Les Top

Leatherland
Blazing Star
Fearwood
Chicago Dreams



 

Bienvenue sur le forum ♥

Merci de privilégier les personnages masculins.
Nous manquons de membres du brotherhood et de vampires engendrés par Rebekah.

Partagez | .
 

 Who are you really ? | Abigaëlle Atkins

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar
▬ Messages : 122
▬ Points : 320
▬ Date d'inscription : 29/04/2017
▬ Localisation : Là ou je te prendrais par surprise
▬ Emploi/loisirs : Chasseur
MessageSujet: Who are you really ? | Abigaëlle Atkins   Lun 1 Mai - 19:33

Lost on me
“When I was a kid... I used to wish some stranger would come and tell me my family wasn't really my family. Oh, they weren't bad people, they were just... insignificant. And I wanted to be different. Special. I wanted to change. A new name, a new life. .”
I
l Il marchait en direction du parc, parfaitement sur de lui, dégageant une assurance hors du commun, une arbalette a la main. Comme possédé, c'est a peine si il clignait des yeux.
Relisez ça avec une musique badass en fond et vous l'avez. Xander, en route pour la chasse. Non, pas aux canards, quelque chose de bien plus dangereux.
Le chasseur savait parfaitement ou il devait allé. Il pistait depuis quelques jours une femme qui semblait s'entrainer dans ce recoin du parc et avait dés les premières minutes remarqué quelque chose qui clochait. Du genre, une force surhumaine. Aucun doute pour Xander, un vampire. Un vampire qui allait bientôt passer un mauvais quart d'heure.
Cependant il n'allait pas la tuer. Du moins, pas de suite. Autant s'amuser un peu et obtenir quelques informations. La partie préféré du chasseur. Laisser libre court a sa haine des surnaturels et se venger un peu plus, chaques fois, du désastre familial que les vampires avait crée. Un orphelin en quête d'amour et de violence.
 
L
''intensité de son regard se fit plus insistante. Elle était là. S'entrainant, comme toujours. Peut être pour la dernière fois, d'ailleurs. Pensée qui le fit sourire.
Restant a bonne distance, il entreprit de regler son arme puis entreprit de tremper ses flêches dans un mélange de verveine et d'un liquide qui devrait l'endormir pour une petite heure.
Xander s'installa, attendant le bon moment pour lacher la bombe.
La flêche fendit l'air dans un sifflement, atteignant sa cible dans le dos.

- Boom. Souffla il d'un air satisfait en voyant le vampire s'effondrer.

Il ne tarda pas a la rejoindre. Xander observa sa victime, totalement a lui. Pendant que celle ci s'essouflait a lutter pour ne pas perdre conscience, il dégagea quelques méches de cheveux pour sonder son visage. Ce fut, surement, la dernière chose quelle vit. Une lueur de folie sur le visage d'un inconnu.
Le chasseur la traina jusqu'a sa voiture tout en sifflotant un air inconnu. Du Xander tout craché.

 
I
l conduit jusqu'a chez lui dans le silence le plus totale. L'homme avait investit d'une cave avec tout un tas de "joujou" special anti vampires. Une créativité hors du commun.
La vampirette se retrouva donc attachée poing liés a une chaise au milieu de sa salle de torture. Elle ne devrait, d'ailleurs, pas tardé a reprendre conscience. Juste le temps pour le chasseur de monter a l'étage pour se préparer...un thé. A la verveine, bien sur.
Lorsqu'il redescendit au sous sol, sa victime était en train de reprendre conscience.
Il sourit puis prit la parole entre deux gorgées.

- Alors ? On a fait une petite sieste ?


Il laisse échapper un petit rire narquois puis se rapproche. Xander la dévisage avant de porter la tasse a sa bouche, sans aucune pression.

- Je crois que le thé a la verveine est vraiment mon préféré.

Voila de quoi annoncer une soirée fort en émotion
© Mister Hyde

_________________
Hello painful
" I have trapped you inside your twisted mind. You're gonna be alone, Xander, very much alone, in this nightmare that will last forever. And the best part about it is that when I leave here, you're not gonna remember what I did, and you're gonna live every empty day like it's real "~ byendlesslove.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 131
▬ Points : 522
▬ Date d'inscription : 26/04/2017
▬ Emploi/loisirs : Editrice / Chasseuse à temps plein
MessageSujet: Re: Who are you really ? | Abigaëlle Atkins   Mar 2 Mai - 12:24

I swear...You will pay for that !



Les yeux s’ouvrent, non, en vérité, ils tentent de s’ouvrir. Je n’arrive pas à les ouvrir, ma tête me brule, mon dos me ferait bien hurler de douleur. Ma tête est dans une sorte de coton dont je n’arrive pas à sortir. J’essaie de bouger les mains, impossible. J’essaie de bouger les jambes, impossible. J’essaie de bouger la tête, elle, j’y arrive, mais c’est douloureux et j’ai l’impression que mon cerveau n’est plus qu’une petite boule dans ma tête et il cogne contre mon crâne. Je grimace. Bon sang, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Reprenons depuis le début, tentons d’éclaircir la situation. Levée pour une matinée de travail, lire les livres, discuter de contrat au téléphone, supporter une réunion d’un ennui mortel qui n’arrive toujours qu’à la même constatation : La partie fantastique rapporte bien. J’avais aimé cette partie, j’avais aimé que mon travail soit reconnu, alors que je me battais bec et ongles pour que la fiction ne se rapproche pas trop de la réalité. Les livres sont une source d’informations inépuisables, autant de pas donner d’indices aux lecteurs.
J’étais rentrée me changer pour m’entrainer, principalement à refaire des répétitions de mes enchainements de boxe que mon père m’avait appris et que j’avais améliorée avec l’expérience. Je m’étais arrêté, pour reprendre mon souffle, je me souviens de ça. Ah et d’une atroce douleur dans le dos. La réflexion ne s’était pas fait attendre, j’avais compris qu’on m’avait tiré dessus ! Et dans le dos qui plus est ! Un lâche avait osé me toucher ?! Pourtant, ça n’était pas tant la douleur qui m’énervai, mais la suite. Tombant à genoux, je gardais mes hurlements en moi, alors que mes yeux se fermaient presque tous seuls. J’avais reconnu la faible force dans mes mains pour les serrais, ne voulant pas fermé les yeux et une main avait glissé sur mon visage, dégageant mes cheveux. Presque de la douceur dans ces gestes, à ce mec, brun, les yeux noirs au sourire atroce. J’avais voulu lui parler, j’avais voulu tellement de chose, mais à peine eu-je vu son visage que je tombais dans les méandres de l’inconscience.
Après avoir refait le tour de la situation, laissant mon esprit se réveiller, j’avais finalement compris. Cet abrutit m’avait blessée, droguée et visiblement, attachée. Des bruits me firent relevé la tête et mes yeux s’ouvrirent, lentement. Une silhouette se distingua devant moi, une voix siffla à mes oreilles. Je grimaçais, tantôt de douleur, tantôt de rage de m’être faite avoir si facilement. Quand mes yeux s’habituèrent à retrouver la normalité, mon regard alla vers les murs, tentant de comprendre où j’étais. Des pieux en grand nombre, des armes à feux, des armes blanches. Putain, c’est quoi ce bordel ? Je fis craquer mon cou avant de regarder l’homme, sa tasse à la main, je lui aurais bien écrasé sur la tête ! Je tentais de faire bouger mes mains, sans grande réussite d’abord. Mon esprit était encore faible, mon corps tout autant, je ne pourrais pas utiliser la deuxième Abby tout de suite. Je finis par relever la tête, mes cheveux glissant sur mes joues.
Je ne répondis pas à sa première phrase, le jaugeant avec une haine palpable. S’il avait du bois, c’est qu’il était chasseur, non ? Alors pourquoi s’en prendre à moi ? Son petit rire toucha ma fierté en plein vol et je pris une respiration profonde pour ne pas tenter de lui sauter dessus. De toute façon, quoi faire maintenant ? Il parle de son breuvage…Thé à la verveine ? Non… Se pourrait-il que…Non ! Il n’a pas pu me prendre pour un vampire ? Je serre les dents et dans mon esprit, une idée germe. Autant lui faire croire à son petit manège, autant savoir à qui j’ai à faire. S’il ne sait pas pour moi, il est humain, un petit chasseur humain lambda et malgré qu’il soit humain, il ne perdait rien pour attendre.
- J’en prends chaque matin. J’ose espérer qu’il n’y a pas de sucre dedans, ça le rend moins bon !
Je tente de faire bouger mes liens, mais la douleur me reprend dans le dos, je sens un liquide chaud dégoulinait. Ce mec m’a blessé et ne me soigne pas ? Ah mais oui…Je suis vampire à ses yeux. Qu’elle insulte ! Moi ! Vampire ?! Rien que pour ça, je devrais l’empaler au mur !
- Bon, mon mignon, on discute thé et café où tu me détaches pour voir si tu es un vrai homme ? Commençons, par une question simple, tu me dois bien ça. Qui est l’heureux propriétaire de cet endroit à la décoration si…personnelle ?
Je serrais les dents avant de me redresser, comme je pouvais. Jouer un vampire chassé par un chasseur, qu’elle blague ! Je devais admettre qu’il avait bien serrés les cordes et qu’une personne banale n’arrivera pas à s’en sortir, mais qui à dit que j’étais banale ?
- Je te donne un petit conseil, si tu as prévu de me tuer, fais-le vite. Une fois que je serais libre, je te fais manger ta tasse et je t’arracherais la tête !
Mon regard était empli de sentiments nouveaux et c’était en train de me rendre folle. Etre le chassé, c’est donc ça qu’on ressent ? Pourtant, moi, qu’avais-je fait de mal si ce n’est de protéger la vie de ces insectes comme lui ? Un étonnement naquis en moi, depuis quand pensais-je ça des humains ? Ah oui, depuis que je suis un saucisson attaché et prête à être manger. Un sourire vint naitre sur mes lèvres, lui prouvant par la même que je n'avais pas peur de lui, qu'il m'amusait d'ailleurs. Ce qu'il comptait me faire, je l'avais peut-être déjà fait, alors s'il voulait jouer, il n'allait pas être déçu de la fin de la partie.


lumos maxima
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
▬ Messages : 122
▬ Points : 320
▬ Date d'inscription : 29/04/2017
▬ Localisation : Là ou je te prendrais par surprise
▬ Emploi/loisirs : Chasseur
MessageSujet: Re: Who are you really ? | Abigaëlle Atkins   Mer 3 Mai - 20:59

Lost on me
“When I was a kid... I used to wish some stranger would come and tell me my family wasn't really my family. Oh, they weren't bad people, they were just... insignificant. And I wanted to be different. Special. I wanted to change. A new name, a new life. .”
L
a jeune femme semblait reprendre conscience. Lentement mais surement. Du temps. Xander en avait a revendre surtout quand il s'agissait de s'occuper d'un vampire. Seul bémol... elle n'en était pas un. Mais ça, il ne le savait pas encore.
A en croire l'air sur le visage de celle ci, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle fichait ici. Pour le chasseur, au contraire, c'était limpide et il comptait bien lui raffraichir les idées.
Parcequ'il n'en serait pas là si les vampires et toutes autres créatures surnaturels n'avaient pas existées. Rien de tout ça ne serait arrivé. Et sa mère serait peut être encore en vie a l'heure qu'il est. Peut être.
Probablement.
...Pas.
Il arrive un moment ou la vérité éclate. Aurait il réagit de la même façon sans cette attaque de vampire a l'annonce de sa mère adoptive ?
Xander s'était souvent repassé ce souvenir en tête. L'avait modifié. Emplifié. Détourné. Mais tous les chemins mènent a la chute. Tous les chemins mènent a la mort.
Il serre les dents, se forçant a ne pas repenser a ça. Non. Pas maintenant. Pas encore. L'heure n'est plus a sa propre torture mais a la vengeance. Anesthésier un peu plus ses douleurs du passé en se rapprochant de cet ultime but tant rechercher. L'extinction des surnaturels. Avec l'espoir secret de voir ses fantômes du passé partir en fumé.
Délicieuse mélancolie.  
 
L
a voix du monstre en face de lui le ramena a lui. Là ou sa vengeance prenait forme.

- J’en prends chaque matin. J’ose espérer qu’il n’y a pas de sucre dedans, ça le rend moins bon !

Il laisse échapper un ricanement, presque impressionné de la répartie de sa victime, enchainant un mouvement de tête qui valait bien plus que des mots.

S
ilence total. Sa victime bouge. Xander se délecte de la souffrance sur le visage de la jeune femme. Car, oui, il n'y était pas allé de main morte pour retirer la flèche qui avait transpercé son dos.

- Bon, mon mignon, on discute thé et café où tu me détaches pour voir si tu es un vrai homme ? Commençons, par une question simple, tu me dois bien ça. Qui est l’heureux propriétaire de cet endroit à la décoration si…personnelle ?

Il passe sa langue sur ses lèvres. Impossible de deviner le fond de ses pensées. Ni même de deviner ses prochaines actions.
Xander se rapproche tandis que la vampire contonue de vomir son flot de paroles.
Son visage se fige, au même moment ses mains se posent sur sa gorge et font bien vite pression. Ses iris viennent plonger dans ceux de sa victime. Silence. Puis,enfin...

- Vraiment, des menaces ? La pression se referme un peu plus. Je ne pense pas que tu sois en position pour proférer ce genre d'intimidation. Encore un peu plus. Tandis que moi...

Enfin, il la relache. Se délecte intérieurement de la voir s'étrangler, tenter de retrouver une respiration décente. Il ne lui laisse pas le temps.
Ses mains glissent sur son cuir chevelu et viennent saisir une touffe de cheveux, il l'oblige a lui faire face, lui tordant le dos pour un peu plus de souffrance. Toujours plus.

- Tu pense que c'est un jeu ? Il se tait le temps d'une respiration. C'est ma vie.

Il la lache a nouveau avant de faire le tour tel un animal tentant d'intimider sa proie.

- L'heureux proriètaire de cet endroit s'appel Xander Syrus. Il sourit. Et il t'invite a jouer aux portes de l'enfer.

Le reste de thé a la verveine vint glisser sur les épaules de sa victime,dégoulinant jusqu'a la blessure de son dos sous le regard du chasseur, espérant une réaction digne de ce nom. La brulure du vampire. La détresse d'un surnaturel qui s'apprétait a mourir.

© Mister Hyde

_________________
Hello painful
" I have trapped you inside your twisted mind. You're gonna be alone, Xander, very much alone, in this nightmare that will last forever. And the best part about it is that when I leave here, you're not gonna remember what I did, and you're gonna live every empty day like it's real "~ byendlesslove.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 131
▬ Points : 522
▬ Date d'inscription : 26/04/2017
▬ Emploi/loisirs : Editrice / Chasseuse à temps plein
MessageSujet: Re: Who are you really ? | Abigaëlle Atkins   Jeu 4 Mai - 18:47

I swear...You will pay for that !



C’est un comble pour un chasseur, de se retrouver chassé, face à un tel néophyte qu’il en vienne à penser qu’on soit un de ceux que l’on chasse au quotidien. Sincèrement, quels points communs avais-je avec ceux qui tuent par le simple plaisir d’une chasse…Ah. Oui. D’accord, d’un certains points de vue, ça se rapproche dangereusement de ce que je fais, mais ne suis-je pas là avant tout pour tenter une médiation… Une médiation ? Franchement, qui peut le croire ? Moi-même, j’ai du mal à me convaincre que je n’ai pas dépassé les bornes. Je savais la date exacte de l’instant où chasser le vampire, principalement, est devenu une nécessité plutôt qu’un devoir de médiation pour instaurer une quelconque paix illusoire dans le monde. J’avais peut-être un regard moins haineux sur les autres races, pourtant, si eux, ils n’existaient pas, mon père serait à nouveau près de moi, aurait fini ses jours d’une mort humaine. Banale.
A voir un visage torturé par la haine chaque matin dans le miroir, voir le regard de feu de cet homme me dépassait largement. Enfin, regardais-je comme ça mes proies ? Proie que je n’avais jamais pris affection de torturer. C’est là où moi je me diffère des monstres. Je tue, par vengeance, oui, par nécessité certainement, affectionnant le geste ? Pourquoi pas parfois. Torturer ? Non. Quel est le plaisir mystique de voir la détresse dans le regard de sa proie, des minutes, voir des heures ? J’avais en face de moi un chasseur bien différent de moi, de ce que nous, Brotherhood, sont. Un imbécile. Un crétin d’humain fini qui ne mérite, visiblement pas sa place sur terre. Pourrais-je laisser un homme comme lui en vie ? N’était-ce pas mon rôle, de le tuer, lui aussi ? Une gêne.
Me laisser faire ? Lui donner la satisfaction d’une mort lente ? Diantre non ! Pourtant, était-ce qu’il voulait ? Que je parle, que je lui donne un spectacle presque jouissif de ma mort ? Intérieurement, si je bouillonnais d’une haine, d’une rage que je n’avais connu qu’une fois dans toute ma vie, je riais. Intérieurement, je me moquais de sa crétinerie, je me moquais de ce qu’il viendrait à se passer le moment où, facilement, j’aurais arraché mes liens pour fondre sur lui, comme la mort fond sur n’importe quelle personne quand son heure sonne.
Il semble aimer ce qu’il voit. Un pervers, en plus de ça ? Le genre de mec mal dans sa peau, dans sa tête, qui apprécie la souffrance et qui va se soulager plus tard, repensant à ses actes ? Non, je ne lui laisserais pas ce plaisir. Sa main se referme sur moi, mon état étant déjà stable, ma respiration se coupe et au premier abord, je ne montre rien. Les yeux dans les yeux, je ne flancherais pas. Je n’ai pas peur. Je n’ai jamais eu peur. Je n’aurais plus peur. Au fur et à mesure qu’il parle, sa main se referme sur ma gorge, bloquant la respiration dans mes poumons, commençant même à suffoquer. Il a de la force le p’tit gars, je dois l’admettre. Pas autant qu’une brotherhood en pleine capacité. L’heure n’est plus à la rigolade. Si je ne me bats pas, je vais mourir…Non, il ne me tuerais pas si facilement, de toute façon, un être magique, un vampire, ne meurt pas comme ça. Il ne s’arrêterait pas là.
Sa main se desserre, je suffoque, je tousse, je peine à respirer, ça en est même douloureux. Affaiblir son adversaire, le torturer, s’amuser. J’étais moi-même passé par ces cours là, sans les mettre à l’épreuve. Sans doute changerais-je avec lui. Je n’ai pas le temps de respirer qu’une autre douleur me fait grimacer. Sa main tirant si fortement sur mes cheveux m’obligeant à le regarder. Non, pas même une petite seconde pour reprendre mon souffle ? Un vrai malade ! Attaché de la sorte, je ne peux rien faire si ce n’est suivre le moindre mouvement qu’il oblige à mon corps. Mon dos…J’ai l’impression que la plaie s’agrandit. Je ne hurlerais pas ! Je ne lui ferais pas ce plaisir. La neutralité de mon visage est brisée par un rictus.
- C’est…tout ?
« La douleur n’est rien ! Ton mental fera la différence ! C’est là ta force Abigaëlle ! Chacun des coups que tu prendras te rendra plus forte ! » Combien de fois avais-je fini au sol, en sang sous les coups d’un père qui tentait de m’apprendre la vie, de m’apprendre à suivre ses traces ? Combien de fois ma mère avait du intervenir, se mettre entre lui et moi, dans des entrainements où, je n’abandonnais pas et pourtant, je ne tenais de plus debout. Combien de fois, avait-elle plaidé en ma faveur, me laissant quelques jours de repos pour que je me repose et à chaque fois, le constat était toujours le même. Le lendemain, courbaturé, le corps bleu d’ecchymose, une douleur à chaque mouvement, mais je retournais dans le garage, je retournais faire face à mon père et à chaque fois, je voyais une chose qui me poussait à me battre d’avantage : La fierté. Il n’avait jamais voulu choisir entre un fils ou une fille, sachant que pour lui, ça serait du pareil au même. Je n’allais pas lui faire regretter. J’étais son soldat. Son enfant. Sa fierté.
Lorsqu’enfin je sens qu’il lâche la pression, ma tête s’abaisse, respirant fortement, difficilement. Je n’ai pas peur, je n’ai pas mal. La douleur est illusoire… Il en vient à me donner son identité. Il est derrière moi et mon instinct m’annonce le pire. Ne pourtant jamais attaquer de dos, non ? Le b.a.ba d’un combat loyal ? Qu’est-ce qui est loyal dans une chasse ? N’avais-je pas fait la même chose, plusieurs fois, face à mes victimes. Les affaiblir en frappant de dos. Le monde n’est pas loyal, alors pourquoi l’être ? Jouer aux portes de l’enfer ? Oh, j’aurais pu répliquer une petite répartie comme je sais bien les poser, mais une énième douleur vint me tordre de douleur. L’eau brulante dans mon dos avant de se loger dans ma plaie béante. Je relève la tête, cette fois, malgré mon mental que je pensais sans faille, je me mets à hurler. Hurler comme jamais, souffert comme jamais je n’avais souffert. Je sens mon dos me bruler, mon corps prit de violents soubresauts. Il a de la suite dans les idées, ça je dois l’admettre. Admettre qu’il gagnera ? Non, ça, aucune chance. J’éloigne mon dos, autant que je peux, du dossier de la chaise, mais mon maillot, lui, trempée, brulant, me rappelle sans cesse la douleur qui ne fait que m’envahir d’avantage.
Il revient devant moi, savourant sans doute l’expression de douleur ancré sur mon visage. Mon seul réflexe ? Lui cracher dessus. Je ne pensais pas pouvoir haïr, ressentir un tel dégout pour quelqu’un d’autres que le vampire qui avait tué mon père, presque sous mes yeux. Je serre les poings, je tente de les bouger, la corde est épaisse, mes forces faibles. L’issue me ferait presque peur. Presque.
Après de longue secondes à m’habituer à la douleur, je relève mon visage vers lui, souriante.
- Sincèrement ? C’est tout ce que tu peux faire ? Tu penses m’emmener en enfer ? Ca fait six ans que j’y suis et tout chasseur que tu es, tu ne pourras rien contre moi. Un petit conseil, Xandy, profites.
J’avais craché ce diminutif avec une telle hargne et malgré la douleur qui m’irradiait le dos, je ne perdais pas mon sourire. Donne le change, le pousser dans ses retranchements, le pousser à faire une faute. Il est du genre impulsif, il en fera une et je ne le louperais pas.
- Que crois-tu que tu vas me faire ? Tu veux quoi ? Que je te supplie de m’épargner ? Non, de me tuer peut-être ? Le grand chasseur, Xandy veut que je me mette à genoux pour supplier de me mettre un pieu dans le cœur ? Si tu attends ça, tu peux toujours rêver. Tu n’as aucunes idées de ce par quoi je suis passé. T'es pas plus convainquant qu'un gamin, tu sais ?
Je le regarde, je souris d’avantage avant d’exploser d’un rire sonnant faux à mes oreilles, sonnant de douleur, mais un rire tout de même. « Continue mon gars, tu vas perdre avant moi. »



lumos maxima

_________________
On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
▬ Messages : 122
▬ Points : 320
▬ Date d'inscription : 29/04/2017
▬ Localisation : Là ou je te prendrais par surprise
▬ Emploi/loisirs : Chasseur
MessageSujet: Re: Who are you really ? | Abigaëlle Atkins   Jeu 4 Mai - 21:48

Lost on me
“When I was a kid... I used to wish some stranger would come and tell me my family wasn't really my family. Oh, they weren't bad people, they were just... insignificant. And I wanted to be different. Special. I wanted to change. A new name, a new life. .”
X
ander remarqua la tenacité de la jeune femme. Elle s'était retenu  de crier jusqu'au dernier moment. Ne jamais sous éstimer un vampire. Il savoura, donc, les hurlements de sa prisonnière d'un air victorieux jusqu'a la dernière goutte de verveine. La goutte d'eau qui fait déborder le vase. Sans mauvais jeu de mot, bien sur.
Le chasseur pouvait presque ressentir la douleur avec elle. Sauf que lui, s'en nourissait.
Il posa, ensuite, délicatement la tasse vide sur une table non loin de là ou se trouvait également son arme de service, chargé a bloc. Jamais trop prudent. Avant de revenir en face de sa victime qui l'accueillit d'un magnifique crachat en pleine figure. Celui ci ne se démonta pas, se contenta de la fixer d'un air indéchiffrable qu'il ne rompit que pour s'essuyer le visage.

- Oh, quelle finesse.

Il lui caresse la joue, un affreux rictus aux lèvres, songeant déjà a sa prochaine torture. Il était sur le point de se moquer d'elle en affirmant que sa réaction ne correspondait en rien a son jolie minois mais la vampire fut plus rapide.

- Sincèrement ? C’est tout ce que tu peux faire ? Tu penses m’emmener en enfer ? Ca fait six ans que j’y suis et tout chasseur que tu es, tu ne pourras rien contre moi. Un petit conseil, Xandy, profites.

Xandy...
Soudain c'est le choc. Elle ne le connait pas, frappe pourtant là ou ça fait mal. Plus douloureux qu'un coup de couteau dans le dos, des mots. Des souvenirs qui resurgissent.
Il recule, souffle coupé comme si quelqu'un venait de le frapper. C'était le cas. Intérieurement.
Son regard se fond dans le vide. Il n'est clairement plus dans cette pièce. Juste quelque part. Perdu entre le passé et le présent. Seul. Non. Avec elle. Elle l'appelait comme ça aussi. Sa mère.
Il serre les dents, doit se raccrocher au mur pour éviter de trop subir les tremblements qui ce sont emparés de son corps.
...Et elle ne m'appelera plus comme ça...
Le voila figé au pied du mur. Debout. Sans réaction. Aussi inerte qu'elle. Sauf que lui respire encore.
Et c'est peut-être ça qui fait le plus mal. Toutes ces années qui restent. A respirer sans elle.
...Parceque je l'ai tué...

J
'ai parfois cette impression que mon sang coule a flot. Se vide de mon corps. Aux rythmes de mes sanglots intérieur. Et je me tâte en vain pour trouver la blessure. Mais elle n'est pas là. C'est bien plus complexe que ça. Quelque chose est mort avec elle, en moi ce soir là. On ne guerrit pas de ce genre de blessure. Le temps n'est pas un allié. Il est un traitre.
Cette douleur , c'est la mienne. C'est l'intolérable preuve de mon impuissance. Celle qui prouve que je ne suis pas plus fort que les autres. Juste un simple mortel aux cinquantes nuances de souffrance.
Et je fixe le mur, tentant de reprendre le contrôle de moi même. Je ne suis plus rien. Si. Une proie. Celle de mes démons intérieurs.


C
'est assez effrayant comme un simple geste. Un simple mot pouvait ramener autant de souvenir a la vie. Xander avait enterré ça quelque part, sous des mètres cubes de conscience. Des images. Des sons. Quelque chose. Rien de précis. Comme si tout cela ne lui était jamais arrivé.

- Que crois-tu que tu vas me faire ? Tu veux quoi ? Que je te supplie de m’épargner ? Non, de me tuer peut-être ? Le grand chasseur, Xandy veut que je me mette à genoux pour supplier de me mettre un pieu dans le cœur ? Si tu attends ça, tu peux toujours rêver. Tu n’as aucunes idées de ce par quoi je suis passé. T'es pas plus convainquant qu'un gamin, tu sais ?

Quelque chose vient se briser en lui. Il sent cette émotion qui monte en lui. L’ascenseur fou. Il déraille. Fonce comme un fou là ou se trouve la vampire, toute trace de sang froid envolé. Son hurlement vint rompre le silence.

- Et moi, tu sais par quoi je suis passé ?! Il lui hurle carrément dessus. Tu n'as aucune idée de qui je suis !! Sa voix s'étrangle même si aucune larme ne pointe le bout de son nez. Aucune idée !!!

Habité par une force soudaine, son poing s'abat sur le visage de sa victime, faisant basculer la chaise et son hôte sur le sol. Il lui grimpe alors dessus, attrapant ses cheveux, ponctuant son dernier mot en lui frappant le crâne contre le sol. Il lui releva la tête, prêt à recommencer mais ses forces l'abandonnent, son visage a quelque centimètre de celui de la jeune femme. Leurs respirations s'entremèlent, leurs douleurs s'entrecroisent, se mêlent et se démélent. Une scène qui malgrés tout, torturait encore un peu plus le chasseur.
Un violent spasme le secoua, le repoussant jusqu'a la table. Sans réfléchir Xander attrape son arme et la pointe directement sur la jeune femme, incapable de maintenir sa main tant il tremblait. Pataugeant dans sa souffrance refoulée. C'est marré haute. Et il est en train de se noyer. Une larme coule, il n'y prête même pas attention. Il prend la parole. Plus calmement cette fois. Les mots court a toute vitesse.

- Dis moi quelque chose, n'importe quoi. Juste quelque chose qui pourrait me faire croire que tu n'es pas comme tous les autres...

Sa voix tremble autant que sa main.
Quelque chose qui me laissera t'epargner.

© Mister Hyde

_________________
Hello painful
" I have trapped you inside your twisted mind. You're gonna be alone, Xander, very much alone, in this nightmare that will last forever. And the best part about it is that when I leave here, you're not gonna remember what I did, and you're gonna live every empty day like it's real "~ byendlesslove.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
▬ Messages : 131
▬ Points : 522
▬ Date d'inscription : 26/04/2017
▬ Emploi/loisirs : Editrice / Chasseuse à temps plein
MessageSujet: Re: Who are you really ? | Abigaëlle Atkins   Dim 7 Mai - 4:11

I swear...You will pay for that !



Je n’avais pas besoin de regarder derrière moi pour sentir l’appréciation de mon bourreau pour chacun de mes cris. Son regard, sa posture, ses gestes, son attitude, tant qu’il était en face moi, j’avais pu voir que me faire du mal, lui faisait du bien et cette fois, je ne pouvais retenir mes cris, il devait être au comble du bonheur.
Finesse ? C’était lui, cet homme qui m’avait attaqué dans le dos, qui me parlait de finesse ? Lui qui s’amusait de me voir hurler, qui s’amusait à me faire mal juste par plaisir ? Et c’était moi qui n’étais pas assez fine ? Ses doigts sur ma peau me déclenchent un frisson. Comment peut-il oser me toucher ? Quelle folie est-ce que de prendre un tel plaisir de voir quelqu’un ainsi harnaché, souffrant. En quoi cela peut-il être jouissif ? La folie de ce monde ne se trouve pas que dans les êtres magiques. Les humains sont malades.
Pourtant, la suite dans la suite des événements, il me manquait des indices. Des supputations étaient d’usages et pourtant, sans grands résultats. Je fronçais les sourcils, tentant de pénétrer un esprit malade pour comprendre ce changement d’attitude si brutal. Pourquoi se reculer ? Pourquoi cet impression d’étouffer ? Je n’ai pourtant rien fait. Aurais-je dit quelque chose ? C’était la seule possibilité. Les enfers ? Non, après tout, c’était juste un retour, utiliser les mots d’un homme fou. Les mots sont forts, puissants, mais qu’elle énième folie rend ce corps fébrile ? Il se met à trembler et malgré moi, alors que je ne devrais pas, je m’inquiète. Que peut-il se passer ? Que lui arrive-t-il ? Je m’inquiète, pour lui ? Un tant soi peu, mais surtout pour moi. Il ne faut pas être folle, il ne pas être utopiste que de croire que son esprit torturé se vengera sur moi si j’ai prononcé un mot que je n’aurais pas dû. Xandy…Pourtant, quelque chose me dit que c’est une simple évocation de ce surnom débile. Un mot ancré dans l’âme, comme beaucoup, dans chacun.
Je ne parle pas, je respire presque moins, tentant de me faire toute petite et pourtant, c’est plus fort que moi. Je ne peux pas laisser gagner mon bourreau. Je ne peux pas le laisser m’avoir si facilement. Interdiction qu’il m’attendrisse. C’est un jeu. Un jeu malsain où il essai d’attendrir la viande qu’il pense morte devant lui. Je n’ai, presque, jamais fait preuve de sentiments dans ma vie, ça n’est pas maintenant que je vais le faire, pas alors que je suis au prise d’une mort atroce. Ce soir, je ne mourrais pas.
Il faut le ramener à la réalité. Non, le pousser à bout. Je ne me ferais pas psychiatre, ce soir. Je ne ferais pas dans la dentelle, je ne serais pas douce. Celui qui oses lever la main sur moi ne s’en sort que rarement indemne et pourtant, j’ai conscience de ma propre faiblesse. Mon corps se tort de douleur, mon dos me brule, la sensation de la plaie ouverte me fait serrer les dents, mais je ne suis pas faible. Je tiendrais bon, je serais forte, parce que je suis née pour ça.
Comme si tout n’était qu’un jeu, comme si j’avais, presque raison, il se ru sur moi, un hurlement si féroce qu’il m’en fait presque mal aux oreilles. Il déraille, il devient fou, il devient un rebu de la société. Trop dangereux pour rester en vie.
Savoir par quoi il est passé ? Qu’elle question idiote. Je me moque totalement de sa vie, de ces sentiments qui vous animent jusqu’à nous faire déraper. Il semble ne plus rien avoir d’humain. Un homme sans âme. Pourtant, alors pourquoi une larme ? Ce signe de faiblesse à la vue de tous ? De moi ? Il déraille… Il perd pieds. Parfait ! Son erreur se fera sous peu. Il me laissera les cartes en main pour reprendre le dessus. J’aurais aimé avoir eu le temps de prononcé d’autres paroles, mais la seule chose que je pu réellement ressentir ce fut cette rage dans son poing sur mon visage, de la violence du choc de ma tête contre le sol, une première fois. J’ai peut-être été trop loin. N’ayant pas assez soupesée la violence d’un esprit malade. J’entends des cracs significatifs. La chaise vient d’exploser sous le sol et du sol et de cet homme qui s’est jeté sur moi. Je n’ai, pourtant, pas le temps de réagir qu’il vient à nouveau se saisir de mes cheveux avant de m’écraser la tête sur le sol. Je suis sonnée, mes yeux se floutent, à nouveau et ma respiration devient plus hésitante.
La violence d’un non humain, à mes yeux, je connais. La violence d’un humain, le désarroi de l’âme, je n’avais connu que la mienne, pas celle d’un autre. J’ouvre les yeux, fixant le mur pour reprendre contenance. Les coups ont cessés et je tourne mon regard sur lui, tentant de saisir la suite des évenements. Pourquoi avais-je cette impression de perdition plus que de rage ?

Ne pas se laisser avoir…


Je craque à nouveau. Sur le sol, du sang. Mon cerveau se retourne dans ma tête et le moindre mouvement est difficile. Il s’écarte, j’en profite pour fermer les yeux. Contenance. Il perd pied, je ne dois pas l’imiter. La maitrise de soi, c’est la clé de chaque chose, la clé de l’humanité. Ne pas se rabaisser pour un quelconque sentiment qui nous prend les tripes et qui veut prendre le dessus.

C’est la différence entre eux et moi.

Je souffle, péniblement. Une énième rencontre avec un sol qui me rappelle ma jeunesse, mon entrainement. Qui me rappelle mon père. Ma force et ma faiblesse. J’ouvre les yeux et la situation et d’autant plus ironique. Xander qui se trouve presque dessus de moi, arme à la main, vers moi. Mon père aussi, pour me pousser à bout, m’obliger à me lever, m’obliger à être plus forte que chacune douleur. Les retranchements…
Une différence subsiste tout de même. Mon père n’a jamais tremblé une arme à la main, pour me menacer moi, ou d’autres. Mon père n’aurait jamais flanché.  Mon père n’aurait jamais laissé des larmes sur son visage. Mon père était un homme fort. Je suis sa fille. Abbigaëlle Atkins. La fille d’un ange, littéralement. Gabriel, ange déchu, mort par les crocs.
Mon visage se tord d’une grimace dubitative, vient-il vraiment de me demander ceci ? Une raison pour ne pas me tuer ? Il pleure. Il souffre. Il n’est peut-être pas ce monstre que je pense. Peut-être est-il juste un petit chiot perdu, mais somme toute, je ne suis pas plus psychologue que vétérinaire. Pourtant, ici, je vois une chance. J’arrive à bouger les mains, mes liens se défont avec facilité. Sa main continue de trembler, ses larmes coulent, sa voix se brise.

Ne pas se laisser attendrir.

- Je suis humaine.

Sans aucune émotion, je lui annonce la vérité qui risque de l’ébranler un peu plus. Je lui donnerais le nom de l’hôpital psychiatrique le plus proche. Je grimace en bougeant les bras, mais je n’oublie rien. La douleur est un mental léger. Je tente d’user ce don qui me définit bien plus forte que lui, bien moins humaine et pourtant, ce qui pourrait me sauver la vie et pourtant, je n’arrive pas à me dédouble, je suis trop affaiblie. Je sens les liens glisser enfin de ma chair et rapidement, repoussant les limites de la douleur, repoussant chaque pensée qui m’éloignerait de la survie, qui m’éloignerait de ce que je suis, je fonds sur lui. A mon tour, je le plaque au sol, oubliant gentillesse et douceur. Le désarmer est trop facile, il tremble trop, il tient à peine son arme. Je lui colle l’arme sur le front, le regard noir, l’obligeant à rester sur le sol. Je secoue la tête, chassant les nuages qui peuvent m’empêcher de rester fixe et de lui laisser une chance. Ma main vient s’emparer de sa gorge, mon visage n’exprime aucune émotion qui pourrait lui indiquer une issue quelconque. Je serre et le combat que je ressens en moi pour ne pas le tuer, pour ne pas me venger, pour ne pas craquer fait rage si violemment. Aussi, parler semble être la seule possibilité, pour lui, comme pour moi.
- Je ne suis pas un vampire. La seule raison de mon cri, c’est la douleur de l’eau brulante dans la plaie que tu m’as faite. Je ne sais pas qui tu es et je m’en fiche, mais tu devrais te renseigner avant de risquer ta vie.
Je serre un peu plus, l’arme, dans ma main ne tremble pas, mon regard ne lâche pas le sien. Je ne suis pas faible. Et pourtant, le courage que je fais preuve pour ne pas lui montrer la douleur me dépasse. Animée d’une émotion toute nouvelle. Survivre.

Je relâche sa gorge, et, gardant l’arme sur son front, je relève le bas de mon maillot, lui dévoilant une plaie qui commence à se refermer. Une preuve de mon humanité. Un vampire n’aura jamais ce genre de cicatrice, la plaie se résorbant en quelques minutes. Une plaie qui n’est pas la sienne, mais dû au même combat de Xander et le mien.
- Je combats, comme toi. Mais la différence subsiste. Je suis forte, je suis rapide, je suis organisée et je n’ai pas besoin de prendre un plaisir malsain d’enfermer les gens chez moi. La différence entre toi et moi, c’est le travail. Je tue. Tu t’amuses.
Je rapproche mon visage de lui, une rage naissant dans le creux de mes reins. Appuyer sur la détente, retirer ce monstre de la surface de la terre serait la meilleure chose à faire. Pourtant, je ne suis pas un monstre. Je ne le serais jamais.
- Tu n’es pas entrainé, tu ne sais rien, tu ne fais rien que d’agir habité par tes émotions. Tu es une faiblesse. Tu ne mérites même pas que je te tue ici et ça n’est pas par charité d’âme. Tu en veux à d’autres races ? Mais regarde toi, tu es exactement comme eux. Je vais te laisser en vie seulement pour que tu rencontres un de ceux que tu chasses, qu’il prenne le dessus, avec facilité qui plus ait, sur toi. Je veux que cette personne te fasse exactement la même chose que tu m’as faite et qu’il te laisse en vie, par pitié, comme je le fais. Et à ce moment là, je te retrouverais, je montrerais l’étendue du mot  vengeance.
J’approchais mon visage du sien, un rictus sur les lèvres. Une attitude nouvelle pour moi. Il avait réussi à me faire ressortir ce côté sombre contre lequel je me bats chaque jours. La faiblesse de torturer, l’envie de pousser la proie à bout, de la sentir effrayée sous mes mains, de la sentir apeurée et de l’entendre me supplier de cesser. L’envie de dépasser ce que je suis, franchir la ligne que je me suis fixée, six ans plus tôt.
- Je te tuerais, Xandy.
Un sourire plus grand avant que l’arme que je pointais sur lui ne se recule de sa peau et qu’elle ne vienne frapper, violemment son crâne. S’en ai finit pour lui, ce soir. L’humanité, les sentiments sont une notion trop abstraite, c’est une force aussi bien qu’une faiblesse qui perverti l’esprit et l’âme. La preuve en est que je ne peux le tuer, sans un dernier face à face, sans être en pleine capacité de mes actes et lui montrait ce que je suis, réellement.




lumos maxima

_________________
On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar
▬ Messages : 122
▬ Points : 320
▬ Date d'inscription : 29/04/2017
▬ Localisation : Là ou je te prendrais par surprise
▬ Emploi/loisirs : Chasseur
MessageSujet: Re: Who are you really ? | Abigaëlle Atkins   Dim 7 Mai - 15:26

Lost on me
“When I was a kid... I used to wish some stranger would come and tell me my family wasn't really my family. Oh, they weren't bad people, they were just... insignificant. And I wanted to be different. Special. I wanted to change. A new name, a new life. .”
Q
ue pouvait elle bien lui dire, aprés tout. Xander n'espérait aucune réponse de sa part. Aprés tout, il n'y avait pas de rédemption pour les vampires. Mais qu'en était il de lui ?
Il n'était, finalement, pas si différent d'eux. Il n'y a pas de pardon pour ceux qui font couler le sang. Il voulait être special. Ce héro. Il était devenu le monstre. Non, il n'était pas si différent de ceux qu'il pourchassait.
Il avait perdu le controle depuis bien trop longtemps pour espérer un retour en arrière. Purger ce mal qu'il avait en lui. Cette addiction. Mais parfois, elle ne veut simplement pas nous quitter...
On se voit, parfois tel que l'on pourrait être. Si tout avait été différent. Effrayant, lorsqu'on y regarde de trop prés.
On sait qu'il existe un autre aspect de nous-même que l'on refuse de reconnaître. Une partie de nous a affronter. On passe sa vie à tout faire pour l'écarter, le repousser. On vit comme ça pendant longtemps.
Pendant longtemps, on est à l'abri. Et puis, un jour, on ne l'est plus. Ce moment ou notre conscience déclare la guerre a nous même.

J
'essaie de retrouver mes esprits mais rien ne vient. Mes neurones disjonctent, s'entrechoquent. Je me demande comment j'ai pu en arriver là. Un tel niveau de folie. De souffrance. Je me suis égaré dans les entrailles de moi même.
Je tente de me faire entendre raison, que je ne suis pas un monstre. Juste quelqu'un qui veut se venger. Tout ira mieux aprés. Je crois. Je ne sais plus.
Je tente de m'en persuader mais ça ne marche pas. Ce que je suis devenu, ne peux tout simplement plus me quitter.
Alors je regarde au sol. Ce que j'ai fais. Et je comprend pour la première fois que j'ai le pouvoir de tout détruire.
...Y compris moi.
Alors, je suffoque. Je suis un os fracturé qui ne s'est pas ressoudé.

S
oudain la voix de la jeune femme le ramène a la réalité.
Trois mots. Trois émotions différentes qui le poignardent en plein coeur. Elle est humaine. Comment a t'il pu se tromper a ce point...
Il la dévisage. Il réfléchit a toute vitesse. Elle se moque de lui, profitant de sa faiblesse.

- Tu mens...j'ai vu ta force. Souffla il, d'une voix plein de haine.

Pourtant non. Elle ne mentait pas. Ce fut assez pour le destabiliser. Tout alla trés vite. En l'espace d'une seconde, Xander devint la proie, l'humaine, la chasseuse. Pourtant il ne broncha pas quand sa propre arme fut pointé sur lui, encore moins quand son ennemi vint faire pression sur sa gorge comme il l'avait fait auparavant.

- Je ne suis pas un vampire. La seule raison de mon cri, c’est la douleur de l’eau brulante dans la plaie que tu m’as faite. Je ne sais pas qui tu es et je m’en fiche, mais tu devrais te renseigner avant de risquer ta vie...

Il ferme les yeux, digérant la nouvelle, assumant tout ce que la chasseuse lui balançait au visage. Pourtant, une partie d'elle, lui rappelait quelqu'un. Lui.

- ... Je tue. Tu t’amuses.

Un rictus douloureux traversa le visage de Xander.

- Nous ne sommes pas si différent. De lui même, il vient appuyer son front, un peu plus, contre son arme. Sa voix se fait plus insistante. Je vois bien que tu laisses la haine te contrôler. Tu veux te venger ? Tout comme moi. La haine te perdra. Il inspire. Et il n'y aura plus de retour en arrière.

Ses propos sonnait comme quelque chose de vécu. Une mise en garde.
Il écouta les menaces de la jeune femme. Ses lèvres se scellent. Il ferme les paupières une demi-seconde. Non, ils n'étaient pas si différents.

- Je te tuerais, Xandy.

Il serre les dents, ignorant une fois de plus ce surnom qui lui faisait tant de mal, appuie une fois encore son front contre son arme.

- Alors, fais le. Il la teste, pourtant presque sur quelle ne tirera pas. Seulement voir jusqu'ou elle pouvait se laisser happer par son coté obscur. Fais le...

Elle ne cédera pourtant pas. Ce fut la dernière chose qu'il comprit avant de sombrer dans le néant. Un monde remplit de cauchemar. Un monde ou le pardon n'existe plus.



© Mister Hyde

_________________
Hello painful
" I have trapped you inside your twisted mind. You're gonna be alone, Xander, very much alone, in this nightmare that will last forever. And the best part about it is that when I leave here, you're not gonna remember what I did, and you're gonna live every empty day like it's real "~ byendlesslove.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Who are you really ? | Abigaëlle Atkins   

Revenir en haut Aller en bas
 

Who are you really ? | Abigaëlle Atkins

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Fiche de présentation : Caleb Atkins.
» Abigaïl Legrand - Ministre de la Magie Française
» À bord d'un vaisseau pirate
» Abigaël Faszler, la folle en cage. [ Terminé ]
» ALEX W. ATKINS ► zayn malik.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kill or be Killed :: Welcome to the Big Easy :: Jackson Square-