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 [Flashback] Aux portes de la Nouvelle-Orléans ; l'arrivée en ville de Rosaline. | Solo |

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MessageSujet: [Flashback] Aux portes de la Nouvelle-Orléans ; l'arrivée en ville de Rosaline. | Solo |    Sam 11 Mar - 10:26




Aux portes de la Nouvelle-Orléans

Rosaline.
Après s'être résolue à quitter l'Angleterre, Rosaline, grande figure de l'aristocratie hongroise se rend à la Nouvelle-Orléans dans le but d'y trouver ce qui lui permettra d'atteindre ce qu'elle recherche depuis des siècles : l'immortalité.

Aux portes de la Nouvelle-Orléans, Rosaline arrive en ville, année.

Note à ceux qui passeraient éventuellement par-là:
 
 

Ah, le sol américain ! Qu’il m’avait manqué, celui-ci… Je ne m’y étais pas rendue depuis les fameux épisodes de l’histoire du village de Salem, situé dans le comté d’Essex, en plein Etat du Massachussets. Si ma mémoire ne me fait point défaut, les événements eurent lieu en l’année 1692. Les puritains, protestants religieux du XVIe siècle, se considéraient comme les héritiers légitimes de la tradition chrétienne. Ils décrivaient leur mouvement non pas comme une révolution mais bien une réforme. Toujours au XVIe siècle, certains contestants de l’Eglise catholique pensaient que la Réforme de la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'avait pas été poussée assez loin dans ses idées. Sous le règne de Jacques Ier d’Angleterre, ils étaient victimes de persécutions, telles que des exécutions, des destitutions. John Robinson, figure emblématique des convictions puritaines fut parmi les premiers à fuir la terre britannique, suivi d’une centaine de personnes environ, pour rejoindre les Pays-Bas. Je vous passerai les détails au sujet des nouvelles complications – le mot est faible - auxquelles ils furent par la suite confrontés lorsque leurs idées se heurtèrent à celles d’autres réfugiés anglais. Retenez simplement que l’idée de partir pour les Amériques commençait à faire son chemin dans l’esprit de Robinson. Ironiquement, sa santé qui plus tard aura raison de lui l’empêcha de quitter Leyde, où il s’était auparavant établi avec le reste de son groupe. Il ne fut donc pas du voyage vers les Amériques. Enfin, ils rejoignirent le Nouveau Monde, bien décidés à fonder leur propre église, loin de croyances qui contesteraient les leurs.  L’hiver se faisant rude emporta rapidement la moitié d’entre eux. Plus tard, ils furent rejoints par d’autres dissidents qui, eux aussi persécutés en Angleterre, venaient fonder leurs propres colonies dans ce qui sera plus tard connu comme la « Nouvelle-Angleterre ». La plus célèbre était située sur la presqu’île de Manhattan, où la « Nouvelle-Amsterdam » des Hollandais sera bientôt rebaptisée « New-York ». Toutes ces colonies refusaient le principe traditionnel du « cujus regio, ejus religio » - littéralement à chaque territoire une religion donnée : elles entendaient bien se gouverner elles-mêmes, mais avec le même esprit d’intolérance qu’en Europe, à l’exception notoire du Rhode Island, fondé par le baptiste Roger Williams et surtout de la très prospère Pennsylvanie, gouvernée à ce moment par le quaker William Penn qui, tout en se montrant puritaine par bien des aspects, était la seule colonie à manifester un esprit démocratique et non-violent. Soit, vivant plus ou moins tous dans la crainte de la famine, des bêtes sauvages, des maladies et des Indiens, les dénominations puritaines finirent par se rapprocher. Pareillement aux Hébreux, ils trouvèrent enfin la « Terre promise ». Et ils pensaient que « le Seigneur » continuerait à les accompagner, les guider, les protéger, tant qu’ils lui restaient obéissants. J’eus il y a longtemps d’aujourd’hui, l’occasion de converser avec l’un d’entre eux, et croyez-moi ce fut tout-à-fait fascinant – si l’on pouvait se fasciner pour le fanatisme déraisonnable. Il me peignit en long et en large l’ensemble de leurs traditions, et il me confia même que leur congrégation avait été octroyée d’une mission : Répandre la vérité, éclairer le monde. Sans aucun doute, si je m’étais présentée telle la femme que je fusse – aussi celle que je suis encore aujourd’hui – m’aurait-il pris pour une véritable démente, habitée par l’esprit du Malin. Enfin, j’imagine que vous comprenez maintenant mieux, lecteurs, comment s’ensuivit l’inoubliable chasse aux sorcières.
A cette époque, toute pratique de divination ou de magie était proscrite, car on pensait que cela relevait de la diablerie pure. Des jeunes filles qui ne s’étaient point résolues à respecter les interdits et dès lors, connaissaient déjà les sanctions qui les attendaient, furent prises de « transes ». On eut bien prié pour les guérir, aucun rétablissement ne put être observé. Leurs crises de convulsions se répétaient - parfois plus violentes mêmes, leurs « visions » terrifiantes persistaient. On déclara bientôt que certaines personnes du village avaient contracté un pacte avec le Malin, ce qui entraîna l’hystérie meurtrière du village que nous connaissons de nos jours. Je pensais à l’époque que les sorcières qu’en me rendant à ce lieu mythique, je pourrais apprendre de nouvelles choses. Certes, on m’enseigna la maîtrise de quelques bons instruments – la magie sacrificielle notamment – mais ce ne fut pas à la hauteur de mes espérances. Je pensais qu’en côtoyant d’autres habituées – cependant adeptes de d’autres magies – je trouverais… non, je m’avancerais un peu plus dans ma quête de l’immortalité et de ramener Vladimir à la vie. Bien, ce fut sans succès. Alors, après plusieurs mois passés dans cette bourgade du Massachussets, je m’en allai retrouver ma vieille Hongrie, non sans bien sûr laisser quelques souvenirs de moi à mes « amies » de l’époque. Quelques habitations brûlées, des épidémies, des corps suspendus sur la place publiques, et quelques autres attentions qui eussent laissé une trace du passage de Rosaline de Beauregard.

Enfin, ceci était donc pour la petite anecdote. Tout cela était à présent derrière moi, car c’était une nouvelle vie que m’offrait la Nouvelle-Orléans. Me voilà, aux portes de son royaume, prête à écrire un nouveau récit sur les pages encore vierges. Mais son issue était toute tracée, car l’intrigue se déployait déjà toute entière dans mon esprit : Je commencerai par obtenir les faveurs amoureuses d’un aristocrate, je le persuaderai au plus vite de se lier à moi par un hymen, puis lorsque je me sentirai lassée de lui, je m’en désencombrerai aussi tôt, héritant au passage de son patrimoine. N’allez pas me prendre pour une intéressée, c’est bien plus profond que cela n’y paraît ! Je suis simplement très attachée à l’ancien système, et je n’ai aucunement l’intention d’être gâchée par le labeur. Cependant, je suis une femme indépendante, qui sait quelle est sa destination et qui n’a nullement besoin d’être assistée par un homme.  Mon plaisir, je l’éprouve lorsque je me joue de leur condition, exactement comme eux se jouaient de la nôtre dans les siècles passés. Pendant longtemps, nous étions considérées comme le sexe faible. Le mariage nous était décrit, dès notre âge le plus tendre comme un objectif en soi de notre existence. Une femme qui n’était pas mariée pouvait faire la honte de sa maison. Souvent, nous étions envoyées en couvent, puis nous recevions une dot, censée nous aider à trouver un « beau parti ». Que nous ayons été pauvres ou issues de la haute société, le mariage était une alliance arrangée et non un acte d’amour. Enfin, j’en passe et des meilleurs. Vous me direz peut être que j’ai un jour moi aussi aimé un homme, auquel je me liai plus tard, prête à lui donner ma vie. Mais là, je vous répondrai que cette Rosaline-ci, une pitoyable idéaliste, est morte avec lui. Maintenant je crois en la réalité, et la réalité est que « l’amour » est un sortilège crée par les hommes pour qu’ils puissent donner à leurs femmes quelque chose avec quoi s’amuser au lieu du véritable pouvoir. Mais contrairement à ce que la société d’aujourd’hui ou d’hier peut laisser entendre, nous sommes faites pour celui-ci ; moi la première. En d’autres termes, je me suis prise en main, et je suis à présent parée à détruire quiconque chercherait à faire obstacle sur mon chemin… Où en étais-je, lecteurs, avant de me perdre dans cette digression passionnée ? Ah, oui ! J’étais en train d’étaler mes projets pour le futur. Je vous disais donc qu’après m’être désencombrée de ce qui ne me servira plus, je me rapprocherai sûrement des autres sorcières de la ville. Cette atmosphère de méfiance et de guerre latente me rappelait d’ailleurs mon expérience à Salem. Du peu que j’avais compris, une certaine rivalité durait depuis un moment déjà entre les différentes castes de la ville. Ma foi, intéressant tout ceci. J’aurai amplement le temps d’en apprendre davantage.

Je vous dis à très bientôt, lecteurs. Pour le moment j’ai fort à faire : m’établir comme il se doit à la Nouvelle-Orléans, m’informer sur les différentes factions, connaître tout ce à quoi je m’expose,  déterminer celles et ceux qui me seront utiles et à l’inverse, celles et ceux qui ne me le seront pas ; mais rassurez-vous nous nous retrouvons très, très bientôt.

Le théâtre ne fait que débuter.

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