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 Animal en détresse...Mais lequel réellement ? - Scott

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MessageSujet: Animal en détresse...Mais lequel réellement ? - Scott   Jeu 27 Avr - 19:58

SOS félidés en détresse



Je n’avais déposé mes bagages que depuis quelques jours, que j’avais déjà bien apprivoisé une partie de cette ville. Se repérer est important et l’avantage d’avoir un don comme le mien, c’est deux fois plus facile.
Si la journée, j’enfilais aisément ma casquette d’éditrice, amoureuse de la lecture perché sur mes hauts talons et de mes tenues plus colorés les unes que les autres, le soir je préférais de loin mes baskets, mon cuir et ma moto qui n’attendait que moi.
L’avantage de cette ville, un avantage que je n’avais pas connu en France, ni profitait à Chicago c’est toute cette agitation la nuit. Exit les villes éteintes à la fin de la journée, si la plupart des commerces ferment, les gens, eux, sortent et profites de la vie, laissant les pauvres humains à la merci de chaque monstres qui peuplent le monde.
Je n’oublie pas le précepte même de ma venue au monde, de la protection, si maigre soit-elle que j’effectue sur les humains lambdas, même si je dois avouer, certainement à contre cœur, que je suis devenue plus borderline que j’aurais dû l’être à l’origine. Ca n’est pas tant le gout du sang, mais la soif de vengeance qui m’anime.  Si ma principale colère reste envers les suceurs de sang, chaque être magique, que je qualifie de monstres, n’échappe pas à cette rage d’annihilation.
Après avoir fait tour sur tour dans cette ville pour laquelle, je l’admets, vouer une certaine fascination, je m’arrête, près d’un parc, le casque retirer pour voir l’agitation, le bruit, les rires, les voix qui s’entrechoquent alors que dans d’autres pays, à cette heure tardive, ils devraient dormir.
Un bruit, non, disons plutôt un cri sourd, presque étouffé se fit entendre. Il ne m’en faut pas plus pour accourir vers la source de bruit, la garde de mon couteau déjà dans ma main. Appelons ça un mauvais timing et je n’arrive que trop tard, tombant sur la race que j’exècre le plus en train de se restaurer. Mon couteau s’envole, frôlant la tête du vampire et de l’humaine. Aucun risque que je les blesse, je suis excellente. Et modeste. Le vampire arrête et se retourne vers moi, un sourire sur les lèvres. Le genre de sourire arrogant qui m’agace terriblement. Il se retourne vers l’humaine et elle déguerpit sans demander son reste. Je l’accorde, je jalouse secrètement ce don d’hypnose. Entre mes mains, ça serait tellement utile. Forcer un loup à mordre chaque vampire, les regarder périr et tuer les loups juste après. Pour finir ses jours dans une maison pour vieux, soulagée de voir le monde vidé de ces menaces.
Pourtant, je n’eu pas le temps de parler, d’agir, de voir, que mon couteau réapparut dans mon ventre. Je ravalais ce cri de fierté avant de me tordre de douleur. Le temps que je rouvre les yeux le vampire avait disparut. J’ai pesté, hurlé, insulté le monde entier.
Je rangeais mon couteau à ma ceinture avant de repartir vers ma moto, la main sur le ventre pour empêcher le sang de couler.
Alors que j’arrivais à ma moto, avec la forte envie, évidemment, de rentrer chez moi me soigner, une voiture effectua une espèce de dérapage et un sac poubelle tomba de la voiture. Appeler ça l’instinct ou quelque chose comme ça, j’allais vers le sac, qui…bougeait. J’arquais un sourcil en déchirant le sac de mon couteau ensanglanté.
Un petit chat, roux, miauler du plus fortement qu’il pouvait et si moi je saignais, lui tout autant. Je grimaçais avant de le prendre contre moi, le mettant entre moi et ma veste, bien au chaud contre mon corps.
Je remontais sur ma moto, enfonçant mon casque avec une certaine grimace, la douleur à chaque mouvement de mon corps.
Je pris la route du centre ville, espérant trouver rapidement une clinique vétérinaire pour ce petit être qui se débattait et ne faisait qu’augmentait la douleur de ma blessure. Après dix bonnes minutes pour rouler, je finis par trouver enfin la clinique de permanence cette nuit. J’entrais, casque à la main, tenant mon ventre, plus pour le chaton que pour moi. Personne à l’accueil, intérieurement, je bouillonnais.
- OHEH ! Il y a quelqu’un ? Fini la sieste !
J’ouvris ma veste, voyant le visage de ce petit être apeuré. Comment pouvait-on faire mal à une bête sans défense ? Mon maillot était bon à jeté, un savant mélange de mon sang et du sang félidé. Enfin, un bruit se fit entendre. Presque soulagée.
- J’ai trouvé ce chat, on l’a balancé d’une voiture, enfermé dans un sac. Il y avait du sang, j’ai préféré l’amené ici que le laisser mourir dehors…
Je ne donnais pourtant pas le chat qui semblait apprécier jouer avec l’un de mes doigts. Ca n’avait pas l’air grave pour lui, mais par acquis de conscience valait mieux venir. A dire vrai, je préférais aussi, ne faire aucun geste non essentiel qui pourrait me déclencher une grimace. Et puis, mon maillot en sang ne tromperait pas un crétin de vétérinaire, non ?



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MessageSujet: Re: Animal en détresse...Mais lequel réellement ? - Scott   Jeu 18 Mai - 23:37

   
abigaelle & scott


Exceptionnellement, Scott était seul ce soir à la tête de la clinique vétérinaire où il travaillait à mi-temps. Le vétérinaire de garde, son supérieur donc, avait été appelé en urgence pour la mise-bas d'une jument dont la grossesse avait été considérée comme problématique. Si ce n'était pas la première fois que le loup prenait les commandes sans personne pour le chaperonner, il se sentait néanmoins anxieux. Il savait Deaton l'avait fortement recommandé lorsqu'il avait quitté Beacon Hills pour venir ici et que par conséquent, son employeur savait qu'il avait un minimum d'expérience et pouvait lui faire confiance dans les situations critiques. L'étudiant avait de ce fait deux fois plus de pression sur les épaules : celle de ne pas décevoir son patron mais également de ne pas mettre à mal la réputation de son ancien mentor en faisant n'importe quoi. Contrairement à ce à quoi Scott s'était attendu, il avait plutôt facilement gagné la confiance des animaux qui se trouvaient à l'arrière de la clinique le temps d'être soignés. Seul un lapin au pelage blanc et aux yeux noirs lui donnait du fil à retordre pour le moment. Blessé à la patte avant gauche, il refusait catégoriquement que l'étudiant pose ou approche même sa main de lui. «  'Il est très câlins, vous verrez' » Répéta Scott qui s'apprêtait alors à tenter une nouvelle approche de l'animal dont il devait changer le pansement. Il fallait croire que le vétérinaire avait un sens de l'humour que le loup n'avait pas encore bien saisi puisqu'il n'avait pas su déceler l'ironie et y était allé les yeux fermés, récoltant une belle morsure au passage. L'apprenti n'était pas rancunier : il savait pertinemment que cette agressivité était directement liée à la douleur que ce petit être devait ressentir mais aussi à sa peur d'être dans un milieu qui lui était inconnu, loin de ses maîtres. Tentant un angle différent que ceux par lesquels il était déjà passé avec ce patient difficile, il s'était présenté à la cage muni de carottes et de morceaux de salade. D'après le vétérinaire son appétit avait cruellement régressé depuis la chute qui lui avait causé cette blessure mais Scott ne démordait pas sur le fait que peut-être, en insistant un petit peu et en lui présentant la nourriture plutôt qu'en la posant simplement dans sa cage 'Mister Potatoes' -comme l'avait appelé Julie sa propriétaire de huit ans- en aurait plus envie. Les tentatives furent nombreuses et souvent loupées avant que la boule de poils blanche se décide enfin à s'approcher plutôt que de se tapir dans le fond de son espace de vie. Des petits sauts hésitants d'abord suivis de longs arrêts marqués de regards médusés. Cette pauvre bête avait l'air au bout du rouleau. L'étudiant bougeait le moins possible afin de ne pas plus  perturber encore son pensionnaire et gardait simplement la main ouverte, laissant la nourriture en libre service.

Après quelques minutes Mr Potatoes se décida enfin à venir grignoter faisant apparaître un grand sourire sur les lèvres du stagiaire. « C'est bien, continue comme ça.  » L'encouragea Scott qui eut à peine le temps de regarder si tout se passait bien au niveau des autres patients avant de ne retrouver sa main complètement vide. Peut-être que maintenant qu'il l'avait mordu et avait obtenu de lui sa patience, le lapin pensait désormais pouvoir reprendre des habitudes de vie un peu plus normales. Visiblement plus en confiance il avait même péniblement sautillé jusqu'à l'ouverture de la cage, permettant à Scott de caresser légèrement son dos et le sommet de son crâne. « Allez, plus que deux jours et tu retrouveras ta maison. » Malheureusement pour lui l'étudiant n'eut pas le temps de profiter davantage de la situation puisque la cloche de l'entrée se fit entendre. Jetant un regard à l'horloge qui trônait sur l'un des mûrs, ses sourcils se froncèrent instantanément. A cette heure-ci, cela ne pouvait être qu'une urgence. Voyant que le lapin était toujours en demande de nourriture -du moins c'est ainsi qu'il interprétait les petits bruits qu'il faisait- il en profita pour reposer deux feuilles de salade dans sa cage ainsi qu'une demi carotte coupée en morceaux avant de refermer. Comme le voulait le règlement, il fit un bref passage au lavabo afin de se laver et se désinfecter les mains avant de se rendre à l'accueil où une voix impatiente ne tarda pas à retentir. Arrivé, il n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche qu'une femme lui exposait la situation : un chat blessé avait été balancé d'une voiture enfermé dans un sac poubelle. Le sang de Scott ne fit qu'un tour et il eut d'ailleurs du mal à réprimer la grimace de dégoût qui déforma son visage sur l'instant. Il ne comprendrait décidément jamais comme les gens pouvaient faire preuve de si peu d'humanité. « Les gens sont pas croyables. » Commenta-t-il néanmoins en observant la bête tout en enfilant une paire de gant stériles. « Suivez-moi dans la salle d’auscultations, il a l'air de vous faire confiance ça aidera à le garder calme. » Le jeune homme lui indiqua le chemin avant de la suivre, lui faisant signe au passage de déposer ledit chat sur la table qui trônait au milieu de la pièce. Ouvrant une boîte de compresses ainsi qu'un flacon de désinfectant, l'étudiant pris place autour de la table. « Tout ce sang est à lui ? Ça a l'air de faire vraiment beaucoup pour une petite bête comme ça. » D'autant plus que ce dernier avait l'air dispersé un peu partout sur son pelage ce qui n'avait aucun sens compte tenu de la blessure qu'il avait. Caressant la pauvre bête afin de la rassurer, Scott commença à l'examiner jetant néanmoins de brefs coups d'oeil à celle qui l'avait amené. « Vous êtes bien pâle, vous êtes sûre que ça va ? »

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MessageSujet: Re: Animal en détresse...Mais lequel réellement ? - Scott   Mar 27 Juin - 13:05

SOS félidés en détresse



J’avais et ai encore une affection toute particulière pour les animaux. Il va de soit que ceux que je chasse échappe à cette règle, mais les autres, eux, je ne peux en aucun cas leur faire du mal. C’est pourquoi je fus soulagée de voir que ce vétérinaire, jeune, clairement plus jeune que moi avait le même ressenti quand à la situation dans laquelle s’était trouvé ce chat. Si je me trouvais stupide d’avoir amené la vie d’un chaton avant la mienne, pas réellement. Si je regrettais mon choix quand ses griffes jouaient avec ma blessure et m’obligeait à garder un visage fermer pour ne pas montrer l’atroce douleur que je pouvais ressentir, je préférais mettre ma colère, ma hargne vers celui que j’étais venu voir pour son aide. Pas très judicieux, mais il y a bien longtemps que mes choix ne le sont plus.

Il va de soit, qu’en tant que protectrice de la vie, j’ai un jugement critique sur chaque race et pourtant, je trouve encore des excuses aux agissements des humains, prétextant le libre arbitre, mais faire mal à un animal comme ce petit être qui prend mon ventre comme arbre à chat me parait inconcevable. La race humaine est l’une des pires, même si l’admettre face à un être surnaturel serait impossible, je pourrais la défendre, corps et âme, parce que c’est les seuls qui à mon sens mérite de vivre. Sans doute suis-je trop catégorique, moi qui avait aimé avec passion un loup.
Pourquoi avais-je été étonné quand ce jeune homme eut fini, de constater qu’en effet, ce félidé avait confiance en moi, moi qui ne tissait aucun lien, préférant ignorait la douleur de l’attachement. Peut-être qu’il faudrait que je me retire dans un endroit éloigné de la civilisation, entouré par les animaux ? Je n’aimais pas voir quelqu’un de blessait, qu’il soit sur quatre pattes ou sur deux, c’était peut-être l’un des sentiments les plus ancrés de Brotherhood. Aider les autres, alors qu’on est déjà incapable de s’aider soi-même. J’avançais lentement, resserrant ma prise sur mon casque pour continuer  à garder ce visage de marbre habituel. Je déposais mon casque sur un siège avant de venir, lentement et avec attention déposé le chat sur la table que le vétérinaire avait montré, lui adressant une petite caresse sur le haut de son crâne.
J’étais inquiète de la réaction qu’allait avoir ce vétérinaire, d’ailleurs elle ne se fit pas attendre. La couleur rousse du chat était teintée par du sang qu’évidemment n’était pas le sien. Quand il me posa la question, je reculais, retournant près de la chaise pour prendre appuie, m’accordant quelques fortes respiration, alors que je sentais le liquide vermeille de mes veines couler sur mon corps. J’étais dans l’incapacité de répondre, il ne semblait pas idiot, il allait vite comprendre. Je fermais les yeux tournant mon visage tout de même vers l’homme et l’animal avant de les ouvrir, inquiète des gestes que ferait ce dit homme. Il devait être étudiant et je ne pouvais que surveiller la marche à suivre, dans le cas où une bêtise serait effectuée, mais il avait l’air de savoir agir.

La douleur irradiait mon corps, mes deux mains se mirent sur la chaise, tenant de ne pas la briser, alors que ma respiration se fit plus forte encore. Je sentais mes jambes flagelaient, tentant de me calculer combien de sang j’avais pu perdre depuis l’attaque. Un calcul aléatoire car le chat faisait une variante de toute beauté. La voix du vétérinaire me tira de ma rêverie et je hochais la tête, lentement. Je me redressais, péniblement, n’arrivant plus à garder ce visage insensible. La douleur n’est pas une inconnue pour moi et même si j’arrive à la supporter, je sentais celle-ci différente. Je tournais le dos à cet homme, conscient que mon regard trahirait ma douleur avant d’ouvrir lentement ma veste pour voir mon t-shirt baigné dans le sang. Je relevais le tissu imbibé, une grimace traversant mon visage. J’avais été imprudente et idiote ce soir.

Je tournais la tête vers l’étalage de soin possible pour les animaux avant d’avancer vers la boite de compresse. J’en prie une puis deux que j’appliquais sur la blessure avant de sentir mes jambes se dérobait sous mon poids. Je tentais de m’agripper au plan de travail, consciente de la suite des événements, après tout, ça n’était pas la première fois que je me retrouvais dans une telle situation. Sans grand succès, je finis ma course sur le sol, adossé au meuble alors que le bruit de ma chute avait effrayé ce chaton qui avait, de ce fait échappé à la vigilance du vétérinaire.

- Crétin de vampire…

Entre mes dents, serraient de douleurs, je maugréais contre ce vampire, rencontré plus tôt et qui avait occasionné un changement radical pour ma soirée. Je me moquais même que ce vétérinaire puisse avoir entendu ou non, après tout, dans la ville ou la légende fricotte avec la réalité, il devrait simplement me prendre pour une folle. Ou pour ce que j’étais.

Je glissais ma main sur les compresses en soupirant. La chute avait abruti mon cerveau, à moins que ça ne soit la perte de sang et mon visage trahissait les émotions que j’avais tenté de cacher jusque là. Les compresses étaient déjà pleines de sang et me lever sembler presque impossible pour l’instant.

- Vous auriez d’autres…compresses ?

Avait-il perçu la difficulté de parler, de ne pas crier ma rage interne alors que me montrer aussi fragile et faible était en exacte inadéquation avec ma personnalité. Je glissais ma tête contre le meuble, les yeux au ciel en tentant de calmer la douleur, tentant de supprimer cette sensation désagréable qui irradiait mon corps et ne me permettait plus de réfléchir convenablement. C’est dans ces moments là qu’on se rend compte que notre isolement social ne nous permet aucune aide salvatrice et pourtant, c’est le prix à payer quand on refuse de souffrir à nouveau.

Le sol était jonché d’objet diverses que j’avais emmené dans ma chute et mes yeux ne pouvait plus les voir, flouté par cette lassitude, flouté par cet envie cruelle de cesser de se battre.



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MessageSujet: Re: Animal en détresse...Mais lequel réellement ? - Scott   Mer 5 Juil - 15:23


abigaelle & scott

La blessure du chaton semblait superficielle. Il suffirait de le tondre autour de la plaie, de désinfecter et de poster un pansement afin que cela ne s'infecte pas. En fait le plus difficile serait de trouver quelqu'un pour s'occuper des soins qui suivraient cette intervention, à moins que la brune ne se porte volontaire pour garder la boule de poils qu'elle avait secourue. « Bien. La bonne nouvelle c'est que ce n'est quasiment rien, la plaie devrait cicatriser assez rapidement si on s'occupe de bien désinfecter jour après jour afin d'éviter une infection. La mauvaise c'est que je peux le garder le temps de la guérison mais pas plus. » Caressant le dos tremblant du chaton afin de le rassurer, Scott s'éloigne finalement de quelques pas pour préparer son attirail. Ciseaux, rasoir et compresses stériles en main il pose le tout sur le plateau qui se trouve à côté de la table d'examen au centre de la pièce. Bien qu'il essayait de se concentrer un maximum pour la procédure qui allait suivre, Scott ne pouvait s'empêcher de regarder la brune qui lui tournait maintenant le dos. Elle n'avait vraiment pas l'air dans son assiette et il en eut la confirmation lorsque son ouïe capta les battements de son cœur. Son pouls était rapide, trop rapide pour quelqu'un qu'il avait seulement soupçonné d'avoir peur du sang au premier abord. Des patients qui ne supportaient pas la vue des piqûres ou des plaies, il en avait vu passer des tas alors une de plus ne l'aurait pas étonné. Il pouvait également sentir malgré la distance qui les séparait maintenant de la colère peut-être même de la haine. Réaction plutôt excessive si seulement liée à l'arrivée de ce chaton mal au point. « Parlez moi si vous ne vous sentez pas à l'aise, je ne voudrais pas vous voir vous effondrer tout d'un coup et risquer de vous faire mal. » Ajouta Scott dont les questions étaient pour le moment, restées sans réponse. Il était difficile pour lui de se concentrer sur ce qu'il avait à faire alors qu'il ressentait tant de choses différentes à la fois. Fronçant les sourcils, il se munit des ciseaux pour commencer à couper puis raser les poils autour de la plaie puis nettoya et pansa assez rapidement. « Et voilà pour toi. Je sais que ce n'est pas très agréable mais ils repousseront très vite et tu seras à nouveau une magnifique boule de poils. » Il sourit alors, caressant la petite bête qui semblait sur le moment si fragile. Mettant ses outils dans l'évier afin de les laver lorsqu'il en aurait fini avec ces patients, son regard se perdit à nouveau sur la grande brune qui s'était déplacée vers les compartiments qui contenaient les fournitures de soin.

« Qu'est-ce que.... » Il n'eut pas le temps de finir qu'il la voyait déjà perdre l'équilibre et s'effondrer sur le sol dans un bruit de fracas. Ses yeux s'arrondirent, paniqués, et son premier réflexe fut de déplacer le chaton pour le coucher sur une couverture à même le sol avant de rejoindre sa possible nouvelle patiente. Sa tête commençait à vaciller légèrement et, maintenant accroupi en face d'elle, Scott eut du mal à attirer son attention malgré ses tentatives. « Vous vous êtes battue avec un vampire et avez préféré passer chez le vétérinaire plutôt qu'à l’hôpital d'abord ? Vous êtes inconsciente ?  » Dit-il sur un ton plus inquiet que de reproche même si elle ne l'avait pas forcément interprété ainsi. Baissant les yeux, Scott saisit les mains de la brune pour les dégager de la plaie. Il retira également les compresses afin de mieux observer ce à quoi il avait à faire et qu'il allait devoir s'efforcer de soigner au mieux. « Ce n'est pas joli à voir, je vais devoir vous faire des points de suture. » Que croyait-elle ? Évidemment qu'il prenait officiellement les choses en mains à partir de maintenant et qu'elle n'avait rien à y redire. En même temps, elle n'avait pas le choix vu tout le sang qu'elle avait perdu et continuait de perdre. « Vous auriez du me dire que vous étiez blessée, ce chaton pouvait attendre, pas votre abdomen. » Se redressant légèrement il ouvrit un tiroir et en sortit une serviette qu'il déposa sur la plaie. Il saisit alors à nouveau les mains de la brune et les lui posa sur ladite serviette assez fortement : « Compressez autant que vous pouvez. » Ni une ni deux, il passa alors l'un de ses bras sous les genoux de l'inconnue et le deuxième dans son dos la soulevant du sol sans difficulté. Elle était légère et le plus difficile était surtout d'éviter les objets qui jonchaient maintenant le sol et lui bloquaient la route. Donnant de légers coups de pieds, Scott déposa finalement la brune sur la table d'examen le plus délicatement qu'il le put puis changea de gants afin de respecter les consignes d'hygiène. « Ça va aller, je m'occupe de vous. » Dit-il alors d'une voix sûre de lui et professionnelle. Il ne doutait plus et faisait la part des choses : tout ce qu'il ressentait était son envie profonde de l'aider et de la voir aller mieux. Faisant quelques pas il sortit un kit de suture qu'il prépara au même titre qu'une seringue pour l'anesthésie.

« Je vais avoir besoin que vous me fassiez confiance maintenant et puis de toute façon, vous n'avez pas d'autre choix. » Sans attendre il revint vers la table et posa délicatement sa main dans le cou de l'inconnue après avoir retiré son gant. Il ferma les yeux et se concentra, commençant alors à la priver de sa douleur. Il ne fallait surtout pas qu'elle perde connaissance que ce soit maintenant ou lorsqu'il refermerait la plaie. Serrant les dents et ses veines devenues noires, il continua ainsi le temps de lui administrer l'anesthésiant et que ce dernier fasse effet. Une fois fait, il prit quelques instants pour bien reprendre ses esprits et lui-même évacuer tout ce mal qui venait de se propager dans ses veines. Ce n'était pas une première pour lui de priver les gens de leurs douleurs mais chaque fois était différente et autant dire que celle-ci, il l'avait sentie passer. Se munissant de compresses et de désinfectant, ses deux gants maintenant enfilés, il retira alors la serviette pour découvrir la blessure et l'observer plus sérieusement. « La plaie est profonde, il ne vous a pas loupée. Heureusement aucun organe n'a l'air touché. » Voyant que le sang ne cesse de couler, Scott décide de passer directement à l'action. Maintenant, le produit qu'il lui a administré doit faire effet et il ne doit plus perdre davantage de temps. Avec une minutie chirurgicale, il rapproche la peau et pique une première fois en continuant les points. « Huit suffiront. » Même s'il n'était pas sûr qu'à cet instant même elle était réellement avec lui et non pas perdu dans ses pensées, cela faisait partie de ses habitudes : tenir le patient au courant de chaque étape. Il faut avouer que normalement ce n'est pas vraiment dérangeant puisqu'à à affaire à des animaux qui ne comprennent certainement rien à ce qu'il dit et inversement. Là, c'est un peu plus délicat. « Est-ce que vous êtes blessée ailleurs ? » Demanda-t-il sans quitter la plaie des yeux, continuant de se concentrer sur les points qu'il était en train de faire. Les coulées de sang s'estompaient au fur et à mesure signe qu'il avait suffisamment serré ses points et que les tissus pouvaient entamer leur processus de cicatrisation.

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MessageSujet: Re: Animal en détresse...Mais lequel réellement ? - Scott   Mar 1 Aoû - 0:29

SOS félidés en détresse



D’une oreille distraite, je suivais l’intervention du vétérinaire sur le petit chat. Il fallait que je me concentre sur autre chose que la douleur où cette coulée de liquide vermeil qui s’écoulé de moi.  La voix du vétérinaire semblait être la lumière au bout du tunnel, du moins, ce qui m’empêche d’y aller.  Je fermais les yeux, écoutant et l’homme et le chat qui miaulé, non pas de douleur, certainement de dérangement, plus qu’autre chose. Un sourire, grimaçant, traversa mon visage de savoir que cet animal n’avait rien. C’était au moins une chose bénéfique que j’avais pu faire en laissant échapper le vampire, me faisant blesser par la même occasion. Je n’hésitais pas longtemps, peut-être était-ce dû au regard que le chat m’avait lancé quand j’avais tourné la tête dans sa direction.

- Je m’en occuperais. Je vais le prendre…

C’était presque du tac au tac, mais pouvais-je refusais de faire ça pour ce chat ? Un être sans défense que l’on a besoin de protéger, c’était le b.a.ba de ma mission après tout. Ca ne serait pas le premier animal que je protégerais, même si cette fois, c’est vraiment un animal, sans aucune apparence humaine.  Ma main était crispée sur le dossier de la chaise, sentant mes jambes de plus en plus lourde. Mon souffle court, ma respiration filante et douloureuse, j’en venais à maudire d’autant plus mon manque d’observation pour avoir été frappé de la sorte. C’était mon couteau, celui de mon père, d’un geste rapide et d’une sécurité mal préparée.

- Tout va bien.


Une voix un peu froide, un peu morne, un peu tremblante pour lui répondre, ne voulant pas entrer dans les détails. Je voulais être sur que tout irait bien pour le petit animal avant de partir à l’hôpital. Cette fois, j’avais besoin d’un hôpital plus que de repos. J’appréciais la manière dont il avait de s’occuper de cet animal, se demandant je ne pouvais pas abuser de son savoir-faire. Pourtant, c’était plus fort que moi, demander de l’aider à quelqu’un serait faillir à l’image que j’avais de moi. N’avais-je déjà pas failli plus tôt dans la soirée ?

J’avais cru entendre quelque chose de la part du vétérinaire, avant de m’effondrer, mais sa voix semblait lointaine.  Un écho lointain et j’arrivais à peine à déchiffrer ce qu’il venait à me dire. Il arriva devant moi, je distinguais à peine son visage et je du puiser dans mes réserves d’énergie pour comprendre ce qu’il était en train de me dire. Inconsciente ? C’était un trait de mon caractère, même si le mot judicieux était plus suicidaire qu’autre chose. Avec du recul, j’aurais du faire le contraire, mais laisser un être jeter d’une voiture de la sorte, c’était hors de question. Je n’avais pas su si c’était grave ou non et jamais je n’avais laissé un animal mourir sur le bas côté de la route. J’avais assez de ressource pour tenir, la preuve en était là. Si lui ne comprenait pas, pourtant en tant que vétérinaire…Moi je comprenais et c’était l’essentiel.

Je manquais de force, si bien que quand sa main chaude se posa sur les miennes pour les retirer de la plaie, je le laissais faire. Je posais la tête sur le meuble derrière moi, regardant le plafond, ne voulant pas voir l’entendu des dégâts. Pourtant, mon regard se posa à nouveau sur lui en l’entendant me parler de point de suture. Ca, j’aurais pu le deviner seule, mais le « je vais », m’avais perturbé. Lui, qui ne s’occupait que d’animaux allé me toucher ? Me soigner ?

- N…Non…

Ma voix était bien plus faible qu’elle ne l’avait jamais été et je n’avais pas la force de me relever, ni de lui dire que s’il me touchait, je lui ferais payé. Les petites leçons de moral qu’il m’octroyait, je les connaissais, je me les répétais depuis que j’étais arrivée, mais de là à dire à cet homme que j’étais blessée. J’aurais du lui dire pourquoi et je n’avais aucune idée de comment parler de vampire. Finalement, sa réponse était bonne, il avait entendu, il avait comprit, il savait. Il n’était pas humain pour avoir entendu mon murmure. J’aurais voulu le repousser, lui dire que seul un humain pouvait me faire quoi que ce soit, mais c’était déjà peine perdue. Mes mains suivirent son mouvement, appliquant le peu de pression que je pouvais sur la serviette qui recouvrait la blessure avant  de fermer les yeux, la tête me tournant. Etre dans ses bras, contre lui, sans aucune défense ne m’aidait pas. Et s’il venait à tuer la chasseuse que j’étais ? Il avait tous les moyens ici pour me faire du mal sans que je ne me défende. Un frison me réveilla, moi qui commençais à perdre peu à peu connaissance. Le contact froid de la table sur la peau un peu nue de mon dos, quand il eut relevé, sans faire attention sans doute, à ma veste. J’ouvris grand les yeux, tentant de me redresser pour partir. Non, je ne me ferais par charcuter par un vétérinaire. Non, je ne me ferais pas charcuté par un être surnaturel.

Je sentais mes barrières se briser, la douleur inondait mon âme sans que je puisse la mettre dans un coin de ma tête et je secouais la tête, voulant plus que tout, partir.

- Ca…ira…

Un murmure plus qu’une vraie objection. Mes yeux vinrent à nouveau son visage et j’aurais voulu objecter, mais le peu de logique qui me restait en tête venait prendre le relai de mon entêtement. Si je partais, je ne m’en sortirais jamais vivante. Je poussais un profond soupire avant de le regarder, étonnée, choquée, interloquée de sentir sa main sur ma peau. Peu à peu, je sentis la douleur s’échapper de moi, me laissant dans un état de fatigue extrême, mais sans plus rien ressentir. Le choc ne fut que plus étonnant. Un loup… Un alpha. Les seuls à ma connaissance à pouvoir faire ça. Il avait une force étonnante. Dans un poids dans la moyenne, je savais que ma musculature faisait de moi un poids moyen et il m’avait soulevé, moi le poids mort avec facilité, ce qui l’excluait des sorciers. Aussitôt, comme protection et usant d’un peu plus de force, la deuxième Abby apparut devant la table, prête à agir, si jamais il faisait une erreur. Cette apparition n’était pas aussi solide que les autres, mon état ne me permettait que de la faire apparaitre sans aucun mouvement et je me moquais bien qu’il soit étonné. Il était un loup et moi une brotherhood. Si la douleur disparut, la peur avait laissé un sillon en moi. Et s’il en profitait pour finir le travail du vampire ? Même la piqure qu’il m’effectua pour insensibiliser la plaie en me fit aucune douleur, aucun picotement. Entendre parler d’une chose, c’était un fait, le voir un autre, mais le vivre…Si mes yeux se fermaient petit à petit, la deuxième Abby montra une légère inquiétude après qu’il m’est retiré chaque once de douleur. C’était une première.

Sa voix était à nouveau lointaine et ma vue troublait. Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il essayait de me dire, mais au ton de sa voix, je conclue qu’il allait intervenir à temps. Je ne sentis rien, sans doute dû au mélange de magie et de chimie qu’il avait effectué sur moi. Ma respiration devenait de plus en plus filante, luttant contre le sommeil, consciente que perdre connaissance ne serait pas une bonne chose. Je tournais la tête vers lui, tandis que ma main tomba le long de la table.

Étonnamment, quelque chose de doux frôla ma main. Bougeant lentement les doigts, je compris que cette chose que je venais à sentir était les poils de ce chat que j’avais aidé. Un léger sourire sur les lèvres, me faisant la réflexion que cette fois, c’était lui qui veillait sur moi. Je peinais à tenir les yeux ouvert, ne voyant que la silhouette de l’homme qui s’occupait de me soigner, sous le regard de mon double. Une bouchée de chaleur, irradiante explosa en moi et ma respiration se fit anormalement lente. Mon esprit semblait s’éteindre et je fus incapable de répondre à sa dernière question. Ma bouche s’ouvrit et se fut mon double qui fit un signe de tête négatif au loup avant de disparaitre aussi vite qu’elle était arrivée. A l’instant même, je venais de perdre connaissance.

Je ne saurais dire combien de temps, je suis restée dans cet état. Mes yeux s’ouvrirent péniblement, la chaleur irradiant encore mon corps et chaque mouvement, que ça soit d’un œil qui se ferme, à la main qui bouge, ou une jambe me déclenchait une douleur atroce. De violents courbatures qui m’obligeait à prendre plus de temps pour comprendre ce qu’il s’était passé. Mon regard se posa sur un plafond totalement inconnu et sortant péniblement de cet état de fatigue, de réveil, je tournais la tête à gauche et droite avant de sentir quelque chose bougeait moi. Inquiète, mon pouls s’accéléra avant de la tête d’un chat roux se fasse voir. Il frotta sa tête contre la mienne, me faisant décocher un sourire avant que je ne ferme à nouveau les yeux. La scène se déroulait sous mes yeux. Le vampire, mon jet de couteau et son retour, droit sur moi. Cette voiture et se sac qui contenait se petite être…Venir dans la clinique la plus proche et… Je revis le visage de cet homme, non, de ce loup qui l’avait soigné pour me soigner par la même occasion. Je bougeais un peu ma main, lentement pour caresser cette boule de poil qui semblait en meilleur état que moi avant de remarquer la chaleur de quelque chose sur moi et le contact doux d’un oreiller et le confort d’un matelas. Je n’étais plus sur la table froide où il m’avait recousu. Ma main glissa du chat jusqu’à mon ventre, ne touchant pas mes vêtements mais se qui ressemblait plus à un drap. Nauséeuse, je pris encore quelques minutes pour que mon cerveau évacue cette sensation d’endormissement avant de me relever sur un bras. Le chat était bien là, avec moi, dans une pièce impersonnelle aux différentes affiches animales. J’étais encore dans la clinique. Péniblement, je me redressais, m’adossant au mur, assise à présent sur le lit, le chat me regardant en miaulant, ce qui eu don, à nouveau, de me faire décocher un sourire.

- Ne me nargues pas, parce que tu as meilleure mine…

J'étais même étonnée de le trouver avec moi et non pas dans un cage, en train de se reposer. Une caresse sur sa tête avant de baisser le drap, dévoilant par la même occasion ma veste disparut qui était impeccablement installé sur une chaise, proche de mes chaussures et de mon casque de moto. Mon t-shirt était bon pour la poubelle, rougit par le sang, je relevais le restant de tissu pour découvrir une compresse sur ma peau. Mes doigts passèrent sur la dite compresse, grimaçant en sentant la douleur se réveillait. Ce loup ne m’avait donc pas tué.

A l’instant où je me relevais pour atteindre la chaise, la porte s’ouvrit, dévoilant le visage, maintenant connu de cet alpha. Dans l’état où j’étais ou même de base, je méfiais de ces chefs de meutes.

- Je suppose que je dois vous remercier. Il va mieux, il semble en bonne forme.

Je tournais mon regard vers le chat toujours présent sur le lit, lui qui faisait sa toilette, conscient que l’on parlait de lui, il releva la tête avec un petit miaulement adorable. Aussitôt, je fermais les yeux en grimaçant, non pas de douleur cette fois, enfin, dans une certaine mesure, c’était la pire des douleurs pour moi : Laisser sa fierté de côté.

- Et visiblement, si je tiens debout, je vous le dois aussi. Je suppose que tu ne soignes pas des humains tous les jours.


Aussi humaine que je pouvais l'être avec cette magie qui coule dans mes veines. Le tutoiement était plus approprié à mon sens, après tout, avec ce que nous venions de vivre... Je me retins à la chaise avant de me laisser tomber sur le lit, mes jambes ne me soutenant pas encore totalement et la douleur qui se réveillait petit à petit. Je relevais mon regards sur lui, mes yeux s’arrêtant sur son prénom, brodé sur sa blouse. Une blouse comme pour les médecins, qui lui convenait parfaitement à cet instant.

- Merci…Scott.

Il était aussi difficile pour moi de recevoir un couteau dans le ventre, que de remercier quelqu’un, surtout s’il s’agissait d’un être surnaturel, plus difficile encore venant d’un alpha. Allait savoir pourquoi, il représente autant une menace que les vampires lambda. Sans doute parce que d’une seule parole, on se retrouve avec une meute sur le dos. Oui, sans doute pour ça.




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