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 We are not that different. - Drake

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MessageSujet: We are not that different. - Drake   Mar 16 Mai - 9:11

Thanks for your help.



L’avantage d’avoir un travail comme le mien, c’est l’ajustement d’horaire. Je ne suis pas du genre à rester derrière un bureau, bien sagement, de huit heures à la dix-huit heures, regardant l’horloge tourner encore et encore jusqu’à me rendre folle. Nous aidons à la concrétisation d’un rêve, d’un projet qui dure depuis des années alors pourquoi le dénaturer derrière un bureau avec cette distance perturbante ? Soit, ça n’avait pas été facile de faire admettre ma façon de voir dans mon travail, mais nous lisons dans une pièce que nous aimons, dans une ambiance qui nous apaise alors pourquoi en serait-il autrement pour faire sortir ce livre ? N’est-il pas mieux de féliciter un auteur autour d’un verre dans un bar ou d’un repas dans un restaurant ? Pourquoi ne pas rendre toute la joie d’un auteur lorsqu’il signera son contrat, assurance de le faire connaitre lui et ce qu’il a été et est à travers ses mots ? Très clairement, mon bureau aussi arrangé soit-il, aussi personnel qu’il peut l’être, m’oppresse.
Et pourquoi ne pas mêler le plaisir du travail à ce rôle qui fait de moi un être unique ? Soit les Broterhood sont représentés, mais ne suis-je pas unique, aux yeux de quelqu’un ? Je l’étais aux yeux de mes parents, alors pourquoi ne pas continuer à l’être ? S’il me restait quelque chose d’humain, une petite étincelle de vie, alors autant la faire grandir que de la détruire dans l’œuf ? Ah oui, non, je suis un soldat qui obéit. Une brave bête qui suit docilement ce que l’on dit, sans broncher, sans réfléchir, sans rien ressentir. Je suis loin de cette fille utopiste que j’étais, quelques années auparavant.
Prônant l’envie de mêler les deux choses que j’aimais le plus au monde, les deux choses qui faisait de moi ce que j’étais, au plus profond de moi. D’un côté ce qu’on l’on m’a apprit, de l’autre, ce côté rêveur que je tente, du moins, que je tentais de mettre en avant comme étant mon choix de vie. Il fallait que je reste fidèle à ce qu’ils avaient vu en moi, ce que mon père avait céder pour que je sois beaucoup plus apte à le suivre sans combat existentielle entre une fille et son père. Lorsque ce moment de la traque commence, que la fin est proche, que l’adrénaline coule à flots dans les veines, c’est l’instant où l’on ne doit pas réfléchir. Avez-vous déjà chassez en talons de dix centimètres, une jupe moulante et un chemisier qui se froisse au moindre mouvement ? Non, je vous mets au défi de ne faire aucune erreur, de s’en sortir indemne.
L’avantage, c’est que l’on passe plus comme quelqu’un de lambda que comme un chasseur avide de sang. Un peu plus la femme et moins le soldat et pourtant, les deux sont que je suis. Avez-vous déjà tenter d’avoir sur vous un arsenal qui vous permet une quelconque défense dans cette venue ? Les couteaux dans les bottes ? A oublier. Les pieux dans la veste ? A oublier. Les armes à feux ? Non, vraiment à oublier. Si ce n’est ce couteau qui reste à ma cuisse et qui, avec une telle tenue rend difficile d’accès. Mêler les deux et parfois compliqué, mais pas impossible.
Les talons claquaient sur le sol, alors que je ne perdrais aucun mouvement de cette cible qui était mienne. Pourquoi me donne-t-on le plus souvent des vampires à tuer ? Ah oui, parce que je ne réfléchis plus, que la vengeance prend le dessus sur n’importe qu’elles autres émotions et que ma cible finies toujours comme on le désire : Radié de la surface de la terre. Il faut bien un avantage à avoir perdu son père, non ?
Et pourtant, ce vampire avait finit par se retourner vers moi, son regard comme planté dans le mien, comme pour me dire qu’il savait pertinemment qui j’étais, que j’étais loin de la jeune working-girl dont j’avais l’aspect à cet instant. J’avais continué ma route, comme si de rien n’était, tentant de noyer le poisson et pourtant, à la seconde suivante, c’était moi qui m’étais faite traquer comme une vulgaire proie. S’en était presque vexant. Les rues d’après-déjeuner s’étaient presque vider et mise à part m’enfermer dans un pub pour boire un café, je n’avais pas d’option. Oh, quoi que…
Non loin du parc, une silhouette se dessina comme différente et sentant le regard de la proie qui était devenue chasseur, je devais improviser.
Soit bonne comédienne, Abby.
Non loin de ce brun qui détonnait presque de par sa stature, de par sa façon d’être, qui me rappelait étrangement ce broterhood qui s’ignorait, je saisi une chance un peu…étonnante. J’approchais de lui, donnant de léger regard derrière moi avant que le contact physique ne se fasse. Une poignée de main ? Une discussion ? Un renseignement ? Oui, maintenant que j’y pense, j’aurais peut-être pu le faire, mais ça aurait été moins…drôle. Ma main se posa derrière sa tête, l’amenant à moi pour partager un baiser avec lui. Quelques secondes ? Non, de longues secondes à partager un baiser des plus étonnant, comme animé d’une envie que je pensais disparut depuis des années. J’avais rapproché mon corps du sien, jusqu’à sentir son torse contre ma poitrine. Quitte à donner le change auprès d’un vampire, autant en profiter, non ? Chose qui m’étonna, enfin, dans une certaine mesure, j’eu même l’impression que cet inconnu me rendait mon baiser et ainsi, quelques secondes de plus, nos lèvres s’animèrent, laissant place à une valse salivaire des plus intéressantes. Mon autre main vint de poser dans son dos, glissant du haut en bas avant que qu’elle ne rencontre un objet que je pouvais reconnaitre en tous. Une arme à feu. Ma main vint saisir la crosse, avant de rompre ce baiser qui m’avait presque fait rosir mes joues.
- Merci.
Un murmure avant que je ne me recule et que reprenne la logique des choses : Moi je chasse, lui, cette proie reprenant son rôle de chassée. Un peu à l’écart dans le parc, où je l’avais vu s’éloigner entre deux prises de respiration, j’avançais, l’arme à la main. Comme pour faire un état des lieux de ce que j’avais entre les mains, j’entreprit de regarder la nature des balles et un sourire, même si infime, étira mes lèvres. Du bois. Un chasseur lui aussi ? Ca ne rend que plus belle cette comédie. Dans un coin plus perdu, plus à l’écart du reste du monde, le vampire m’attendait, amusée.
- Je vois que les Broterhood ne reculent plus devant rien.
- Il n’y a pas de gêne dans le plaisir.
Je levais l’arme avant que cette vermine ne fasse un pas et je secouais la tête, d’un air désapprobateur, presque amusée par la situation.
- Et on oublie ses classiques. Règle numéro 1 : Toujours surveillez ses arrières.
Aussitôt, j’activais ce qui faisait de moi cet être plus unique que la majorité des humains et je vis la deuxième Abbigaëlle se plantait derrière ce suceur de sang et avant qu’il n’est plus réagir, elle passa ses mains autour de son visage et esquissa un mouvement rapide sur sa nuque dont le « crac » résonna presque. Néanmoins dans un retournement de situation, ce vampire ne tomba pas au sol, inconscient, il s’éloigna, restant toujours dans mon champ de vision, éclatant d’un rire sombre. Quoi ? J’avais sincèrement raté mon coup ? Comment était-ce possible qu’il tienne debout ? Il nous regarda, elle et moi et l’incompréhension pouvait se lire dans son regard. Il se mit à courir vers la deuxième Abby, vers celle, qui finalement, ne craignait rien et avant qu’il ne puisse la toucher, me toucher, mon doigt appuya sur la gâchette et la balle alla directement se loger dans son crâne. J’avançais vers la silhouette, enfin au sol, agacée.
- Tu voulais rendre la situation plus amusante ?
- N’oublie pas que je suis toi.
C’est un spectacle qui continuera toujours de m’étonner, de me voir plus loin, faire des gestes que j’étais capable de faire, sans même me briser un ongle. Elle m’adressa un clin d’œil avant de disparaitre dans la foulée. Etait-ce trop simple, qu’inconsciemment, j’avais voulu mettre un peu plus de piquant ? J’approchais, avant de retourner le corps du bout du pied. Cette fois, j’avais fait mouche, comme souvent avec une arme dans les mains. Je regardais autour de moi, inspectant les alentours pour finalement trouver ce qui me servirait de pieu d’appoint. A défaut d’avoir les miens sur moi, je finirais ma mission. J’installais l’arme dans mon dos, comme à l’endroit même où je l’avais emprunté à cette montagne de muscle qui m’avait aidé, à ses dépends, à jouer une comédie, somme toute, fort agréable, avant de prendre le pieu de l’enfoncer droit dans le cœur de cette chose qui n’était, désormais plus.
Une grimace passa mes lèvres quand je retirais ma main de ce bout de bois, d’autant plus agacée de trouver une écharde dans mon doigt. J’approchais d’un endroit plus ensoleillée que les autres avant de mettre, avec une délicatesse innée, mes cheveux sur le côté pour inspecter ce bout de bois désagréable. Cette journée était de plus en plus risible, entre moi, sans arme, dans une tenue peu adapter à la chasse, de ce baiser somme tout fougueux avec cet inconnu dont l’arme venait de me servir, une deuxième Abby qui s’amuse et une écharde dans le doigt. Peut-être que je n’aurais pas dû sortir de mon bureau finalement. Du bout des dents, je retirais l’écharde avant de relever la tête, sur les gardes. Un bruit venait de se faire entendre, pas assez éloigné pour que cela ne m’inquiète pas.
- Bien qu’aujourd’hui, je sois d’excellente humeur, je n’aime pas être prise par surprise. Montre-toi.
Etrangement, j’avais l’impression de savoir qui était tapis dans l’ombre à me surveiller. Après tout, ne venais-je pas de lui voler son arme ?





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MessageSujet: Re: We are not that different. - Drake   Lun 26 Juin - 18:36



❝We are not that different ❞
Abbigaëlle & Drake
La vie de Drake avait été planifiée sans qu'il n'ait jamais son mot à dire, la famille Argent avait une sacrée réputation, chasseur de créature surnaturelle depuis des générations. Il était normal que Drake devienne l'un d'entre eux, surtout quand on ne vous donne pas le choix. Les hommes étaient entraînés pour être des soldats, les femmes des leaders c'était une des règles chez les Argent. Se faire sa propre réputation entre Gérard Argent et Kate Argent, c'était loin d'être simple et Drake se fichait de ce qu'on pouvait penser de lui. En général, les personnes connaissant la famille Argent le craignaient et souvent, il s'était servi de cette peur pour vaincre ses ennemis, mais fort heureusement, il n'était ni comme Kate ni comme Gerard. La pomme n'était pas tombée loin du pommier mais elle n'était pas véreuse. Drake était un chasseur talentueux certaines cicatrices sur son corps témoignaient de la violence de sa vie. Entraîné à la dure, entre violence et à la limite de la torture psychologique Drake n'avait échappé à rien, il avait fait ses preuves plus qu'à son tour, mais cette coquille anciennement vide c'était soudainement éveillé quand Chris son oncle l'avait contacté, un simple coup de téléphone avait eu l'effet d'une claque. Des souvenirs d'enfance revinrent à la surface, alors qu'il les pensait oublier, Allison sa cousine n'était plus de ce monde. Drake avait tout plaqué et multiplier les voyages à l'étranger comme mercenaire, louant ses services au plus offrant. Se remettant en question sans cesse, Drake s'émancipa de sa famille du nom Argent jusqu'à ce qu'il entende d'étranges rumeurs au sujet d'une chasseuse Argent revenue à la vie. Ses recherches lui avaient apporté la réponse qu'il souhaitait, mais qu'il redoutait aussi. Allison était en vie à la Nouvelle Orléans. Drake plaqua tout pour s'y rendre. Mais là encore il garda ses distances, qu'est ce qu'il pouvait bien lui dire ? Tu m'as manqué ? Je suis heureux de te voir ? Je n'ai pas pu te sauver ? La blague, bien évidemment qu'il n'avait pas pu la sauver. Drake ne s'autorisa même pas à céder à ses envies d'auto destruction, tel le bon soldat qu'il était le chasseur s'installa en ville, et trouva un job. Puis Darren lui donna une chance, celle d'apporter son aide non en tant qu'Argent mais en tant que membre d'une meute. Il se prit d'amitié pour les membres de la meute sauf pour Reagan, sur la réserve le chasseur ne faisait pas confiance au druide. Un émissaire ayant massacré sa dernière meute à lui tout seul, ce n'était pas quelque chose que Drake était prêt à effacer. Le chasseur craignait qu'il ne réitère l'expérience si Darren où un autre membre de la meute le regardait de travers. Et pour la première fois, Drake était prêt à se sacrifier pour les membres de sa meute, Glenn, Keira et le reste qui viendrait surement. Cet état d'esprit était nouveau pour Drake on lui avait toujours fourni des armes et une cible, cible qu'aujourd'hui il se devait de protéger. Darren lui laisser la liberté la plus totale et ça s'était nouveau pour le chasseur. Pour une fois qu'il ne travaillait pas Drake choisi de se rendre au Jackson Square. Son instinct toujours présent ainsi que son arme rangée à la ceinture de son pantalon, subtilement camouflé par son tee-shirt et sa veste en cuir noire. Inutile de vous dire qu'il ne s'attendait pas à ce qu'une jeune femme s'approche de lui pour l'embrasser en guise de bonjour, plusieurs questions lui passèrent par la tête, une ancienne conquête que le chasseur aurait oubliée ? Drake n'eut pas le temps d'en apprendre plus sa main glissa contre le poignet de la jeune femme, puisque l'autre main de l'inconnue était occupée à parcourir son dos, jusqu'à ce qu'elle ne lâche quelques mots. « Merci. » Drake la regarda s'éloigner tout en jouant avec le bracelet qu'il lui avait discrètement dérobé. Le chasseur n'était pas un pickpocket il avait simplement imité la jeune femme. Lui laissant quelques secondes d'avance le jeune Argent se lança à sa poursuite. Seulement si Drake se doutait qu'elle était une chasseuse il fut assez surpris en voyant qu'elle avait une sorte de double. L'Argent laissa la scène se dérouler sous ses yeux, émettant une grimace en la voyant n'user qu'une seule fois de son arme, ne comprenant pourquoi elle n'avait pas directement visé le coeur du vampire, les balles en bois auraient fait l'affaire. Consciemment ou non Drake se racla doucement la gorge. « Bien qu’aujourd’hui, je sois d’excellente humeur, je n’aime pas être prise par surprise. Montre-toi. » Les mains levées en signe de défense et un rictus s'étirant sur son visage, Drake s'approcha de la chasseuse. « Content d'apprendre que ce baiser n'a pas altéré votre humeur. » Drake pencha la tête pour voir s'il parvenait à reconnaître le vampire mais son visage désormais grisé et recouvert de veine ne l'aida pas réellement. « Une balle dans le coeur aurait pu suffire. Aussi efficace qu'un pieu et ça évite les échardes. Sauf pour la famille originelle mais j'espère que je ne vous apprends rien. » Puis son regard se posa de nouveau sur la jeune femme. « Je tiens à cette arme, cadeau d'un membre de ma famille. J'imagine qu'il a la même valeur que votre bracelet. »  De son index, il indiqua le poignet de la jeune femme où le fameux bracelet manquait à l'appel. « Je récupère mon bien et vous le vôtre. Et vous ferez mieux de désinfecter ça, ce genre de ruelle laisse à désirer niveau hygiène. J'ai ce qu'il faut dans ma voiture.»

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MessageSujet: Re: We are not that different. - Drake   Mar 4 Juil - 15:38

Thanks for your help.



Je n’avais pas sursauté, même si j’avais été étonnée. Etonnée, mais consciente qu’il ne me laisserait pas partir avec son arme, finalement…Pas si étonnée que ça. Avec mon ouïe supérieure à ceux des humains, je me demandais simplement comment j’avais fait pour ne pas l’entendre plutôt. Mon regard perçant, s’était posé à l’endroit même où je savais qu’il était là. Si jamais je venais à me tromper, que ça n’était pas lui, je n’aurais qu’à prendre l’arme qui n’était pas à moi et à tirer. J’avais amélioré le concept de mon père. Il voulait brutaliser pour imposer sa force et ensuite, poser les questions. J’étais plus du genre à tuer et à m’inquiéter après. Un défaut comme un autre, une qualité dans ce travail qui implique un détachement émotionnel. Quand il avait finit par approcher, un rictus perla mes lèvres avant que je ne croise les bras, la tête penchée sur le côté, presque amusée par ses paroles.

- Ca n’était pas si désagréable. Si je ne m’abuse, il ne vous a pas déplut.

Soit, ça restait la première fois que j’effectuais une entrée en matière comme ça et je devais admettre qu’avec lui, ça n’avait pas été le plus dérangeant du monde. Tomber sur un chasseur, qui plus est, n’était pas un mal, au contraire, j’avais pu assurer mes arrières. Je regardais derrière moi, le cadavre avant de reposer mon regard sur le chasseur, le regard habitué par le défi et la colère. Je devais admettre que malgré la leçon de morale que je venais de subir, c’était agréable de discuter avec quelqu’un de cette chose que l’on est obligé de garder pour soit en général.

- Je préfère de loin sentir leur vie leur échapper avec pieu. Chacun ses méthodes, je suppose ? Vous ne m’apprenez rien, en effet, je n’en suis pas à mon premier.

Je me redressais, habitée par l’envie de le faire taire, celui qui me prenait visiblement pour une idiote. Une balle dans le cœur rend l’issue trop rapide et bien que je n’apprécie pas plus que ça de tuer quelqu’un, je voulais être sur de sentir la vie les quitter, comme ce monstre qui, six ans plus tôt, avait senti la vie de mon père le quitter. Je sentais le canon froid de son arme dans le bas de mon dos quand ses paroles m’étonnèrent. Je décroisais les bras, regardant mon poignet où mon bracelet avait disparut. Comment ? Quand ? Je n’avais même pas remarqué la disparition de ce bijou de famille. J’ouvris la bouche, surprise. C’était bien la première fois que l’on me prenait au dépourvu comme ça. Je relevais mon regard, à nouveau, vers lui, arquant un sourcil par la même occasion. J’hésitais, je ne savais pas comment réagir face à cet imprévu. Ma fierté avait été touchée, je devais l’admettre et je n’aimais pas ça. Qui plus est, il m’avait observé tué et avait continué par une leçon de moral. Il m’avait piqué et pas qu’une fois et moi adoratrice du contrôle, je me retrouvais acculé de colère. Pourtant, étonnamment, pour une première fois, je décidais de ne pas rentrer dans le problème avec mes poings, mais avec mon cerveau. Sans doute le fait qu’il soit chasseur, qu’il sache de quoi il parle me plaisait réellement. Un léger rictus sur les lèvres avant que je n’approche de lui, mon regard dans le sien, sans détourner une seule seconde. A nouveau, nos corps se trouvèrent rapprocher, presque collés. Un peu plus grand, il avait une musculature qui me dépassait, la différence entre un homme et une femme, sans doute. Je penchais la tête sur le côté, mes lèvres s’agrandirent en un sourire.

- Deal.

Après tout, je tenais sincèrement à ce bracelet et je n’avais pas pour habitude de jouer avec les armes des autres. J’avais moi-même mon arme de prédilection, cadeau de mon défunt père, je pouvais comprendre. Une étrange étincelle s’alluma dans mon regard alors que mes mains glissèrent dans mon dos, récupérer l’arme. Mes gestes étaient bien lent et une nouvelle attitude naissait en moi, une énième première, comme cette envie, rapide que je tentais de faire fuir, de l’embrasser à nouveau. Une fois l’arme en main, je lui montrais, mon sourire toujours affiché avant de passer mes bras autour de lui, relevant d’une main sa veste et son pull et si mes doigt glissèrent sur sa peau, ça ne fut pas de mon chef, tandis que de l’autre main, je reposais l’arme où je l’avais prise quelques minutes plus tôt. Cette attitude ne me ressemblait pas, c’était même une première fois que je me retrouvais si…aguicheuse ?

Je me reculais de quelques pas, regardant ma main qui avait, entre temps, rougit. Une grimace passa mes lèvres avant que je ne tourne mon regard vers le corps froid derrière moi.

- Que je peux les détester. Je n’en suis pas à ma première…

Je glissais mes cheveux sur un côté de ma nuque, laissant à la vue une partie que je cachais. Un pansement pour n’inquiéter personne et qui pour ceux qui connaisse bien la ville savent très bien ce que cela cache. Perturbé par la vision de Shayne j’avais baissé mes gardes et maintenant, j’étais affublé de plusieurs blessures, si on ne compte pas celle de Xander à beaucoup de mal à cicatriser.

- Les aléas du métier. En vérité, je pense surtout qu’un morceau bois est resté et que je n’ai pas réussi à l’avoir.

Je grimaçais en passant un doigt sur la rougeur. Les pieux, les vrais, les miens ne me font jamais ce genre de chose. Et c’est à nouveau ma fierté qui en prend un autre coup.

- Vous pouvez toujours continuer à m’aider, cette fois, de votre propre chef où vous continuez vos leçons de moral qui vont finir par m’agacée, très rapidement. Et je vous montrerais que je n’ai pas besoin d’une arme pour vous tuer.

En soit, j’avais quelque peu exagérée, mais me montrer si faible, si fragile aux yeux de quelqu’un me dérangeait et je n’avais plus cette habitude pour réagir comme ma mère aurait voulu que je le fasse. « Ne sois pas une princesse à secourir Abigaëlle ». Oui, papa, je t’écoute et grâce à cela, j’obtiens plus de soucis. Je n’avais pas réellement eu envie de le menacer, à dire vrai, à mes yeux, ça n’en était pas une, c’était simplement lui prouver que je n’étais pas…une princesse à secourir.





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We are not that different. - Drake

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