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  Living yet, but also close to death ∆ Abigaelle Atkins

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MessageSujet: Living yet, but also close to death ∆ Abigaelle Atkins   Sam 13 Mai - 21:20

Living yet, but also close to death Je me rappelle, de peu de chose. Ce mal de tête atroce, qui ne cessait de se mélanger à cette pression de douleur devenue habituelle depuis la découverte de mon cancer. Mon corps me faisait souffrir d'une façon inconcevable, mais avec les jours qui s'enchaînait, j'arrivais seulement à ne plus réellement y penser. M'occuper l'esprit par les études, c'était une magnifique façon, mais également la pire de tout, car peu importe ou je me trouvais, je pouvais tomber en une fraction de seconde. Sauf que pour ma part, malheureusement, je suis quelqu'un de beaucoup trop orgueilleuse pour me laisser abattre si facilement. Ma persistance et mon acharnement faisaient en sorte que je me levais tous les matins et essayaient de vivre une vie normale malgré cette horloge intérieure qui ne cessait de battre accélérant ma date d'expiration. J'essayais tant bien que mal de respecter mon voeu, de vivre normalement malgré tout, mais à un moment, peu importe la détermination qu'on n'a, notre corps n'en peut plus et il tombe.
J'étais en plein cours de philosophie et la cloche venait de sonner d'une façon intense dans mes tympans. Je sentais qu'autour de moi tout semblait basculer et ma vue se brouillait tant par les larmes qui me montaient soudainement aux yeux sous ce mal de coeur, mélanger à cette sorte de peur et à cette colère qui s'emparait de moi. Tous étaient sortis sauf le professeur qui jetait un œil curieux vers moi. '' Miss McCall?'' demanda-t-il, mais j'étais incapable de répondre. Mon mal de tête amplifiait sa voix qui résonnait dans ma tête et malgré que je tentais de me tenir fortement au bureau, je finis par glisser une main à ma joue et la monta jusqu'à ma tête. N voyant guère de réaction, mise à part cette main qui, ce m'était à bouger, il se mit à monté les escaliers du cours pour venir vers moi en me demandant ce qu'il y avait. Cette sensation de vertige me prit comme si je venais tout juste de piquer à 100kilomètre la hauteur d'un manège en entier et je sentis cette douleur qui allait jusqu'à mon nez. Je sentis mon sang glisser à l'intérieur de mon nez et je pouvais même le goûter dans ma bouche. Une seule et unique goutte tomba sur mon livre, ce qui alerta davantage l'homme qui accéléra le pas et d'autres gouttes suivirent jusqu'au moment, ou je lâchais le bureau pour passer ma main sous mon nez. La pire de toutes les décisions, car la stabilité me perdit et je sentais que tout allait dans les sens. Sa voix qui me parut lointaine mit en sorte que je me tournais vers lui et il glissa une main à mon épaule, mais me connaissant, je ne souhaitais guère qu'il voie dans quel état j'étais, donc je le repoussais, me redressait et tentait de faire quelques pas, mais le sol semblait se dérobé sous mes pieds, c'est après quatre pas que je tombais à genoux et essayait de me relever je finis tête contre le sol de la classe. Semblable à un cauchemar, je vis des silhouettes floues arrivées près de la porte du local et j'entendais d'un murmure lointain la voix du professeur demandé de l'aide.

Puis... le néant. J'ai perdu, à ce moment, la notion du temps. Je n'ai aucune conscience de l'entrée des ambulanciers dans l'université alarmant tous les élèves qui ne cessait de vouloir apercevoir ce qui se passait. J'avais créé une sorte d'arrêt dans  l'établissement et le cours de philo fut suspendu. Je dévalais les couloirs jusqu'à la porte extérieure la plus proche sur une civière. Je n'ai aucune conscience de mon trajet en ambulance aux côtés d'un ambulancier super sexy. Ba quoi?! C'est vrai, ils le sont tous de toute façon! C'est presque une coutume non instaurée. Ce qui avait de bien sous ma perte de conscience c'est que pour un bref instant, je ne ressentais plus ce mal incessant, cette douleur accablante qui était devenue imprimer sur mon âme abîmer. Un moment de pause, un moment qui me rappelait à quel point être normal était juste sans mot, si plaisant.

C'est sous ce bruit incessant, stable et surtout répétitif que je reprenais doucement conscience. Ma respiration semblait reprendre un rythme plus accéléré sous les derniers évènements que je me souvins et je fronçais les sourcils alors que je ressentis une nouvelle fois cette douleur habituelle se repointé. Je laissais passer un soupir strident, à ce bruit qui nous laissait croire à un pleur profond, un pleure que je tentais d'étouffer soudainement. Peu importe ou je me trouvais, je ne permettrais pas cette faiblesse. Mais c'est en me redressant, incertaine d'ou j'étais que je sentais cette difficulté à respiré, cette brûlure dans mes poumons et restitutions de souffle. Les yeux fermer j'avais la main à ma poitrine, tentent de reprendre le contrôle, mais j'étais incapable. Tout s'était enclenché, ne pouvant rebrousser chemin, je faisais une crise de paniquer, un trop plain de tout ça, un trop plein de douleur, de cause à effet. Ma fréquence cardiaque se mit à accélérer soudainement alertant toute personne qui pouvait se trouver dans le couloir de la chambre.



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MessageSujet: Re: Living yet, but also close to death ∆ Abigaelle Atkins   Lun 15 Mai - 10:25

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Autour de moi, j’ai l’impression que le monde s’est arrêté pour revenir en arrière de quelques années. Ces personnes, leurs douleurs, leurs maladies, je la connais. Je voulais faire ça pour ma mère, comme un dernier  hommage, comme pour me souvenir d’elle, pour la garder un peu plus de moi. Une façon malsaine de se souvenir d’un proche disparut, de se sentir un peu moins coupable, un peu moins responsable, un peu plus forte.
Quand j’avais enterré ma mère, j’avais ressenti cette douleur, cette sensation de culpabilité qui détruit un peu plus le reste d’une âme. Je me sentais responsable de la mort de mes deux parents et être ici, dans cette aile de l’hôpital où mes yeux se posaient sur la même silhouette que ma mère avait été. Ces personnes devenue tellement fragile que respirer leur est impossible. Et ce poignard dans le cœur qui accentue la douleur en s’enfonçant encore plus profondément. Non, je ne pouvais pas rester avec ceux qui étaient en phase terminale, c’était au dessus de mes frêles épaules.
Les yeux larmoyant, je m’éloignais de ceux qui avaient pourtant, besoin d’attention. Pas la mienne, pas maintenant, pas comme ça. Je voulais être ici pour aider, pour donner de mon temps, pour donner de la compassion que j’avais envers les humains, pour le souvenir d’une mère aimante et protectrice, mais certainement pas pour revivre ce calvaire dont je n’étais, visiblement, pas guérie.
J’assistais, impuissante à la maladie, ne faisant qu’augmenter ce sentiment de malaise que je ressentais. Comment était-ce possible que nous ne pouvions les sauver ? N’y avait-il aucun moyen, si ce n’est magique de ne pas faire ressentir ce vide intense et cette injustice de perdre une personne que l’on aime de cette manière ?
Au détour d’un couloir, je finis par trouver un médecin, gentil, calme et la douleur dans ses yeux, sont désarrois de ne pouvoir rien faire me toucha. Je lui demandais ce que je pouvais faire, en quoi je pouvais être utile et sa réponse me fit froid dans le dos : Si je ne pouvais faire qu’une chose, c’était de leur sourire et leur apporter du soutient. C’est donc la seule et unique chose que l’on peut faire ?
Quand il s’éloigna, mes yeux se remplirent de larmes. Non, nous ne pouvions rien faire d’autres que de les aider, leur faire passer de beaux et derniers moments. Un haut le cœur souleva mon cœur me rappelant les derniers jours de ma frêle mère, mais  tout disparut presque aussitôt quand le bip incessant qui annonce à tout le monde que le cœur bat, s’emballa. J’approchais, ravalant mes larmes et mon impuissance pour tomber sur une jeune demoiselle, dans un lit, seule et visiblement désemparée. J’entrais, sans me poser de questions, j’étais ici pour aider, alors je le ferais.
Je posais, lentement, ma main sur la sienne, avant que mon autre main ne vienne à caresser sa joue.
- Hey ma beauté, calme toi…Respire doucement.
Je serrais sa main, plus fraiche que la mienne, dans ma main, tentant de lui apporter chaleur et réconfort, tandis que l’autre, replacer quelques mèches derrière son oreille.
- Tu es à l’hôpital, tout va bien. Calme-toi.
Ca n’était pas forcément la chose la plus rassurante. Ma mère n’aimait pas venir à l’hôpital, aussi, elle avait décidé de mourir chez elle plutôt qu’entouré de murs blancs et impersonnels. Je ne me souviens pas d’avoir eu une voix aussi douce envers quelqu’un d’autres, depuis, tellement d’années. C’est comme si cette carapace de colère avait disparut pour être au profit d’une personne qui en avait réellement besoin.
Cette jeune fille que j’avais vu entrer plutôt, sur une civière, inconsciente et j’avais entendu ce que les médecins avaient dit. Le cerveau, chez elle, c’était le cerveau qui était atteint. Une fois sûre que la crise fut partie, j’approchais l’éternel gobelet avec sa petite paille pour que cet enfant qui n’en était plus une, puisse boire.
- Ca te fera du bien. Même si, parait-il, une pointe de sucré fait du bien après les inconsciences.
Je regardais dans le vide, quelques secondes. Tentant d’occulter au mieux les pensées qui voulaient refaire surface. Je n’avais aucun droit de laisser ma peine reprendre le dessus. Plus maintenant que ma vie n’était faite que de travail et de vengeance.
- C’est ce que me disais ma mère. Ca permettait d’adoucir l’arrière gout.
J’entrepris de prendre un morceau de papier, imbibé d’eau, avant de le passer sur son visage, à la fois pour lui faire du bien, mais aussi pour retirer le sang qui avait coulé de son saignement de nez visible. Je regardais par la porte, aucun médecin ne semblait vouloir venir, peut-être avaient-ils plus urgents à faire. Je n’allais pas la laisser seule, pas elle.




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MessageSujet: Re: Living yet, but also close to death ∆ Abigaelle Atkins   Mer 17 Mai - 16:56

Living yet, but also close to death Visiblement, je n’étais pas dans cette chambre depuis bien longtemps, sinon, celle-ci sera déjà remplie de ma famille, ceux qui se soucie d’un rien de moi et qui sont au courant de mon état. Ils étaient peu, mais juste assez pour me sentir soutenue, malgré leur désarroi, leur difficulté à accepter mon état. Mais on ne peut leur en vouloir, qui en serait prêt? Sans doute le pire de tous les cons, vous savez, celui qui ne souhaite que partir, ces gens qui perdre espoir et appelle la mort trop tôt, alors que d’autre, comme moi, souhaite vivre de toute leur âme et n’y peuvent rien. Difficile de le vivre, difficile d’accepter tout ça...
C’était surtout suite à ce choc, suite à tout ce qui venait d’arrivée que je me mettais à paniquer intérieurement. Mon corps n’arrivait pas à suivre, je lui en demandais trop et je le savais et voilà qu’il me faisait payer. Moi qui détestais montré cette faiblesse, moi qui ne voulait baisser les bras, je me retrouvais prise d’une foutue crise de panique qui me rappelait froidement que je n’étais guère maître de moi, mais que ce cancer gagnait en superficie. Me retrouver ici signifiait que j’avais, d’une certaine façon échouée, que je n’arriverais guère à terme tous mes projets. Je me décevais et j’étais furieuse, même si je n’y pouvais rien. Ce trop plain fit en sorte de déclenché cette panique en moi et je cherchais désespérément une aide malgré que je n’arrivais guère à placer un quelconque mot entre mes lèvres. Ma main à ma poitrine se recroquevillait en un point sous le manque d’oxygène, je connaissais mes études, j’avais cette familiarité face à cette réaction, mais malgré que je devais pensé à autre chose pour écarté ce stresse, je n’y arrivais guère seule. C’était comme si un chowing-gum était pris sous sa semelle et s’accrochait, peu importe ce que je tentais de faire, jusqu’au moment où cette fille entrait dans ma chambre. Elle avait certainement été alertée par le bruit de ma respiration et du moniteur qui ne cessait de s’affoler. M’accrochant à son regard, je ne pouvais faire autrement. La douceur de ces paroles m’aida à me concentrer sur autre chose que tout ces pensées qui prenaient trop de place.

Essayant de me concentrer sur elle au lieu de me laisser divaguer, ma respiration devint accélérée, mais plus prononcée. Le souffle venait de nouveau dans mes poumons qui me brûlaient encore, mais beaucoup plus supportable qu’il y a quelques instants. Une chance, car cette crise de panique aurait créé une seconde perte de conscience et ce n’est guère très bon en si peu de temps. Reprenant mon souffle, elle m’approchait un truc de la bouche et je reculais soudainement alors que j’avais les yeux pleins d’eaux sous l’émotion. Je ne voyais pas grand-chose, donc c’était un geste instinctif. Sous ces nouvelles paroles, je finis par relevé le regard à cette jeune femme et ayant ce goût atroce dans la bouche, je pris le verre et fini par boire un peu, puis comme elle le dit, ça aidait à passer mieux. '' Je... te remercie... Si tu n’es pas venue, je ne sais pas si j’aurais réussi à reprendre mon souffle. '' C’est le côté désagréable des crises de paniques, on arrive difficilement à reprendre le cours normal de notre corps toute seule. Elle m’essuyait et je me rappelais de la vague sensation que j’avais ressentie au saignement. Je me sentais si... impuissante c’était terrible... '' Merci... Hum... Madame? '' Je ne connaissais guère son prénom et pourtant avec toutes mes visites ici, ça me surprenait. '' Est-ce que ça fait longtemps que je suis arrivée ici?'' Demandais-je un peu curieux. Avais-je perdu conscience depuis si longtemps ou alors je venais juste d’arrivée il y avait peu de temps? Elle était si gentille, être la semblait par contre la rendre triste, je pouvais sentir son empathie envers moi et c’était, d’une certaine façon, aimable de sa part, surtout que nous ne nous connaissions pas. '' Est-ce que tu es infirmière ici?''


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MessageSujet: Re: Living yet, but also close to death ∆ Abigaelle Atkins   Jeu 1 Juin - 17:39

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« Tu ne me laisseras pas toute seule, Abigaëlle »…  « Tu m’aideras à mourir si je te le demande ? » Et cette voix faible qu’était la sienne me revenait sans cesse, elle était une partie intégrante des cauchemars qui m’empêchait de dormir, qui m’empêchait de vivre réellement. N’étais-je pas considéré comme meurtrière ? Oublie lointain d’une vie à tuer par mission, n’étais pas coupable de la mort de ma mère, finalement ? N’étais-je pas celle qui dans un secret, l’avait aidé à mettre un terme à sa vie ? Elle avait dû me supplier, mais elle avait réussi à me rendre coupable de sa mort et cette idée était insupportable pour moi. J’avais tout quitté pour elle, pour la ramener chez elle, pour faire en sorte que sa dernière volonté soit effectuée, qu’elle puisse partir là où elle était née, là où elle n’avait pas de souvenirs incessant envers mon père. Elle était loin de se rappeler, que quand elle, elle partirait, moi, je resterais et pourtant, à cette époque là, j’étais loin de m’imaginer rester encore après son départ. Pourtant, j’étais devenue une femme, un peu grâce à elle, un peu grâce à son souvenir, à sa douceur que je n’arrivais pas à extérioriser et que je savais pourquoi être là. Alors, pour elle, pour tenter de changer les choses, j’avais décidé de donner de mon temps pour ceux qui étaient atteins de cancer, comme ma mère.
Affronter ce mal humain était insupportable. Voir ces personnes de plus en plus faibles, se battant pour une mort pourtant certaines… Et faire partie d’une catégorie à part, se trouvant impuissant face à la mort, face à la douleur, face à la vie, tout simplement…
Ce que cette fille vivait, je l’avais déjà connue. Un trop plein de douleur, une sensation de lâcher prise qui détruit le corps et l’âme, cette sensation de solitude qui nous prend et qui nous laisse plus victime encore de la douleur.
Je plantais mon regard dans le sien, oubliant la chasseuse, oubliant l’éditrice, ne restant que la femme, celle qui avait connu et celle qui voulait aider.
Elle avait d’abord refusé la paille du verre que je lui tendais, je comprenais parfaitement. Elle était en position de faiblesse, elle n’y voyait pas grand-chose et après tout, je n’étais qu’une inconnue à ses yeux.  Elle l’était au mien, avec cette différence qui permettait à ce que j’étais au plus profond de moi de ressortir et de lui apporter toute la sympathie dont j’étais capable de donner.
Je pris une chaise pour m’asseoir à ses côtés, ma main sur la sienne qui se voulait rassurante. Elle n’était pas que malade à mes yeux, je la savais forte de se battre contre ce mal qui la rongeait jours après jours. Quand sa voix s’adressa à moi pour me remercier, je lui adressais un sourire qui était pourtant si rare chez moi. Un vrai sourire, un sourire compatissant, un sourire tendre. J’appuyais sur sa main avec une tendresse infinie pour la rassurer. Après tout, je n’avais rien fait, n’est-ce pas ? Une présence n’est rien dans une vie…Et pourtant, elle peut tout changer, j’étais bien placée pour le savoir !
- Appelle-moi Abby.
Personne ne m’appelait de cette manière, personne si ce n’est les personnes proches de moi, ceux que je considérais comme amis, à une époque lointaine, la famille aussi… Mais elle, elle n’avait beau être rien de tout cela, je ne voulais pas mettre de barrière, même aussi futile que la barrière d’un surnom, d’un diminutif qui occasionnerait trop de remise en question pour moi. Cet endroit est déjà assez lourd de sens et de culpabilité pour remettre des sentiments néfastes. Je me relevais quelques secondes pour prendre entre mes doigts le fin dossier qui la concernait. J’avais conscience que ça n’était qu’une partie du dossier, juste son admission et pourtant, déjà été noté le mal dont elle souffrait. Je relevais un regard peinée vers elle avant de lui adresser un sourire amical. Je ne voulais pas la rendre plus malheureuse qu’elle ne pouvait l’être.
- Tu es arrivée il y a peu. Rassures-toi, tout va bien, Camille.
Pourtant, mon regard ne devait pas tromper, peut-être ne voulait simplement pas qu’il trompe quelqu’un. Ici, ils sont malades, ici ils connaissent la souffrance, alors pourquoi jouer un jeu ? Alors que je revenais chez elle, je me tournais vers le moniteur de son cœur avant de lui faire un clin d’œil presque amusé avant d’appuyer sur un bouton, ce qui éteignit tout bonnement l’appareil.
- C’est mieux sans ce son atroce, non ? Et puis, tu me parles, donc tu respires, on a pas besoin de ça.
Je revins m’assoir à ses côtés, un sourire étonnamment doux sur les lèvres et pourtant, me retrouver ici, en face d’une malade me donnait un amer sentiment de déjà-vu. Je n’avais aucun droit de lui faire ressentir ma propre peine, aussi, je préférais sourire pour la rassurer, pour tenter d’être présente, de lui faire oublier dans quel endroit elle était et surtout, pourquoi.
- Non…Je suis bénévole pour les…personnes comme toi. J’essaie d’être là, d’aider du mieux que je peux.
Les personnes comme elle ? J’avais tellement eu de mal à prononcer ces paroles, à dire quelque chose, à prononcer autre chose. Que pouvions-nous faire dans ce cas ? Que dire pour tenter de lever le voir de la douleur ? Comment pouvons-nous les aider, eux qui ne demandent qu’à vivre ?
- Tout va bien ? Tu te sens mieux ?
Cette soudaine attention pour quelqu’un d’autre que moi me perturbait presque. Je n’avais pas cette habitude, ou du moins, je ne l’avais plus…





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MessageSujet: Re: Living yet, but also close to death ∆ Abigaelle Atkins   Mer 14 Juin - 2:42

Living yet, but also close to death J'avais l'habitude de cette douleur, je connaissais l'état de dégénération qui me prenait jour après jour, consciente que je mourrais à petit feu semblable à une fleur qui se mourrait doucement. C'était plutôt évident, c'était une certitude, mais j'avais mal à croire que je me retrouvais de nouveau ici... moi qui tentais de vivre telle une jeune fille normale. Les murs m'accueillaient froidement une nouvelle fois... Mais, ce fut bien différent cette fois. Moi qui étais perdue, qui avais si peur, voilai qu'une simple inconnue se volait à moi, tente de calmer les peurs qui ne cessaient de me ronger. Peur... ho oui, je le ressentais, qui ne le serais pas à ma place, mais le montré, c'était un peu trop dur pour moi... Peut de gens dans mon entourage me voyait flanchée, tomber par simple orgueil mal placer ou pour d'autre, par simple nature. D'une certaine façon, c'était normal, qui aime ce montré faible, qui aime baisser les armes devant les autres laissant voir ce côté fragile que nous possédons tous?... Même mes parents ne m'avaient pas vu pleuré depuis l'annonce de mon cancer, seul Scott vue ma faiblesse, mes larmes, mon cousin, mon frère de coeur et aujourd'hui, celle jeune femme qui avait volé à mon secourt. Elle n’en était pas obligée, mais j'étais des plus reconnaissantes et ça se voyait à mon regard.

J'apportais ma manche par habitude sur mon visage et j'essayais ces larmes qui avaient apparu instinctivement pendant ma peur et mon angoisse. Nous ne nous connaissions pas, mais je me sentais pas obliger de prendre ce brin de distance que j'avais l'habitude de faire envers les autres. M'ayant déjà vue pleurer et même faire une de ces paniques, pourquoi monterais-je ce mur entre elle et moi? En fait, je n’en voyais pas l'importance dans le moment présent et en voyant cette Abbie s'ouvrir à moi, je compris que ça n'en valait pas la peine. '' Moi c'est Camille. '' Dis-je avec un léger sourire aux coins des lèvres. Non celui que j'avais à mon habitude, mais seulement pour lui mettre en mémoire autre chose qu'une fille au regard apeuré et perdu de ma prise de quelques minutes. Je la voyais prendre mon dossier et je n'en voyais pas d'objection vue ce quelle venait de voir. Puis, connaissant les médecins, ceux-ci m'avaient sûrement placé dans cette aile des gens dans le même état que le mien alors pourquoi faire la mystérieuse face à tout ça. Puis, comme je le regrettais... Abbie ce mit à déposé ce regard peiner sur moi. CE regard que je tentais de fuir depuis la découverte de ma fin imminente et j'esquivais son regard. '' S'il te plaît... ne fait pas ce regard... Je sais que c'est stupide à dire, mais j'essaie tellement d'y échapper.'' C'était bel et bien vrai. Nous étions venues ici pour l'espoir de mes parents, mais en grande partie pour ne plus voir ce regard partout ou j'allais avec ces paroles qui me faisaient plus pleurer qu'autre chose. lls disaient qu'ils étaient tous avec moi, que ça ira bien, qu'ils sont désoler... Comment poursuivre quand tous les gens de ton université savent plus que toi ce que tu as? C'était déjà un dur coup et avec ma venue ici, les rumeurs devaient circuler déjà.

L'éteinte du moniteur fut certainement une sorte de délivrance. Ce frisson pouvait enfin quitter ma peau, car ça avait don de m'agacer se petit son à double sens. Prenant une seconde gorgée de la boisons légèrement trop diluer avec de l'eau, je ramenais mon regard vers elle et laissait passer un soupire de réconfort. Sourire franc aux lèvres, je lui dis sur le ton de la blague. '' Hooo mon dieu, tu viens tout juste de m'offrir une fleure là! Et comme tu dis, c'est nettement moins stressant! Ils devraient sérieusement repenser aux sons de leur machine. '' D'un certain côté, il était simple, facile à dépisté, mais c'est sans doute le son le plus irritant dans l'univers entier, ça et les gens qui font passer leurs ongles sur les tableaux à craie! Juste à y penser, ça me donne ce frisson désagréable le long de la colonne vertébrale.

Je la questionnais. J'étais si curieuse envers elle, car Abbie semblait avoir un passer derrière elle. Je ne pouvais pas savoir quoi, mais... La jeune femme semblait me comprendre d'une façon que peu de gens m'avaient montrée. Certaines femmes travaillant dans ce milieu m'avaient montré le même regard plein de compréhension, alors que d'autres sont si détachés, comme si elles étaient mortes à l'intérieur d'eux. Je ne dis pas qu'elles ne sont pas douées dans leur métier, non... Mais certaines semblent ne plus avoir cette flamme, cette envie d'aider les autres. Puis, bon... Je me trompais peut-être aussi? Je compris alors. Elle était bénévole, mais ce n’était pas ça première fois, je pouvais le sentir. Sauf que ce genre de chose, on ne peut pas en parler avant de l'autre ne le fasse par elle-même, par politesse. Je hochais positivement la tête '' Oui ça va... Et toi?'' Je la sentais sensible et ce n'était pas mal au contraire. Avec cette sorte de morphine qui m'avait installé, je sentais ce mal qui disparaissait et je sentais que je pouvais respirer de nouveau convenablement. Un petit repos, un petit instant de liberté. Ça semblait si peu pour certains, mais en ressentant cette pression me quitter, je me sentais de nouveau bien; en quelque sorte... Humaine. '' Je dois t'avouer que... malgré que je te réponds que ça va, ce n'est guère vrai. Je sens que ça commence à... prendre le dessus sur moi, mais malgré tout je dis que ça va, pour ne pas inquiéter personne. '' Je réalisais qu'en fais je venais tout juste de dire ça alors que je fixais un point. Je remontais à elle et affichais un sourire '' Désoler, c'était une sorte de constatation... C'est magnifique ce que tu fais. C'est la première fois que tu viens ici, leur donner ton soutien?''



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MessageSujet: Re: Living yet, but also close to death ∆ Abigaelle Atkins   Lun 31 Juil - 10:30

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Elle était bien plus forte qu’elle le pensait. Subir un tel degré de douleur et continuer à vivre étaient une chose exceptionnelle. Ma mère avait cessé de se battre le jour où mon père fut retrouvé mort, le jour de mon premier assassinat de vampire. Elle n’avait déclaré son cancer que bien plus tard, quelques mois après, mais pour elle, à quoi bon se battre sans sa moitié ? Elle m’avait pourtant, mais je n’étais pas assez pour son bonheur et je pense que d’une certaine manière, elle ne voulait pas être un poids dans ma vie. Elle avait vu l’étincelle disparaitre dans mes yeux le jour où le pieu arriva dans le cœur du vampire, trop tard pour sauver mon père. Elle n’avait pourtant pas assisté au craquèlement de mon âme quand j’avais administré ce liquide qui l’avait endormi, pour de bon.

Etonnamment, un regard bienveillant se poser sur cette enfant qui devait avoir une dose de courage bien plus présent que chez n’importe qui de lambda. Elle n’était pas quelqu’un de lambda.

- Mon regard n’est aucunement de la pitié, rassures-toi. J’ai frôlé la douleur que tu peux ressentir et ça m’attriste juste qu’une fille de ton âge le supporte. Au contraire, je te respecte, Camille.

Ici, entre ses murs, il n’y avait plus de chasseuse, d’éditrice, il ne restait qu’Abby, celle qui avait perdue ses parents et surtout sa mère d’une telle maladie et qui avait comprit que la présence d’une autre personne, même inconnu peut faire du bien. Les gens ont oubliés la valeur d’un sourire. Je reposais le dossier, avant de me rapprocher d’elle à nouveau et de poser, une fois encore, ma main sur la sienne. Je ne voulais pas qu’elle pense que pour moi, elle n’était qu’une malade, je ne voulais pas qu’elle se sente avec quelqu’un qui avait pitié d’elle. Il n’y avait aucune pitié, si ce n’est de revivre ce que j’avais connu. Je lui adressais un sourire tendre, doux, presque impossible en règle général.

Eteindre le moniteur, retirer un son faible, agaçant, et pourtant si fort, un appareil qui trahi les moindres battements de cœur… Je l’avais connu, le supportant moi-même les fois où mes combats ne se finissaient pas de la meilleure des manières et qu’un séjour à l’hôpital soit indispensable. Parfois j’envie les vampires avec cette capacité à se régénérer. Ca me serait tellement utile et pourtant, ça me rapprocherait une fois de plus de ce que je chasse. Ne suis-je donc pas hypocrite de haïr ceux pour qui j’existe ?

- Ce que j’aime le moins, c’est la façon qu’il trahi nos émotions. Ce petit bip incessant qui s’accélère. Mentir est compliqué avec ce mouchard.

Un sourire, une voix un peu plus légère pour continuer sur une boutade, comme elle. Je comprends qu’elle veuille détendre l’atmosphère, mais nous sommes ici pour une raison après tout. Elle pourrait faire ce qu’elle veut, l’issu serait identique que pour ma mère.

J’arquais un sourcil d’étonnement quand elle me demanda la même chose. Si j’allais bien ? Etait-ce par simple politesse où avait-elle vu ce que je savais que je cachais fort mal ? A quoi bon cacher quelque chose qui ressort par tous les ports ? Ici, je souffrais comme deux ans en arrière.

- Tout va toujours bien.

Le mensonge, sans doute, le plus dit dans le monde, encore plus dans ma vie. Dire à tout le monde que tout va bien et ne pas le penser une seconde. Et pourtant, en face de moi, je vis la même chose se passait. Elle venait de me mentir en me disant que tout allait bien et pourtant, à présent elle se livrer. Je repris le petit fauteuil pour m’asseoir à ses côtés, gardant sa main dans la mienne. D’un naturel sur la réserve, sur la défensive, n’appréciant que peu le contact humain, cette fois, c’était différent. Elle était forcément humaine et elle avait besoin d’aide. Comme moi. J’appréciais qu’elle ait assez confiance en moi pour me dire la vérité. Mon regard fut triste, ma deuxième main vint serrer la sienne, entre mes deux mains, à présent, voulant lui apporter autant de réconfort que j’étais possible à donner.

- On essaie toujours de protéger les autres au détriment de soit. Que dises les médecins ? Dans le monde, il y a toujours de l’espoir.

J’avais vu son nom de famille, je connaissais ce nom. Aussi étrange que cela puisse paraitre, j’éprouvais une certaine forme de respect pour le vétérinaire qui m’avait sauvé la vie.

- Ne prends pas ça pour une insulte, mais disons que les animaux et les humains c’est différent…sans l’être. Tu connais Scott, non ? Enfin, je me dis, que parfois, les traitements pour les animaux, peuvent être appliqués, avec modification, s’entend pour les humains. En dernière…ligne droit, je pense qu’il reste des moyens de voir les choses, des moyens de soulager, d’endiguer une maladie. Certains modifie des traitements humais pour les animaux, pourquoi pas le contraire ?


Je me rendais compte que présenter comme ça, c’était un peu étonnant, mais il y avait un sens caché et je voulais voir à quel point le monde qui nous entourait lui donner les possibilités. Vu leur nom de famille, les imaginer de la même famille semblait plus qu’évident. Une sœur ? Une cousine ? Vu leur âge et leur présence ici à tous les deux, ça ne pouvait être que ça. Pourquoi ne pas l’avoir transformé ? Etait-ce possible pour la sauver ? Aussi étonnant que ça puisse paraitre, la voir se transformer ne me ferait une ennemie pour elle. J’aurais tout donné pour que l’on sauve ma mère, alors pourquoi pas la magie dans son ensemble ?

- Tu n’as pas à t’excuser de dire ce que tu ressens vraiment. Je sais que parfois, ça peut faire du bien, alors ne te gênes pas. Je ne dirais pas que c’est magnifique, je ne tire aucune gloire. J’apporte juste une oreille attentive à ceux qui en ont besoin… Ca n’est pas la première fois, même si j’essaie de venir aussi souvent que je peux, mais…

Ma voix continuait d’être d’une douceur sans nom pour la jeune malade et pourtant, je l’entendis trembler. Je fermais les yeux, pris une profonde respiration, me remémorant les souvenirs qui ne me quittait jamais, surtout pas entre ses murs.

- Ma mère a été atteinte du cancer. Elle en est morte il y a deux ans.

Un sourire triste perle maintenant mes lèvres. Et mon regard la quitte pour regarder un point éloigné. C’est une première, jamais je n’avais parlé de ma mère, de sa maladie, de sa mort. Enfin, peut-être à une seule et unique personne qui se trouve bien loin de moi maintenant.

- Elle a refusais de se battre quand elle a perdu mon père. J’étais prête à tout pour la sauver, mais elle refusait. Le monde est tellement étrange et…magique pour que je puisse trouver une solution pour la ramener, la sauver, la soigner… Elle n’est pas morte à l’hopital, mais chez elle, en France, je suppose que c’est mieux ainsi.

Je sentis les larmes montaient aux yeux et je quittais, rapidement la main de la jeune malade pour me rendre dans la petite sale de bain qui se trouvait dans la chambre. Aussitôt que je passais la porte, une larme coula. Devant le miroir, je la regardais couler, me rappelant à quel point j’étais orpheline et seule. Je passais de l’eau fraiche sur le visage avant de sourire, me forçant à sourire, à semblait heureuse. Je n’avais pas le droit de craquer, ni pour elle, ni pour moi. Je sortis de la pièce, avec ce sourire de façade, regardant dans le couloir.

- Tu veux quelque chose à manger ? Tu as besoin de quelque chose ?


Autant me mettre à son service, pour oublier que cette douleur, elle ne partira jamais.





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Living yet, but also close to death ∆ Abigaelle Atkins

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