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 First Meet with a Mikaelson - Freya

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MessageSujet: First Meet with a Mikaelson - Freya   Ven 28 Avr - 16:51

First Meet with a Mikaelson



Journée de repos, pour beaucoup, c’est surtout une journée où l’on se repose, où l’on fait une grasse matinée, où l’on profite de sa famille, où l’on flâne tout simplement.
Et que font les vampires, en général, pendant la nuit où l’on dort, pendant la journée où l’on travaille, les instants que l’on passe avec notre famille. Et les loups, les sorcières, les banshee ? Ces êtres qui ont peut-être où non, choisi leur nature, qui subisse où non, les à-coups d’une vie encore plus difficile que la précédente. L’héritage familial joue aussi beaucoup sur ce que l’on est, sur ce que l’on devient, ce que l’on fera dans l’avenir, comment on agira dans le présent. Les sacrifices que l’on serait prêt à faire, pour telles ou telles raisons.
Exit les talons quand on profite de sa journée, le noir, les armes, les lunettes de soleil, la musique dans les oreilles, tout ça est un plaisir intense. Si je dirais que ma vie est triste ? Quelqu’un qui n’a aucun lien, qui ne vit que pour ses deux travails, qui passe son temps libre à chasser, à s’entrainer, à lire. En soit, pour beaucoup, c’est une vie triste, pour moi, elle est devenue habituelle. Pourquoi changerais-je  de vie alors qu’elle est ancrée dans mes veines ? C’est un héritage et mes parents m’ont toujours expliqué que la vie ne s’arrête qu’à ça. Soit, c’est un peu hypocrite venant de personnes qui étaient mariés. Pourquoi et comment expliqué à une enfant qu’elle ne fera que ça de sa vie alors qu’eux, ils ont quelqu’un ?
J’avais, pour une fois, surtout envie de calme. Marcher dans la vieille ville, découvrir, ressentir, comprendre. Tenter d’avoir un œil un peu plus critique sur le monde, plus critique sur moi qui m’enterre dans une rage que je ne cherche pas à détruire. Pourquoi détruire ce qui fait ma force ? Pourquoi tenter d’enterrer ce qui m’anime alors que c’est mon moyen de survivre et qui me rends plu acerbe dans mon travail ?
Mes pas m’avaient finalement emmené dans le cimetière. C’était un lieu que je fuyais, tentant d’enfouir les émotions qui ne voulaient qu’une chose, resurgir et m’abattre. « Le mental est plus fort que tout, la douleur n’est que passagère, futile et inutile dans notre tâche. » Ce que me répétait souvent mon père quand je voulais abandonner ses entrainements un peu trop virulent à mon gout. Je n’ai pas manqué de son amour et avec du recul, je comprends pourquoi il a fait de mon entrainement une priorité. Avoir un enfant dans un monde aussi dangereux est une hérésie, faire d’elle une machine de guerre, c’est la meilleure chose à faire. Ma mère n’a jamais pensé ça, pourtant, elle était elle-même ce que je suis moi-même.
J’enlevais mes écouteurs, profitant du silence de cet endroit morbide. Un frisson me parcourut l’échine. J’avais tout fait pour éviter de me retrouver entouré de cadavre et pourtant, aujourd’hui, je prenais presque un certain plaisir de me sentir à nue dans un endroit où jouer à un jeu ne sert à rien.
Après quelques minutes à déambuler entre les tombes, ne prêtant aucun regard aux noms inscrits sur le marbre blanc avant que mon regard ne se pose sur une silhouette aux cheveux blonds, assis dans un coin. J’avançais, intriguée. Une femme désespérée ? Une femme apeurée ? Une femme à certains pouvoirs ? Après tout, en soit, la mort est aussi une force.
Je m’arrêtais devant elle, mes lunettes toujours sur les yeux. Je ne savais pas quoi dire, commencer une discussion, être intrusive, tout ça, c’est encore un peu dur pour moi, du moins, quand ça n’est pas une proie.






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MessageSujet: Re: First Meet with a Mikaelson - Freya   Mer 10 Mai - 23:57





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First meet with a Mikaelson


Lorsque le soleil se lève le matin les personnes "normales" se lèvent et se préparent puis vont travailler et leur journée se déroule avec des hauts et des bas mais d'une façon tout à fait normale et habituelle. Une partie des surnaturels de ce monde arrivent à adopter ce mode de vie sans que leur véritable nature interfère avec leur vie humaine mais pour d'autres c'est plus compliqué. La cohabitation entre les humains et les surnaturels aurait pu très bien se passer mais à cause de débordements dans les deux camps cela a occasionné la situation que l'on a maintenant. Même mon frère Klaus sait qu'il ne faut pas que les humains comprennent trop de choses, et pourtant il est immortel! Depuis plus de dix siècles sur cette terre j'ai vu l'évolution des rapports entre les humains et les surnaturels. Lorsque je suis venue au monde les sorcières et les loups garous ne se cachaient pas, les sorcières vivaient au milieu des humains et étaient appréciées. Maintenant c'est complètement différent, les humains ne savent pas ce qui les entoure et les chasseurs traquent sans pitié ceux qui ont des aptitudes surhumaines et magiques. Même si ce n'est pas flagrant surtout ici à la Nouvelle-Orléans je pense qu'un jour nous pourrons revenir à un équilibre, les prochains siècles le diront.

Ce matin je me suis réveillée à l'aube et me suis préparée. J'ai envie d'être seule mais inutile de tenter de sortir discrètement d'une forteresse remplis de vampires, de loups garous et d'hybrides. Mes frères et ma sœur dorment encore mais les gardes postés par mon frère son à leur poste. Je les salue puis sort dans les rues. En marchant je resserre ma veste autour de moi car il ne fait pas très chaud ce matin. Je me dirige jusqu'au cimetière puis ouvre les grilles d'un petit mouvement des doigts. Aujourd'hui ce n'est pas pour un sors que je viens alors je ne me rend pas aux caveaux des sorcières que j'utilise régulièrement. Dans certaines allées des bancs de pierre se dressent afin que les visiteurs puissent se recueillir un moment. Je choisis l'allée la plus éloignée et me pose sur le banc. Aujourd'hui est un triste jour pour moi. Étant immortelle tout comme ma famille on pourrait penser que je suis à l'abri du deuil mais en réalité il n'en est rien. Aujourd'hui est la commémoration en l'hommage de deux êtres que j'ai perdus. Il y a six siècles jour pour jour j'ai perdu Mathias et l'enfant que j'attendais de lui. Il n'y a pas de sépulture pour eux et je n'ai aucun souvenir matériel du premier homme dont je suis tombée amoureuse, il ne me reste que des souvenirs et des regrets. Cela fait une bonne heure que je suis assise sur ce banc avec les yeux dans le vague à revoir tous les moments avec lui. Une silhouette se glisse dans mon champ de vision et me fais revenir à la réalité. Je cligne des yeux pour refouler les larmes qui embuaient mes yeux et regarde la jeune femme qui me fait face. Elle reste face à moi sans bouger et sans parler. Je redresse ma tête et la regarde.

▬ Bonjour. Je peut vous aider? Un de vos proches est enterré ici?





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MessageSujet: Re: First Meet with a Mikaelson - Freya   Jeu 11 Mai - 17:56

First Meet with a Mikaelson



J’ai autant appris les bonnes manières que le maniement des armes, sincèrement, même si quand on prend l’habitude de me voir, où même, à dire, vrai il ne suffit que d’une fois pour voir que l’un des apprentissages prédomine sur l’autre. Je glisse mes mains dans mes poches après avoir retiré mes lunettes de soleil, presque inutiles dans cet endroit et un peu blasphématoire.
A la regarder d’un peu plus près, elle semble autant en joie que moi, mais après tout, dans un endroit pareil je m’attendais à quoi ? Une danse du ventre en petite tenue ?
- Bonjour…
C’est bien Abigaëlle, tu peux faire preuve d’un peu de sociabilisassions ! Tout n’est pas perdu pour toi ! Ma main se sert sur un paquet de mouchoir et en m’approchant lentement, je lui tends. Si mon visage ne s’éclaire pas d’un sourire inutile, je fais preuve d’un tant soi peu de gentillesse.
- Ils ne sont pas enterrés ici. C’est un endroit calme où je ne pensais croiser personne, à dire vrai. Les morts sont souvent d’une douce compagnie. Ils ne se plaignent pas sans cesse et ne nous coupe pas la parole…
Et bien non, ça ne dure pas longtemps. Quoi que, si nous venons à jouer sur les mots, je n’ai été ni méchante, ni désagréable, mais juste la jeune fille que je suis aigrie, depuis, maintenant trop longtemps.
- Hm…Navrée, on me dit souvent que je parle sans réfléchir. Je ne voulais pas paraitre insensible, je sais ce que c’est de perdre les gens que l’on aime.
A y réfléchir, peut-être aurais-je dû écouter ma mère est suivre un entrainement différent de celui de soldat sans conscience qui suit les ordres et tue comme elle respire. Avec des si on refait le monde, si j’avais une chance de revoir cette famille…Non, ils sont morts, enterrés bien loin derrière pour que je ne m’abaisse à douter de qui je suis. Une femme forte, non une princesse, comme me répétait souvent mon père. Et pourtant, malgré mes paroles, mes excuses, aucune émotion ne transpirait réellement de moi. Combien de fois m’avais-je fait la réflexion qu’un jour, si on me faisait l’affront de me changer en ceux que je chasse, je prendrais la facilité de détruire ses émotions qui ne servent à rien ? Ne l’avais-je pas déjà fait à mon échelle d’humaine ? Ne plus se poser de questions, ne réfléchir qu’à l’instinct, plus souffrir, ne plus douter.
- Vous savez, vous ne devriez pas rester seule dans un endroit pareil. Les temps sont devenus dangereux et bien que je ne doute pas de votre capacité à vous protéger, il serait dommage d’abimer ce visage si triste. N’avez-vous donc pas une famille qui puisse récolter les larmes qui perlent à vos yeux ?
A force de passer ma vie entre les pages d’un livre, on s’entend parler de façon différente, on pense même réfléchir différemment. Ne pas y voir de sentiments, mais l’habitude de lire ce qui parait normal de penser et s’en servir pour survivre. Ne dit-on pas qu’une famille est le ciment d’une vie ?
- Une fois encore, je suis intrusive. Mais, appelez ça une déformation professionnelle, je n’aime pas voir les gens si triste et si seul.
Déformation professionnelle ? J’aurais l’air fine si elle venait à me poser la question de mon métier et qu’étais-je sensé répondre dans ce genre de situation ? « Je suis éditrice et je m’inquiète pour tout le monde » ? N’aurais-je pas l’air idiote ? La bague avec laquelle je jouais nerveusement dans ma poche me rappeler qu’elle était une proie bien trop facile pour le genre de personnes qui peuplent le monde, en plus des humains. Par simple précaution ? Parce que la voir ainsi esseulé me toucherait presque. Voyons Abigaëlle, où est ton sérieux ? La faute, sans doute à ce maudit vampire qui a réveillé lé douleur d’un père mort et de l’orpheline qui ne demande qu’à sortir. Depuis quand n’avais-je pas versés de larmes ? Pourquoi, bon sang, n’ai-je pas tuer ce trouble fête ?





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MessageSujet: Re: First Meet with a Mikaelson - Freya   Dim 14 Mai - 12:40





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First meet with a Mikaelson


La jeune femme face à moi retire ses lunettes de soleil puis après quelques secondes me répond par un bonjour. Elle semble aussi à l'aise que moi avec les interactions sociales que lorsque je me suis échappée de l'emprise de Dahlia. Elle me tend un mouchoir alors pour ne pas paraître impolie je le prend et la remercie, cependant je n'ai pas besoin de m'en servir. Dahlia ne tolérait pas une seule larme de ma part lorsque j'étais enfant alors j'ai appris à refouler mes émotions en public. Cette aptitude s'avère parfois utile mais je n'irais pas jusqu'à remercier ma tante psychopathe pour cela. La jeune femme répond à ma question en me révélant que non aucun de ses proches n'est enterré ici mais qu'elle vient de temps en temps marcher dans le cimetière car elle apprécie le calme qui y règne et que pour la conversation les morts ne sont pas difficiles. Un petit sourire se dessine sur mon visage car je pense la même chose. Brusquement elle se reprend en disant qu'elle ne voulait pas paraître insensible et qu'elle connait les sentiments que l'on éprouve lorsqu'on perd des êtres chers. Je me décale sur le banc pour lui faire de la place si elle souhaite s'assoir à mes côtés.

▬ Ne vous inquiétez pas ce n'était pas une remarque dérangeante, parfois je fais comme vous.

Alors que je pensais que la jeune brune allait me demander quel être cher disparu avait causé ces quelques larmes dans mes yeux elle me surprend en me conseillant de ne pas traîner seule dans un cimetière car les temps sont devenus dangereux. C'est très prévenant à toi intrigante inconnue mais il se trouve que je suis extrêmement bien placée pour savoir à quel point cette ville et le monde en général ont bien changés. Une famille qui récolte mes larmes? Pour l'instant le seul membre de ma famille qui est au courant pour ce qui est arrivé à Mathias c'est Henrik et nous venons à peine de nous retrouver alors inutile d'évoquer cela maintenant. De plus dans la famille nous ne sommes pas très expansifs dans nos sentiments les uns envers les autres et pour survivre nous avons tous dû à un moment ou à un autre décider de refouler nos sentiments pour que les évènements n'aient plus d'emprise sur nous. Je me sens un peu troublée face à cette femme. Cela faisait six siècles que personne n'avait vu la moindre trace de larme dans mes yeux et la par un moment inattention de ma part cette femme à pu en voir quelques unes. Les rares fois où la tristesse était trop grande je me cachais pour pleurer quelques instants et ensuite reprendre le cours de ma vie. Je la regarde et elle non plus ne semble pas avoir un visage très expressif, enfin je ne la juge pas, chacun a un passé.

▬ Vous êtes gentille de vous inquiéter pour moi mais ça va aller ne vous en souciez pas. Par contre puis-je vous demander quel métier vous exercez pour que vous qualifiez votre intérêt pour autrui de déformation professionnelle?





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MessageSujet: Re: First Meet with a Mikaelson - Freya   Mar 23 Mai - 13:01

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Je la vois se saisir du mouchoir, pourtant, elle ne s’en sert pas. Loin d’être offusquée je comprends. Moi-même je faisais mon maximum pour ne pas pleurer devant les gens, encore plus quand il s’agissait d’inconnus. Parfois elle faisait comme moi ? Etre incapable de tenir un semblant de conversation parce que la peur de s’attacher, de se montrer tel que l’on est, par ennui, pour diverses raisons en somme, interdisait notre cerveau de filtrer nos paroles. C’est parfois agréable de ne pas se faire juger sur une parole mal dit. Après tout, ça n’est pas dans cet endroit qu’il faut se permettre de juger quelqu’un.
- Avez-vous des êtres chers qui dorment ici ?
Il m’arrivait aussi de savoir mettre du tact sur des choses qui me touchaient. Un mort, à mes yeux, n’est pas enterré, mais dort d’un sommeil éternel attendant simplement de revoir ses proches. Je reverrais bien mes parents un jour où l’autre. N’est-ce pas ce que l’on cherche toujours, un jour où l’autre, sur une période plus ou moins étendue ? De retrouver ceux qui ne sont plus, ne serait-ce qu’un moment ? Pour un au revoir, pour entendre encore une fois la voix des êtres qui nous ont bercés ? Je fermais les yeux, ravalant par fierté ses larmes qui voulaient dramatiser cette rencontre. Non, définitivement, penser à mes parents me faisait beaucoup trop de mal, même 6 ans après la perte de mon père.
Je n’avais pas voulu lui poser cette question, mais finalement les mots étaient sortis bien rapidement. Poussée par la curiosité et une douleur visible chez les deux femmes que nous étions. Voyant qu’elle m’avait laissé une place à ses côtés, je me rapprochais pour m’asseoir, au moins, si l’une des deux devaient craquer, elle pourrait ne pas être déranger par un regard accusateur d’une faiblesse sans nom.
Ne pas se souciez d’une vie ? C’était risible pour moi. N’est-ce pas justement le combat de ma vie ? Défendre chaque être vivant sur cette terre de menace ? Défendre n’importe qui, peu important la race ? En soit, certaines races pouvait se défendre seule, surtout que certains à mes yeux, n’avait pas réellement de raison d’exister. Quand on meure, on meure, non ? Et pourtant, j’aurais tout donné pour revoir mes parents et les serrer contre moi.
Gentille ? Ca n’était pourtant pas le mot que l’on avait l’habitude de m’attribuer, étonnamment, cela me fit sourire. C’était mon rôle, mais que l’on puisse apprécier ce que je faisais, bien qu’elle n’ait pas toutes les informations entre les mains me faisait néanmoins sourire.
Bien évidemment, la question que j’avais peur fut posée et mon regard se voilà. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir raconter comme mensonge évitant le « Je chasse et je tue les monstres ». Un soupire d’agacement passa mes lèvres, énervée contre moi-même de n’avoir pas réfléchi avant de parler.
- Je n’aurais pas du dire déformation professionnelle. Je suis éditrice, on est bien loin de la protectrice, mais disons que je reste aux aguets pour aider les âmes égarées. Je suis…une protectrice de la vie, si l’on peut dire. Chaque vie est importante.
La dernière phrase eut quelques difficultés à sortir sans être écorché, moi qui ne croyais pas à ce que je venais de dire. Je ne prenais aucun plaisir à tuer, même si le travail bien fait me faisait sourire et pourtant, je savais que le moindre vampire, à dire vrai, que le moindre monstre était une possible victime. Mon regard affuté vers la moindre erreur qui ne me ferait pas commettre de réel meurtre, mais juste suivre les préceptes que l’on m’a faite apprendre depuis toujours.
- Je suis étonnée qu’il n’y est pas plus de monde dans cet endroit, chaque recoin de cette ville fourmille de personnes. C’est assez lugubre de trouver un peu de repos dans un endroit aussi triste.
Il n’y avait aucune connexion dans mes paroles, même si l’envie de tomber sur une future proie pouvait me ravir, surtout dans cet endroit où devait être entassé des cadavres plus frais que ce qu’annoncé les pierres tombales.



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MessageSujet: Re: First Meet with a Mikaelson - Freya   Dim 28 Mai - 12:58





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Voyant que je ne me sers pas du mouchoir qu'elle m'a gentiment tendu la jeune femme ne fais aucune remarque. De toute façon chacun gère sa peine comme il le souhaite. Normalement cette jeune brune n'aurait pas du voir les larmes dans mes yeux, je ne l'ai pas senti approcher et j'ai baissé ma garde, il faudra que je sois plus prudente à l'avenir. Je ne pense pas qu'elle puisse comprendre ma peine, il faudrait qu'elle ait vécu la même chose que moi pour en saisir toute la complexité. De toute façon je ne suis pas très douée pour exprimer mes sentiments, avec Dahlia c'est facile, je la hais. Avec Henrik c'est un peu compliqué, tant que nous étions captifs je devais être forte pour le protéger et ne pas lui montrer ma peur. Après dix siècles de répression il faut que je ré apprenne doucement à m'ouvrir aux autres, cela viendra avec le temps. Tout en continuant à parler avec la jeune femme je joue avec un coin du mouchoir du bout des doigts, ça m'occupe les mains. Elle me demande maintenant si j'ai des êtres chers qui dorment ici. Qui dorment? C'est vrai que cette formulation est plus poétique et moins lugubre comme formulation. Je tourne la tête vers les arbres puis reporte mon attention sur la jeune femme.

▬ Non ils ne sont pas ici...mais ça m'aide de venir ici pour leur parler. Je sais que dit comme ça ça paraît bête...

L'avantage d'être issue d'une famille immortelle c'est qu'on ne connait pas le deuil familial. Par contre dès que nous les Originels nous nous attachons à quelqu'un qui n'est pas de notre famille on prend le risque de le voir périr. Pour nos proches qui sont des surnaturels le risque est moins grand mais toujours présent. C'est l'aspect le plus dur de l'immortalité, voir périr des êtres chers. J'affiche un sourire pour tenter de ne pas passer pour une dingue qui vient dans les cimetières pour parler aux morts.

▬ Et vous quelle est la raison de votre présence ici si ce n'est pas indiscret? Recueillement? Promenade? Rendez-vous?

A cet instant la jeune brune ferme les yeux et je la vois serrer les paupières comme pour retenir des larmes qui ne demandent qu'à jaillir sous la force d'une peine trop grande. Quelques secondes après ses prunelles reviennent au soleil et sont dépourvues de toute larme, rien n'a coulé sur ses joues. Tient donc, elle aussi garde sa peine au fond d'elle afin de ne pas pleurer en public. Nous sommes deux étrangères mais partageons cette caractéristique. Voyant que je me suis décalée sur le banc afin de lui laisser la place de s'assoir elle vient elle aussi s'installer sur la pierre froide et je ne suis plus obligée de lever la tête pour la regarder. J'interroge alors la demoiselle sur le métier qu'elle exerce pour que ce soit une déformation professionnelle de se soucier du bien-être des personnes qu'elle croise et cette question semble la déranger. N'ayant pas une ouïe sur développée comme les vampires et les loups garous pour écouter le cœur des personnes et comprendre leur changement d'attitude et d'émotion il faut que je me fie à d'autres éléments pour percer à jour mes interlocuteurs. En occurrence c'est son regard qui l'a trahie. Si c'était une qualification on pourrait dire que je suis presque une experte pour lire dans les yeux des gens. Oulà dit ainsi on dirait une diseuse de bonne aventure! Non non ce n'est pas ce que je fais! Je ne peut pas lire l'avenir des personnes simplement en regardant leurs iris, juste avoir une impression sur les émotions qu'ils ressentent à un instant donné. Un soupir qui paraît énervé s'échappe de sa bouche puis elle me répond tout de même que c'est une erreur de formulation et qu'elle est simple éditrice se souciant du bien-être des gens qu'elle croise. C'est louable de sa part mais si elle tente cela avec tous les habitants de la Nouvelle-Orléans elle n'a pas fini.

▬ C'est louable de votre part! Vous avez un genre littéraire de prédilection ou vous éditez toutes sortes de livres?

La conversation en revient ensuite au lieu ou nous nous trouvons. On peut dire qu'elle passe du "coq à l'âne" dans ses sujets de discussions mais cela ne me dérange pas, ça m'arrive également. Les propos viennent au fur et à mesure et il n'est pas obligatoire qu'il y ait un ordre strict de cohérence entre les sujets abordés durant une conversation, c'est justement ça qui fait le charme des nouvelles rencontres.

▬ Peu de monde fréquente ce cimetière en dehors de la fête des mors et puis il est encore tôt. C'est en effet un peu lugubre mais je trouve que cela apporte de la sérénité, comme une bulle hors de toute l'agitation de la ville.





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MessageSujet: Re: First Meet with a Mikaelson - Freya   Ven 16 Juin - 12:39

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Ainsi, oui, elle a perdu « des personnes », c’est triste, mais je comprends tout à fait. Je penche un peu la tête sur le côté, mon visage devenant plus doux, même si aucun sourire ne le traverse. Je lui accorde un regard bienveillant avant de reporter mon regard sur l’horizon devant nous. C’est que cette discussion devient assez intime.
- Je ne pense pas que ce soit bête du tout. Au contraire, à défaut de pouvoir être proche d’eux, ils restent près de nous…C’est une façon de se laisser aller contre eux malgré leur absence.
Un petit rire moqueur passa mes lèvres quand elle me demanda ce que je venais faire ici et quand elle énuméra une liste, je ne pus m’empêcher de répondre, presque aussitôt.
- Il y a vraiment des gens qui se donnent rendez-vous ici ? Si ce n’est pas un rendez-vous avez la mort, je ne vois pas bien le principe…
N’avais-je déjà pas tué dans un cimetière ou emmené des proies dans des tombes pour ne plus jamais les revoir marché sur cette terre ? Je finis par perdre mon sourire avant de hausse quelques peu les épaules. Pourquoi mentir ? Nous ne nous connaissons pas, nous n’avons rien à cacher, pas vrai ? Une certaine facilité de parler des morts, dans un endroit pareil.
- Je pense que c’est une promenade qui s’est malgré moi, transformé en recueillement… Ils ne sont pas ici non plus, alors je me dis que ça me rapproche d’eux…
Il y a comme une ambiance particulière autour de nous. Nous ne savons pas le prénom de l’autre et pourtant, c’est comme une confidence, une caresse, un secret. Même cette proximité n’est pas dérangeante. Il y a comme des similitudes entre nous, en plus d’avoir perdu quelqu’un, cette pudeur de ne pas vouloir montrer les larmes qui ne demandent qu’à couler. Après nous, nous n’allions pas nous prendre dans les bras pour pleurer, l’une contre l’autre et repartir, ni vu ni connu ? C’est complètement stupide…Pour la raison que je ne pleure pas, que je n’en ai pas le droit. Pourquoi aurais-je le droit, moi qui, d’une certaine manière à tué ma mère ? Moi qui a laissé mon père mourir…Si nous n’étions pas parti faire les magasins, si avec ma mère, nous étions restés, nous aurions été trois chasseurs et personne ne serait mort… Si seulement je n’avais pas décidé de céder à ma mère et de continuer mes entrainements… Je ne serais pas dans cet état presque catatonique.
- Je m’occupe des écrits de science fiction, principalement de tous ce qui touchent aux…mythes. Les vampires, les loups, les sorciers..Les chasseurs. C’est assez variés et très intéressant.
J’étais étonnamment, très honnête avec elle. Je pouvais me le permettre, vu que je n’avouais rien sur les vraies raisons de mon choix pour ce genre de lecture, ni pour mon deuxième travail,c ette casquette que je devais taire et que je ne pouvais parler à personne, parce qu’ébruiter le monde magique, n’est pas l’idée du siècle.
- Et côté agitation, il y a de quoi faire dans cette ville. Je suppose qu’il faut une très bonne raison pour venir ici. Au fait, je m’appelle Abbigaëlle Atkins. Ca fera un peu moins formel avec une présentation.
A nouveau mon visage ne s’éclaira pas d’un sourire, même si ma voix se rapprocher de la douceur. Quitte à discuter, autant mettre un nom sur un visage ? Ca pouvait toujours s’avérer utile dans cette ville, de rencontrer quelqu’un. Un certain appui, si un jour on a besoin de quelque chose où si on peut aider.



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