Les Top

Leatherland
Blazing Star
Fearwood
Chicago Dreams



 

Bienvenue sur le forum ♥

Nous manquons de membres du brotherhood et d'hérétiques.

Partagez | .
 

 Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar
▬ Messages : 191
▬ Points : 652
▬ Date d'inscription : 08/05/2017
▬ Localisation : On est à la Nouvelle-Orléans non ?
▬ Emploi/loisirs : En école de journalisme
MessageSujet: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mar 16 Mai - 14:46

Kol ∞ Donna
Give me the cost.. and maybe more
En cette journée, Kol s'ennuyait. Il avait donc décidé d'aller à la librairie, chercher des livres, histoire de renforcer encore plus son sentiment d'ennui. Peut-être allait-il tomber sur quelque chose d'intéressant ? Il l'espérait. La Nouvelle-Orléans avait toujours était réputé pour sa forte concentration de sorcière ainsi que tous ces évènements magiques tous plus fous les uns que les autres. La librairie regorgeait forcément de toutes sortes de livres traitant, peut-être, de magie. Dans tout les cas il avait également hâte de savoir comment avait évolué l'endroit avec le temps et quelles nouvelles trouvailles il pouvait y faire. Il avait autrefois passé du temps dans cette ville, mais son séjour était toujours interrompu par ses frères et leurs maudites dagues. Mais maintenant il était bel et bien là, vivant et en pleine fort.

Il entra dans le bâtiment, plutôt vieux d'apparence. À l'intérieur, il n'y avait aucun bruit, comme il aurait pu s'en douter. Il se mit à sourire malicieusement, comme à son habitude, regardant les gens présents. Pas grand monde, deux ou trois personnes cherchant probablement des recettes de cuisine ou des livres pour leurs études. Lui aussi devrait faire ses devoirs au lieu de rêvasser toute la journée, mais il n'en avait pas vraiment envie. Devise numéro une de Kol Mikaelson : toujours suivre ses envies. Et puis il était confiant quant à ses études, ce n'était pas ça qui le préoccupait le plus mais plutôt.. cette jolie jeune femme qu'il venait tout de juste de croiser du regard. Une petite rouquine, se trouvant derrière le comptoir. Elle travaillait forcément ici. Elle la vit relever les yeux légèrement vers lui avant de les baisser rapidement, ne lui laissant même pas le temps de lui faire un signe de la main. Il avait trouvé son occupation pour les prochaines minutes.

Il s'approcha rapidement de la femme, un livre prit au hasard dans les mains. Il racla sa gorge pour que la rouquine remarque sa présence.  Il plissa les yeux quand il la vit relever le visage, son sourire toujours plaqué sur les lèvres.

«Bonjour.» dit-il en approchant son visage. «Je voudrais savoir.. combien coûte ce livre ?»

Il posa le dit livre sur le comptoir, n'ayant même pas prêté attention à ce que ça pouvait être. À vrai dire il n'en avait pas vraiment envie, il voulait surtout voir les moindres petites réactions que pouvait avoir la libraire. Kol pouvait être intimidant quand il le voulait et c'était justement son but à l'instant présent, sans être méchant bien sûr ! Il n'était jamais méchant après tout !

«Si je vous dérange pas bien sûr.» s'empressa-t-il d'ajouter en posant ses mains sur le comptoir. «Et je m'appelle Kol, au cas où vous vous posiez la question.»

code by Silver Lungs

_________________
That's the problem with people this days, they ve lost faith and in that loss they no longer know who they should fear.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 121
▬ Points : 565
▬ Date d'inscription : 04/05/2017
▬ Localisation : Derrière son comptoir, dans sa librairie.
▬ Emploi/loisirs : Surveiller ses arrières.
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mer 17 Mai - 17:33

Nice to meet you, I think.



Assise à mon comptoir un livre à la main, je me perdais dans la découverte de ces mots, de ces lignes qui retraçait une histoire qui me touchait plus qu’une simple fiction. La magie. Les sorcières. Et si beaucoup était romancé, ici, j’avais presque envie de croire que c’était possible, que le récit que je tenais dans les mains était réel, me racontant l’histoire de mes ancêtres.
Une main retenant ma tête, l’autre jouait nerveusement avec ce foulard qui m’apportait plus de chaleur qu’autre chose, je relevais parfois les yeux lorsque la sonnette d’entrée de la boutique s’animait, m’annonçant la venue d’un éventuel nouveau client. J’espérais, secrètement, que ça soit cet irlandais à nouveau, cet homme qui me rappelait ce que j’avais perdu et qui pourtant, avec son accent me rappelait la tendresse du vent irlandais sur le visage. Des jeunes, des très jeunes, des vieux, des hommes, des femmes et mon sourire irradiait de fausseté quand je prenais leur commande, qu’elle soit sur la partie nourriture/boisson que pour les livres.
Je les détaillais, relevant les yeux pour surveillait parfois, l’esprit pourtant ailleurs alors que les mots de ce livre me faisait rêver. La magie pouvait soigner ? La magie pouvait-elle me retirer ses vilaines plaies que j’arborais cacher son ce foulard autour de mon cou et sur mon épaule ? Pouvais-je le faire moi-même ? La main habituellement occupée avec le morceau de soie alla caresser lentement les mots qui habillaient les mages, rêvant de pouvoir faire ça, réellement. Ne plus avoir à cacher ces blessures, ne plus avoir à dévier le regard le matin et le soir, dans la salle de bain.
Un bruit qui se voulait proche me fit relever les yeux vers une personne, un homme, un charmant jeune homme d’ailleurs, qui se tenait en face de moi. Un léger sourire traversa mes lèvres avant que je ne baisse le regard, bien contente de ne pas a avoir affronté son regard plus longtemps. Mon visage se figea, avant que je ne me pince les lèvres, retenant un rire qui faisait, malgré moi, trembler mes lèvres. Sa présence, alors qu’il se rapprochait, sa main un peu trop proche de la mienne, cette tension presque palpable, son regard qui me scrutait me rendait terriblement mal à l’aise et dieu merci, le livre qu’il venait de poser sur le comptoir me permis d’y trouver une échappatoire.
Je relevais un regard amusé vers lui, mes lèvres se tordant d’un sourire taquin, chose assez rare pour que je le souligne ici.
- Et bien…Kol. Pour ce livre, vous me devrez 11 dollars et j’espère sincèrement, que vous en apprendrez plus sur cette part de féminité en vous.
Je relevais doucement le livre qu’il venait de m’apporter, amusée par cette situation cocasse où le titre, la police de caractère, la couverture rose, la femme dessinait dessus accentuait le titre « Accepter la femme en vous ». Je me redressais, découvrant la lecture sur laquelle j’étais avant qu’il ne vienne, avant de lui montrer du doigt une rangée derrière lui.
- Je peux éventuellement vous conseillez, « La drague pour les nuls » qui se trouve derrière-vous. Ou vous conseillez d’acheter des lunettes.
Répondre de cette manière ne me ressemblait pas, à dire vrai, la personne que j’étais depuis mon arrivée ici, ne me ressemblait pas. A force de se convaincre de changer, le peut-on réellement ? Mon regard bifurqua vers une personne qui me fit un signe de main et je descendis de mon siège, ce sourire presque impeccable sur les lèvres.
- Si vous voulez bien m’excuser, Kol.
J’insistais sur son prénom, peut-être un peu trop avant de rejoindre une cliente qui me demandait conseil sur un type de roman à l’eau de rose que je pouvais lui conseiller. Je grimaçais, n’étant clairement pas experte dans ce domaine, qu’il soit lu ou vécut, c’était quelque chose qui ne faisait pas partie de ma vie. Tout comme le lâcher prise. Les minutes s’allongèrent et finalement, je fus assez satisfaite d’avoir été cette dame qui s’acheta non loin de dix livres. Une bonne rentrée d’argent. Je regardais autour de moi, dans la boutique, elle semblait s’être vidée et profitant de n’y voir personne, j’entrepris de remplir les étalages que venaient de vider cette dame, gérant ainsi mon stock d’ouvrages de la meilleure des façons. Des allers-retours entre l’arrière boutique et les rangements dans un silence presque de plomb qui ne me prit pas plus de deux minutes. Je retournais vers mon comptoir quand quelque chose frôla mes jambes nues, cette sensation étrange de sentir quelque chose sur ses jambes et perturbante, un plus lorsqu’on est en jupe. Mon regard baissé sur cette masse noire que j’aimais tant. Ce chat, cette mascotte de cette boutique. Il alla directement sur son panier de fortune avant ma main ne vienne le caresser oubliant le monde au alentour.
- Te voilà enfin ! J’ai cru que tu allais m’abandonner et me laisser seule...
Je me retournais, prête à lui servir à boire quand je tombais, nez à nez avec cet homme qui m’avait amusé plus tôt. Je sursautais et ma main vint se poser sur mon cœur, tandis que ma respiration se fit plus rapide, plus secouée.
- Vous ! Vous m’avez fait peur ! Je vous pensais partie…
Mes joues s’étaient tintées de rouge et mon regard était fuyant. Je me sentais idiote de m’être laissée avoir si facilement et de ne pas avoir prêtée l’oreille à ce qui pouvait m’entourer. Il avait été assez discret depuis que je l’avais quitté, quelques minutes plus tôt, je ne l’avais plus vu, ni entendu et à nouveau, son regard croisa le mien, assez pour que je me sente, étrange. Un peu trop à mon gout.
- Je peux faire quelque chose pour vous ? Un livre sur apprivoiser sa grossesse peut-être ? Ou le développement personnel d’une femme au travail ?
Soit, me moquer de lui n’était peut-être la chose la plus fine à faire, mais c’était trop tentant pour que je ne le fasse pas.





lumos maxima

_________________
C'est juste un mauvais jour, pas une mauvaise vie.

   
   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 191
▬ Points : 652
▬ Date d'inscription : 08/05/2017
▬ Localisation : On est à la Nouvelle-Orléans non ?
▬ Emploi/loisirs : En école de journalisme
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mer 17 Mai - 21:01

Kol ∞ Donna
Give me the cost.. and maybe more
L'originel était fier de lui, trop peut-être ce qui lui valut un moment terriblement gênant qu'il n'avait pas vécu depuis au moins un siècle. Il se sentait presque maudit en fait. Pourquoi les plus belles femmes sont-elles toujours le plus difficile à atteindre ? En voyant le livre, il ferma doucement les yeux, se pinçant les lèvres. Il aurait dû s'en douter que ce genre de choses arriverait. Il ne faisait jamais vraiment attention, pourtant il était intelligent, mais il y avait des moments où rien ne passait dans son esprit et voilà comment se finissait ce genre de moment.

«Je savais que ce n'était pas un bon choix...» soupira le brun en tournant doucement la tête, encore agacé de la situation, même si au fond ça le faisait un minimum rire.

En rouvrant les yeux, il pouvait voir le sourire de la rouquine, un sourire éclatant et pourtant. Il y avait autre chose, une part sombre peut-être ? Tout le monde en avait une, Kol l'avait prouvé à bon nombre de gens en fait. Fut un temps et pendant un long moment, c'était cette part qui avait le dessus sur lui. C'était différent maintenant. Il y avait autre chose en fait et maintenant qu'il était mortel et à la Nouvelle-Orléans il comptait bien débuter une toute nouvelle existence et cette fille en faisait partie. Elle l'intriguait et quand il était intrigué il ne pouvait pas abandonner, devise de Kol Mikaelson et règle qu'il s'était fixé. Elle avait allumé la flamme de sa curiosité et encore plus en s'éclipsant de la sorte.
La drague pour les nuls ? Et puis quoi encore ! Il avait 10000 ans d'expérience derrière lui, ce n'était pas un foutu bouquin qui allait l'aider ou même changer quoi que ce soit. Il était bien trop fier de lui et de son charme pour en avoir quelque chose à faire. Au moins elle avait essayé, mais en appuyant sur son prénom elle avait révélé son intérêt pour le sorcier.
Il se retourna vers la rouquine, la regardant s'éloigner. Une bonne journée s'annonçait.

Elle semblait être occupée avec une cliente, Kol ne voulait pas la dérangée. Il s'enferma, au sens littéral bien sûr, dans un couloir de la librairie, cherchant d'ailleurs des livres en tout genres et surtout porter sur la sorcellerie, même s'il se doutait que ça ne lui tomberait pas dessus comme ça. Mais il espérait quand même. Il allait attendre que l'endroit soit un peu plus calme. La rouquine avait l'air d'être sensible, encore mieux. Il se plongea dans une lecture qu'il trouva au hasard, une histoire inintéressante mais assez pour patienter. Il remarqua d'ailleurs un client passait devant lui, l'observant bizarrement, sûrement parce qu'il squattait. Kol lui lança un simple sourire hypocrite.
Au bout d'un moment, Kol regarda sa montre, devenant impatient d'enfin pouvoir bouger. Il regarda dans les différents endroits de la librairie, remarquant qu'il n'y avait plus personne. C'était le moment parfait.

Il reposa donc son livre et prit rapidement la "Drague pour les nuls" avant de foncer vers le comptoir. Il la surprit à parler avec son chat. Un sourire se dessina sur son visage et lorsqu'elle se retourna, il faillit l'attraper, histoire de créer un contact physique, mais il l'effleura tout juste.

«Parti ? Moi ? Non ! J'adore l'odeur des livres.» déclara Kol, restant proche de la rouquine, son regard croisant le sien.

Son sourire s'élargit quand elle tenta sa petite plaisanterie, caractéristique de sa gêne probablement. Kol lâcha un simple soupir, significatif d'un rire avant de lever le livre qu'il avait dans les mains.

«J'ai lu ça.» dit-il avant de poser le livre sur le comptoir. «Je peux tester avec vous pour voir si j'ai bien appris les leçons ?»

code by Silver Lungs

_________________
That's the problem with people this days, they ve lost faith and in that loss they no longer know who they should fear.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 121
▬ Points : 565
▬ Date d'inscription : 04/05/2017
▬ Localisation : Derrière son comptoir, dans sa librairie.
▬ Emploi/loisirs : Surveiller ses arrières.
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mer 17 Mai - 23:15

Nice to meet you, I think.



Ca n’était clairement pas mon genre de répondre ainsi à quelqu’un. Moi, si discrète de naturel, si hésitante, voir même peureuse. Je l’avais regardé agir, réagir et sa réaction m’amusait d’autant plus. Sur la réserve, je ne lui accordais qu’un sourire et cette fois, il n’était pas si faux que ça. La situation était réellement risible et elle me plaisait. Etait-ce simplement le fait qu’un homme comme lui tente une quelconque drague ? Peut-être me trompais-je pourtant, la femme que j’étais apprécié être regardé par un homme comme lui. Peut-être que je me trompais ?
Mon sourire s’était élargi quand sa voix avait finalement répondu que non, ça n’était pas le bon choix. Comme toute réponse, j’haussais les réponses et pencher la tête d’un air faussement dépité. Non, ça n’était pas le bon choix, mais à quoi bon remettre une petite couche sur son désarrois ?
Habituellement, le calme ne régnait pas dans la boutique. Toujours un fond musical, toujours un fond de piano qui rythmait mes journées ne me laissant pas le temps de réfléchir, de penser à ce que j’avais quitté, ce que j’étais devenue. Il me tardait de reprendre ma lecture, de chercher dans les centaines de milliers de mots, quelque chose qui pourrait m’aiguiller sur un premier sort à lancer. A cette idée, mon corps tremblait et mon esprit s’inquiétait. Jack était comme relégué en deuxième place de ce qui me faisait le plus peur. Et si j’étais capable de faire d’atroces choses par la simple volonté de mon esprit ? Et si j’étais réellement monstre, fille de monstre ? Cette idée m’empêchait souvent de dormir, maintenant que je savais que le terme « humain » ne s’appliquait plus à moi.
J’enviais les faibles d’esprit qui sont tranquilles et en paix avec eux même. Paix que je semblais ne jamais trouver. Et lui, qui se retrouvait derrière moi et ce contact, aussi léger soit-il qui me surprit d’avantage, me faisant hérisser les poils sur les bras. Et cette proximité qui me rendait un peu plus mal à l’aise. Je n’avais pas l’habitude du contact humain et lui, en particulier, me rendait fébrile, hésitante, chancelante, même.
- L’odeur des livres…Il n’y a rien de mieux, c’est reposant, cette ambiance installé…
Des banalités ? Sérieusement ? Je n’avais que ça en stock ? Où était cette fougue ? Ou était cette presque assurance que j’avais eu dans certaines de mes paroles ? Je suivis son geste, presque amusée qu’il est ce livre dans les mains. J’avais eu envie, presque instantanément de parler, retrouvant, étrangement cette petite assurance, mais elle disparut presque aussitôt laissant mes joues rosies trahir une gêne. Il voulait tenter sa lecture ? Tenter sa drague sur moi ? Oh bien evidemment, je compris que ce n’était juste un jeu, rien de bien sérieux dedans et pourtant, mes joues, elles, ma respiration, aussi, m’avait presque trahie. Je détournais le regard, faisant un pas en arrière pour ne plus être si proche de lui, ne plus sentir ce parfum qui chatouillait mes narines et surtout, ne plus plonger mon regard dans le sien.
- Je doute être la plus apte à vous dire si vous réussissez où non…
Je regardais autour de nous, la boutique était vide, personne ne semblait venir déranger cet instant et j’avais bien saisi, que ce dénommé Kol, ne partirait pas si rapidement. Etrangement, je ne voulais pas le voir partir, quelque chose en lui, dans son regard, dans son attitude presque outrageante pour quelqu’un comme moi me poussait à ne pas le faire partir.
- …Néanmoins, j’ai visiblement du temps à vous accorder.
Je retournais derrière mon comptoir, rangeant mon petit plan de travail, fermant se livre que j’avais pourtant envie de continuer, le cachant de la vue de cet homme que je ne connaissais pas et je n’avais pas envie qu’il me prenne pour une écervelé qui se renseigne sur la magie.
- Allez-vous assoir, les fauteuils sont plus confortables que les chaises, si vous voulez mon avis. Vous désirez quelque chose à boire peut-être ? Un thé ? Un café ? Un chocolat qui plait généralement aux femmes qui cherchent leur féminité ?
Et voilà que je retrouvais, ne serait-ce que pour quelques secondes, cette fougue qui me différencier de la Donna habituelle, de la Donna qui avait quitté son modeste appartement ce matin. Une facilité presque déconcertante, pour moi, de me moquer, gentiment, de ce client. Ca n’était pas la bonne façon d’accueillir une personne dans une boutique et pourtant, c’était presque plus fort que moi. De dos, je respirais plus fortement, tentant de faire taire cette pression que j’avais en moi.


lumos maxima

_________________
C'est juste un mauvais jour, pas une mauvaise vie.

   
   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 191
▬ Points : 652
▬ Date d'inscription : 08/05/2017
▬ Localisation : On est à la Nouvelle-Orléans non ?
▬ Emploi/loisirs : En école de journalisme
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Jeu 18 Mai - 20:37

Kol ∞ Donna
Give me the cost.. and maybe more
La rendre mal à l'aise, c'était réussi. Son petit jeu et même son petit plan marchait à la perfection pour le moment. Le simple effleurement de Kol avait réussi à faire réagir la rouquine et l'originel l'avait très bien remarqué, rien n'échapper à son regard désormais. Encore une fois, il se faisait la remarque qu'il était heureux d'être de retour à la Nouvelle-Orléans et même d'être en vie. Certaines périodes n'avaient pas été simples. Dix mille ans, c'était long, trop long parfois. Pourtant, maintenant qu'il avait retrouvé sa mortalité, tout reprenait un sens. Il ne voulait plus perdre de temps et cette fille l'intriguait, il n'allait pas se priver pour tenter quelque chose, instaurer même un jeu entre eux. Il avait toujours aimé ça les jeux, c'était souvent très divertissant, particulièrement avec le type de personne auxquels la rouquine appartenait. Timide, mais qui cacher quelque chose de plus que Kol allait se faire le plaisir de dévoiler et surtout de lui montrer.
Elle avait l'air un peu coincée derrière ses livres et son comptoir, il y avait sans doute plus et le sorcier se réjouissait déjà quant au futur de la jeune femme. Cette ville allait forcément la changer, ou alors ce serait lui.

Il remarqua le visage un peu paniqué de la rouquine quand elle remarqua qu'il n'y avait plus personne dans sa boutique. Le brun était intelligent, s'il avait attendu ce n'était pas pour rien et surtout pour ne pas être dérangé. Il aimait être calculateur parfois, c'était plaisant, surtout dans ce genre de situation. Pourtant, sa rencontre avec la libraire avait plutôt mal commencé. Les choses semblaient revenir sous son contrôle. Toujours aussi proche de la jeune femme, il plaça son bras de sorte à barrer le passage, c'est-à-dire sa main sur le comptoir, alors qu'elle observait les alentours à la recherche de potentiels clients. Il la fixa droit dans les yeux quand enfin elle revint vers lui.

«Vous en avez, oui.» répondit le brun en tournant légèrement les yeux vers le paysage vide qu'offrait l'endroit.

Il l'observa. Elle avait l'air décidée à rester avec lui, tant mieux ! Il la vit s'éloigner et rangeait un livre qui attira immédiatement son œil, cependant elle fut trop vive pour qu'il ne puisse vraiment voir ce quoi il s'agissait. Tant pis, il lui demandera probablement plus tard et il serait sûrement trop intimidant pour qu'elle ne réponde pas. Il accepta sa proposition d'aller s'assoir, il ne disait pas non à une petite collation en plus de ça. Partager un café avec une rouquine, rien de mieux ! Il lâcha même un léger rire sous forme de soupir en entendant la plaisanterie de la femme. Se sentait-elle vraiment obligée de lui rappeler ce moment ? Oui, apparemment. Il s'en serait bien passé.
Sans rien dire de plus, il s'écarta pour laisser le champ libre à la rouquine, restant quand même près d'elle pour que, quand elle se déplace, elle n'ait pas le choix de l'effleurer. Il la suivit, partant s'installer à une table. Sympathique librairie d'ailleurs, il y reviendrait probablement.

Après avoir demandé un café à la jeune femme, il prit ses aises en s'asseyant sur un fauteuil, croisant les jambes, les coudes sur le haut du fauteuil de manière à être le plus à l'aise possible, son sourire toujours collé sur les lèvres. Il n'y avait vraiment personne, bien pour lui mais dommage pour le chiffre d'affaires de la rouquine, même s'il ne doutait pas du succès de ce petit commerce. C'était plutôt original et agréable comme endroit. Quand elle revint, déposant son café devant lui, il la remercia sans rien dire, juste en la regardant, faisant un simple signe de la tête. Il attendit que la rousse s'asseye pour se redresser et débuter les choses sérieuses. Il souffla légèrement sur son café avant de remonter les yeux vers sa cible.

«Et si on commençait mon examen de lecture ?» demanda le brun en plissant légèrement les yeux. «Commençons d'abord par.. hum... a oui ! Qu'est-ce que vous lisiez avant que je ne vous dérange ?»

code by Silver Lungs

_________________
That's the problem with people this days, they ve lost faith and in that loss they no longer know who they should fear.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 121
▬ Points : 565
▬ Date d'inscription : 04/05/2017
▬ Localisation : Derrière son comptoir, dans sa librairie.
▬ Emploi/loisirs : Surveiller ses arrières.
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Dim 21 Mai - 7:08

Nice to meet you, I think.


Privée de contact physique, le plus petit soit-il, bouleverse une vie. Il rend la peau avide de tendresse, la rend sensible, rendant le moindre geste plus évocateur qu’il ne l’est en réalité. Et cette sensation de se sentir oppressée par un corps trop proche, pas un regard trop perçant, par une situation que mon propre cerveau ne faisait que rendre encore plus gênante. Avec une confiance un peu plus forte, avec une gêne moins prononcée, avec un recul plus affirmé, avec…Et bien avec des si on refait le monde et pourtant, le monde ne se vit pas en théorie.
Et pourtant, même si au fond de moi, j’avais peu aimé ce petit jeu, presque humiliant, ces petits pics très bien ciblés, au fond de moi, je n’oubliais rien. Je n’oubliais pas, une de ces énièmes blessures que je portais, cette fois, physiquement, plus que mentalement. Cette peur qui s’était niché à nouveau en moi et les regards que j’avais sans cesse pour mes arrières, pour être sûre de ne pas tomber sur Jack au détour d’une rue. Et cette impression d’être sans cesse observée et cette paranoïa qui me définissait, venant à me dire que si cet homme, ce Kol, avait posé son regard sur moi n’était qu’un énième jeu de celui que je devais appeler « père ». Après tout, il était capable de tout.
Après tout, il n’y avait aucune raison pour qu’il me tienne comme une proie, dans ma propre boutique, son regard scrutant le moindre de mes gestes, n’est-ce pas ? Et cette assurance qui émanait de lui, je la jalousais. J’avais envie de croire, en mon fort intérieur, qu’il n’était pas juste un envoyé de Jack. J’avais envie de croire que l’aplomb dont il faisait preuve était bien pour autre chose que d’obéir à ce fou qu’était mon géniteur.
Je m’étais sentie presque soulagée quand j’avais enfin pu m’éloigner de lui, sentant pourtant son regard me suivre. Occulter cette pression, redevenir professionnelle, cette commerciale qui n’est qu’agréable avec un client. J’aurais aimé qu’il me laisse profiter à nouveau de cet espace que j’aimais, libre de tout mouvement sans ressentir sa présence, sans être presque obligée de le toucher alors que je faisais des aller-retour pour nourrir ce chat, pour préparer son café, pour me préparer un thé. Après tout, je n’allais pas le laisser se désaltérer seul, surtout que je n’avais aucun travail urgent à cet instant bien précis. Je ne lui adressais aucun regard, fixant mon attention sur chacun de mes mouvements, plus que sur lui. Je tentais d’occulter sa présence…Je tentais. Sans y réussir réellement. N’était-ce pas ce qu’il cherchait, après tout ?
Les deux tasses sur le plateau, j’amenais nos deux breuvages plus loin, prenant les sièges les plus confortables, ceux moins sujet au courant d’air, ce plus à l’écart de la devanture, quitte à discuter, autant ne pas attirer mon regard vers cette idée de voir débarquer mon irlandais de père. Autant ne pas montrer ce sentiment de peur. Oui, autant ne rien montrer.
Un signe de tête partagé, je m’asseyais en face de lui, préférant un siège un peu plus éloigné qu’être à ses côtés et pourtant, d’autant plus dangereux car ma chevelure ne serait pas d’une quelconque aide pour cacher mes réactions, que je savais, souvent, un peu trop parlante. Nerveuse, je l’étais, comme de tirer sans cesse sur ma jupe pour l’allonge lorsque je fus assise, plus par besoin de jouer avec quelque chose dans mes doigts que par nécessité. Aucune de mes tenues n’était tentatrice où outrageante. Esthétique, assez pratique pour que le matin je puisse m’accorder un regard presque satisfait. Osant des couleurs, des matières, des vêtements que je n’avais jamais réellement osé mettre. Nouvelle ville, nouvelle vie…Ce que je me répétais sans cesse quand je doutais d’une action.
Je pris ma tasse entre mes doigts fins, appréciant le contact chaud de la porcelaine, tandis que je jouais, nerveusement, presque habituellement maintenant, avec l’infuseur. Ce sourire de façade que je voulais inébranlable en général, commençait à me faire défaut et mon regard scrutant à son tour, les moindres mouvements, gestes, micro expression qu’accordait ce client qui avait rendu ma journée un peu plus extraordinaire qu’ordinairement routinière.
Lorsqu’il proposa un examen de lecture, comme il avait dit, mon sourire devint plus amusée et je hochais simplement la tête. Je savais l’existence de ce livre, jamais je ne l’avais ouvert, butée de penser que jamais je n’aurais besoin de draguer qui que ce soit, moi, celle qui dispose d’une valise toute faite dans l’idée d’un éventuel départ.
Mon regard se troubla quand il me posa la première question : Ma lecture ? Je posais mes yeux sur ma tasse, tentant de cacher le trouble installé et surtout, pour réfléchir à la réponse que j’allais lui donner. « Oh et bien un livre, sans doute trop ampli de fiction, sur la magie, parce que j’ai appris récemment que j’étais une sorcière et que j’aimerais ne plus avoir à caché qu’un vampire s’est servit de moi comme diner et ne pas attendre qu’elle disparaisse d’elles-mêmes, faisant par la même un premier sort ». Non, décidément, je n’allais pas dire la vérité.
Je reposais l’infuseur sur la soucoupe de ma tasse avant de porter mes lèvres vers la porcelaine, tentant d’analyser un maximum la situation, triant mes idées, la vérité, sans réellement mentir. Mentir n’était clairement pas ma qualité première. Enfin, peut-être sur mon pays d’origine. Je finis par relever mes yeux vers lui, me voulant la plus convaincante possible.
- J’essaie d’en apprendre le plus sur cette ville et ses mythes. J’essaie de m’instruire sur des choses, qui vont, sans doute, vous paraitre stupide. J’aime la fiction qu’il y autour de la magie, n’est-ce pas fascinant ? Cet ouvrage, comme beaucoup d’autres, traites de ce que l’on appelle des sortilèges. Je trouve cela exagérée, mais il y a surtout des remèdes, dit de grand-mères, qui sont utiles au jour le jour.
Mon accent irlandais avait presque chanté cette réponse que je trouvais être un bon compromis entre la réalité et le mensonge. Une de mes mains vint effleurer mon cou, avant que l’aube d’un sourire amusé, terriblement faux, ne naisse sur mes lèvres.
- Prenez exemple, je suis d’une maladresse sans nom, cet ouvrage parle de différents baumes qui peuvent être appliqués en fonction des blessures, d’une plaie ou d’une brulure. C’est intéressant.
Maladroite... Il est vrai qu'il faut l'être pour se briser le bras, pour subir la brulure de cigarette sur des parties aussi étrange que le dos, n'est-ce pas ? Maladroite, poissarde, même, disant Jack à l'équipe médicale où à diverses personnes que nous croisions. Et tout le monde croyait que les bleus sur mes bras, sur mes jambes, n'était qu'une preuve de plus que j'étais maladroite. J'avais donc pris la décision, fortement poussée par les cris de ce père pour ne plus montrer ni mes jambes, ni mes bras et ses cicatrices qui racontaient mon histoire n'était presque plus visible, sauf si l'on décide de passer mon corps à la loupe. Et pourtant, à chaque sortie de douche, que ce soit la chaleur où la fraicheur, elles ressortaient, me rappelant à ma propre réalité. Prendre les devants pour qu’il ne rentre pas trop dans les détails, qu’il ne m’oblige pas à lui mentir d’avantage. Je bus une autre gorgée, appréciant la douceur du nectar ambré dans ma tasse, avant de la reposer sur sa soucoupe, jugeant le liquide encore un peu trop chaud.
- Puis-je vous poser, moi aussi, une question, Kol ? Qu’étiez-vous venu faire dans cette librairie ?
J’insistais, une fois de plus sur son prénom, avec la douceur que peu avoir un accent irlandais. Si la discussion, devait, porter sur sa lecture, cela m’empêchait-il d’apprendre à m’intéresser aux autres ? De laisser une chance à quelqu’un, d’un jour, de pouvoir m’approcher, sans que je puisse avoir peur ?



lumos maxima

_________________
C'est juste un mauvais jour, pas une mauvaise vie.

   
   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 191
▬ Points : 652
▬ Date d'inscription : 08/05/2017
▬ Localisation : On est à la Nouvelle-Orléans non ?
▬ Emploi/loisirs : En école de journalisme
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Sam 27 Mai - 11:58

Kol ∞ Donna
Give me the cost.. and maybe more
Cette femme avait l'air plutôt incroyable. Timide, douce, mais en même temps terriblement malicieuse. Son regard bleuté avait déjà trahi ses rires sur la situation profondément comique et humiliante qu'avant vécue Kol. Elle avait comme un voile devant le visage, presque invisible, translucide, mais qui avait l'air d'un petit coup de main pour s'envoler. En l'écoutant parler, Kol fronçait les sourcils, reconnaissant l'accent irlandais. Il aimait cet accent, voilà pourquoi son sourire ne s'effaça pas de ses lèvres. Il avait passé une année là-bas fut un temps, un temps révolu et bien lointain. Il avait même oublié l'année. Défaut majeur des êtres immortels, la mémoire. Celle-ci lui faisait défaut depuis qu'il était redevenu mortel, elle semblait parfois se désagrégeait, se reformer, lui rappelant de bons moments ou les pires de sa vie. Celle-ci voulait apparemment sélectionner les souvenirs marquants. Avant qu'il ne meure, lorsqu'il était encore un vampire, il se souvenait d'à peu près tout. C'était différent maintenant, il se sentait changer, pas en mal, mais différent tout de même. Était-il redevenu le petit frère Mikaelson d'il y avait 10000 ans auparavant ? Il n'en savait rien mais en tout cas il n'était pas semblable à celui qui était né sur les futures fondations de Mystic Falls.

Les lèvres rosées de la rouquine étaient précédemment venus se poser sur la tasse en porcelaine comportant son thé et après qu'elle eut fini sa tirade, Kol fit de même, ne lâchant pas de ses prunelles brunes celles de son interlocutrice. Il reposa sa tasse sur la petite assiette, l'odeur forte du café dans le nez, baissant légèrement les yeux pour réfléchir à sa réponse.
C'était intéressant de savoir que la libraire voulait en savoir plus sur les différents folklores de la Nouvelle-Orléans. Elle allait être servie ! La ville regorgeait de tant de choses et Kol se faisait déjà une joie de pouvoir s'incruster dans la ville de la jeune femme pour lui faire découvrir tout ça. Il savait qu'elle n'était pas insensible à son charme, alors comme à son habitude il suffisait d'en jouer. Voir les mystères de la Nouvelle-Orléans accompagnait du sorcier devait forcément lui faire envie. Enfin, c'est ce que croyait Kol, peut-être qu'il en était tout autre.

«Ça l'est.» répondit Kol entre les deux phrases de l'irlandaise.

Il l'écouta à nouveau, son sourire s'élargissant légèrement. "Si elle savait" se disait-il dans sa tête. Les sortilèges, les remèdes, tout, il pourrait lui en montrer des centaines si elle le souhaitait. Mais il n'oubliait pas que goûter à cette vie pouvait être dangereux, elle avait cependant l'air assez robuste pour tenir le coup. Il n'était pas assez moral pour penser tout le temps à la sécurité des autres. Il restait une part de l'ancien Kol encore en lui désormais et il ne savait pas si cela pourrait changer un jour. Son existence de plus de 10000 ans l'avait marqué, mais qui ne le serait pas ? Avoir son corps calciné et en cendres pour au final revenir avec le même qu'avant, toujours aussi beau et robuste, c'était une étape difficile et personne n'avait encore vécu ça. Il était unique en son genre.

Il ne répondit rien quand elle se mise à parler de sa maladresse. Elle avait l'air maladroite effectivement, mais il y avait quelque chose en plus. Il voulait devenir journaliste et il avait suffisamment étudié les gens pendant ces dernières années pour savoir qu'en les écoutant, on pouvait en savoir un bon paquet sur eux. Cette jeune femme recelait de quelque chose, une part intrigante et de mystère qui la rendait d'autant plus intéressante. Kol voulait creuser le plus possible, il voulait connaître les gens d'ici, être à l'affût de n'importe quelle chose qui pourrait être intéressante. Il estimait que la rouquine en valait la peine. Une simple intuition.
Ses doigts sur la table, bougeant lentement alors que son regard était posé sur sa tasse de café, il leva les yeux vers la rousse, rencontrant à nouveau les pupilles bleus de la jeune femme, étincelantes d'ailleurs.

«Et si je vous disais que j'étais venu chercher la même chose que vous ?» déclara le brun avec une pointe de malice dans sa voix. «La Nouvelle-Orléans est probablement la plus intéressante des villes. Les gens, qui ils sont vraiment... Pour y avoir passé plusieurs années, vous pouvez me croire, vous n'êtes pas au bout de vos surprises.»

Et il but une nouvelle gorgée de son café, ne laissant qu'un quart de la boisson dans sa tasse.

code by Silver Lungs

_________________
That's the problem with people this days, they ve lost faith and in that loss they no longer know who they should fear.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 121
▬ Points : 565
▬ Date d'inscription : 04/05/2017
▬ Localisation : Derrière son comptoir, dans sa librairie.
▬ Emploi/loisirs : Surveiller ses arrières.
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mer 14 Juin - 16:45

Nice to meet you, I think.


Il y avait presque quelque chose d’hypnotique chez lui. Quelque chose qui me faisait baissait le regard, mais aussi et surtout, garder mes prunelles bleuté dans les siennes. Un paradoxe qui me rendait mal à l’aise. Cette discussion était loin de ressembler à la piètre technique de drague qu’il avait voulu obtempérait avec moi et pourtant, c’était presque agréable. Il y avait eu quelque chose dans sa façon d’agir, de rester près de moi, m’obligeant à respirer son odeur qui m’avait électrisé. J’avais choisi le siège en face de lui, préférant émettre une certaine distance entre lui et moi et pourtant, même éloigné de son corps, son aura m’électrisé.
Sa confiance en lui le rendait tout autant séduisant que redoutable. Je connais ce genre de personne qui savait exactement quoi faire, comment agir et jouer de ses charmes. Jack utilisait souvent son charisme et son regard ténébreux pour faire de moi une idiote, une écervelée, une faible aux yeux des autres.
Parler de choses très personnelles tout en y mettant une barrière énorme me permettait de prendre ce sujet sous un autre regard, tentant de ne pas devenir folle à savoir que j’étais capable ou non de faire toutes ces choses que je pouvais lire dans les livres. Les sorcières sont souvent dépeintes comme des êtres noirs, dénués d’âmes et pourtant…Freya ne l’était pas…Et moi ? Pouvais-je être loin de l’héritage de mon père ?
Qu’il ne trouve pas stupide mes dires me fit sourire, qu’il partageait en me regardant. Commençant à être de nouveau nerveuse, de part son regard, son sourire, la situation et la discussion, je pris ma tasse entre mes mains, jouant avec le liquide dans le récipient, ce qui me permettait d’échapper à son regard quelques secondes. Très peu habituée à regarder, discuter avec les autres, son insistance, cette façon de me regarder, de me faire soutenir son regard, c’était assez pour que mon cœur s’emballe. Je relevais mes yeux vers lui, au même moment que lui et l’aube d’un sourire naquit sur mes lèvres. Malgré tout cet espace entre nous, dans cette boutique, c’était presque intimiste.
Je penchais la tête sur le côté, mes cheveux glissant de mon épaule sur mon bras alors que mes yeux le scrutaient, presque amusée par sa voix, mais intriguée par ses paroles.
- Vous n’êtes donc pas originaire de la Nouvelle-Orléans si je comprends bien ? Et d’où venez-vous ? Au bout de mes surprises ?...J’ai déjà eu mon lot de surprises depuis mon arrivée justement…
Je redressais ma tête avant de reposer la finesse de la porcelaine sous mes lèvres, fermant les yeux pour visualiser le visage du monstre qui hantait ma vie. Mon visage fut traversé rapidement d’une grimace avant que je ne les ouvre, reposant mon regard sur cet homme en face de moi qui m’intriguait.
Et pourtant, en mon fort intérieur, j’étais presque sûr qu’il ne parlait pas de livres pour des remèdes alambiqué, d’ailleurs, ma lecture n’était pas sur ça, alors…Non, il ne pouvait pas être aussi ce genre de personnes que je suis et l’avoir compris. C’était purement impossible. Je n’avais laissé aucune possibilité de comprendre, n’est-ce pas ? Ca n’était que des remèdes de grands-mères.
- Dites moi…Qu’est-ce qui m’attend alors, ici ? Cette ville est très connu pour son folklore, pensez-vous que je vais voir une sorcière sur son balai près d’un chaudron et son petit chat noir ? Remarquez…J’ai déjà le chat noir.
Mes lèvres s’élargirent en un sourire amusé et doux. Cette distanciation entre moi, ce que j’étais et cette discussion me permettait d’avoir moins peur de mettre des mots dessus. Pourtant, je me souvenais aisément que le folklore n’en était plus un. Ni les sorcières, que j’étais, ni les vampires dont un s’était servi de moi comme poche de sang sur pied.
- Alors, quel est le prochain chapitre de votre livre ? Le b.a.ba n’étant pas de savoir le prénom de la personne en face ? Ca me donne un avantage, que vous n’avez pas… Je vous ressert quelque chose ? Je crois voir que votre tasse est presque finie..
Étonnant, la Donna que je pensais inexistante, celle qui tient tête, celle qui trouve un certain amusement, qui ironise, qui…joue finalement, refaisais surface. Cet homme, ce Kol, a quelque chose qui arrive à faire sortir du tréfonds de mon âme une part de ma personne que je pensais disparut voir inexistante.




lumos maxima

_________________
C'est juste un mauvais jour, pas une mauvaise vie.

   
   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 191
▬ Points : 652
▬ Date d'inscription : 08/05/2017
▬ Localisation : On est à la Nouvelle-Orléans non ?
▬ Emploi/loisirs : En école de journalisme
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Dim 2 Juil - 14:18

Kol ∞ Donna
Give me the cost.. and maybe more
Son lot de surprises ? Si elle pensait avoir déjà tout eu, elle allait probablement être très surprise. Kol s'en amusait déjà. Les gens savaient que la Nouvelle-Orléans était spéciale, voilà pourquoi son frère était revenu ici, probablement. Tous se rejoignaient en cet endroit désormais. Dans tous les cas, la rouquine en face semblait passer un bon moment au final, ce n'était pas déplaire le brun qui but une nouvelle gorgée de sa boisson tout en maintenant un contact visuel avec sa victime du jour. Enfin; victime était peut-être un terme un peu trop excessif et péjoratif, mais il aimait bien cette jeune femme pour le moment. De ce qu'il en voyait, elle avait l'air dans son monde, sa bulle. Cet endroit, probablement, était son refuge. Elle cachait des choses, lui aussi, un point commun déjà. Mais des secrets tout le monde en avaient, elle, il y avait autre chose. Un certain intérêt que Kol lui portait, qui n'était pas quelque chose en rapport avec l'amour ou quoi que ce soit, c'était plus compliqué que ça. Il voulait creuser, savoir. Il y avait ce truc sur lequel il n'arrivait pas à mettre les mots. Ce sentiment qu'il voulait en savoir plus et inclure cette fille dans son entourage proche, si ce n'était pas déjà fait. Il n'en était pas certain, mais il lui semblait avoir bien démarré la conversation en plus d'avoir permis à cette femme de se décoincer un peu. Il y avait toujours cette rumeur sur le fait que les libraires étaient coincés, ça avait l'air d'être le cas pour elle. C'était dommage, pour elle qui était si jeune, belle, pouvant profiter de la vie à chaque instant. Elle était comme terrer dans un trou ici. Mais si c'était ce qu'elle voulait, le brun pouvait respecter ça.
Il baissa légèrement les yeux, regardant sa tasse tout en jouant avec. Il la tournait, comme dans les attractions dans ces parcs. Son sourire toujours scotché sur le visage.

«Non, je ne suis pas originaire de cette ville. Je viens de Virginie, une petite ville pas très connue, quoique. C'est un peu compliqué.» répondit le sorcier avant de relever les yeux vers son interlocutrice. Il aimait ce genre de jeu de regard. Pour lui, il n'y avait aucune ambiguïté, il espérait qu'il n'y en ait pas du côté de la rousse. «Même si vous avez vécu beaucoup de choses, la Nouvelle-Orléans saura toujours vous surprendre. Moi le premier, alors qu'il est difficile, habituellement, qu'on me surprenne.» avait-il ensuite dit en la fixant droit dans les yeux, un ton de malice et même de défi dans la voix. Il aurait bien aimé savoir ce que la rouquine avait pu vivre, mais il ne dit rien de plus, attendant que ce soit elle qui ouvre la bouche. C'était bien plus intéressant quand c'était elle qui venait à lui que l'inverse.

Son visage avait fait une grimace. Oui, il voulait poser des questions, mais ce n'était pas le moment. Elle non plus ne venait pas d'ici. Il avait assez voyagé pour le savoir. Son accent était différent. Elle était étrangère, mais d'un autre pays anglophone. Il aurait aimé savoir.

«Vous y croyez ?» avait-il alors demandé de but en blanc, sans même réfléchir, directement après la réplique de la rousse. «Les balais c'est du siècle dernier vous savez. Regardez-moi. Et puis pas besoin d'un chat noir, trop cliché. C'est plus amusant de vivre avec son temps.»

Il avait directement fait allusion à ce qu'il était. Avait-elle compris ? Il n'en était pas sûr. Dans tous les cas, c'était amusant de jouer avec ça, les mots. Lui faire croire que ce n'était qu'un folklore alors qu'il en était tout autre. Si elle savait, s'il lui disait tout ce qui s'était passé dans sa vie, elle tomberait de sa chaise. Et elle aurait probablement besoin de plus d'un thé.

«Vous ne passez plus de moi pour vouloir remplir ma tasse à nouveau ?» lança Kol en souriant. «Mais si vous connaissez mieux le livre que moi, laissez-moi vous demander votre nom, jolie libraire ?»

code by Silver Lungs

_________________
That's the problem with people this days, they ve lost faith and in that loss they no longer know who they should fear.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 121
▬ Points : 565
▬ Date d'inscription : 04/05/2017
▬ Localisation : Derrière son comptoir, dans sa librairie.
▬ Emploi/loisirs : Surveiller ses arrières.
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mar 11 Juil - 14:18

Nice to meet you, I think.


Affronter son regard était un exercice perturbant, mais je me trouvais une force en moi pour le soutenir, pour me montrer plus entreprenante, plus fière que je ne l’étais vraiment. Un exercice périlleux pour des yeux qui n’avaient pas l’habitude d’être scruté de cette manière. D’une nature cordiale, professionnelle, souriante avec les clients, ici, j’étais dans mes retranchements. Je ne saurais pas dire ce qui m’a poussé à le suivre, à discuter et même si je ne le regrettais pas, je n’arrivais pas à comprendre que je puisse changer mes habitudes avec tant de facilité. Parler à un client de cette manière n’étais pas mon genre, mais finalement, j’arrivais à ne plus le regretter. Il ne l’avait pas mal prit et la discussion s’en trouvait intéressante.

Il était une personne avec qui discutait se faisait facilement, j’en étais la propre témoin, pourtant…Parfois, il me semblait croiser l’aura de Jack et mon échine était parcouru d’un violent frisson. Etait-ce simplement parce que la peur était mon lot quotidien et que doute des autres était devenu naturel ? Il ne semblait pas violent, mais Jack non plus, finalement. Un vampire sur mes traces, qui me prouvait qu’il n’avait envoyé personne ? Dans ma tête, j’oscillais entre continuer la conversation et le mettre dehors. Néanmoins, j’avais envie d’écouter mon instinct, il ne m’avait jamais trompé et même si je préfère ma tranquillité, ça me permet de garder une certaine habilité à mes connexions sociales.

J’avais encore moins envie de le laisser partir ou de le faire partir quand le reste de la conversation me fit arquer un sourcil, malgré moi. La tasse entre les mains, un regard concentré sur le reste de thé au fond de la porcelaine, je relevais lentement mon regard vers lui. Si je croyais à la magie ? Il y a encore de ça quelques semaines, je lui aurais rit au nez, malgré tout, tout avait changé et j’étais bien forcé d’y croire. Si j’y croyais…

- Je pense que dans le monde, tout est possible. Il suffit parfois d’ouvrir les yeux ou son esprit.

Et mon étonnement ne fit que s’accroitre. J’avais bien entendu et je n’arrivais pas à décerner le faux du vrai. J’avais ce besoin de rencontrer quelqu’un comme moi, de me sentir un peu moins seule. Mon regard alla dans le sien, le sondant sans presque aucune retenue. C’était bien loin de la peur, c’était de l’envie. Envie de savoir si j’avais bien compris. Envie de ne pas me tromper. Envie d’en savoir d’autant plus sur lui. C’était pourtant, pour quelqu’un comme moi, trop beau. Il n’avait pas pu dire ça, juste… « comme ça ». Il était un sorcier, il devait l’être. Je devais en savoir plus, savoir si c’était vrai et voir une preuve que dans ce monde, nous n’étions pas si peu. J’avais ce quelque chose d’étonnant en moi et j’avais envie que ce petit quelque chose m’octroie une sécurité, un environnement différent, un entourage.

- Qu’entendez-vous par vivre avec son temps ?

C’était à la fois une question pratique. Savoir ce que ça voulait dire, en théorie, mais s’il était sorcier, je voulais avoir une pratique bien plus différente. J’avais à présent la certitude qu’il me cachait quelque chose et pourtant, ce petit quelque chose ne demander qu’à être creusé un peu pour être découvert. Une pépite parmi le charbon. Quand il reprit, me taquina devrais-je dire, un sourire amusée perla mes lèvres. Une fois encore, face à lui, je n’arrivais pas à être la simple libraire un peu trop timide. J’aimais assez ce jeu, je ne m’en lassais pas et c’était bien plus fort que moi.

- Voyez-ici qu’une conscience professionnelle un peu trop poussée. C’est pour ça que vous venez de me payer un thé et que je vous dois la pareille.

Ma voix s’était faite aussi assurée que je le pouvais, mon regard aussi franc que j’en étais capable et toujours, ce sourire amusée sur les lèvres. Je venais ainsi, de me faire inviter pour cette première boisson, ne lui laissant pas réellement le choix. Mon cœur s’emballa, lui-même ne suivait pas la même ligne directrice que d’habitude. Quelque chose clochait en moi pour prendre les devants. Et si pour beaucoup, ça n’était rien, pour moi, c’était énorme. L’obligeant ainsi à me payer une consommation, laissé continuer la discussion en lui payant une consommation à mon tour. Non, pour moi, c’était étonnant, nouveau, inhabituel et…agréable.
Je me levais pour prendre les deux tasses avant de retourner derrière mon comptoir, préparer deux autres consommations. Mes gestes étaient automatiques et je n’avais pas besoin de me forcer à lui sourire en étant de dos à lui. Le chat, toujours présent, releva une tête vers moi avant de pousser un miaulement. Je laissais la machine chauffer avant de venir poser ma main sur le dos poilu de la bête, n’oubliant toujours pas mon acolyte du jour.

- Je n’ai jamais lu ce livre, je ne drague pas. Regardez, j’ai ce qu’il me faut avec ce chat.

Bien triste n’est-ce pas ? Pourtant, c’était plaisant d’avoir quelqu’un à s’occuper sans le craindre. Le chat se tourna sur le dos, me forçant à le caresser un peu plus, avant de reprendre, plus douce et plus taquine à la fois. J’avais ici, une façon comme un autre de savoir si j’avais eu raison, ou non.

- Pourtant, j’ai ouïe dire que la flatterie n’ait pas recommandé. Vous voulez savoir comment je m’appelle ? Très bien. Vous dites être un sorcier, prouvez le moi. Dites moi comment je m’appelle.

Je relâchais ce chat avant de tourner mon visage vers Kol, lui adressant un petit clin d’œil et un regard de défi. Je m’arrêtais quelques secondes, prise d’une confiance en moi à outrance poussée par l’envie de savoir et définitivement, par lui. Il avait ce quelque chose qui me faisait connaitre une nouvelle Donna et elle n’était pas pour me déranger.

- A moins que vous ne soyez doué que, juste avec les mots.


Un rictus, un regard de défi avant d’aller remplir les tasses, restant à mon comptoir pour vérifier qu’il n’y avait aucun moyen qu’il ne sache mon prénom. J’avais oublié ma petite étiquette nominative chez moi, tous les papiers visibles n’étaient qu’au nom de Monsieur Green. Il n’avait aucun moyen de le savoir. Peut-être était-ce un exercice impossible, même pour les gens comme moi ? Après tout, la magie était quelque chose de très peu connue pour moi. Il y avait peut-être des limites, comme trouver le simple prénom d’une personne.





lumos maxima

_________________
C'est juste un mauvais jour, pas une mauvaise vie.

   
   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 191
▬ Points : 652
▬ Date d'inscription : 08/05/2017
▬ Localisation : On est à la Nouvelle-Orléans non ?
▬ Emploi/loisirs : En école de journalisme
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mar 18 Juil - 12:56

Kol ∞ Donna
Give me the cost.. and maybe more
Elle avait l'air d'être ce genre de fille intelligente, réfléchissant à chacune de ses paroles, voire même à chacune de ses pensées. Kol aimait ça, ce genre de fille assez maligne pour découvrir certaines choses par elle-même comme la magie justement. Elle n'avait pas vraiment l'air convaincu par son discours, ce qu'il pouvait totalement comprendre. La sorcellerie avait beau exister depuis la nuit des temps et être à chaque coin de rue, ça ne restait que du fictif et des histoires pour certains. Parfois le brun avait juste envie de faire une démonstration devant tout le monde pour leur faire voir à quel point tout ça était vrai. Les ignorants, ça l'agaçaient un peu, sauf certains. Il y en avait qui était totalement pur et qui arrivait même à l'attendrir tant leur naïveté était profonde. Puis il y avait ceux comme Donna, qui l'intriguait juste et qui lui donnait l'envie de jouer plus longtemps, toujours plus. Surtout que vu son air calme, il se doutait qu'elle savait certaines choses, ce qui rendait le jeu d'autant plus amusant et intéressant. Il ne s'était franchement pas attendu à avoir ce genre de discussion en entrant dans cette librairie, il était satisfait de son coup, comme la plupart du temps en fait.

«Vous pensez incroyablement bien pour une jeune femme qui travaille dans une librairie.» rétorqua le brun après que la rouquine lui ait confié sa croyance sur l'impossible. Faire découvrir subtilement aux gens ce genre de phénomène était pour lui un jeu, sauf que cette femme était plus qu'un jeu, c'était comme une sorte de quête qu'il venait de se fixer. Il y avait parfois des individus aux apparences communes qui arrivaient à le satisfaire et qu'il avait juste envie de prendre sous son aile pour en savoir plus. Sûrement sa curiosité maladive qui prenait le pas sur le reste. Elle avait de la chance que ce sois elle, il allait probablement la sortir de son commun un peu trop banal et morose. Elle avait l'air morose, incroyablement fermée, ne riant que peu, faible aussi. Son sourire, c'était une apparence sûrement, elle s'était forgé cette image de jeune femme sublime et forte. Il voulait en savoir plus.

Le brun baissa légèrement les yeux, gardant son sourire en coin plaqué sur le visage, jouant légèrement avec sa tasse, il avait cette foutue manie de le faire à chaque fois qu'il buvait une boisson chaude.

«J'entends vivre avec son temps.» répondit-il en relevant lentement les yeux vers elle. Tout en la fixant, il poursuivit : «Si je vous dis que le siècle dernier je me baladais sur le dos d'un balai ? Vous me croiriez ? Ou bien si je vous confie qu'il y a 500 ans j'étais en plein royaume de France à faire tomber les plus belles femmes sous mon charme avec un sortilège ?»

Lui faire croire tout et n'importe quoi était d'autant plus intéressant, voir si elle allait tomber dans le panneau ou si elle avait vraiment se rendre compte que toutes ces légendes n'étaient rien d'autre que des absurdités pour les enfants. Tout n'était pas faux, bien sûr qu'il avait fait tomber toutes les femmes sous son charme. Il le faisait encore quand il en avait l'occasion, même s'il évitait de le faire de plus en plus par respect pour lui-même et pour les femmes elle-même. Il n'était plus comme quand il était un suceur de sang, il avait changé, que les gens le croient ou non. Il était désormais différent et il était probablement le premier à être étonné par cette nouvelle différence. Cela faisait mille ans qu'il n'avait pas goûté à un minimum d'humanité. Ça faisait un choc. Même s'il essayait de le cacher à la plupart de ses connaissances, sa famille aussi, il n'était pas arrivé une seule nuit sans qu'il ne voit le visage d'une de ses victimes. Tuer, pour lui, n'était pas un problème, sauf qu'il ne le faisait plus, par peur de voir un autre de ces visages. Par peur de redevenir le monstre qu'il avait été, même si pour ça il devrait probablement être à nouveau un vampire, ce qui n'arriverait jamais.

«C'est moi l'homme, ce devrait-être à moi d'être galant et de vous inviter, pas à vous. Mais si vous insistez pour...»

Il se remit à sourire, prenant son air à la limite de l'enfant. En regardant le chat de la jeune femme, il se dit qu'il y avait vraiment du travail à faire. Là, c'était un chat, dans trente ans qu'en serait-il ? Elle en aurait une dizaine probablement et deviendrait la vieille folle du quartier que personne ne veut approcher. Elle était belle, jeune, il fallait qu'elle profite de ça, tout comme Kol le faisait. Prendre conscience qu'il vieillirait avait été plus simple qu'il ne l'aurait cru. Il le sentait, en lui. Avant, lorsqu'il était un vampire, il n'avait jamais ressenti ça. Maintenant, il voyait que son temps était compté, en année certes, mais pour quelqu'un qui avait vécu mille ans, soixante dix c'était de la pacotille. Il n'avait plus beaucoup de temps devant lui.

«Trouvez-vous un vrai compagnon plutôt qu'un chat. Ce n'est qu'un conseil.» dit le brun avant de boire une gorgée de sa boisson.

Ce rictus, ce sourire, voilà ce qu'il avait recherché depuis le début chez elle. Elle voulait jouer aussi, ça Kol l'avait deviné, mais il avait également tapé dans le mille en pensant qu'elle cachait bel et bien son jeu. Elle avait une carapace, il fallait juste la brisée.

«Ça ne marche pas vraiment comme ça, si vous voulez une vraie démonstration dites-le-moi. Pour votre nom par contre, on dirait que vous allez être obligées de me le dire de votre propre bouche.»

code by Silver Lungs

_________________
That's the problem with people this days, they ve lost faith and in that loss they no longer know who they should fear.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 121
▬ Points : 565
▬ Date d'inscription : 04/05/2017
▬ Localisation : Derrière son comptoir, dans sa librairie.
▬ Emploi/loisirs : Surveiller ses arrières.
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   Mer 2 Aoû - 17:39

Nice to meet you, I think.


Je relevais mon visage vers lui, un peu intrigué par ce qu’il venait de dire. N’était-ce pas un poil désobligeant de dire ce genre de chose ? Si je ne me considérais pas réellement comme un libraire, du simple fait que c’était cette librairie qui m’avait choisi et non le contraire, je trouvais cette phrase presque blessante et je ne me privais pour l’inscrire sur mon visage.

- Alors dites moi comment une libraire réfléchis en général ? Pensez que parce que nous vivons à travers et avec nos livres, le monde nous est inconnu et que notre cerveau s’éteint ?

Piqué à vif, je ne me blâmais de lui répondre ainsi. Pourtant, dans les mots que je venais d’aligner, il y avait quelque de totalement mensonger. Le monde m’était totalement inconnu, les personnes, les relations sociales, le travail, la vie en général et maintenant, la magie, tout ça m’était inconnu. Je ne voulais pas lui montrer la véracité de mon mensonge, aussi je m’enfermais dans ce que je pensais. Pourtant, je n’avais pas envie de briser notre discussion pour une parole mal dites. Habituée au coup, au lapsus dangereux, aux regards fébriles, je voulais plus. Beaucoup plus.
Je croisais les jambes, un sourire amusé sur les lèvres. Il n’y avait aucunes gênes dans nos regards, peut-être dans le mien… Et pourtant qu’il m’évoqua l’idée farfelu qu’il se baladait sur un balai le siècle précédent, me faisant presque rêver d’un royaume de France, un léger rire traversa mes lèvres. Non pas que je voulais me moquer, mais c’était plus fort que moi.

- Oh. Vraiment ? Je vous répondrais que vous êtes admirablement bien conservait et qu’il me faudrait votre secret. Où encore que vous devez avoir une formidable mémoire de vos vies antérieures…Et dans le cas final, vous allez m’avouer sortir d’un hôpital, ce que je comprendrais et je les appellerais pour leur faire par de votre présence ici ?


Son regard semblait détonné avec l’idée que je pouvais me faire d’un mensonge. Après tout, je ne connaissais pas les possibilités de la magie…Et si c’était possible ? Mon monde changeait radicalement alors pourquoi admettre l’immortalité en dehors des vampires ? L’image de le voir sur un balai attira un fou rire que je gardais pour moi, profitant de retourner derrière mon comptoir avec nos tasses pour le cacher.

- Oh, mais si vous insistez, je vous en prie. Je ne voudrais pas vexer l’homme fort en vous.


Un clin d’œil amusé pour lui certifier que la fierté masculine me faisait plus rire qu’autre chose. Je devais admettre qu’en dehors de ça, beaucoup de filles devaient se jeter sous ses pieds pour qu’il paie un verre. Il avait un charme fou, un regard à en faire trembler plus d’une.  Je pouvais sentir son regard sur moi sur chacun de mes gestes et c’était assez déconcertant d’être ainsi observée et je faisais de mon mieux pour ne pas le montrer.

- Je doute que dans le livre il soit marqué ce genre de chose…

Ma voix, toujours aussi douce, se fit pourtant lointaine. Se trouver un vrai compagnon ? Avec Jack qui restait derrière moi, près à fondre sur moi comme un rapace sur sa proie ? Je n’avais pas le temps et pas l’envie de mettre quelqu’un en danger. Mon sourire disparut quelques secondes, caressant le chat en laissant passer un soupire de lassitude. Bien sur que j’avais eu toujours envie de me faire aimer, d’aimer un homme, de fonder une famille, mais comment faire avec un père qui peut venir vous détruire ou détruire la vie de votre enfant ? J’étais obligée de rester seule, aussi, je préférais faire une pirouette dans ma réponse que de répondre sincèrement. « Mon père essaie de me tuer, ça risque d’être compliqué », non autant ne pas dire la vérité, comme d’habitude.

Une fois les nouvelles boissons servies et attendant sur le plateau, je posais mes bras sur le comptoir, mon regard bien ancré dans le sien, malgré la distance. En moi grondait l’envie de savoir et cette envie dépassait la peur. La curiosité avait la crainte.

- N’est-ce pas ce que je viens de faire ? De vous en demander ? Montrez-moi. Je vous donnerais mon prénom si vous arrivez à m’étonner.

« Montre moi que je ne suis pas si seule… » Au fond, c’était surtout ça que je voulais. Qu’une rencontre étonnante, prise sur un mauvais pied et pourtant si comique, se transforme en leçon de magie, en lâcher prise. Je tapotais de mes doigts sur le comptoir, trépignant sur place avant de prendre le plateau pour apporter les boissons. Habile avec le plateau, après mes plus de deux ans de service, je lui apportais son café et moi, mon nouveau thé.

- Ah moins que vous ne cherchiez une excuse pour vous êtes fourvoyez et ne pas admettre que je vous ai perçai à jour.

Debout devant lui, le plateau contre moi, un sourire un peu factice sur les lèvres, je sentais mon rythme cardiaque s’accélérait dans l’espoir de le faire un quelconque geste pour me montrer que ce que j’étais n’était pas si unique et que d’autres personnes comme moi se trouvaient ici. Une personne comme lui, avec des capacités bien plus fortes pouvait être un allié de taille, un…ami de taille ? Après tout, pourquoi ne pas se mettre à rêver ?






lumos maxima

_________________
C'est juste un mauvais jour, pas une mauvaise vie.

   
   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna   

Revenir en haut Aller en bas
 

Give me the cost.. and maybe more • ft. Donna

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» I'LL GIVE YOU ANYYYYYYYYYTHING, I'LL GIVE YOU ANY RING.
» Get up and never give up... [PV Raphaël]
» give me a reason to trust you ★ ft. marcus.
» Opportunity cost of conflict
» TRISTAM ✎ nobody can give you equality, or justice, or anything. if you're a man, you take it.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kill or be Killed :: Welcome to the Big Easy :: Algiers-