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 Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna

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MessageSujet: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mar 16 Mai - 14:46

Kol ∞ Donna
Give me the cost.. and maybe more
En cette journée, Kol s'ennuyait. Il avait donc décidé d'aller à la librairie, chercher des livres, histoire de renforcer encore plus son sentiment d'ennui. Peut-être allait-il tomber sur quelque chose d'intéressant ? Il l'espérait. La Nouvelle-Orléans avait toujours était réputé pour sa forte concentration de sorcière ainsi que tous ces évènements magiques tous plus fous les uns que les autres. La librairie regorgeait forcément de toutes sortes de livres traitant, peut-être, de magie. Dans tout les cas il avait également hâte de savoir comment avait évolué l'endroit avec le temps et quelles nouvelles trouvailles il pouvait y faire. Il avait autrefois passé du temps dans cette ville, mais son séjour était toujours interrompu par ses frères et leurs maudites dagues. Mais maintenant il était bel et bien là, vivant et en pleine fort.

Il entra dans le bâtiment, plutôt vieux d'apparence. À l'intérieur, il n'y avait aucun bruit, comme il aurait pu s'en douter. Il se mit à sourire malicieusement, comme à son habitude, regardant les gens présents. Pas grand monde, deux ou trois personnes cherchant probablement des recettes de cuisine ou des livres pour leurs études. Lui aussi devrait faire ses devoirs au lieu de rêvasser toute la journée, mais il n'en avait pas vraiment envie. Devise numéro une de Kol Mikaelson : toujours suivre ses envies. Et puis il était confiant quant à ses études, ce n'était pas ça qui le préoccupait le plus mais plutôt.. cette jolie jeune femme qu'il venait tout de juste de croiser du regard. Une petite rouquine, se trouvant derrière le comptoir. Elle travaillait forcément ici. Elle la vit relever les yeux légèrement vers lui avant de les baisser rapidement, ne lui laissant même pas le temps de lui faire un signe de la main. Il avait trouvé son occupation pour les prochaines minutes.

Il s'approcha rapidement de la femme, un livre prit au hasard dans les mains. Il racla sa gorge pour que la rouquine remarque sa présence.  Il plissa les yeux quand il la vit relever le visage, son sourire toujours plaqué sur les lèvres.

«Bonjour.» dit-il en approchant son visage. «Je voudrais savoir.. combien coûte ce livre ?»

Il posa le dit livre sur le comptoir, n'ayant même pas prêté attention à ce que ça pouvait être. À vrai dire il n'en avait pas vraiment envie, il voulait surtout voir les moindres petites réactions que pouvait avoir la libraire. Kol pouvait être intimidant quand il le voulait et c'était justement son but à l'instant présent, sans être méchant bien sûr ! Il n'était jamais méchant après tout !

«Si je vous dérange pas bien sûr.» s'empressa-t-il d'ajouter en posant ses mains sur le comptoir. «Et je m'appelle Kol, au cas où vous vous posiez la question.»

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MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mer 17 Mai - 17:33

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Assise à mon comptoir un livre à la main, je me perdais dans la découverte de ces mots, de ces lignes qui retraçait une histoire qui me touchait plus qu’une simple fiction. La magie. Les sorcières. Et si beaucoup était romancé, ici, j’avais presque envie de croire que c’était possible, que le récit que je tenais dans les mains était réel, me racontant l’histoire de mes ancêtres.
Une main retenant ma tête, l’autre jouait nerveusement avec ce foulard qui m’apportait plus de chaleur qu’autre chose, je relevais parfois les yeux lorsque la sonnette d’entrée de la boutique s’animait, m’annonçant la venue d’un éventuel nouveau client. J’espérais, secrètement, que ça soit cet irlandais à nouveau, cet homme qui me rappelait ce que j’avais perdu et qui pourtant, avec son accent me rappelait la tendresse du vent irlandais sur le visage. Des jeunes, des très jeunes, des vieux, des hommes, des femmes et mon sourire irradiait de fausseté quand je prenais leur commande, qu’elle soit sur la partie nourriture/boisson que pour les livres.
Je les détaillais, relevant les yeux pour surveillait parfois, l’esprit pourtant ailleurs alors que les mots de ce livre me faisait rêver. La magie pouvait soigner ? La magie pouvait-elle me retirer ses vilaines plaies que j’arborais cacher son ce foulard autour de mon cou et sur mon épaule ? Pouvais-je le faire moi-même ? La main habituellement occupée avec le morceau de soie alla caresser lentement les mots qui habillaient les mages, rêvant de pouvoir faire ça, réellement. Ne plus avoir à cacher ces blessures, ne plus avoir à dévier le regard le matin et le soir, dans la salle de bain.
Un bruit qui se voulait proche me fit relever les yeux vers une personne, un homme, un charmant jeune homme d’ailleurs, qui se tenait en face de moi. Un léger sourire traversa mes lèvres avant que je ne baisse le regard, bien contente de ne pas a avoir affronté son regard plus longtemps. Mon visage se figea, avant que je ne me pince les lèvres, retenant un rire qui faisait, malgré moi, trembler mes lèvres. Sa présence, alors qu’il se rapprochait, sa main un peu trop proche de la mienne, cette tension presque palpable, son regard qui me scrutait me rendait terriblement mal à l’aise et dieu merci, le livre qu’il venait de poser sur le comptoir me permis d’y trouver une échappatoire.
Je relevais un regard amusé vers lui, mes lèvres se tordant d’un sourire taquin, chose assez rare pour que je le souligne ici.
- Et bien…Kol. Pour ce livre, vous me devrez 11 dollars et j’espère sincèrement, que vous en apprendrez plus sur cette part de féminité en vous.
Je relevais doucement le livre qu’il venait de m’apporter, amusée par cette situation cocasse où le titre, la police de caractère, la couverture rose, la femme dessinait dessus accentuait le titre « Accepter la femme en vous ». Je me redressais, découvrant la lecture sur laquelle j’étais avant qu’il ne vienne, avant de lui montrer du doigt une rangée derrière lui.
- Je peux éventuellement vous conseillez, « La drague pour les nuls » qui se trouve derrière-vous. Ou vous conseillez d’acheter des lunettes.
Répondre de cette manière ne me ressemblait pas, à dire vrai, la personne que j’étais depuis mon arrivée ici, ne me ressemblait pas. A force de se convaincre de changer, le peut-on réellement ? Mon regard bifurqua vers une personne qui me fit un signe de main et je descendis de mon siège, ce sourire presque impeccable sur les lèvres.
- Si vous voulez bien m’excuser, Kol.
J’insistais sur son prénom, peut-être un peu trop avant de rejoindre une cliente qui me demandait conseil sur un type de roman à l’eau de rose que je pouvais lui conseiller. Je grimaçais, n’étant clairement pas experte dans ce domaine, qu’il soit lu ou vécut, c’était quelque chose qui ne faisait pas partie de ma vie. Tout comme le lâcher prise. Les minutes s’allongèrent et finalement, je fus assez satisfaite d’avoir été cette dame qui s’acheta non loin de dix livres. Une bonne rentrée d’argent. Je regardais autour de moi, dans la boutique, elle semblait s’être vidée et profitant de n’y voir personne, j’entrepris de remplir les étalages que venaient de vider cette dame, gérant ainsi mon stock d’ouvrages de la meilleure des façons. Des allers-retours entre l’arrière boutique et les rangements dans un silence presque de plomb qui ne me prit pas plus de deux minutes. Je retournais vers mon comptoir quand quelque chose frôla mes jambes nues, cette sensation étrange de sentir quelque chose sur ses jambes et perturbante, un plus lorsqu’on est en jupe. Mon regard baissé sur cette masse noire que j’aimais tant. Ce chat, cette mascotte de cette boutique. Il alla directement sur son panier de fortune avant ma main ne vienne le caresser oubliant le monde au alentour.
- Te voilà enfin ! J’ai cru que tu allais m’abandonner et me laisser seule...
Je me retournais, prête à lui servir à boire quand je tombais, nez à nez avec cet homme qui m’avait amusé plus tôt. Je sursautais et ma main vint se poser sur mon cœur, tandis que ma respiration se fit plus rapide, plus secouée.
- Vous ! Vous m’avez fait peur ! Je vous pensais partie…
Mes joues s’étaient tintées de rouge et mon regard était fuyant. Je me sentais idiote de m’être laissée avoir si facilement et de ne pas avoir prêtée l’oreille à ce qui pouvait m’entourer. Il avait été assez discret depuis que je l’avais quitté, quelques minutes plus tôt, je ne l’avais plus vu, ni entendu et à nouveau, son regard croisa le mien, assez pour que je me sente, étrange. Un peu trop à mon gout.
- Je peux faire quelque chose pour vous ? Un livre sur apprivoiser sa grossesse peut-être ? Ou le développement personnel d’une femme au travail ?
Soit, me moquer de lui n’était peut-être la chose la plus fine à faire, mais c’était trop tentant pour que je ne le fasse pas.





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MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mer 17 Mai - 21:01

Kol ∞ Donna
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L'originel était fier de lui, trop peut-être ce qui lui valut un moment terriblement gênant qu'il n'avait pas vécu depuis au moins un siècle. Il se sentait presque maudit en fait. Pourquoi les plus belles femmes sont-elles toujours le plus difficile à atteindre ? En voyant le livre, il ferma doucement les yeux, se pinçant les lèvres. Il aurait dû s'en douter que ce genre de choses arriverait. Il ne faisait jamais vraiment attention, pourtant il était intelligent, mais il y avait des moments où rien ne passait dans son esprit et voilà comment se finissait ce genre de moment.

«Je savais que ce n'était pas un bon choix...» soupira le brun en tournant doucement la tête, encore agacé de la situation, même si au fond ça le faisait un minimum rire.

En rouvrant les yeux, il pouvait voir le sourire de la rouquine, un sourire éclatant et pourtant. Il y avait autre chose, une part sombre peut-être ? Tout le monde en avait une, Kol l'avait prouvé à bon nombre de gens en fait. Fut un temps et pendant un long moment, c'était cette part qui avait le dessus sur lui. C'était différent maintenant. Il y avait autre chose en fait et maintenant qu'il était mortel et à la Nouvelle-Orléans il comptait bien débuter une toute nouvelle existence et cette fille en faisait partie. Elle l'intriguait et quand il était intrigué il ne pouvait pas abandonner, devise de Kol Mikaelson et règle qu'il s'était fixé. Elle avait allumé la flamme de sa curiosité et encore plus en s'éclipsant de la sorte.
La drague pour les nuls ? Et puis quoi encore ! Il avait 10000 ans d'expérience derrière lui, ce n'était pas un foutu bouquin qui allait l'aider ou même changer quoi que ce soit. Il était bien trop fier de lui et de son charme pour en avoir quelque chose à faire. Au moins elle avait essayé, mais en appuyant sur son prénom elle avait révélé son intérêt pour le sorcier.
Il se retourna vers la rouquine, la regardant s'éloigner. Une bonne journée s'annonçait.

Elle semblait être occupée avec une cliente, Kol ne voulait pas la dérangée. Il s'enferma, au sens littéral bien sûr, dans un couloir de la librairie, cherchant d'ailleurs des livres en tout genres et surtout porter sur la sorcellerie, même s'il se doutait que ça ne lui tomberait pas dessus comme ça. Mais il espérait quand même. Il allait attendre que l'endroit soit un peu plus calme. La rouquine avait l'air d'être sensible, encore mieux. Il se plongea dans une lecture qu'il trouva au hasard, une histoire inintéressante mais assez pour patienter. Il remarqua d'ailleurs un client passait devant lui, l'observant bizarrement, sûrement parce qu'il squattait. Kol lui lança un simple sourire hypocrite.
Au bout d'un moment, Kol regarda sa montre, devenant impatient d'enfin pouvoir bouger. Il regarda dans les différents endroits de la librairie, remarquant qu'il n'y avait plus personne. C'était le moment parfait.

Il reposa donc son livre et prit rapidement la "Drague pour les nuls" avant de foncer vers le comptoir. Il la surprit à parler avec son chat. Un sourire se dessina sur son visage et lorsqu'elle se retourna, il faillit l'attraper, histoire de créer un contact physique, mais il l'effleura tout juste.

«Parti ? Moi ? Non ! J'adore l'odeur des livres.» déclara Kol, restant proche de la rouquine, son regard croisant le sien.

Son sourire s'élargit quand elle tenta sa petite plaisanterie, caractéristique de sa gêne probablement. Kol lâcha un simple soupir, significatif d'un rire avant de lever le livre qu'il avait dans les mains.

«J'ai lu ça.» dit-il avant de poser le livre sur le comptoir. «Je peux tester avec vous pour voir si j'ai bien appris les leçons ?»

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MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mer 17 Mai - 23:15

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Ca n’était clairement pas mon genre de répondre ainsi à quelqu’un. Moi, si discrète de naturel, si hésitante, voir même peureuse. Je l’avais regardé agir, réagir et sa réaction m’amusait d’autant plus. Sur la réserve, je ne lui accordais qu’un sourire et cette fois, il n’était pas si faux que ça. La situation était réellement risible et elle me plaisait. Etait-ce simplement le fait qu’un homme comme lui tente une quelconque drague ? Peut-être me trompais-je pourtant, la femme que j’étais apprécié être regardé par un homme comme lui. Peut-être que je me trompais ?
Mon sourire s’était élargi quand sa voix avait finalement répondu que non, ça n’était pas le bon choix. Comme toute réponse, j’haussais les réponses et pencher la tête d’un air faussement dépité. Non, ça n’était pas le bon choix, mais à quoi bon remettre une petite couche sur son désarrois ?
Habituellement, le calme ne régnait pas dans la boutique. Toujours un fond musical, toujours un fond de piano qui rythmait mes journées ne me laissant pas le temps de réfléchir, de penser à ce que j’avais quitté, ce que j’étais devenue. Il me tardait de reprendre ma lecture, de chercher dans les centaines de milliers de mots, quelque chose qui pourrait m’aiguiller sur un premier sort à lancer. A cette idée, mon corps tremblait et mon esprit s’inquiétait. Jack était comme relégué en deuxième place de ce qui me faisait le plus peur. Et si j’étais capable de faire d’atroces choses par la simple volonté de mon esprit ? Et si j’étais réellement monstre, fille de monstre ? Cette idée m’empêchait souvent de dormir, maintenant que je savais que le terme « humain » ne s’appliquait plus à moi.
J’enviais les faibles d’esprit qui sont tranquilles et en paix avec eux même. Paix que je semblais ne jamais trouver. Et lui, qui se retrouvait derrière moi et ce contact, aussi léger soit-il qui me surprit d’avantage, me faisant hérisser les poils sur les bras. Et cette proximité qui me rendait un peu plus mal à l’aise. Je n’avais pas l’habitude du contact humain et lui, en particulier, me rendait fébrile, hésitante, chancelante, même.
- L’odeur des livres…Il n’y a rien de mieux, c’est reposant, cette ambiance installé…
Des banalités ? Sérieusement ? Je n’avais que ça en stock ? Où était cette fougue ? Ou était cette presque assurance que j’avais eu dans certaines de mes paroles ? Je suivis son geste, presque amusée qu’il est ce livre dans les mains. J’avais eu envie, presque instantanément de parler, retrouvant, étrangement cette petite assurance, mais elle disparut presque aussitôt laissant mes joues rosies trahir une gêne. Il voulait tenter sa lecture ? Tenter sa drague sur moi ? Oh bien evidemment, je compris que ce n’était juste un jeu, rien de bien sérieux dedans et pourtant, mes joues, elles, ma respiration, aussi, m’avait presque trahie. Je détournais le regard, faisant un pas en arrière pour ne plus être si proche de lui, ne plus sentir ce parfum qui chatouillait mes narines et surtout, ne plus plonger mon regard dans le sien.
- Je doute être la plus apte à vous dire si vous réussissez où non…
Je regardais autour de nous, la boutique était vide, personne ne semblait venir déranger cet instant et j’avais bien saisi, que ce dénommé Kol, ne partirait pas si rapidement. Etrangement, je ne voulais pas le voir partir, quelque chose en lui, dans son regard, dans son attitude presque outrageante pour quelqu’un comme moi me poussait à ne pas le faire partir.
- …Néanmoins, j’ai visiblement du temps à vous accorder.
Je retournais derrière mon comptoir, rangeant mon petit plan de travail, fermant se livre que j’avais pourtant envie de continuer, le cachant de la vue de cet homme que je ne connaissais pas et je n’avais pas envie qu’il me prenne pour une écervelé qui se renseigne sur la magie.
- Allez-vous assoir, les fauteuils sont plus confortables que les chaises, si vous voulez mon avis. Vous désirez quelque chose à boire peut-être ? Un thé ? Un café ? Un chocolat qui plait généralement aux femmes qui cherchent leur féminité ?
Et voilà que je retrouvais, ne serait-ce que pour quelques secondes, cette fougue qui me différencier de la Donna habituelle, de la Donna qui avait quitté son modeste appartement ce matin. Une facilité presque déconcertante, pour moi, de me moquer, gentiment, de ce client. Ca n’était pas la bonne façon d’accueillir une personne dans une boutique et pourtant, c’était presque plus fort que moi. De dos, je respirais plus fortement, tentant de faire taire cette pression que j’avais en moi.


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MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Jeu 18 Mai - 20:37

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La rendre mal à l'aise, c'était réussi. Son petit jeu et même son petit plan marchait à la perfection pour le moment. Le simple effleurement de Kol avait réussi à faire réagir la rouquine et l'originel l'avait très bien remarqué, rien n'échapper à son regard désormais. Encore une fois, il se faisait la remarque qu'il était heureux d'être de retour à la Nouvelle-Orléans et même d'être en vie. Certaines périodes n'avaient pas été simples. Dix mille ans, c'était long, trop long parfois. Pourtant, maintenant qu'il avait retrouvé sa mortalité, tout reprenait un sens. Il ne voulait plus perdre de temps et cette fille l'intriguait, il n'allait pas se priver pour tenter quelque chose, instaurer même un jeu entre eux. Il avait toujours aimé ça les jeux, c'était souvent très divertissant, particulièrement avec le type de personne auxquels la rouquine appartenait. Timide, mais qui cacher quelque chose de plus que Kol allait se faire le plaisir de dévoiler et surtout de lui montrer.
Elle avait l'air un peu coincée derrière ses livres et son comptoir, il y avait sans doute plus et le sorcier se réjouissait déjà quant au futur de la jeune femme. Cette ville allait forcément la changer, ou alors ce serait lui.

Il remarqua le visage un peu paniqué de la rouquine quand elle remarqua qu'il n'y avait plus personne dans sa boutique. Le brun était intelligent, s'il avait attendu ce n'était pas pour rien et surtout pour ne pas être dérangé. Il aimait être calculateur parfois, c'était plaisant, surtout dans ce genre de situation. Pourtant, sa rencontre avec la libraire avait plutôt mal commencé. Les choses semblaient revenir sous son contrôle. Toujours aussi proche de la jeune femme, il plaça son bras de sorte à barrer le passage, c'est-à-dire sa main sur le comptoir, alors qu'elle observait les alentours à la recherche de potentiels clients. Il la fixa droit dans les yeux quand enfin elle revint vers lui.

«Vous en avez, oui.» répondit le brun en tournant légèrement les yeux vers le paysage vide qu'offrait l'endroit.

Il l'observa. Elle avait l'air décidée à rester avec lui, tant mieux ! Il la vit s'éloigner et rangeait un livre qui attira immédiatement son œil, cependant elle fut trop vive pour qu'il ne puisse vraiment voir ce quoi il s'agissait. Tant pis, il lui demandera probablement plus tard et il serait sûrement trop intimidant pour qu'elle ne réponde pas. Il accepta sa proposition d'aller s'assoir, il ne disait pas non à une petite collation en plus de ça. Partager un café avec une rouquine, rien de mieux ! Il lâcha même un léger rire sous forme de soupir en entendant la plaisanterie de la femme. Se sentait-elle vraiment obligée de lui rappeler ce moment ? Oui, apparemment. Il s'en serait bien passé.
Sans rien dire de plus, il s'écarta pour laisser le champ libre à la rouquine, restant quand même près d'elle pour que, quand elle se déplace, elle n'ait pas le choix de l'effleurer. Il la suivit, partant s'installer à une table. Sympathique librairie d'ailleurs, il y reviendrait probablement.

Après avoir demandé un café à la jeune femme, il prit ses aises en s'asseyant sur un fauteuil, croisant les jambes, les coudes sur le haut du fauteuil de manière à être le plus à l'aise possible, son sourire toujours collé sur les lèvres. Il n'y avait vraiment personne, bien pour lui mais dommage pour le chiffre d'affaires de la rouquine, même s'il ne doutait pas du succès de ce petit commerce. C'était plutôt original et agréable comme endroit. Quand elle revint, déposant son café devant lui, il la remercia sans rien dire, juste en la regardant, faisant un simple signe de la tête. Il attendit que la rousse s'asseye pour se redresser et débuter les choses sérieuses. Il souffla légèrement sur son café avant de remonter les yeux vers sa cible.

«Et si on commençait mon examen de lecture ?» demanda le brun en plissant légèrement les yeux. «Commençons d'abord par.. hum... a oui ! Qu'est-ce que vous lisiez avant que je ne vous dérange ?»

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MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Dim 21 Mai - 7:08

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Privée de contact physique, le plus petit soit-il, bouleverse une vie. Il rend la peau avide de tendresse, la rend sensible, rendant le moindre geste plus évocateur qu’il ne l’est en réalité. Et cette sensation de se sentir oppressée par un corps trop proche, pas un regard trop perçant, par une situation que mon propre cerveau ne faisait que rendre encore plus gênante. Avec une confiance un peu plus forte, avec une gêne moins prononcée, avec un recul plus affirmé, avec…Et bien avec des si on refait le monde et pourtant, le monde ne se vit pas en théorie.
Et pourtant, même si au fond de moi, j’avais peu aimé ce petit jeu, presque humiliant, ces petits pics très bien ciblés, au fond de moi, je n’oubliais rien. Je n’oubliais pas, une de ces énièmes blessures que je portais, cette fois, physiquement, plus que mentalement. Cette peur qui s’était niché à nouveau en moi et les regards que j’avais sans cesse pour mes arrières, pour être sûre de ne pas tomber sur Jack au détour d’une rue. Et cette impression d’être sans cesse observée et cette paranoïa qui me définissait, venant à me dire que si cet homme, ce Kol, avait posé son regard sur moi n’était qu’un énième jeu de celui que je devais appeler « père ». Après tout, il était capable de tout.
Après tout, il n’y avait aucune raison pour qu’il me tienne comme une proie, dans ma propre boutique, son regard scrutant le moindre de mes gestes, n’est-ce pas ? Et cette assurance qui émanait de lui, je la jalousais. J’avais envie de croire, en mon fort intérieur, qu’il n’était pas juste un envoyé de Jack. J’avais envie de croire que l’aplomb dont il faisait preuve était bien pour autre chose que d’obéir à ce fou qu’était mon géniteur.
Je m’étais sentie presque soulagée quand j’avais enfin pu m’éloigner de lui, sentant pourtant son regard me suivre. Occulter cette pression, redevenir professionnelle, cette commerciale qui n’est qu’agréable avec un client. J’aurais aimé qu’il me laisse profiter à nouveau de cet espace que j’aimais, libre de tout mouvement sans ressentir sa présence, sans être presque obligée de le toucher alors que je faisais des aller-retour pour nourrir ce chat, pour préparer son café, pour me préparer un thé. Après tout, je n’allais pas le laisser se désaltérer seul, surtout que je n’avais aucun travail urgent à cet instant bien précis. Je ne lui adressais aucun regard, fixant mon attention sur chacun de mes mouvements, plus que sur lui. Je tentais d’occulter sa présence…Je tentais. Sans y réussir réellement. N’était-ce pas ce qu’il cherchait, après tout ?
Les deux tasses sur le plateau, j’amenais nos deux breuvages plus loin, prenant les sièges les plus confortables, ceux moins sujet au courant d’air, ce plus à l’écart de la devanture, quitte à discuter, autant ne pas attirer mon regard vers cette idée de voir débarquer mon irlandais de père. Autant ne pas montrer ce sentiment de peur. Oui, autant ne rien montrer.
Un signe de tête partagé, je m’asseyais en face de lui, préférant un siège un peu plus éloigné qu’être à ses côtés et pourtant, d’autant plus dangereux car ma chevelure ne serait pas d’une quelconque aide pour cacher mes réactions, que je savais, souvent, un peu trop parlante. Nerveuse, je l’étais, comme de tirer sans cesse sur ma jupe pour l’allonge lorsque je fus assise, plus par besoin de jouer avec quelque chose dans mes doigts que par nécessité. Aucune de mes tenues n’était tentatrice où outrageante. Esthétique, assez pratique pour que le matin je puisse m’accorder un regard presque satisfait. Osant des couleurs, des matières, des vêtements que je n’avais jamais réellement osé mettre. Nouvelle ville, nouvelle vie…Ce que je me répétais sans cesse quand je doutais d’une action.
Je pris ma tasse entre mes doigts fins, appréciant le contact chaud de la porcelaine, tandis que je jouais, nerveusement, presque habituellement maintenant, avec l’infuseur. Ce sourire de façade que je voulais inébranlable en général, commençait à me faire défaut et mon regard scrutant à son tour, les moindres mouvements, gestes, micro expression qu’accordait ce client qui avait rendu ma journée un peu plus extraordinaire qu’ordinairement routinière.
Lorsqu’il proposa un examen de lecture, comme il avait dit, mon sourire devint plus amusée et je hochais simplement la tête. Je savais l’existence de ce livre, jamais je ne l’avais ouvert, butée de penser que jamais je n’aurais besoin de draguer qui que ce soit, moi, celle qui dispose d’une valise toute faite dans l’idée d’un éventuel départ.
Mon regard se troubla quand il me posa la première question : Ma lecture ? Je posais mes yeux sur ma tasse, tentant de cacher le trouble installé et surtout, pour réfléchir à la réponse que j’allais lui donner. « Oh et bien un livre, sans doute trop ampli de fiction, sur la magie, parce que j’ai appris récemment que j’étais une sorcière et que j’aimerais ne plus avoir à caché qu’un vampire s’est servit de moi comme diner et ne pas attendre qu’elle disparaisse d’elles-mêmes, faisant par la même un premier sort ». Non, décidément, je n’allais pas dire la vérité.
Je reposais l’infuseur sur la soucoupe de ma tasse avant de porter mes lèvres vers la porcelaine, tentant d’analyser un maximum la situation, triant mes idées, la vérité, sans réellement mentir. Mentir n’était clairement pas ma qualité première. Enfin, peut-être sur mon pays d’origine. Je finis par relever mes yeux vers lui, me voulant la plus convaincante possible.
- J’essaie d’en apprendre le plus sur cette ville et ses mythes. J’essaie de m’instruire sur des choses, qui vont, sans doute, vous paraitre stupide. J’aime la fiction qu’il y autour de la magie, n’est-ce pas fascinant ? Cet ouvrage, comme beaucoup d’autres, traites de ce que l’on appelle des sortilèges. Je trouve cela exagérée, mais il y a surtout des remèdes, dit de grand-mères, qui sont utiles au jour le jour.
Mon accent irlandais avait presque chanté cette réponse que je trouvais être un bon compromis entre la réalité et le mensonge. Une de mes mains vint effleurer mon cou, avant que l’aube d’un sourire amusé, terriblement faux, ne naisse sur mes lèvres.
- Prenez exemple, je suis d’une maladresse sans nom, cet ouvrage parle de différents baumes qui peuvent être appliqués en fonction des blessures, d’une plaie ou d’une brulure. C’est intéressant.
Maladroite... Il est vrai qu'il faut l'être pour se briser le bras, pour subir la brulure de cigarette sur des parties aussi étrange que le dos, n'est-ce pas ? Maladroite, poissarde, même, disant Jack à l'équipe médicale où à diverses personnes que nous croisions. Et tout le monde croyait que les bleus sur mes bras, sur mes jambes, n'était qu'une preuve de plus que j'étais maladroite. J'avais donc pris la décision, fortement poussée par les cris de ce père pour ne plus montrer ni mes jambes, ni mes bras et ses cicatrices qui racontaient mon histoire n'était presque plus visible, sauf si l'on décide de passer mon corps à la loupe. Et pourtant, à chaque sortie de douche, que ce soit la chaleur où la fraicheur, elles ressortaient, me rappelant à ma propre réalité. Prendre les devants pour qu’il ne rentre pas trop dans les détails, qu’il ne m’oblige pas à lui mentir d’avantage. Je bus une autre gorgée, appréciant la douceur du nectar ambré dans ma tasse, avant de la reposer sur sa soucoupe, jugeant le liquide encore un peu trop chaud.
- Puis-je vous poser, moi aussi, une question, Kol ? Qu’étiez-vous venu faire dans cette librairie ?
J’insistais, une fois de plus sur son prénom, avec la douceur que peu avoir un accent irlandais. Si la discussion, devait, porter sur sa lecture, cela m’empêchait-il d’apprendre à m’intéresser aux autres ? De laisser une chance à quelqu’un, d’un jour, de pouvoir m’approcher, sans que je puisse avoir peur ?



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MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Sam 27 Mai - 11:58

Kol ∞ Donna
Give me the cost.. and maybe more
Cette femme avait l'air plutôt incroyable. Timide, douce, mais en même temps terriblement malicieuse. Son regard bleuté avait déjà trahi ses rires sur la situation profondément comique et humiliante qu'avant vécue Kol. Elle avait comme un voile devant le visage, presque invisible, translucide, mais qui avait l'air d'un petit coup de main pour s'envoler. En l'écoutant parler, Kol fronçait les sourcils, reconnaissant l'accent irlandais. Il aimait cet accent, voilà pourquoi son sourire ne s'effaça pas de ses lèvres. Il avait passé une année là-bas fut un temps, un temps révolu et bien lointain. Il avait même oublié l'année. Défaut majeur des êtres immortels, la mémoire. Celle-ci lui faisait défaut depuis qu'il était redevenu mortel, elle semblait parfois se désagrégeait, se reformer, lui rappelant de bons moments ou les pires de sa vie. Celle-ci voulait apparemment sélectionner les souvenirs marquants. Avant qu'il ne meure, lorsqu'il était encore un vampire, il se souvenait d'à peu près tout. C'était différent maintenant, il se sentait changer, pas en mal, mais différent tout de même. Était-il redevenu le petit frère Mikaelson d'il y avait 10000 ans auparavant ? Il n'en savait rien mais en tout cas il n'était pas semblable à celui qui était né sur les futures fondations de Mystic Falls.

Les lèvres rosées de la rouquine étaient précédemment venus se poser sur la tasse en porcelaine comportant son thé et après qu'elle eut fini sa tirade, Kol fit de même, ne lâchant pas de ses prunelles brunes celles de son interlocutrice. Il reposa sa tasse sur la petite assiette, l'odeur forte du café dans le nez, baissant légèrement les yeux pour réfléchir à sa réponse.
C'était intéressant de savoir que la libraire voulait en savoir plus sur les différents folklores de la Nouvelle-Orléans. Elle allait être servie ! La ville regorgeait de tant de choses et Kol se faisait déjà une joie de pouvoir s'incruster dans la ville de la jeune femme pour lui faire découvrir tout ça. Il savait qu'elle n'était pas insensible à son charme, alors comme à son habitude il suffisait d'en jouer. Voir les mystères de la Nouvelle-Orléans accompagnait du sorcier devait forcément lui faire envie. Enfin, c'est ce que croyait Kol, peut-être qu'il en était tout autre.

«Ça l'est.» répondit Kol entre les deux phrases de l'irlandaise.

Il l'écouta à nouveau, son sourire s'élargissant légèrement. "Si elle savait" se disait-il dans sa tête. Les sortilèges, les remèdes, tout, il pourrait lui en montrer des centaines si elle le souhaitait. Mais il n'oubliait pas que goûter à cette vie pouvait être dangereux, elle avait cependant l'air assez robuste pour tenir le coup. Il n'était pas assez moral pour penser tout le temps à la sécurité des autres. Il restait une part de l'ancien Kol encore en lui désormais et il ne savait pas si cela pourrait changer un jour. Son existence de plus de 10000 ans l'avait marqué, mais qui ne le serait pas ? Avoir son corps calciné et en cendres pour au final revenir avec le même qu'avant, toujours aussi beau et robuste, c'était une étape difficile et personne n'avait encore vécu ça. Il était unique en son genre.

Il ne répondit rien quand elle se mise à parler de sa maladresse. Elle avait l'air maladroite effectivement, mais il y avait quelque chose en plus. Il voulait devenir journaliste et il avait suffisamment étudié les gens pendant ces dernières années pour savoir qu'en les écoutant, on pouvait en savoir un bon paquet sur eux. Cette jeune femme recelait de quelque chose, une part intrigante et de mystère qui la rendait d'autant plus intéressante. Kol voulait creuser le plus possible, il voulait connaître les gens d'ici, être à l'affût de n'importe quelle chose qui pourrait être intéressante. Il estimait que la rouquine en valait la peine. Une simple intuition.
Ses doigts sur la table, bougeant lentement alors que son regard était posé sur sa tasse de café, il leva les yeux vers la rousse, rencontrant à nouveau les pupilles bleus de la jeune femme, étincelantes d'ailleurs.

«Et si je vous disais que j'étais venu chercher la même chose que vous ?» déclara le brun avec une pointe de malice dans sa voix. «La Nouvelle-Orléans est probablement la plus intéressante des villes. Les gens, qui ils sont vraiment... Pour y avoir passé plusieurs années, vous pouvez me croire, vous n'êtes pas au bout de vos surprises.»

Et il but une nouvelle gorgée de son café, ne laissant qu'un quart de la boisson dans sa tasse.

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MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mer 14 Juin - 16:45

Nice to meet you, I think.


Il y avait presque quelque chose d’hypnotique chez lui. Quelque chose qui me faisait baissait le regard, mais aussi et surtout, garder mes prunelles bleuté dans les siennes. Un paradoxe qui me rendait mal à l’aise. Cette discussion était loin de ressembler à la piètre technique de drague qu’il avait voulu obtempérait avec moi et pourtant, c’était presque agréable. Il y avait eu quelque chose dans sa façon d’agir, de rester près de moi, m’obligeant à respirer son odeur qui m’avait électrisé. J’avais choisi le siège en face de lui, préférant émettre une certaine distance entre lui et moi et pourtant, même éloigné de son corps, son aura m’électrisé.
Sa confiance en lui le rendait tout autant séduisant que redoutable. Je connais ce genre de personne qui savait exactement quoi faire, comment agir et jouer de ses charmes. Jack utilisait souvent son charisme et son regard ténébreux pour faire de moi une idiote, une écervelée, une faible aux yeux des autres.
Parler de choses très personnelles tout en y mettant une barrière énorme me permettait de prendre ce sujet sous un autre regard, tentant de ne pas devenir folle à savoir que j’étais capable ou non de faire toutes ces choses que je pouvais lire dans les livres. Les sorcières sont souvent dépeintes comme des êtres noirs, dénués d’âmes et pourtant…Freya ne l’était pas…Et moi ? Pouvais-je être loin de l’héritage de mon père ?
Qu’il ne trouve pas stupide mes dires me fit sourire, qu’il partageait en me regardant. Commençant à être de nouveau nerveuse, de part son regard, son sourire, la situation et la discussion, je pris ma tasse entre mes mains, jouant avec le liquide dans le récipient, ce qui me permettait d’échapper à son regard quelques secondes. Très peu habituée à regarder, discuter avec les autres, son insistance, cette façon de me regarder, de me faire soutenir son regard, c’était assez pour que mon cœur s’emballe. Je relevais mes yeux vers lui, au même moment que lui et l’aube d’un sourire naquit sur mes lèvres. Malgré tout cet espace entre nous, dans cette boutique, c’était presque intimiste.
Je penchais la tête sur le côté, mes cheveux glissant de mon épaule sur mon bras alors que mes yeux le scrutaient, presque amusée par sa voix, mais intriguée par ses paroles.
- Vous n’êtes donc pas originaire de la Nouvelle-Orléans si je comprends bien ? Et d’où venez-vous ? Au bout de mes surprises ?...J’ai déjà eu mon lot de surprises depuis mon arrivée justement…
Je redressais ma tête avant de reposer la finesse de la porcelaine sous mes lèvres, fermant les yeux pour visualiser le visage du monstre qui hantait ma vie. Mon visage fut traversé rapidement d’une grimace avant que je ne les ouvre, reposant mon regard sur cet homme en face de moi qui m’intriguait.
Et pourtant, en mon fort intérieur, j’étais presque sûr qu’il ne parlait pas de livres pour des remèdes alambiqué, d’ailleurs, ma lecture n’était pas sur ça, alors…Non, il ne pouvait pas être aussi ce genre de personnes que je suis et l’avoir compris. C’était purement impossible. Je n’avais laissé aucune possibilité de comprendre, n’est-ce pas ? Ca n’était que des remèdes de grands-mères.
- Dites moi…Qu’est-ce qui m’attend alors, ici ? Cette ville est très connu pour son folklore, pensez-vous que je vais voir une sorcière sur son balai près d’un chaudron et son petit chat noir ? Remarquez…J’ai déjà le chat noir.
Mes lèvres s’élargirent en un sourire amusé et doux. Cette distanciation entre moi, ce que j’étais et cette discussion me permettait d’avoir moins peur de mettre des mots dessus. Pourtant, je me souvenais aisément que le folklore n’en était plus un. Ni les sorcières, que j’étais, ni les vampires dont un s’était servi de moi comme poche de sang sur pied.
- Alors, quel est le prochain chapitre de votre livre ? Le b.a.ba n’étant pas de savoir le prénom de la personne en face ? Ca me donne un avantage, que vous n’avez pas… Je vous ressert quelque chose ? Je crois voir que votre tasse est presque finie..
Étonnant, la Donna que je pensais inexistante, celle qui tient tête, celle qui trouve un certain amusement, qui ironise, qui…joue finalement, refaisais surface. Cet homme, ce Kol, a quelque chose qui arrive à faire sortir du tréfonds de mon âme une part de ma personne que je pensais disparut voir inexistante.




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