans émotion, sans remord, je pourrais partir à nouveau et si cette fois, je dois partir, certaines personnes me manqueraient.
J’ouvre la bouche prête à répondre quand le serveur approche nous apporter la carte. Je prends le menu, tournant les feuilles, attentive, même si des les premiers mots, mon cœur à déjà choisi. Le serveur nous regarde, nous demandant si nous avions choisi pour les boissons. Je hoche la tête en me raclant un peu la gorge.
- En appétit je vais prendre un double martini avec glaçons et sans citron. Et pour que vous ne repartiez pas sans rien, pour le repas, je choisi des pâtes carbonara, mon péché mignon… Avec un vin blanc, français, de préférence moelleux. Je ne supporte pas le rouge… Quand au dessert, j’attends de voir votre chef m’impressionne avec son repas.
Une tirade d’un seul trait, sans une seule once d’hésitation après laquelle je ferme le menu pour lui rendre. Cet empressement n’est pas sans raison, je préfère de loin profiter de ce moment en compagnie du chasseur que d’être sans cesse interrompue par le serveur. Une fois le serveur parti, j’adresse un énième sourire à Xander, un léger mouvement de lèvre pour lui assurer que je ne regrettais pas d’être venue.
- Je n’aime pas le vin rouge…Même avec de la viande, peut-être que ça me rappelle un peu trop Jack. Je préfère les choses un peu plus sucrées. Je suis contente que tu m’aies invité, Xandy…Xander, pardon. Ca me fait du bien de sortir de mon appartement… Pourquoi n’aurais-je pas accepté d’ailleurs ?
Rapidement, le serveur apporta nos boissons, contente qu’il est apporté ce que j’avais commandé et non l’habitude de préparer un simple martini avec citron. Bien qu’appréciant particulièrement le citron, je le trouve désagréable en bouche mélangé au gout sucré du martini. Je relève mon verre, vers Xander, avec des gestes qui me semblent une fois de plus, tellement naturels.
- A nous ?
Nos vinrent tintent, mon regard s’adoucit et la première gorgée est un délice. Et pourtant, je sais bien que ce soir, je ne dois faire aucun excès. Il ne faut pas tenter le diable. Après tout, c’est la première fois que je sors avec quelqu’un et ma consommation d’alcool est en adéquation totale avec mon manque de civilité.
- Je dois te prévenir que je ne tiens pas énormément l’alcool, je compte sur toi.
Un sourire un peu plus ouvert, une fois de plus un peu plus vrai. Me dévoiler face à lui, ne me dérangeait pas. A dire vrai, savoir qu’il m’avait vu dans le plus simple appareil, puis d’avoir vu mes pouvoirs, tout cela après m’avoir sauvé d’une mort certaine avait brisé les barrières que j’aurais pu émettre face à lui.
- Je n’ai pas pour habitude de boire, une fois encore, je tiens cela de lui. Mais je travaillais dans un pub en Irlande et le patron avait insisté pour me faire connaitre les différentes boissons…Je suis heureuse de voir que cela me sert…
Je relevais les yeux au ciel, conscience que mon babillage ne devait en rien l’intéressait et pourtant, je me sentais libéré de pouvoir parler de moi, pour une première fois.
- Je suis navrée, je parle trop… Parle moi un peu de toi, je ne sais malheureusement pas beaucoup de chose sur toi… Et j’ai réellement envie d’en savoir plus sur celui à qui je dois la vie.
A cette table, j’avais l’impression que le monde autour de nous se taisait, nous permettant de savourer de ce petit moment de tranquillité.



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MessageSujet: Re: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Ven 14 Juil - 11:54

Does my heart scares you ?Well, it took me stepping outside of myself to figure out who I really was. To stop defining myself by other people. ( Robin Schultz → OK )
Moi qui avait pu froler tant de fois la mort, m'écarter de ce que l'on appel la vie, j'avais croisé mes pires démons dans mes rêves depuis la mort de ma mère, depuis que j'étais devenu ce chasseur craint par certain. Sur le territoire de l'imaginaire les monstres demeurait immortels. J'en avais la confirmation chaques fois que mon esprit s'évadait, chaques fois que je fermais les yeux. La mort et la vie se méle et se démèle comme étroitement lié a ce petit quelque chose d'infime.
Cependant, là, quand je suis avec elle, j'ai l'impression que tout cela n'a plus aucun sens a mes yeux. Sa voix fait fuir mes démons. Son regard posé sur moi me faisait sentir plus vivant. Plus...humain. Loin du monstre que j'avais pu devenir.
C'est son contact sur ma main qui me fit, pourtant, tiquer. Chasser le passé et il revient a coup de migraine.
Tandis que Donna énonçait son choix au serveur, je l'écoutais d'une oreille distraite en m'efforcant de ne pas prêter attention a cette femme qui se dessinait a l'intérieur de mon esprit. Cette femme que j'avais tant aimé. Cette femme qui avait prit soin de moi quand rien n'allait dans le bon sens. Cette même femme qui avait un point commun avec Donna. Je l'avais aimé. Je l'aimé. Du moins, pas de cette amour là. On ne peut tomber amoureux de sa propre mère. Et malgré ça, je l'avais quand même tuée.
Mon regard s'assombrit un court instant. Je m'étais sentis si coupable au point que j'élaborais de multiple scénarios qui aurait permis d'éviter le drame. Mais tout me ramenait a la chute. Tout me ramenait a cette fin. J'avais perdu cette partie de moi. Cette étincelle de vie qui naviguait entre deux mondes.
Alors je me posais une question. question. Et si finalement je n'étais pas capable d'aimer sans violence. Et si...je finissais par la tuer elle aussi ?
Ma colonne vertebral sembla geler sur place. Comment pouvais je penser une chose pareille. J'évacuais mes peurs dans un soupir avant de reporter mon attention sur Donna avec cette impression tordue que mon esprit n'allait jamais m'autoriser a connaitre la paix.
Jamais.
Pourtant quand sa voix résonna dans mes oreilles, je me sentis plus léger. Comme ci c'était elle.
La paix.

- Je n’aime pas le vin rouge…Même avec de la viande, peut-être que ça me rappelle un peu trop Jack. Je préfère les choses un peu plus sucrées. Je suis contente que tu m’aies invité, Xandy…Xander, pardon. Ca me fait du bien de sortir de mon appartement… Pourquoi n’aurais-je pas accepté d’ailleurs ?

Xandy. Je souris, trouvant étrange et fascinant a la fois que ce petit surnom tant redouté ne m'atteigne pas cette fois ci. Pas venant d'elle. Pas venant de Donna. Sa façon de prononcer mon prénom me faisait frissoner.
Si tu savais comme j'aime quand tu prononces mon prénom...
J'en avais bien la confirmation. La paix. C'était elle. Ce petit renard roux aux milles et un délice. Un petit animal sauvage que j'étais en train d'apprivoiser et qui me rendait un peu plus fou.
Xander...dis le encore...
Un petit rire m'échappa quand Donna m'indiqua quelle ne tenait pas énormément l'alcool. Aucun problème. De quoi prendre encore un peu plus soin d'elle. Cette méssagère d'un bonheur futur. Je l'éspérais.
Tant...

- Je n’ai pas pour habitude de boire, une fois encore, je tiens cela de lui. Mais je travaillais dans un pub en Irlande et le patron avait insisté pour me faire connaitre les différentes boissons…Je suis heureuse de voir que cela me sert…

Je buvais ses paroles a la manière d'un enfant devant son héro de dessin animé préféré. Sa voix est semblable a une corde a laquelle j'ai envie de saisir pour m'échapper de ce monde qui m'a rendu pris au piége. Je me noyais dans le timbre de sa voix au milieu d'un océan d'émotion sans même m'en rendre compte. Jusqu'a ce quelle me demande de parler de moi.
Moi...
J'affronte son regard, prenant ma réspiration. Je décidais de jouer la carte de la franchise. Du moins pas totalement.

- Ma vie n'a rien de sensationnelle Donna mais je vais jouer le jeu en essayant de ne pas...gacher ce moment a deux. Ma famille est morte quand j'étais encore adolescent, tué par un vampire. A partir de ce moment je n'ai plus penser qu'a me venger. J'en ai alors fait mon metier, je suis devenu chasseur et je suis également rentré dans la police, comme tu le sais. Lorsque je t'ai sauvé, mon équipe et moi étions sur la piste de ce vampire. Nous avions mis un traceur sur sa voiture quelques mois avant, c'est comme ça que nous sommes remontez jusqu'a lui juste avant que...

Il ne cherche a te tuer.
Ne voulant pas raviver de douloureux souvenirs, je décidais de laisser ma phrase en suspend.
J'apportais le verre de vin a ma bouche sans lacher Donna du regard, s'avourant le délicieux nectar.

- Et je tiens bien l'alcool, ne t'en fais pas. Dis je sur un ton amusé. Le silence nous enveloppa avant que je reprenne la parole. Que veux tu savoir d'autres ?

Je ne voulais avoir aucun secret pour elle.
Presque aucun secret.





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MessageSujet: Re: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Ven 21 Juil - 16:02

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Il y avait et a toujours quelque chose d’assez étrange dans cette ville. Si ma vie avait changé ça n’était pas parce que j’avais quitté l’Irlande, mais aussi est surtout parce que j’étais arrivée aussi. Le destin est farceur. Il fallait, qu’en arrivant ici, je découvre ma vraie nature, que je me trouve un travail et un patron qui remplaçait le père absent que j’avais manqué toute ma vie, que je me lie, d’une certaine manière à un irlandais et aussi et surtout… Lui. Ce chasseur en face de moi qui prend soin de moi, et qui au-delà de ça, m’apporte une nouveauté étrange que j’apprécie.

Je serais incapable de décrire ce qu’il m’apporte, ce qu’il me procure, ce que son regard me donne comme sensation. Je sais que tout ça n’est qu’un diner entre amis, parce qu’il l’est maintenant, mais c’est surtout le premier diner que je passe en compagnie de quelqu’un. Cette ville m’apporte tellement de nouveauté que mon cerveau manque de défaillir. J’ai peur pourtant, peur de m’attacher à tout ça. Jack m’a presque retrouvé…Je devrais partir, avant que la douleur ne soit trop grosse et pourtant, je ne pars pas, je profite, je me laisse aller, lentement à profiter d’une vie que l’on m’avait interdit.

Je suis observatrice, c’est aussi ce qui m’a permis de m’en sortir jusque maintenant. Alors j’avais remarqué la différence dans le regard de Xander. Loin d’être une simple dette, je voulais le protéger, parce que je savais qu’en restant à mes côtés, il serait en danger. Pourtant, il m’avait demandé de rester, de lui faire confiance, alors j’étais resté, quitte à passer de plus en plus de temps avec lui. Un sentiment naissant faisait apparition. La protection. Non pas de moi, mais la protection envers quelqu’un. A sa manière, il me donnait envie d’en savoir plus sur mes capacités pour profitait de sa présence à mes côtés en le protégeant. Il m’apportait de la force. L’envie de garder quelqu’un dans ma vie. Non, j’avais été trop loin avec lui. Je n’aurais jamais du croiser son regard quand j’avais voulu partir. En le regardant, ce soir, je compris que partir et le quitter sans un regard, non, même, le quitter simplement serait impossible.

Quand il se mit à sourire, après que j’eut finis de parler, je ne pus que lui rendre. C’était agréable de le voir sourire, lui, parce que je savais, je sentais, je ressentais que ça ne devait pas être souvent. Il avait perdu sa famille, il me l’avait dit et j’étais bien placée pour savoir ce que l’on ressent. Il n’y avait aucune moquerie, je ne le voyais pas comme ça. Nous apprenions à nous connaitre et c’était agréable, le temps d’une soirée, de sentir un poids en moins. Il savait. Il était le seul à savoir ce qu’il se tramait dans ma vie, la menace au-dessus de ma tête et même si je n’avais aucune envie d’en parler, j’avais l’impression d’avoir mes tensions en vacances. Une paix de l’esprit pour se sentir naturelle car quelqu’un sait. Quelqu’un sait. Je n’ai que faire de sa protection, je ne veux pas qu’il lui arrive quelque chose par ma faute. Il sait, c’est tout.

Devrais-je m’avouer que d’entendre mon prénom avec autant de douceur me rend, presque, fébrile ? Peu habituée, un sourire, un léger rictus perla mes lèvres. J’avais un peu plus l’habitude d’entendre mon prénom ans la bouche des autres, mais cette fois, c’était différent. Ma main glissa à nouveau sur la sienne. Me livrer n’était pas un exercice facile, je pouvais comprendre qu’il ne l’était pas pour d’autre, surtout lui… Gâcher ce moment ? Je voulais lui montrer que ça n’était pas possible, qu’il pouvait se livrer, qu’en moi, il pouvait avoir confiance. Ma main appliqua une certaine pression quand il me parla de sa famille. Je le regardais, non pas avec pitié, mais avec une tendresse et une tristesse non feinte. Une douleur que je partageais, par presque connaissance, mais surtout par pure empathie. Se venger ? Je pouvais comprendre, même si pour ma part, j’avais préféré la fuite et la survie à un sentiment de vengeance.

Avait-il toujours cette envie ? Avait-il trouvé le coupable ? Lorsqu’il parla de notre rencontre, ma main se serra un peu plus et je fermais les yeux en l’écoutant, me rappelant cet instant où les crocs du vampire avaient déchiqueté ma peau. Je détournais le visage, mon cœur s’emballant. Il n’avait pas eu besoin de finir pour que j’y repense. Je déglutis avant d’ouvrir les yeux en l’entendant bouger. Il prit son verre à ses lèvres, je fis de même, sans retirer ma main. A dire vrai, j’avais presque oublié que je l’avais posé sur la sienne. Si la pression était moins forte, je n’arrivais pas à cesser ce geste. Nous avions tous deux besoins que quelqu’un nous montre de l’attention, une tendresse. Et même si son caractère semblait s’adoucir avec moi, je l’avais cerné et s’il refuserait de l’admettre, je le savais. C’était une étrange première fois, pour moi. Même un contact si petit, si simple semblait compliqué pour moi.

J’appréciais l’instant où il en vint à me dire qu’il tenait l’alcool et ma main quitta la sienne, un léger sourire aux lèvres.

- Je pense que tu m’as assez vu dans des…positions dégradantes, alors autant que je ne fasse aucun excès ce soir !

Un sourire amusée, pour cacher ma nervosité. Je venais de me rappeler qu’en plus de m’avoir vu en sang, il m’avait surtout vu, presque nu, alors que j’étais inconsciente. Une des nombreuses premières fois de ma vie… J’apprenais à vivre ma vie, même si parfois, comme dans ce cas, c’était indépendamment de ma volonté.

- Hm…Je ne sais pas, je ne suis pas réellement douée pour les questions et la dernière chose dont j’ai envie, c’est de poser des questions qui fâchent où tu qui te feront mal.

Le serveur arriva, déposant les assiettes devant nous. Je le remerciais d’un signe de tête avant de commencer à manger, tranquillement. Je n’avais pas particulièrement faim, une habitude que je devais à Jack. Que je sois encore chez lui, où après.

- Tu sais que je ne viens pas d’ici…Mais toi ? Tu n’as pas le merveilleux accent irlandais, je suppose que je peux te pardonner ce fait.

Une petite boutade qui me fit étrangement rappeler l’irlandais rencontré plus tôt. Étrangement, non, pas tant que ça. Parler d’un irlandais et penser à lui… Cette discussion et cet instant, presque, magique.

- Tu n’as personne dans ta vie ? Je veux dire avec tes deux…métiers ça doit être assez compliqué de créer un lien, non ?

Je ne voulais pas être intrusive, mais j’avais réellement envie de le connaître, d’en savoir plus sur celui que je cernais mais qui me cacher tellement de chose. Les secrets sont une seconde nature chez moi, alors savoir chez les autres est presque naturel.

Je baissais ma tête un instant, mon regard sur mon verre, le faisant tourner entre mes doigts pour éviter de croiser son regard quand cette question serait posée.

- Je…Xander, en toute sincérité…Je ne te fais pas peur ? Tu sais ce que je suis, tu sais que je ne maitrise pas…Je sais que tu n’aimes pas forcément ce que je représente… Tu…Tu n’as pas peur ? Je ne te dégoute pas ?


Savoir pour Jack était un fait, mais comme gardien de mes secrets, il savait pour ma nature. Il avait déjà vu mon cruel manque de savoir-faire. J’avais besoin de savoir. Les seules personnes qui pouvaient le savoir été elles-mêmes des sorcières ou sorciers, alors venant d’un…simple humain, de lui, c’était important.

Le repas n’avait pas été long, la proportion dans mon assiette restait assez petite et assez conséquentes à la fois pour nourrir mon estomac. Mon verre finit, le serveur vint chercher nos assiettes, proposant un deuxième verre. Je n’avais pas forcément envie de faire taire cet instant, de peur qu’en sortant d’ici, en me retrouvant dans mon appartement, seule, mes démons ne reviennent que trop rapidement. Alors, simplement, j’acceptais un second verre de vin, fuyant, tout de même, le regard de Xander, appréhendant sa réponse.




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MessageSujet: Re: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Dim 30 Juil - 15:55

Does my heart scares you ?Well, it took me stepping outside of myself to figure out who I really was. To stop defining myself by other people. ( Robin Schultz → OK )
De minutes en minutes je sentais cette étrange émotion se distiller en moi, faisant de moi un homme que je n'avais jamais réellement eu l'occasion de connaitre. Effrayant mais délicieux a la fois. Alors c'est ça "l'amour" ? Cette maladie hallucinogène aux multiples effets parfois mortelle lorsque elle est a haute dose. J'avais eu une infime occasion d'en froler certains effets dans mon passé mais ce n'était rien. Rien comparé a maintenant. Je sentais déjà les effets se produire. Effets instantanés. Peuplement de papillons qui se cognent a travers mon estomac sous une trop forte dose d'alcool imaginaire. Mon propre esprit se drogue a l’ectasie sans mon consentement. Mes propres émotions retiennent une partie de moi en otage a l'intérieur de moi même. Mon geolier aux faux airs de petit renard roux ressemble a s'y méprendre a Donna. La seule a détenir la clé. Son regard malicieux me donne l'impression quelle me connait mieux que quiconque et ça me pétrifie.
Mieux que moi même.  
Cette fille qui a réussit a m'ensorceler en une soirée détient le pouvoir de me mettre a nue mais également de me briser le coeur.
J'ai touché terre, je suis passé au travers. Je me sens a la fois insignifiant et pourtant si grand lorsqu'elle semble m'admirer ainsi.
Une partie de moi prit pour que ces effets s'estompent, une autre pour que jamais cela ne cesse.
Je suis mentalement enchainé a cette femme et quelque chose en moi me supplit de lacher prise.
Je dois résister. Encore...
Un peu...
J'en oubliais presque le but de cette soirée. Je devais lui avouer ce que je ressentais. J'étais tenté de dire qu'il m'étais surement plus difficile de lui avouer mes sentiments que de tuer un homme d'une balle en pleine tête, froidement.
Parceque je craignais plus que tout sa réponse. Mais aussi ma réaction. Peut être même plus ma réaction. Sur le territoire de l'instabilité émotionnelle, le control n'avait plus lieu d'exister. Ma mère en avait fait les frais.
J'en avais fais les frais.
M'imaginer comment j'allais tourner ça avant la fin de la soirée était une torture. Celle ci ne peut exister quand il n’y a pas le moindre espoir de soulagement.
Elle était mon soulagement.
Ô combien je l'esperais.
Satané espoir.
J’ai envie qu’elle me connaisse. J'ai envie qu’elle me parle. Et j'éprouve ce sentiment étrange, inexplicable que ce serait peut-être la seule personne au monde à laquelle je puisse vraiment m’attacher.

- Je pense que tu m’as assez vu dans des…positions dégradantes, alors autant que je ne fasse aucun excès ce soir !

Je ne peux m'empêcher de rire avant de reprendre mon sérieux. Voila ce qu'elle peut m'offrir. Un outil pour m'évader. J'ai l'impression de la connaître de manière si intime, si personnelle. En compagnie de ses pensées, je me sens en sécurité. Compris. A tel point qu'il m'arrive d'en oublier que c'est une sorcière.
Que je hais les sorcières...
C'est incroyable, l'effet qu'elle provoque en moi, toutes les choses que je ressens grâce à Donna, toutes les pensées qu'elle fait naître. Comme si soudainement tout mes sens s'était développé. Le gout, l'odorat et la vue.

- Hm…Je ne sais pas, je ne suis pas réellement douée pour les questions et la dernière chose dont j’ai envie, c’est de poser des questions qui fâchent où tu qui te feront mal.

Fasciné par ses paroles, je la regarde avec encore plus d'intensité. Elle ne sait pas ce qui ce passe en moi en ce moment.
Elle ne peut pas savoir.
J'ai l'impression d'avoir avalé un morceau de ciel avec une gorgée de soleil. La nature qui reprend ses droits aprés un incendie. C'était exactement ce qu'il se passait a l'intérieur de mon corps.
Mon coeur martèle le silence en déversant tous ce que je n'ose pas dire.
Tout ce que je n'ose pas lui dire.

- Tu sais que je ne viens pas d’ici…Mais toi ? Tu n’as pas le merveilleux accent irlandais, je suppose que je peux te pardonner ce fait.

Je repose ma fourchette sur le rebord de l'assiette. Je n'apprécie même pas ce que je mange. A vrai dire, c'est elle que je veux manger. Je voudrais enfouir mon nez dans sa chevelure rousse et respirer son parfum jusqu'a m'intoxiquer les poumons. Parceque je la désire.
Là.
Maintenant.
De suite.
J'entend ma propre voix, plus chaude que d'habitude venir nous envelopper.

- Effectivement. Je suis né au Texas mais j'ai passé mon enfance a Philadelphie. J'ai hérité d'un accent américain, bien moins chantant qu'un accent irlandais je dois dire.

Je lui souris avant de me remettre a manger, conscient quelle ne me quittait pas des yeux. Je me saisis de mon verre de vin, le portant a la bouche.

- Tu n’as personne dans ta vie ? Je veux dire avec tes deux…métiers ça doit être assez compliqué de créer un lien, non ?

Je manque de m'étouffer. Vient elle réellement de me demander si je suis célibataire ? J'ai soudainement envie de ricaner d'un de ces rires bizarres qui nous prend lorsque nous sommes nerveux qui signalent que la personne est en train de perdre la raison.
Et toi ?
Sa réponse ne pouvait être que non. Sinon le monde avait un horrible sens de l'humour...

- Disons que l'on ne fait pas forcément de bonne rencontre. J'hésite. Je n'ai effectivement personne dans ma vie.

Je résiste au fameux "et toi ?" qui pouvait tout briser d'un instant a l'autre suivant sa réponse. Masquant ma nervosité, je finis mon plat tandis que Donna continuait de parler.

- Je…Xander, en toute sincérité…Je ne te fais pas peur ? Tu sais ce que je suis, tu sais que je ne maitrise pas…Je sais que tu n’aimes pas forcément ce que je représente… Tu…Tu n’as pas peur ? Je ne te dégoute pas ?

Je reste a moitié choqué par ses propos. Je l'observe pour analyser une quelconque pointe d'humour mal placé mais elle est sérieuse.
Elle se trompe. Elle se trompe tellement...
Alors je finis par rire légérement. Facheu contraste avec mon estomac qui pesait une tonne sous l'effet du stress.
A mon tour, je pose ma main sur celle de Donna la voyant troublée.

- Crois tu réellement que j'aurai cherché a te revoir si tu m'inspirais du dégout ? Que je serais là en train de discuter avec toi au milieu d'un restaurant si j'avais peur de toi ?

Je finis par déplacer ma chaise pour me rapprocher d'elle, ne supportant plus cette distance que nous imposait la table. Je pose involontairement une main sur sa cuisse, redevenant sérieux.

- C'est moi qui devrait te poser cette question... Tu as vu de quoi j'étais capable, tu n'as pas peur que je puisse...

...Te tuer ?
Bien trop douloureux de prononcer cette fin, je décide de reprendre le sujet de départ, ne lui laissant pas le temps a Donna de répondre. Je prend mon courage a deux mains.

- Et toi ? Tu as quelqu'un dans ta vie ?

J'avais laché la bombe.




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MessageSujet: Re: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Ven 4 Aoû - 16:32

You're so important...



J’aurais aimé savoir ce qu’il se passait dans sa tête. J’aurais aimé qu’il se livre à moi, celui qui connaissait beaucoup trop sur moi que le contraire. J’avais une intuition qui m’indiquait un combat en lui et malgré tout ses sourires, toutes les attentions et les regards qu’il m’accordait, un voile noir semblait s’étendre autour de lui. Après tout, il n’est sans doute pas facile d’enterrer sa mère, tué par un être magique, faisant de notre vie une perpétuelle vengeance. Je n’avais pas réellement ce problème, aucune tombe pour aller saluer ma mère, aucune vengeance…Juste la peur au ventre de se faire retrouver.

Parler de notre première rencontre était quelque chose d’assez difficile pour moi, mais aussi de très humiliant. Ma perte de connaissance, jusqu’à ce qu’il me voit presque nue et même ma non maitrise de mes pouvoirs. Je voulais qu’il oublie que j’étais une sorcière. Pour moi, c’était devenu important, comme ma quête, mais pour lui, sachant qu’il n’aime pas, je voulais qu’il me voie comme une personne normale.
J’apprenais à être écouté, que l’on suive mes paroles et c’était plaisant. Ses regards, ses hochements de tête me prouver…En fait, ne me prouvait rien du tout, si ce n’est qu’il m’écoutait. Son regard me perturbait, sa voix semblait changé et m’intimidait. Il n’y avait rien de froid, bien au contraire. Une voix différente, un regard différent et lui qui se livre à moi, mon sourire ne peut que s’agrandir.

- Il n’y a rien de mieux que l’accent irlandais en même temps… Je ne connais pas bien cette ville, c’est joli ? Ma connaissance de votre pays se résume au peu de films et séries que j’ai pu voir. Je ne connais que la Nouvelle Orléans.

Je ne sais pas pourquoi je me justifie, peut-être pour expliquer ma non connaissance d’un pays qui se trouve à des milliers de kilomètre de mon pays d’origine ? Il n’a aucune raison de se moquer. Je fronce les sourcils en le voyant réagir quand je parle de sa vie privée. Une crainte inonde mon cœur, ai-je fait une bêtise ? Mon cœur s’emballe et je baisse les yeux une seconde. Moi qui ne voulais pas être trop curieuse ou être blessante.  Lorsqu’il reprend pourtant, je me sens soulagée, un léger sourire sur les lèvres. Répondre ne semble pas compliqué, peut-être que ça n’est pas un problème pour lui de parler de son célibat.

Son visage se change du tout au tout, quand j’ai enfin le courage de mettre des mots sur ce qui m’effraie. Et si, finalement, tout ça n’était qu’un jeu ? Si tout ça n’était qu’une vaste rigolade pour me tuer par la suite ? Il ne savait pas, en me sauvant, que j’étais une sorcière, peut-être aurait-il fait un choix différent, s’il avait su… Il se met à rire et mon cœur se serre davantage. Il se moque de moi, maintenant ? Sa main me fait lentement relever les yeux vers lui. Ses yeux ne regardent que moi et avant qu’il ne réponde, je connais déjà sa réponse. Néanmoins, l’entendre de sa bouche me déclenche un frisson et une sensation de bien être. Il ne me déteste donc pas… Ses arguments, du moins, ses réponses confirment ce que je pense.

Je ne cache pas ma surprise quand il se déplace pour être à mes côtés. Mon regard le suit, je suis intriguée par une si soudaine intimité. Intimité accentué par sa main sur ma cuisse. Une partie de sa main sur ma robe, l’autre sur ma peau. Bien assez pour que mon corps réagisse et ne se mettre à frissonner, sans pouvoir le cacher. Une réaction purement physique, n’est-ce pas ? Et pourtant, malgré ce contact, je ne me recule pas, ne me sentant pas plus en danger que gênée. A dire vrai, si, gênée, je le suis. Dérangée, peut-être pas autant que je devrais l’être.

Sa voix devient plus grave et mon regard ne cache pas le même choc et la même surprise qu’il a eut en m’entendant. Je sens en lui que c’est bien plus qu’une simple répartie, et cette fin de phrase qu’il ne finit par, sa voix en tremblerait presque. Il n’a pas peur de moi, il a peur de lui.  Son regard recherche le mien et sa question, plus intime cette fois m’étonne. Pourquoi me le demander maintenant ?

Un sourire triste perle mes lèvres et je détourne le regard, avant que ma main ne se glisse sur le pied de mon deuxième verre de vin, l’apportant à mes lèvres. Une gorgée et mon regard se pose à nouveau dans le sien.

- Il est difficile de trouver quelqu’un lorsque l’on est en fuite, tu sais. Et puis, je n’ai pas envie de prendre le risque de mettre quelqu’un en danger avec Jack. Pour faire plus simple et pour éviter de plomber l’ambiance, non, je n’ai personne !

Un sourire presque amusé, presque feint se pose sur mes lèvres avant que ma main ne se pose sur la sienne, sur ma cuisse. Non pas pour la retirer, au contraire, pour la serrer.

- Crois-tu réellement que je serais là en train de discuter avec toi, au milieu d’un restaurant, si j’avais peur de toi ?

Volontairement, je reprends sa phrase, lui adressant un regard prouvant ma fierté de mon acte. J’ai envie qu’il me croit, qu’il sache que s’il a peur, moi non. Bien au contraire. Ma voix se fait plus douce, mon regard plus tendre quand je décide de reprendre.

- Xander Syrus… Je n’ai absolument aucune peur. La seule qui peut m’animer, c’est de savoir si tu m’aurais laissé en vie ou non, en sachant ce que j’étais. Mais avec toi, je me sens en sécurité. Je suis restée ici, parce que tu me l’as demandé, me promettant, pour la première fois de ma vie, que quelqu’un veille sur moi. Je te pense capable de beaucoup de chose pour arriver à faire tes deux occupations, mais pas de me faire du mal. Et crois-moi, pour que moi, j’arrive à prononcer cette phrase, c’est que je crois en toi.

Ma tirade lâchée avec une douceur sans nom, ma main quitte la sienne pour aller se positionner sur sa joue. Je me moque bien de ce que penses les autres, ceux qui regardent pendant qu’un rapprochement, que des gestes sortant de l’ordinaire trouvent une place entre nous.

- Tu devrais voir ce que je vois de toi…

Il semble aux prises d’une guerre de conscience, de douleurs. Je ne saurais dire ce qu’il a vécut pour qu’il se haïsse à ce point et tout cela me peine. Il vaut mieux que cela, c’est ce qu’il me montre quand il est avec moi. Peut-être que finalement, les premières fois, ça n’est pas que ma charge. Peut-être que pour une fois, mes yeux serviront à offrir à quelqu’un du réconfort, plutôt que de voir encore et toujours le même visage enragé me frapper. Mes lèvres se posent avec tendresse sur sa joue, me rappelant la séparation avec l’irlandais quelques jours plus tôt. Ca n’est pas la même sensation, pas la même du tout. En quittant ses lèvres, ma main vient rapidement se saisir de mon verre, apportant à nouveau le liquide transparent à mes lèvres.




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MessageSujet: Re: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Sam 5 Aoû - 17:24

Does my heart scares you ?Well, it took me stepping outside of myself to figure out who I really was. To stop defining myself by other people. ( Robin Schultz → OK )
Les émotions peuvent littéralement changer un homme. J'ignorais si je devais y voir une quelconque note positif ou bien y voir une bombe a retardement. J'avais beau me concentrer sur ce que je ressentais avec Donna et vivre cet instant présent dont la magie m'enveloppait un peu plus a chaques secondes passées avec elle, mes démons revenait toujours ricaner sauvagement sous mes yeux.
C'est moi qui devrait te poser cette question... Tu as vu de quoi j'étais capable, tu n'as pas peur que je puisse...
Te tuer. C'est clair et net, je l'entend parfaitement a l'intérieur de ma tête et même si je ne le montre pas, ça me pétrifie. Et ils en prennent un malin plaisir. Cette torture psychologique qui me suivait comme une ombre. Parceque je le voyais clairement cette fois. Ils m'ouvraient l'esprit sur un spectacle que j'aurai préféré ne jamais voir. Alors j'y prend part. Comme a chaque fois. Parcequ'il n'y a pas d'espoir de rédemption pour les hommes comme moi. Ma peine ? Subir leurs jugements a chaques affaissement de mes émotions. Ils vivent avec moi. Depuis ce coup de feu qui a retentit un soir dans un appartement de banlieu, il y a 9 ans de ça.
Elle ne le sait pas mais sa voix qui retentit dans le restaurant me fait plonger un peu plus dans ce cauchemar éveillé. Et je pointe cette arme chargée sur ce visage ensanglanté qui me supplit de reprendre mes esprits. Je ne les reprendrais pas.
Jamais.
Sauf que cette fois c'est son visage qui apparait. Ma mère a remplacé Doinna. Et je tire. Incontrolable. Perdu.
J'ai vécu cette scène des millions de fois mais elle me fait toujours le même effet. Cette impression que quelqu'un s'amuse a essorer mon coeur de toute émotions. Tout sentiments, dans le creux d'une main géante. Ca a beau être psychologique, c'est douloureux. Oui.
Ca fait mal...
Lorsque je reviens a la réalité et que mes yeux se posent sur elle, c'est sa tête qui explose causé par la balle de mon pistolet qui s'impose en premier dans ma tête. Alors je ferme les yeux pour m'échapper de cet enfer psychologique, je reprend le controle.
Pour l'instant.
La vérité me rappelle douloureusement pourquoi je préfère vivre dans les mensonges.
Mes démons sont peut être intouchables, je me persuade que ce genre de scène ne se reproduira plus. Jamais.

Je reprend place aux cotés de Donna. Ce petit renard roux qui crée en moi un festival d'émotions a coeur ouvert.
Me retrouver si proche d'elle, ma main en contact avec sa cuisse provoque des choses en moi. Des choses fantastiques et irrationnelles. J'ai soudainement l'impression d'avoir abusé de drogues qui rendrait un peu trop heureux. A moins que ce soit elle ?
Ca fait palpiter ma poitrine, entrelacent mes os. Je voudrais mettre un tas de mot sur ce que je ressens mais je suis a cour de lettre. Peut être parceque l'alphabet de mes émotions n'existe pas. Je n'arrive pas a mettre de mot sur ce qui est en train d'éclore a l'intérieur de ma tête. J'ai l'impression de briller. Que ce soudain pique de lumière pourrait bien chasser l'obscurité au coeur de moi. Mais elle est là depuis bien trop longtemps. Enraciné dans mon coeur. Il faudrait du temps.
Beaucoup de temps.
Je voulais être avec elle et ça me pétrifiait. J'avais honte. Je crois. Honte de vouloir quelqu'un comme Donna. Je n'étais pas sur de mériter une femme comme elle. Pourtant je persistais dans cette guerre qui ravageait mon cerveau. Parcequ'elle me faisait tellement de bien...
Mon esprit déborde de mon indécision. Le temps tapote sur mon épaule. Il est temps de se réveiller.
Je prend ses paroles en cours de route.

- Il est difficile de trouver quelqu’un lorsque l’on est en fuite, tu sais. Et puis, je n’ai pas envie de prendre le risque de mettre quelqu’un en danger avec Jack. Pour faire plus simple et pour éviter de plomber l’ambiance, non, je n’ai personne !

Jack.
Elle en parlait assez souvent pour que je commence a vouer une certaine haine a cette homme qui avait osé faire du mal a Donna. J'aurai aimé mettre un visage sur ce nom. Pourtant je savais que ci ce Jack réapparaissait...Donna disparaitrait. Je me grattais la nuque en signe de tension. Ce nom resterait a jamais sans visage. Du moins le visage que mon imagination voulait bien créer de lui. J'espérais m'en tenir a ça. Un portrait robot maladroit causé par les vestiges d'un esprit tordu.
Sentant la main de la jeune femme se serrer dans la mienne, je quitte définitivement Jack pour revenir a elle.

- Crois-tu réellement que je serais là en train de discuter avec toi, au milieu d’un restaurant, si j’avais peur de toi ?

Elle reprend ma phrase. Je ris avec elle. L'espoir m'étrangle, j'en oublie presque qu'il faut respirer. Nos ressentis envers l'un et l'autre était réciproque. Je peinais a y croire. Elle m'avait vu massacrer un vampire sous ses yeux et pas une once de peur flottait envers moi.
A ce moment là, quand je croise son regard, j'aimerai immortaliser ce moment. A tout jamais. Je l'entend se justifier. Elle n'en avait pas besoin. Son regard contenait bien plus de mot quelle ne pouvait en dire. Le mien, contenait bien plus d'émotion que je ne pouvais ressentir.

- Tu devrais voir ce que je vois de toi…

Chacune des lettres de cette courte phrase transperce mon coeur. Je suis au-delà de toute pensée logique. Au-delà des mots, au-delà des idées intelligibles. Je trébuche a l'intérieur de moi même et je ne sais plus rien. Je ne sais plus rien.   Rien ne sera plus jamais comparable à cet instant.
Plus rien ne pourra jamais représenter ce que j'éprouve en ce moment.
Je la vois terminer son verre, je fais de même. L'impression d'avaler un paquet de punaise qui vient se répandre et se planter a l'intérieur de ma gorge. C'est là que j'y pense.
Je dois lui parler.
Ma peau me brule a l'endroit ou son baiser a toucher ma joue. Je dépose un baiser sur sa main et lui indique que je reviens. Le temps de payer l'addition au contoir tel un vrai gentlemen. Je ne réagis pas au sourire discret et complice du serveur, bien trop préoccupé par la façon dont je vais tourner tout ce que j'ai a lui dire.
Quelques minutes plus tard, je reviens vers elle, faisant face a mon stress. Je l'aide a se lever en prenant sa main.

- Viens, je voudrais te montrer quelque chose.

Pas réellement ce que je souhaitais dire mais remplacer le "je voudrais te parler" par cette phrase causerait surement moins de question de la part de Donna.
Garé non loin de là, je l'invite a monter dans ma voiture en lui indiquant que nous allons chez moi.
Durant le trajet, ma conduite est nerveuse mais ma voiture l'absorbe parfaitement. Je lance de temps en temps des coup d'oeil vers Donna sur le siège passager et la rassure en posant ma main sur la sienne.

- Nous ne sommes plus très loin.

Mon stress lui, venait de faire un saut dans le futur. Je me gare le plus proche de mon loft puis sors le premier pour tenir la portière a mon invité, un rictus sur mes lèvres.
La clé tourne dans la serrure, je laisse la jeune sorcière rentrer la première.

- Tu... veux boire quelque chose ?

Nerveux je n'attend pas sa réponse et file lui offrir un verre d'eau. Nous nous asseyons tout les deux sur le canapé. Je bois une gorgée, la pression sur mes épaules. Je finis par me lancer, coute que coute.

- Donna, je... Je peine a assembler les mots a l'intérieur de ma tête. Cette soirée était magnifique.

Je finis par me rapprocher d'elle, brisant l'espace que j'avais imposé en m'installant. Je prend sa main.

- Je dois te parler a propos de... de nous. J'ai longuement hésité a t'en parler, je crois que c'est le moment. Ma main se serre un peu plus, mes yeux plus brillants. Je veux être ton ami. J'ai envie d'être l'ami dont tu tombes éperdument amoureuse. Cet ami que tu prend dans tes bras et que tu laisses entrer dans ton monde. Celui qui mémorisera chacune de tes paroles, chaque parcelles de ton corps. Je marque une pause. Je veux être ce genre d'ami.

Je me rapproche encore un peu plus de son visage, de cet instant qui va finir par arriver.

- Je...

Ma phrase reste en suspend et je l'embrasse. Tout explose en moi, une sorte de tornade émotionnelle. Elle ne me rejette pas. Mes mains viennent caresser ses cheveux et la saveur de ses lèvres me fait tourner la tête. Elle absorbe toute mon oxygène, toute ma raison. C'est a cet instant précis que je le pense. Que je ne veux plus jamais vivre sans elle.




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Dans chaque épreuve que l’on traverse, il y a forcément un sens caché. Un tas de choses à apprendre. Et chaque larme abrite l’évidence. Mais souvent pour le comprendre, il faut quelques années de prise de distance. Il faut laisser le temps aux blessures. Un jour elles se mettent à parler.
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MessageSujet: Re: Does my heart scares you ? | Donna Holloway   Mer 9 Aoû - 10:53

You're so important...



J’aime l’entendre rire. Lui qui semble si différent de ce que je vois, le voir et l’entendre rire me fait du bien. J’ai dans cette idée que je lui fais du bien et ça me donne une sensation de bien-être. C’est aussi plaisant, voir grisant que de savoir que la personne en face de vous, peu importe ce que vous êtes, ne vous déteste pas. Bien au contraire, il se passe quelque chose de fort, une confiance entre lui que j’espère inébranlable et ce, même si un jour, je décide de partir pour me protéger, moi ou lui.

Cette soirée est fabuleuse et ce qu’il se passe entre nous est fort. Ça pourrait sembler étrange et étonnant d’un point de vue extérieur et pourtant, sa proximité me fait du bien. La caresse de son regard, la tendresse de son sourire. Comme réponse à mon baiser sur sa joue, il s’empare de ma main, déposant ses lèvres par-dessus. Son geste m’étonne et pourtant me ravit. Il se lève et s’éloigne, je comprends que la soirée touche à sa fin. Le temps qu’il s’éloigne, mon regard se baisse avec cette presque tristesse que nos chemins se séparent. Peut-être que ce que je pensais fort n’existe pas ? Peut-être que je me suis trompée. Etonnamment, je sens une pression en moi. Je ne veux pas le quitter, pas ce soir alors que la soirée se passe au mieux et qu’elle est sans doute la plus belle soirée que j’ai passé de toute ma vie. Alors qu’il revient, il tend sa main vers moi, un sourire délicat sur mes lèvres. Et quand il m’annonce avoir quelque chose à me montrer, mon sourire s’agrandit. Délicatement, ma main se pose dans la sienne, à sa hauteur, je prends mes affaires, espérant le mieux pour cette soirée. Intriguée, j’en venais à me demander ce qu’il pouvait bien me montrer après cette partie de soirée.

Il se trouve être un parfait gentleman avec moi et ce sourire refuse de quitter mes lèvres. Pourtant, alors que je m’assoie côté passager mon sourire se fane, laissant place à l’inquiétude. Et s’il connaissait Jack et si tout ça n’était qu’un plan macabre pour m’amener à une mort certaine ? Je lui avais dit, droit dans les yeux que j’avais confiance en lui, que je n’avais aucune peur, mais rien n’était plus fort que la peur de Jack. La paranoïa reprenait le dessus. Et s’il était arrivé ? Et si tout ça n’était qu’une monstrueuse machination ? Sa main me tire de rêverie et je repose mon regard vers lui. Je suis inquiète et pourtant, dans le petit laps de temps ou son regard croise le mien, que sa voix se veut rassurante, j’oublie presque mes peurs. Il ne pourrait jamais me faire ça. Mon sourire devient amusé lorsqu’il m’annonce que nous arrivons de chez lui. Je reconnais la route pour me rendre chez lui, je l’avais emprunté, surtout, pour quitter son appartement alors qu’il dormait…Dormir, avec moi, ses bras autour de moi, cette nuit… Ses attentions continuent alors qu’il me tend et la portière et la main pour me faire sortir de sa voiture. Il est silencieux, son regard me fuit presque. Je n’ose briser le silence qui s’installe.

Je me laisse aller, à suivre ses indications, à le regarder s’envenimer dans une nervosité que je ne comprends pas et à nouveau, la peur me prend.  Je n’ai même pas le temps de répondre qu’il s’échappe vers la cuisine pour aller chercher des rafraichissements. En l’attendant, je m’installe sur le canapé que j’ai déjà pu apercevoir, regardant autour de moi pour me rappeler cette soirée qui avait été étonnante, la première et non pas la dernière visiblement. Il revient et je me tourne un peu vers lui, délaissant le verre qu’il m’apporte. J’ai envie de poser mille et une questions et pourtant, quelque chose m’empêche de parler.

Sa voix m’aiguille, il hésite, il semble de plus en plus nerveux. Mon visage trahi l’inquiétude et pourtant, entendre que cette soirée fut magnifique, me rassure. Presque aussitôt, j’entends ma voix répondre à la seconde prêt.

- Elle n’est pas finie… N’est-ce pas ?

Comme toute réponse, il se rapproche de moi, son regard plus intense que d’habitude. Sa main prend la mienne, avec tendresse et mon sourire nait sur mon visage. Mon regard oscille entre nos mains et son regard avant que tout ne change.
Me parler de nous ? Je sens mon cœur exploser. Ça n’est plus de l’inquiétude, mais de la surprise. Un nous ? Pourquoi sa voix semble définir un « nous » plus intime ? Je regarde sa main qui se serre et mon cœur s’emballe un peu plus. Et la suite elle… Comment expliquer ce qu’il se passe en moi à cet instant ? Qu’il soit mon ami, j’avais presque répondu du tac au tac lui affirmant qu’il l’était déjà, mais sa seconde phrase me fit louper de nombreux battements. Venait-il vraiment de me parler…d’amour ?  Venait-il de me demander, d’une certaine manière, si j’étais amoureuse de lui ? Ses promesses, parce que ça en était, étaient d’une douceur sans nom. La promesse d’un amour, de tendresse, d’un homme qui défend, d’un ami qui attend.

- Xan…der…

Son visage s’approche, son souffle caresse mon visage et devant l’inévitable, mon cœur se débat dans ma poitrine. C’est donc ici et maintenant que l’on me prendra mon premier baiser. A peine eu-je fini de le penser, que ses lèvres se posèrent sur les miennes. Mes yeux s’écartèrent, sous la surprise. Tant de douceur, de tendresse, d’amour dans un infime baiser. Mon premier baiser. Comment ai-je pu être aveugle ? Il avait donc ce genre de sentiment à mon égard ? Mais dans cette histoire, moi, qu’est-ce que je pouvais ressentir ? J’étais perdue. Je ne savais absolument pas ce qu’était l’amour et pourtant, ce que je ressentais pour lui, ressemblais à être plus fort que de l’amitié. Remettre mes idées en places n’était sans doute pas le bon moment. C’était peut-être pour ça que je ne le repoussais pas et que quand ses mains entourèrent mon visage, se posèrent sur mes cheveux, ma main lentement se posa sur son bras, comme pour l’inciter à continuer.

Le baiser se termine, mes joues sont teintées de rouge et mon regard luisant d’étoiles. J’hésite. Que dire ? Mon regard remonte lentement vers le sien avant de remarquer que ma deuxième main le touche aussi, simplement sur sa cuisse. Ce baiser m’a intrigué, m’as donné envie de regoutter à ce genre de chose. Pourtant, je n’oublie pas ce qu’il m’a dit et comme réponse, je ne peux pas lui répondre la réciproque. J’ose espérer qu’il comprenne mon état d’esprit.

- Xander…Je…

Je suis incapable de répondre d’avantage, incapable de continuer. Je suis bouleversée et je ne saurais dire ce qui se passe en moi. Une explosion. Son baiser était une délicate et douce explosion. Se sentir faible et forte en même temps avec cette bombe qui explose en nous pour nous rendre, finalement, heureux et satisfait. Mon visage, toujours aussi rouge, détonnant de la couleur de ma peau habituelle, s’arme d’un léger sourire. Ce baiser m’a plus, dire le contraire serait un mensonge. Xander, avec ses défauts, reste quelqu’un de beau et de bon. Sous doute utopiste de ma part, mais c’est ce que je pense de lui.

- Tu sais que…c’était mon premier ?

Quitte à passer pour une idiote qui ne veut pas lui répondre sur les sentiments, autant qu’il comprenne pourquoi… Je détourne le regard, pourtant, mes mains, une sur son bras, l’autre sa cuisse, restent. Sa chaleur, sa présence, son toucher me fait un bien non négligeable.





lumos maxima

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Does my heart scares you ? | Donna Holloway

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